Le Zéring, au nord du précédent
5. Le volcan de Bawéan, un ancien volcan de basalte à leucite et de phonolithe, qui a été en activité à l’époque tertiaire. Au sommet on trouve un ancien cirque de 1.9 kilomètre de rayon, dont la partie méridionale existe encore; à l'intérieur de celui-ci il y a un anneau plus petit, avec un ancien lac de cratère. L'activité a cessé probablement après la période tertiaire.
6. L'Idien. Un cône à très grand bord de cratère effondré, d’un rayon de 8 kilomètres, portant au moins 20 jeunes points d’éruption. L'un de ceux ci, le Kawah Idien, contient un lac de cratère, dont l’eau est fortement chargée d'acide chlorhydrique; le Baniou paït sert de décharge à ce lac. L'Idien est le premier volcan (le plus oriental) de la crevasse longitudinale et septentrionale de Java. Les roches sont des andésites à pyroxène et des basaltes pauvres en olivine.
De l'Idien part une crevasse transversale, sur laquelle sont situés les volcans Nos. 7, 8 et 0.
7. Le Balouran (que jadis on orthographiait souvent Boulouran), à proximité de la pointe Nord-Est de Java, à bord de cratère effondré. Les roches sont des basaltes.
8. Le Soukèt, au nord du Raoun; 2948 mètres d’altitude. Forme avec le Raoun un volcan double.
9. Le Raoun, avec deux cratères effondrés tout près du sommet, et un grand cratère elliptique, encore actif, long de 2280 mètres et large de 1760; ce dernier est à 630 mètres en dessous du plus haut point du bord, lequel a 3332 m. d’altitude.
Dans la description de Bësouki, on a rattaché à l'Idien les volcans Nos. 8 et 9; mais ce sont des massifs tellement imposants qu'ils méritent bien une désignation spéciale; d’ailleurs, ils sont situés tout-à-fait en dehors de l'ancien cirque de l’Idien. Les roches sont des andésites à pyroxène et des basaltes pauvres en olivine.
10. Le volcan Pakisan, deux restes d’un ancien bord de cratère, de 2 kilomètres de rayon, sur le pied Nord-Ouest du Raoun, près Pakisan; il a été rattaché au Raoun dans la description de Bësouki. Les roches sont des basaltes. Situé avec l’Idien sur la crevasse longitudinale principale de Java.
11. L'AHitang, grand volcan à bord de cratère effondré de 8 kilo-
mètres de rayon; à l’intérieur, un second cirque de 44 kilomètres de rayon, portant au moins 18 points d'éruption plus jeunes, les uns à sommet effondré, les autres en forme de cône pointu. La plus haute cime, de 3088 m. d'altitude, se nomme l'Argopouro; à proximité de celle-ci il y a 4 petits cratères, parmi lesquels il y en a un qui présente encore une faible activité et dégage un peu de vapeurs d’anhydride sulfureux. Les roches sont des basaltes, de l’andésite à hornblende et des andésites à pyroxène olivinifères, passant aux basaltes.
12. Le Zeémongan n'a que 1670 m. d'altitude, mais c’est un des volcans les plus intéressants de Java, d'abord par sa violente activité, puis par les nombreux petits cratères qui garnissent son manteau et dans lesquels il y a des lacs, en troisième lieu parce que dans les temps historiques, notamment en 1847, 1840, 1869, 1877, 1883 et 1885, il a fourni de vraies coulées de lave, circonstance qui à Java ne s’est plus présentée que chez le Sëmérou (en 1885) et le Gountour (en 1840).
L'ancien cirque du Lémongan, nommé Taroub, s’est effrondré en partie ; à proximité du sommet, à 1670 m. d'altitude, existent deux petits cratères; à l’ouest de ceux-ci est situé le point d’éruption actuel, le Lémongan, de 1664 m. d'altitude. Sur le manteau du Taroub on compte environ 53 cratères et cônes sans cratère, parasites; les premiers sont en partie remplis d'eau. Les roches consistent exclusivement en basalte.
13. L’'Aïek aïek, le premier volcan (le plus oriental) sur la seconde crevasse longitudinale, celle du Sud, qui à partir de cet endroit prend une direction de 2824°, parallèle à la première crevasse longitudinale. Ce volcan présente un bord de cratère effondré, de 34 kilomètres de rayon, dont seule la portion occidentale est demeurée debout; puis, 5 jeunes points d’éruption, parmi lesquels le Képala, de 3035 m. d’alt. et le Ranou Këmbolo, à lac de cratère. Les roches des jeunes points éruptifs sont le plus souvent du basalte; celles de l’ancien bord de l’andésite à pyroxène.
De l’Aïék aïek part une crevasse transversale, sur laquelle sont situés les volcans Nos. 14 à 17.
14. Le Seémérou, de 3676 m. d'altitude. le plus haut point de Java. Ce mont conique pointu a deux cimes, le Mahamérou et le Sémérou et le point d’éruption actif Dionggring séloko, dont s’est échappé encore une coulée de lave en 1885, et qui dégage presque continuellement des cendres et des nuages de vapeur d’eau. Les roches sont des andésites à pyroxène.
15. Le Zéëngouër. Un grand cône tronqué, à 4 cratères effondrés au sommet; les deux plus grands ont respectivement 4.2 et 3.15 kilomètres de rayon; le premier circonscrit une grande plaine de sable, appelée ,,mer de sable”. Dans cet espace on trouve 5 points d’éruption récents, parmi lesquels le point actif, appelé Bromo. Sur le versant
extérieur du volcan 1l y a encore 20 points d’éruption, la plupart à cratère en fer-à-cheval. Les roches sont le plus souvent des basaltes, pour une plus petite partie des andésites à pyroxène.
16. Le volcan Grati, un petit volcan très bas, à bord de cratère effondré de 0.83 kilomètre de rayon; il n’a que 63 mètres d'altitude et consiste en déjections meubles de matériaux basaltiques. A l’intérieur, un lac de cratère, le lac de Grati ou le Ranou Klidoungan, de 125 mètres de profondeur.
