I. Le terrain autour du Gounoung Liman
Les petites cimes de roche massive qui se .dressent dans ce terrain ont déjà été remarquées par Junchlihn (voir ,,Java" Sect.IlI, pp. 342 et 343 de l'édit. hollandaise et pp. 220 a 222 de l'édit. allemande). Aii Sud-Est du Liman s'élèvent le Kaii'oung (620 mètres), le Haour (700 mètres) et le Gounoung Malang (880 mètres). Tout près de sa source, le Tii Masouk se précipite en cascade, à 650 mètres J'altîtude, par dessus de la roche massive. Plus à l'Ouest, le long de la route de Tiihara à Lëbak, sont situées quelques cimes, très près les unes des autres; ce sont le Batou I (588 mètres), le Boulanguit (560 mètres), le Loukout (620 mètres) et
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le Kadouraksa (600 mètres). Au nord du Gounoung Liman sont situées les cimes Sëréwek (540 mètres) et Batou II (660 mètres).
Les échantillons les moins altérés de ces gisements sont de. teinte vert sombre et d'un grain linement cristallin dans la cassure; à la loupe on y distingue des aiguilles de feldspath et des contours d'augite. On a examiné au microscope ceux qui suivent.
Le No. 1865 du Gounoung Haour, sur la route de Tiimasouk à Tiisaât; c'est une andésite à pyroxène à caractère de diabase, dans laquelle les pyroxènes sont entièrement décomposés en chlorite.
Le No. 1866 du Gounoung Malang, au sud du Gounoung Liman, consiste en une belle andésite à pyroxène à caractère de diabase, d'un grain grossier. Au microscope, on voit de grandes augites vert clair, décomposées pour une partie en fibres de chlorite vert brunâtre ; du plagioclase ; la magnétite et l'ilménite paraissent y exister toutes deux; puis, de grandes apatites, imprégnées d'une matière brune; et enfin, un peu de quartz, qui peut-être est secondaire. D'autres échantillons se composent de la même roche ; mais, par suite d'un degré avancé d'altération, les éléments s'y distinguent moins bien.
Le No. 1867 a été recueilli à la cascade, tout près de la source du Tii Masouk; il ressemble complètement aux morceaux altérés décrits plus haut ; il contient du calcaire spathique secondaire. Donc, andésite à Pyroxène à caractère de diabase.
Le No. 1870 de la cime Batou I, près de Tiibeureum, est encore une andésite à pyroxène à caractère de diabase; dans un mélange grenu, les pyroxènes à moitié décomposés sont serrés, en partie, entre les feldspaths ; et, à côté de chlorite, ils contiennent aussi de la bastite.
Le No. 1869 de la cime Kadouraksa, un peu au nord de Tiibeureum, est aussi une andésite à pyroxène à caractère de diabase, mais les pyroxènes sont à peu près tous chloritisés.
Le No. 1868 de la cime Sëréweh, près du hameau de ce nom, est très altéré; il ressemble aux échantillons qu'on a recueillis plus au Sud, dans le lit du Tii Hara; dans des fentes, il s'est déposé beaucoup de quartz, d'un blanc laiteux ; néanmoins, dans les parties les moins altérées, on peut encore reconnaître la roche pour une andésite à pyroxène à caractère de diabase {i).
(1) Dans les „lîei[rflge iiir l'Mrographie des Indischen Archipels, iweites StQck" pp. 4 cl S, M. Behhens b décrit les roches que jL'NCiiciiN a reaieillies aux alentours du Gg. I.iman, M. BEHRENSlesappelledes trachytesquanieu»et d'Mdacites; et partout il y signale d'ane manière expresse une teneur plus ou moins forte en qairti. Dans les échantillons décrits plus haut, on n'a trouvé un peu de quartz que dans les morceaux du G|;. Malang.
Il est possible que Jukchl'ii.s ait récolté ses échantillons, non dans laroche massive, maisdans les brèches qui l 'environnent. Ces dernières lochessont, en général, riches en quarti sec indaire; certains échantillons du Gg. Liman ressemblent à du schiste siliceuxouàduquartEite5n;et au
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2. Le terrain au nord de la vallée du TU Simeut.près Tiitoudia. Si l'on suit la route qui mène de Tiitoudia par la plantation de Kosala vers Tiipanas, on trouve l'andésite à pyroxène à caractère de diabase sur la cime escarpée Batou wétan et dans le lit du Tii Ladaheun, à l'endroit où, à la rive droite, monte un sentier vers l'entreprise de Lëbakparé.