17. Le Seëmongkrong, au nord du précédent, de 84 mètres d'altitude, consiste en couches grises de tuf basaltique, renfermant des fragments de basalte. C’est un cône à versant faiblement incliné, sans cratère apparent, qui a probablement été en activité sous la mer.
Le Sémongkrong et le volcan Grati sont ce qu’on appelle des - volcans embryonnaires, dont l’activité a cessé aussitôt après leur formation et qui nous font voir ainsi les produits les plus anciens de l’activité post-tertiaire. Ici, comme ailleurs à Java et à Sumatra, ces produits sont toujours de nature basaltique.
18. Le volcan Noadipouro, à très grand cirque d’effondrement, dont la portion du Sud-Ouest s'est encore fort bien conservée: le rayon en est de 5.2 kilomètres; il est donc plus étendu que le plus grand des cratères du Téngguër. Au versant extérieur quelques petits points d’éruption.
Ce volcan est situé sur la crevasse longitudinale du Nord et on peut encore le rattacher au Tengguër; mais ses dimensions sont si considérables et sa distance au Téngguër est tellement grande, qu'on lui a consacré un alinéa distinct.
19. L’Ardiouno avec les points d’éruption Ardiouno (3339 m.), Bakal, Këmbar I et Il et Wéëlirang (3156 m.), qui se succèdent du Sud-Sud- Est au Nord-Nord-Ouest, et dont le Wélirang est encore actif. Un point d’éruption remarquable du manteau c’est le Ringguit. Les roches sont du basalte et de l’andésite à pyroxène.
20. L’Andiasmoro, un cône présentant un grand bord effondré, de 4.4 kilomètres de rayon, et un autre plus petit de 1.6 kilomètre. Avec l’Ardiouno il est situé sur la crevasse longitudinale du Nord. Les roches sont du basalte et de l’andésite à pyroxène.
21, Le Xawr porte deux cimes, le Kawi proprement dit (2651 m.), à cratère en fer-à-cheval, de 1 kilomètre de rayon, et le Boutak (2868 m.), situé sur la crevasse longitudinale du Sud, avec deux cratères effondrés, respectivement de 1.6 et 0.625 kilomètre de rayon. Sur son manteau sont fixés divers points d’éruption, parmi lesquels le Pandèrman et le Baniak; ce dernier a un cirque effondré d’un rayon de 1.5 kilomètre. Les roches sont de l’andésite à pyroxène et du basalte; celles du volcan Baniak de l’andésite à hornblende.
22. Le Xèlout n'a que 1731 m. d'altitude; au sommet il porte la portion orientale d’un bord. de 24 kilomètres de rayon, et deux petits cratères, dont celui de l'Est a la forme d'un fer-à-cheval; celui de l'Ouest est fermé et enserre un lac de cratère. Le Kélout fait partie des volcans encore actifs; lors des éruptions, la portion basse de la paroi est parfois percée et par l'ouverture le lac se décharge en partie; il se forme alors un courant boueux, d’eau mélangée de sable, qui occasionne de violents dégâts. Les roches sont en grande partie de l’andésite à pyroxène.
Du Kélout, qui se trouve sur la crevasse longitudinale du Sud, part une crevasse transversale sur laquelle sont situés les volcans Nos. 23 et 24. L'Andiasmoro est aussi sur cette crevasse.
23. Le Dorowati-Loksongo consiste en deux fragments d’un grand cirque de 3.5 kilomètres de rayon, portant les cimes Koukousan et Loksongo, ainsi qu'un cirque beaucoup plus petit, avec la cime Dorowati (1590 m.). Les roches se composent d’andésite à pyroxène.
A ce mont succèdent, en direction Nord-Est, d’abord l’Andiasmoro décrit plus haut (No. 20); puis, les volcans suivants:
24. Le Penangooungan, avec deux bords de cratère effondrés, dont les rayons respectifs sont de 2.62 et 1.2 kilomètre, et un point d'éruption plus récent, d’une belle forme conique, de 1652 m. d'altitude. Les roches sont des andésites à pyroxène et à hornblende.
25. Le Willis. Au sommet on trouve 4 cratères effondrés, ayant respectivement un rayon de 2.35, 2.35, 1.1 et r kilomètres. Au dernier cirque appartient la cime Dorowati, le plus haut point du Wilis, à 2556 m. d'altitude. Le Klotok est un point d’éruption situé sur le manteau, à proximité de Këdiri; on y reconnait encore deux bords de cratère. La roche du Klotok est du basalte; le reste du Wilis se compose principalement d’andésite à pyroxène.
26. Le volcan Nouébèl. Le Wilis et le volcan Nguëbël se trouvent tous deux sur la crevasse longitudinale du Sud. Ils appartiennent au même massif; mais on leur a donné à chacun un numéro distinct, comme on l’a fait pour le Téngguër et le cône Ngadipouro.
L'ancien cratère du Nguëbël s’est effondré; il a un bord de 4 kilomètres de rayon. Dans l’intérieur il en existe un plus petit, d’un rayon de 1 kilomètre, qui entoure immédiatement le lac Nguëbél. Ce lac a une profondeur de 46 mètres. Les roches consistent en andésite à pyroxène et andésite à pyroxène et à hornblende.
27. Le Xoukousan ou Diogolarangan, sur la crevasse longitudinale du Sud; il n’a plus de bord de cratère apparent. Au pied oriental sont situés 4 points d’éruption, parmi lesquels le lac Télogo Pasir, près Sarangan, de 19 mètres de profondeur. Les roches sont en grande partie de l’andésite à pyroxène; il y a cependant aussi de l’andésite à
hornblende. De ce volcan part une crevasse transversale qui se dirige au Nord et sur laquelle se trouve le volcan No. 28.
28. Le Zawou. Au sommet de ce mont on trouve un cirque effondré, de 1.05 kilomètre de rayon, auquel appartient le plus haut point du Lawou, 3265 m. d'altitude. Cette montagne se relie au Koukousan par le défilé Tiémoroséwou. Les roches sont de l’andésite à pyroxène, parfois hornblendifère, ainsi que du basalte.
29. Le Z'élomoïo, situé sur la crevasse longitudinale du Nord, présente deux cratères effondrés, respectivement de 34 et 1.8 kilomètres de rayon; le plus haut point est à l'altitude de 1892 mètres. Les roches sont de l’andésite à pyroxène hornblendifère et du basalte. Un point d'éruption latéral, sur le versant Sud-Ouest, est l’Andoung, de 1700 mètres d'altitude, à petit cratère de 275 mètres de rayon.
Du Télomoïo part une crevasse transversale, sur laquelle se trouvent les volcans Nos. 30 à 32.
30. L'Oungaran, à cirque de 2.8 kilomètres de rayon; le plus haut point, le Boutak wétan, est à 2050 m. d'altitude. La roche est du basalte.
31. Le Meérbabou a un bord de cratère de 0.8 kilomètre de rayon, ouvert au Nord-Ouest en fer-à-cheval. Le plus haut point est à 3145 m. d'altitude. Les roches sont du basalte principalement, et de l’andésite à pyroxène. Le monticule Tidar, près Maguëlang, est probablement un point d’éruption fixé sur une coulée de lave basaltique du Méërbabou, près de l'extrémité de la coulée.
32. Le Mérapi, de 2875 m. d'altitude, présente au sommet une portion de cirque, d’un rayon de 770 mètres, dans l’intérieur duquel existe un cratère elliptique, long de 600 mètres, et large de 480; dans cette chaudière, 1l se forme, de temps en temps, des cônes d’éruption de blocs d'andésite, qui sont refoulés lentement par la cheminée et projetés lors des éruptions. Après une telle éruption, le cratère est vide et le fond plat. En ce moment (1895) le cratère est de nouveau rempli par un cône d’éruption pareil, qui s'élève même au-dessus du bord. Les roches sont des andésites à pyroxène, souvent à faible teneur en olivine.
33. Le Péser I (avec le Guiranti), un grand cirque, de 4 kilomètres de rayon, dont seule la portion méridionale existe encore ; au bord se trouve le Guïanti, en forme de fer-à-cheval, dont la partie circulaire a environ 1+ kilomètre de rayon. Les roches sont des andésites à pyroxène hornblendifères.
Du Béser, situé sur la crevasse longitudinale du Sud, part une crevasse transverse, sur laquelle se trouvent les volcans Nos. 34 à 36.
34. Le Soumbing, de 3336 m. d’altitude, a un petit bord de cratère de 0.5 kilomètre de rayon. Dans le cratère se dégagent des vapeurs
d’anhydride sulfureux. Les roches sont du basalte et de l’andésite à pyroxène.
35. Le Séndoro, cône très régulier, de 3145 mètres d’altitude. Petit cratère d'environ 200 mètres de rayon, avec solfatares peu importantes. Vers l'Ouest, bien plus bas que le sommet, existe un point d’éruption, le Gg. Këmbang, qui a encore été en activité en 1882. Les roches se composent en grande partie d’andésite à pyroxène.
36. Le 7Zélérep présente un bord de cratère, de 1 kilomètre de rayon, ouvert en fer-à-cheval vers le Sud. Les roches sont de l’andésite et du basalte.
37. Le Prahou offre un grand bord de cratère effondré, d’un rayon de 4 kilomètres, dont 1l reste encore quelques fragments au Gg. Prahou (2565 m.), au Gg. Bismo (2365 m.), au Gg. Nogosari et au Gg. Képakisan; le fond, dont il n'existe plus qu'une petite partie, se nomme le plateau de Diëng” et est à l'altitude de 2050 mètres. A l’intérieur et à l'extérieur de ce bord sont situés nombre de points d'éruption récents, dont quelques-uns renferment des lacs, des solfatares et des sources thermales. Les roches sont en partie des andésites à pyroxène ordinaires, en partie des andésites à pyroxène avec biotite, qui appartiennent aux roches rares de Java.
38. Le Boutak, à l'ouest du Gg. Prahou, a un cirque de 14 kilomètre de rayon, dont il reste encore la portion méridionale. Sur le versant Sud se trouvent divers points d’éruption que JUNGHUHN a rattachés au Diëng. Les roches sont constituées, la plupart, d’andésite à pyroxène.
39. Le Xendéng, à l'ouest du précédent, sans cratère apparent.
40. Le S7koutfiirng, dont l’espace cratériforme, de 0.9 kilomètre de rayon, contient deux petits lacs très peu profonds. La roche est de l’'andésite à pyroxène.
41. Le Promo, dont l’espace cratériforme effondré a un rayon de 24 kilomètres. La roche est de l’andésite à pyroxène. Du côté Sud un cratère, près de Kasinoman, doit être considéré comme un.point d'éruption latéral du Bromo, et consiste en couches de lapill.
42. Le Béser 11, dont l’espace effondré a aussi 24 kilomètres de rayon. Les roches sont les unes du basalte, les autres de l’andésite à pyroxène. A ce volcan se termine la crevasse longitudinale du Nord. Du Prahou part une ligne de jonction avec la crevasse du Sud; sur cette ligne sont situés les volcans Nos. 43, 45 et 40.
43. Le Rogodiambangan, de l'altitude de 2175 mètres, a un grand cratère effondré de 3 kilomètres de rayon, dans l’intérieur duquel il y en a un plus petit, d'un rayon de 0.9 kilomètre. La roche est principalement de l’andésite à pyroxène.
Du Rogodiambangan part vers le Sud une ligne transversale, sur laquelle est situé le volcan No. 44.
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44. Le vo/can Karang kobar consiste, en grande partie, en couches de lapill. A l’ouest de l’anneau se trouve un point d'éruption en ferà-cheval, le 7£€/ogo lélé. Le volcan Karang kobar a un bord effondré, de 1% kilomètre de rayon.