On a examiné au microscope les échantillons suivants. Le No. 1863, du Batou wétan, est tout à fait grenu et cristallin; dans certains morceaux on ne voit que de grandes augites et de gros plagioclases, gisant dans une pâte microcristalline grossière. Cette pâte consiste en plagioclase limpide, devenu partiellement trouble par décomposition, augite vert (îlair, décomposée en ouralite, chlorite et mica blanc, puis en quartz qui présente parfois des limites cristallines et qui renferme quelques bulles liquides de la taille de 0.007 """■ O" plus petites encore; de l'apatite, de la magnétite et fort peu d'épidote. Les augites changées en ouralite se composent parfois de prismes fins de hornblende vert d'herbe et de fibres sensiblement blanches; et à un degré de décomposition plus avancé, décomposition qui se propage souvent en faisceau à partir des extrémités des cristaux de hornblende, il se forme du quartz, de l'épidote, de la chlorite et du mica brun. D'autres échantillons sont plus altérés; autour du minerai de fer il se montre alors de-ci de-Ià de petites taches de leucoxène et on y trouve plus de quartz secondaire. C'est une andésite à pyroxène quartsifère à caractère de diabase.
Le No. 1H64 a été recueilli dans une roche massive du Tii Ladaheun; c'est encore une andésite à pyroxène à caractère de diabase, mais elle contient une pâte trouble, difficile à résoudre en ses éléments et elle est fort altérée; le feldspath y est encore passablement clair, mais à peu près la totalité du pyroxène est décomposé en chlorite ; puis, on y trouve de la chlorite, du spath calcaire et de la pyrite.
3. La chaîne située dans le Sud-Ouest de la résidence, avec les sommets Hondiê et Aïerdierouk.
Dans cette chaîne aussi on trouve de l'andésite diabasîque. Toute l'arête consiste essentiellement en brèches, déposées en bancs épais disposés à peu près parallèlement à l'axe longitudinal de la montagne,
microscope, ilï consistent prisque exclnsivtmeiit en uite masse quartieuse it polarisation vive en mosaïque; ce sont des argiles ou des marnes silicilîées, dans lesquelles on ;>eut encore reconnattre fà et 1^ des contours de foraminileres. (Voir pins bas).
Cependant il se peut aussi que le<: morceaux aient éti cchangfe avec les écKantillonE de „rAlimon" des Prianguer, que M. Keiire.is décrit dans les pages suivantes. Jukghi;hn y a collectionné dans la chaîne miocène, située an sud du volcan Halimoun; et là les roches ont une grande analogie avec les dacites de M. Oghrens (voii la description des Régences du Préanguer).
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et inolinant à l'Est. Si à partir de la côte de la Welkomst-Baai, on remonte le lit de la petite rivière Tii Pining, on trouve sous la brèche, sur une étendue de plus de 500 mètres, de la roche éruptive, déposée en bancs épais fort redressés, qui ont une direction de 35 à 35°, donc parallèle aussi à l'axe longitudinal de la chaîne. Il est probable qu'on rencontrera cette roche massive, lors d'une exploration détaillée, dans ta plupart des petites rivières qui descendent du Gounoung Hondié vers la mer. Les échantillons (Nos. 1871 et 1872) qui ont été recueillis dans le Tii Pining sont très altérés ; dans le No. 1872, on voit à la loupe une très grande quantité de feldspath, terne pour la plus grande partie, et de la hornblende fibreuse, trouble; l'échantillon No. 1871 est d'un grain beaucoup plus fin et on n'y distingue que des aiguilles de feldspath. L'un et l'autre sont, au microscope, totalement microcristallins ou à peu près; à part le feldspath terne et le minerai de fer, on no peut y reconnaître que des produits de décomposition (chlorite et un peu d'épidote). C'est une andésite à pyroxène à caractère de diabase.
\\. I^s andésites et basaltes ordinaires.
La chaîne qui sépare Bantam de Batavia et Ses Régences du Préanguer.
Cette chaîne élevée, portant les cimes Sanggabouwana, Bentanggading et Halimoun, atteint au signal Sanggabouwana II 1919 mètres d'altitude, et au signal Halimoun II 1929 mètres. Jusqu'au niveau de 1 100 à 1300 mètres, la roche massive est recouverte par des brèches plus récentes. En nombre de points, au Sud-Ouest et au Nord de la chaîne, les rivières ont creusé à travers la couverture de brèches jusque dans la roche massive sous-jacente.