45. Le S/amat, la 2e montagne de Java pour la hauteur, a une altitude de 3472 mètres; il forme un cône très régulier, avec quelques rares points d'éruption parasites sur son manteau. Au sommet, un cratère en fer-à-cheval, relativement petit, d'environ 360 mètres de rayon, ouvert au Nord-Est, dans l’intérieur duquel existe un puits profond, de plus de 280 mètres de diamètre; c’est le cratère encore actif actuellement, dégageant des fumerolles. Les roches sont toutes des basaltes.
Le Slamat a dégagé de grandes coulées de lave, tant vers le Nord que vers le Sud.
44. Le Pénousoupan, sommet avancé du Slamat et plus ancien que lui ; les portions Ouest et Sud d'un grand bord de cratère de 4 kilomètres de rayon peuvent encore se reconnaître dans les arêtes Pénousoupan et Sémboung. Les roches sont des andésites à pyroxène, produits qui diffèrent donc de ceux du Slamat.
À l’ouest du Pénousoupan, il n'existe plus un seul volcan sur une distance de près de 100 kilomètres. Puis on rencontre 3 volcans en Chéribon; et ensuite, un terrain volcanique extrêmement compliqué dans les Préanguer. On peut y distinguer, outre la direction longitudinale principale ou crevasse principale, trois autres directions longitudinales, sensiblement parallèles, et diverses directions transversales, qui seront suivies dans l’énumération ci-dessous.
Sur la re direction longitudinale, la plus méridionale, se trouvent les volcans Nos. 47 à 40.
47. Le 7kouraï, à cirque de 0.6 kilomètre de rayon, percé vers le Sud-Est. Le plus haut point est à 2820 m. d'altitude. Les roches se composent d’andésite à pyroxène.
48. Le Papandaïan, à bord de cratère effondré, de 1.6 kilomètre de rayon, existant encore en partie, et à l’intérieur duquel se trouvent 4 cirques plus petits et plus jeunes; dans l’un deux, on trouve des solfatares qui déposent assez bien de soufre, ainsi que des sources thermales. Le plus haut point est à l'altitude de 2660 mètres; le signal, à 2621 mètres. Au nord du grand bord est situé encore un point d'éruption, le Gg. Pountang, de 2550 mètres d'altitude. Les roches sont principalement de l’andésite à pyroxène; il y a moins de basalte.
49. Le Szfou fiirompang, avec le petit lac de ce nom; évidemment un volcan fort ancien, dont le bord de cratère, de 2.45 kilomètres de rayon, est devenu très irrégulier par l'érosion; le plus haut point, le Gg. Kantiana, est à 2182 m. d'altitude. Aux versants Est et Sud-Est il y a deux cirques plus petits, le Gg. Bongkok et le Gg. Sodong ; l’un
a un rayon de 0.85, l’autre de 0.45 kilomètre. Les roches sont des basaltes.
Les volcans Nos. 50 à 58 se trouvent un peu plus au Nord, sur une deuxième crevasse longitudinale, qui commence au Sawal, en Chéribon.
50. Le Sawal/ a un bord de cratère, d'un rayon de 1.8 kilomètre, dont la partie septentrionale, restée debout, atteint l'altitude de 1763 mètres. A l’intérieur de l’ancien cratère on a trouvé un peu de galène et de blende, dépôts de sources thermales qui y jaillissaient jadis. Les roches sont, pour la plupart, des andésites à pyroxène avec un peu d’andésite à hornblende.
51. Le Galounggoung, vaste massif volcanique, avec 3 bords de cratère jJuxtaposés, ayant respectivement 2.7, 1.4 et 1.4 kilomètres de rayon ; et 10 petits points d’éruption, parmi lesquels le lac bien connu à solfatares, le Télaga bodas. Les dernières éruptions de ce volcan datent de 1822 et de 1894. Le plus haut point, le Beusi tianar, est à 2240 mètres d'altitude. Les roches sont des andésites à pyroxène, des andésites à pyroxène olivinifères et des basaltes.
Du Galounggoung part une crevasse transversale, qui se dirige au Nord-Ouest et que nous décrirons plus loin.
52. Le Xyatiak; à proximité du sommet on observe trois bords de cratère, qui existent encore en partie, et dont les rayons respectifs sont de 1.13, 1.1 et 1.1 kilomètre, ainsi que 3 cratères plus petits; le plus haut point est à 1838 m. d'altitude; les roches sont des andésites à pyroxène.
53. Le Xendang ou volcan Kawah manouk, au nord du Papandaïan, a un grand bord de cratère effondré, de 2.8 kilomètres de rayon. Au centre de l’anneau, qui existe encore dans sa partie occidentale, on voit les sources thermales et solfatares Kawah manouk bien connues, au-dessus de Dradiat. Le point le plus élevé du rempart est le Këndang, de 2608 m. d'altitude. Au sud du cirque deux points d’éruption, une cime sans nom et le Diaïa, de 2410 m. d'altitude. Les roches sont des andésites à pyroxène, du basalte et une belle obsidienne à sphérolithes. De ce volcan part une grande crevasse transversale qui se dirige vers le Nord.
54. Le volcan Waïang-Windou, à grand cirque, de 3.1 kilomètres de rayon, dont la moitié orientale existe encore; au bord il y a deux petits points d’éruption, le Waïang, de 2181 m. et le Windou, de 2110 m. d'altitude. Le cirque du Waïang a un rayon de 0.6 kilomètre; on y observe quelques fumerolles, solfatares et sources thermales que l’on nomme Kawah Gg. Waïang. Au versant extérieur Sud-Ouest du Windou, on rencontre le Kawah bodas, où se dégagent quelques fumerolles.
L'espace cratériforme à l'intérieur du grand cirque Waïang-Windou, et son prolongement occidental sont connus sous le nom de ,,plateau de
Pangalengan;” à l'extrémité Sud de ce plateau se trouve un lac, le Sitou Tiileuntia, formé par l’endiguement d’une rivière. Au sud-est du Windou, sur la ligne de partage principale des eaux, existe encore un point d'éruption, ayant au centre un grand marécage, le Rantia guédé, et présentant un cirque peu net, d'environ 0.96 kilomètre de rayon. Ce terrain et la plaine voisine sont appelés ,,plaine de Lodaïa”.
Les roches sont des andésites à pyroxène, parfois à hornblende et souvent olivinifères.
55. Le A£ndèng-Waringuin, une ruine volcanique peu nette, où l’on reconnait encore 3 bords de cratère. Le plus haut point, la cime Waringuin, située en dehors de ces anneaux, a une altitude de 2139 mètres; c'est probablement un point d’éruption distinct. La roche est de l’andésite à pyroxène.
56. Le Xcndëng-Patouha, ou volcan Triwidér, à l'ouest du précédent, a deux bords de cratère; celui de l'Est porte les cimes Walang et Wélirang; il a un rayon de 0.85 kilomètre; à l'extérieur, au nordouest du bord, on trouve un sommet indépendant, le Pountiak Walang, de 2177 m. d'altitude. Le second bord, celui de l'Ouest, porte les cimes Ouroug (2192 m.) et Boungaok; il a un rayon de 0.5 kilomètre. Entre les deux, on observe les solfatares ,,Kawah Tiiwidéi’, dans un cratère peu apparent de 0.35 kilomètre de rayon. Ces trois bords se succèdent donc de l'Est à l'Ouest et forment ensemble une arète de jonction entre le Këndëng—Waringuin et le Patouha. Les roches sont des andésites, souvent kaolinisées.
57. Le Patouha, à grand bord de cratère, d’un rayon de 1.75 kilomètre; au nord-est de ce bord deux petits cratères, le Patouha proprement dit (2433 m.) et le Paseuneuan; ce dérnier présente un lac et des solfatares (le Kawa poutih). Aux bords Ouest et Sud de l’ancien cratère, on observe aussi des fumerolles près du Kawah Tiibouni et de Tamansaät. A l’est du grand bord est situé encore un petit point d’éruption, dont le bord a un rayon de 0.5 kilomètre. Les roches sont en grande partie de l’andésite à pyroxène, mais il y a aussi du basalte.
58. Le Powek, à l’ouest du précédent, est le dernier volcan de la 2e crevasse longitudinale. Il présente un grand cirque, portant les cimes Powek (1624 m.) et Boubout (1610 m.), et un rayon de 1.5 kilomètre. La roche est de l’andésite à pyroxène.
À partir du Powek se dirige vers le Nord-Est une crevasse transversale, sur laquelle est situé le volcan No. 50.
59. Le 7élaga Patenggang. On nomme ainsi le grand lac situé à l’ouest des cratères Paseuneuan et Patouha du volcan Patouha. Le lac est entouré d'un grand cirque volcanique, de 1.5 kilomètre de rayon ;
il n'a pas de décharge et doit être considéré comme un ancien iac de cratère. Le plus haut point du bord est le Gg. Malang, à 1870 m. d'altitude. Les roches sont des andésites à pyroxène, parfois olivinifères. Au nord-est de cet anneau il y en a un plus petit, entourant un marécage nommé Rantia Walini. Le bord a un rayon de 0.8 kilomètre; il est encore bien conservé au Nord-Ouest.
Les volcans qui suivent Nos. 60 et 64 à 72 sont situés de nouveau plus au Nord, sur une 3€ crevasse longitudinale.
6o. Le Sédakéling, au nord du Galounggoung, a deux grands bords de cratère effondrés, qui existent encore en partie; celui de l'Ouest, portant la cime Sédakéling (1675 m.) a un rayon de 1.8 kilomètre; le second, au nord-est du précédent, porte la cime Sangah (1640 m.) et a un rayon de 1.35 kilomètre; à l’intérieur de celui-ci se trouve un petit point d’éruption, avec cirque de 0.6 kilomètre de rayon. Plus au Nord-Est, au pied du mont, se trouve encore un cirque d’un rayon de 0.9 kilomètre, avec la cime Eurih. La roche est du basalte.
De ce volcan part une crevasse transversale, portant, outre les trois cratères du Sédakëling même, les volcans Nos. 61 à 63.
Gr. Le Zrakrabouwana, sur la ‘frontière de Chéribon. La portion septentrionale d’un cirque de 1.45 kilomètre de rayon existe encore. Le plus haut sommet est à 1720 m. d'altitude. Un second point d'éruption, le Bingoung, situé au Sud du précédent, a deux bords de cratère, respectivement de :1:45° et 11.03 tkilomètre, de rayon-MEes roches sont de l’andésite à pyroxène, parfois olivinifère.
62. Le 7érimaï, en Chéribon, est un beau cône volcanique régulier, de 3077 m. d'altitude, à cratère elliptique très petit, de 270 m. environ de longueur, dans lequel il y a deux petits cratères circulaires à solfatares. Le Guëguër halang, situé au Sud du sommet, paraît être un point d’éruption distinct plus ancien, mais le bord du cratère est peu apparent. La roche est de l’andésite à pyroxène. Une colline basaltique, sise au pied méridional à Tipasoung, semble ne pas faire partie du Guëguër halang; c’est peut-être un point d’éruption indépendant plus ancien. Il en est de même de la colline basaltique Gounoung Diati, qui se dresse isolée dans la plaine, au nord de Chéribon.
63. Le petit volcan de Chéribon, un volcan très bas; le fond plat doit avoir été jadis entièrement sous l’eau; une petite portion en est encore à présent occupée par un lac; dans le fond se dresse un petit cône d’éruption central. Le cirque a un rayon de 1.3 kilomètre; les roches consistent exclusivement en déjections basaltiques meubles. Nous avons ici encore un exemple d’un volcan à l’état embryonnaire, comme le Grati.
Continuons maintenant la série des volcans de la 3e crevasse longitudinale.