L'afReurement dans la rivière frontière Tii Sono a déjil été décrit à propos des Régences du Préanguer.
Au dessus du hameau Tiisoungsang, à 700 mètres d'altitude, de la roche massive affleure dans le lit du Tii Kidang et dans l'affluent Soungsang qui vient du Nord.
Les échantillons du Tii Soungsang (No, 1873) consistent en andésite à pyroxène, assez altérée, avec verre dans la pâte; ceux du Tii Kidang (No. 1874) contiennent aussi dans la pâte beaucoup de beau verre à trichites noirs, et une très forte proportion d'hypersthène parmi les séparations cristallines.
A l'endroit où plus à l'Ouest, sur la route de Tiitorek à Baïah, on passe le Tii Madour, tout près du hameau Langkop (Lëbakbinoung), de la roche massive est dénudée à 330 mètres d'altitude. Les échantillons recueillis (No. 1875) sont tellement altérés qu'on ne saurait reconnaître s'il faut les ranger dans les andésites communes ou dans celles qui ont le caractère de diabase.
Un peu à l'Ouest de Tiitoudia, au Sud de la route de Tiitiëlèbang,
s'élève la cime abrupte Salotek (550 mètres), qui consiste en roche éruptive massive. La même roche affleure deux kilomètres plus au Nord-Ouest, dans le Tii Simeut, au passage de la rivière, à proximité de la vedette et au nord de Bongkok.
Le No. 1876 a été recueilli au versant septentrional du Salotek; c'est une roche compacte, sombre; au microscope on observe une pâte dans laquelle de nombreux microlithes allongés de feldspath montrent mie structure fluidale et où il n'existe en cristaux porphyriques que de petites olivines serpentinisées. Basalte.
Du côté Nord de la vallée du Tii Simeut, à 2300 mètres à l'ouest du Batou wétan, décrit plus haut, la cime Batou tiipadang s'élève à K13 mètres d'altitude. Tandis que le Batou wétan consiste en andésite diabasique (No. 1863), ces échantillons (No. 1877) se composent d'une pâte abondante, claire, formée de verre et de nombreux microlithes de feld.'ïpath. Dans cette pâte gisent des feldspaths limpides, des pyroxènes frais, parmi lesquels beaucoup d'hypersthène, de la hornblende à bord grenu noir et du minerai de fer. C'est une andésite à pyroxène et à hornblende.
. Entre Mountiang et Sadiira, la surface consiste en couches de la section mg ; mais en quelques endroits la roche sous-jacente vient au jour. En suivant ia route qui conduit de Mountiang au Nord vers Rangkasbitoung, on rencontre, tout près du hameau Sindangwangui, le long de la route et dans la rivière Tii Kèrêk, de la roche massive qui atteint sa plus grande altitude (230 mètres) à la cime Guëblougan. Cette roche e.st environnée de brèche, qui vers l'Ouest disparaît bientôt sous les marnes et les argiles m,, mais qui vers l'Est s'étend un peu plus loin. Sur le sentier de Sindangwangui à Betoung, la roche massive apparatt de nouveau dans une petite rivière.
Plus au Sud, la cime abrupte Lisoung (310 mètres) consiste égalenlent en un noyau de roche massive, environné de brèche.
A quatre cents mètres à l'est du Lisoung se dresse la cime Woungkalniounding (309 mètres) consistant en roche massive, environnée immédiatement de marnes et d'argiles de l'étage m,.
Si l'on compare l'altitude de ces cimes avec le niveau général de ce pays mamelonné, qui descend vers le Nord en déclivité douce, on s'aperçoit qu'ici encore les roches anciennes ont été recouvertes par les couches plus récentes de la section m^ et puis mises à nu de nouveau par érosion.
Les échantillons No. 1880 de la roche du Tii KSrèk, près de Bouniaïou, sont assez altérées; la pâte consiste en feldspath, augite, minerai de fer et un peu d'épidote; parmi les cristaux porphyriques, les feldspaths sont clairs, les cristaux de hornblende, grenus sur les bords et chloritisés au centre, mais cependant encore distinctement dichroïques; quelques
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particules de serpentine peuvent être issues d'olivine ; c'est une andésite à hornblende.
■ Les fragments No. 1879 du sommet Lisoung- consistent en ahdéstte à pyroxène hornblendifère.
Les échantillons No. 1878 de la cime Woungkalmounding ressemblent au No. 1880, mais ils sont fort altéras; andésite à hornblende.