64. Le Gountour présente au sommet un grand cirque de 1.9 kilo-
mètre de rayon, dont fait partie la plus haute cime du mont, le Mésiguit, de 2248 m. d'altitude. Puis, 15 petits points d’éruption, parmi lesquels le Gountour proprement dit, au sud-est du Mésiguit; ce cratère est encore actif; en 1840 il a dégagé un courant de lave basaltique, et a donné lieu, surtout entre 1840 et 1847, à diverses pluies de cendres; on y observe encore des solfatares en activité. Une grande partie des roches sont du basalte; mais il y a aussi de l’andésite à pyroxène.
65. Le Danou tirharous; 1860 m. d'altitude, à l’ouest du Gountour ; deux grand bords de cratère, respectivement de 1.9 et 1.3 kilomètre de rayon. Dans le dernier s'étend le marécage ,,Danou tiüharous” ; dans le premier il y a quelques solfatares. La roche est de l’andésite à pyroxène.
66. Le ÆAakoutak, 1940 m. d'altitude, présente un cirque de 1.4 kilomètre de rayon; entre celui-ci et le Danou tiharous se trouve un petit point d’éruption, le Sanggar, dont le bord a un rayon de 0.48 kilomètre; au sud-est du cirque principal il y a encore un petit bord de cratère, d’un rayon de 0.6 kilomètre.
De fe labar ide 2343 U0m. d'altitude #4 deux cirques, l'un de 1.63, l’autre de 1.45 kilomètre de rayon. Sur le versant Sud-Est, il y a encore quelques points d’éruption indépendants, le Toukoung, le Gamboung et le Sédatapa (2202 m.). Les roches sont de l’andésite à pyroxène.
68. Le Poubout-—Tandiaknangsi, altitude 1332 mètres, a aussi deux cratères, dont les rayons respectifs sont de 1.0 et de 0.9 kilomètre; sur le versant Sud on voit encore un petit bord de 0.25 kilomètre de rayon. La roche est une andésite à pyroxène olivinifère.
De ce volcan part une crevasse transversale dirigée au Sud, sur laquelle se trouve le volcan No. 60.
69. Le Zïlou. Un cirque conservé encore en partie, de 1.45 kilomètre de rayon, contient un point d’éruption central, plus jeune, le Tilou, de 2040 m. d'altitude. Les roches sont des andésites à pyroxène, en partie hornblendifères.
70. Le 7Zambak rouioung, 1990 m. d’alt., a un cirque de 1 kilomètre de rayon, dans l’intérieur duquel existe un petit point d’éruption d'un rayon de 0.27 kilomètre. Les roches consistent en andésite à pyroxène, en partie olivinifère.
71. Le Mesiguit—Patarouman est une montagne à deux bords de cratère situés l’un au Nord, l’autre au Sud; le premier, le Mésiguit, a 2078 m.; le second, le Patarouman, 2050 m. d'altitude; les rayons respectifs sont 0.92 et 0.44 kilomètre.
72. Le Xéndéng Louhour est un très grand volcan érodé, assurément très ancien, dont on observe encore très distinctement un grand cratère de 2.65 kilomètres de rayon. Le plus haut point est à l'altitude dr687 mètres. WEamroche. estr de l’andésite à" pyroxène. C'est le dernier volcan de la 3€ crevasse longitudinale.
Les volcans Nos. 73 et 76 sont situés sur la crevasse transversale qui s'étend du Këndang au Simpaï. Au Keëndang ou volcan Kawah manouk (No. 53) succède d’abord le Danou tiharous, décrit sous le No. 63; viennent ensuite:
73. Le Pangradinan, un grand bord de cratère, de 2.05 kilomètres de rayon, au sud duquel se trouve un bord plus petit, le Gg. Malang, d'un rayon de 1.03 kilomètre; à l’est il y a encore un point d'éruption plus jeune, le Mandalawangui, dont l'altitude est de 1650 m., et où l’on observe un bord effondré de 0.78 kilomètre de rayon. Puis quelques petits points d'éruption encore. Les roches se composent d’andésite à pyroxène.
Du Pangradinan, une crevasse transversale se dirige à l'Ouest; sur celle-ci se trouvent deux petits volcans, les Nos. 74 et 75.
74. Le Xalédong, un joli petit cône, de 1248 m. d'altitude, a deux petits bords de cratères en fer-à-cheval à son sommet. La roche est un basalte hornblendifère.
75. L'//aroumên, de 1217 mètres d'altitude, est également un petit cône très régulier, à petit cratère de o.14 kilomètre de: rayon. “La roche est encore du basalte avec quelques cristaux de hornblende.
76. Le Mésiguit à un cirque de 1.2 kilomètre de rayon; le plus haut point, le Gg. Tiimoulou, est à l'altitude de. 1440 m.; à l’ouest se trouve le cirque Palimanan, de 0.8 kilomètre ; au sud, le Kéndan, avec deux cirques respectivement de 0.42 et 0.27 km. de rayon.
Le Simpaï sera décrit plus tard. Nous avons maintenant les volcans Nos. 77 à 81, situés sur la crevasse transversale Galounggoung-Tiagak.
77. Le Poutri. L'arête qui joint le Galounggoung au Sédakëling se nomme le Gg. Poutri; cette montagne consiste en 3 cirques, l’un à côté de l’autre, dont celui du milieu a un rayon de 1.5 kilomètre, celui du Nord, de 1.15 km. et celui du Sud de 0.8 kilomètre; de ces bords il ne reste plus que la portion orientale.
Vient ensuite le cratère central du Sédakéëling; puis:
78. Le Pripisan, un: cirque bas; de 1:5: km. de rayon, près #de Baloubour limbangan.
Vient ensuite le Méësiguit décrit sous le No. 76; puis
79. Le Xareumbri, de 1682 m. d'altitude, avec un cirque de 0.95 kilomètre de rayon et au sud-est de celui-ci un cône plus récent, le Karendieng, de 1710 m. d'altitude, dont le petit cratère a un rayon de 0.26 kilomètre. Vers le Nord-Nord-Est, le Kareumbi a dégagé une coulée de lave, recouverte à présent de produits meubles plus récents, sur lesquels s'élève, tout près de Soumëdang, le cône d'éruption Palasari. Les roches du Kareumbi sont presque toutes des basaltes; celle du Palasari est de l'andésite à pyroxène.
8o. Le Xadaka, de 1610 m. d'altitude, sur la frontière de Krawang, a un petit cirque de 0.28 kilomètre de rayon seulement; au nord-est,
également sur la frontière, se trouve un point d’éruption, le Bouliguir (1295 m. d’alt.), et au sud-ouest la cime fermée le Tiidiambou, de 1868 m. d'altitude. Les roches sont des andésites à pyroxène hornblendifères.
81. Le 7ragak en Krawang, à cratère en fer-à-cheval, ouvert au Nord-Est, dont la partie circulaire a un rayon de 0.35 kilomètre.
Nous continuons maintenant par les volcans situés sur la crevasse longitudinale principale de Java, et dont le dernier était le No. 46, le Pënousoupan.
82. Le Srmpaï est un massif volcanique très vaste et très ancien, portant un grand nombre de points d'éruption parasites, auxquels on peut, au besoin, rattacher le Mésiguit No. 76 et le Kareumbi No. 70. Le Simpaï présente d’abord un très grand cirque effondré, de 4.36 kilomètre de rayon, dont une grande partie est encore debout mais fortement érodée. Au bord Sud de cet anneau se trouvent deux cirques, lun de 1.4, l’autre de o.85 kilomètre de rayon; au premier anneau appartiennent les cimes Tialantiang (1666 m,), Harendong (1600 m.) et Tasikmanik (1640 m.); au second, la cime Simpaï proprement dite (1620 m.). Ensuite, le Simpaï porte au moins encore 9 points d’éruption à bord de cratère effondré. Les roches sont toutes des andésites à pyroxène, dont quelques-unes sont olivinifères.
83. Le Zounggoul ou Boukit Tounggoul, V'une des trois chaudières volcaniques situées au bord septentrional de la plaine de Bandoung, présente un ancien cirque, de 2.95 kilomètres de rayon ; à l’intérieur de celui-ci il y en a un plus petit, d'un rayon de 1.28 kilomètre; et au centre de ce dernier se trouve le point d'éruption le plus jeune, à sommet fermé, le Tounggoul, de l'altitude de 2208 mètres. Les roches sont des andésites à pyroxène, olivinifères et hornblendifères.
Du Tounggoul partent deux crevasses transversales. Sur la première se trouvent le Tiidiambou avec le Kadaka (No. 80) et les volcans Nos. 84 et 85.
84. Le volcan Soudiplak, au nord-nord-ouest de Souméëdang, a un cirque de 1.8 kilomètre de rayon. A l’intérieur de la chaudière affleurent, sous les déjections volcaniques, des marnes tertiaires. La petite cime Katiapi, près Soumëdang, est probablement un point d’éruption fixé sur une coulée de lave de ce volcan. Au versant oriental il y a encore un petit point d’éruption. La roche du Katiapi est une andésite à pyroxène et à hornblende.
85. Le Tampomas, dont le cirque a 0.9 kilomètre de rayon; au bord méridional un point plus jeune, dont le bord n’a que 0.2 kilomètre de rayon et porte la cime Tampomas, de 1683 m. d'altitude. Sur le versant méridional encore un point d’éruption, le Gg. Karang, à petit cratère triangulaire. La roche est du basalte; aux pieds Sud et Sud-Est sont dénudées des coulées de lave.
Sur la seconde crevasse transversale, qui part du Tounggoul, sont placés les volcans Nos. 86 et 87.
86. Le Manglaïang, de 1812 m. d'altitude ; au sommet escarpé on ne peut reconnaître qu'un très petit cirque, de 90 mètres de rayon.
87. Le PBoukit Diarian de 1281 m. d'altitude, à l’ouest du Kareumbi, a un cirque de 0.55 kilomètre de rayon. Au besoin, on peut le rattacher avec le Kareumbi au grand volcan Simpaï.
Nous continuons maintenant par les volcans de la crevasse longitudinale principale.
88. Le Zinghkoung, à l’ouest du Tounggoul, à grand bord effondré de 3.45 kilomètres, à l’intérieur duquel il y a 2 petits points d'éruption, le Poutri au bord ouest et le Lingkoung sur la frontière de Krawang:; ce dernier a 1620 m. d’altitude.
89. Le Zangkouban prahou-Bourangrang. Une très grande chaudière, d'un rayon de 5.2 kilomètres, entoure deux points d’éruption plus jeunes, dont celui de l'Est se nomme le Tangkouban prahou, celui de l'Ouest le Bourangrang. Du grand cirque ancien il reste encore la partie méridionale ; et ce qui est remarquable c’est que ce fragment forme un bord continu avec la portion méridionale de chacun des anciens bords de cratère du Lingkoung (No. 88) et du Boukit Tounggoul (No. 83); nous pouvons en conclure que l'effondrement des anciens cirques des volcans Nos. 83, 88 et 89 a eu lieu en même temps; et tous trois ne sont à proprement parler que des parties d’un seul grand volcan. Les roches de cet ancien cirque sont des andésites à pyroxène olivinifères et hornblendifères.
Le Tangkouban prahou a un cirque de 1.16 kilomètre de rayon; à l’intérieur 1l y a trois bords plus petits : un fer-à-cheval sans nom, à l’ouest; le Kawah Oupas, au milieu; le Kawah Ratou, à l’est; les rayons sont respectivement de 0.27, 0.60 et 0.38 kilomètre. Plus à l’est encore, en dehors du cirque, est situé le petit point d’éruption Kawah Domas. Le Kawah Oupas et le Kawah Ratou contiennent des solfatares; le dernier a eu une éruption de sable et de pierres en mai 1846. La roche est un basalte; des coulées de lave se sont dégagées principalement vers le Nord et le Nord-Est. Le signal Tangkouban prahou a une altitude de 2075 mètres; le plus haut point du bord, celle de 2080 mètres.
Le PBourangrang a un bord de 1.2 kilomètre; dont le plus haut point est à 2063 m. d'altitude. A l’intérieur est situé un cirque beaucoup plus petit, le Guédogan. Les roches sont de l’andésite à pyroxène et du basalte.
Dans la partie occidentale des Préanguer, sur la frontière de Batavia, on trouve un groupe de volcans, tout entier au sud de la crevasse longitudinale principale de Java; ils sont situés, les uns sur une crevasse longitudinale, les autres sur une crevasse transversale. Ce sont:
90. Le Pangrango-Guédé. Ce massif volcanique a deux cirques anciens : le Pangrango, de 1.65 kilomètre de rayon, à l’est duquel s’est formé plus tard un point d’éruption plus jeune, le Mandalawangui, de 3019 m. d'altitude; et le Guëdé, d’un rayon de 0.86 kilomètre. Au nord de ce dernier existe un cirque plus jeune de 0.5 kilomètre de rayon (le plus haut point est à 2958 m.), dans l’intérieur duquel il y a trois petits points d’éruption, dont celui du milieu a projeté encore en 1886 du sable et des pierres et dont celui de l'Ouest ne dégage plus à présent que des fumerolles. Plus au nord-nord-ouest, en dehors de l'anneau de 0.5 kilomètre, se trouvent, près de Légoksaät et Kandangbadak, encore deux petits points d’éruption à fumerolles.
Sur le versant extérieur du Sud-Ouest de l’ancien bord du Pangrango, on trouve un point d’éruption dont le cirque a 0.2 kilomètre de rayon; à l’intérieur de celui-ci est un lac, le Sitou Gounoung. Les roches du Pangrango sont des andésites à pyroxène; celles du Guëdé, dans la plaine de Tuandiour, sont du basalte au pied; mais plus haut, sur le flanc du cône, il n’y a que de l’andésite à pyroxène.
Du Pangrango part une crevasse transversale qui se dirige au nord vers le volcan No. or.
91. Le Zémo est constitué par de l’andésite ancienne; on peut y reconnaître un ancien bord de cratère (miocène), de 1.92 kilomètre de rayon. À la partie orientale de cet anneau se trouve le point d’éruption post-tertiaire Lémo, à 1880 m. d’altitude, avec un bord de 0.46 kilomètre. La roche est de l’andésite à pyroxène.
(Le Xantiana.) Dans le même terrain d’andésite existe encore une cime, à bord de 0.34 kilomètre de rayon, le Kantiana, de 1800 m. d'altitude; elle appartient probablement aussi aux points d’éruption posttertiaires; mais sur le terrain et sur la carte, on n’a pu la séparer de l’andésite ancienne. La roche est de l’andésite à pyroxène.
92. Le Salak a deux anciens cirques, respectivement de 1 et de 0.85 kilomètre de rayon, qui se coupent au plus haut point du Salak, le Gg. Gadia, à 2211 m. d'altitude. Au sud-ouest de ces cirques, beaucoup plus bas sur le versant de la montagne, apparaissent, en deux endroits, des fumerolles et des solfatares; au point situé le plus au Sud, connu sous le nom de ,grand Kawah”, il y a un petit cirque de déjections meubles de 0.3 kilomètre de rayon. Les roches sont de l’andésite à pyroxène et du basalte.
03. Le ?erbakti, de 1699 m. d’altitude, a un bord de cratère de 0.77 kilomètre de rayon, qui n'existe plus que dans sa partie occidentale ; la roche est de l’andésite à pyroxène.
Du Pérbakti part une crevasse transversale, sur laquelle sont situés les volcans Nos. 94 et 05.
94. L'Ændout est un sommet de 1475 m., dont le cirque, de 0.3
kilomètre de rayon, est conservé dans la moitié septentrionale; il s'ouvre en fer-à-cheval vers le Sud.
95. L'Æa'ïmoun a un grand cirque de 2.25 kilomètres de rayon, sur lequel est situé le sommet Halimoun (1744 m. d’alt.). Sur la partie occidentale du bord il s’en trouve un plus petit, de 0.9 kilomètre. Les roches sont des andésites à pyroxène, dont quelques-unes à olivine.
96. Le X7ara béres. C'est un cône plat, haut de 1440 m., où l’on peut reconnaître encore deux bords de cratère, respectivement de 0.64 et 0.28 kilomètre de rayon. Les roches sont exclusivement de l'obsidienne, en coulée dirigée au Nord, et de la pierre ponce.
97. Le Gagak, de 1500 m. d'altitude, à bord de cratère de 1 kilomètre de rayon, s’ouvrant en fer-à-cheval vers le Nord.
98. Le PDago. C'est un volcan embryonnaire, qui n'a que 187 m. de hauteur ; 1l est situé dans la plaine quaternaire, au nord de la crevasse longitudinale principale ; il a un petit bord de cratère de 0.14 kilomètre. Les roches consistent en déjections basaltiques incohérentes, comme chez le petit volcan de Chéribon et le volcan Grati.
Un dernier groupe de volcans est situé à proximité de la côte ouest de Java, dans la résidence de Bantam et dans le détroit de la Sonde ; ils sont disposés en partie sur trois crevasses transversales, sensiblement parallèles, en partie sur la crevasse longitudinale principale de Java, que l’on peut tracer du Bourangrang au Krakatau, ou à proximité de celle-ci.
99. Le volcan Danou présente 4 cirques (99a, b, ec et d), qui se succèdent de l'Est à l'Ouest en diminuant constamment en diamètre : le plus oriental, dont il ne reste plus qu'une petite portion, a un rayon de 7.9 kilomètres; les rayons des 3 suivants sont respectivement de 4.2, 3.06 et 1.5 kilomètres. L'effondrement du grand cirque est le plus ancien; chez les trois autres, il s’est fait probablement en même temps, car tous les trois ont un seul et même fond de cratère, pyriforme et sensiblement horizontal, long de 13 kilomètres et large de 5 dans la région orientale, qui était jadis entièrement couverte d’eau et est encore, en grande partie, marécageuse: une petite portion seulement, de 3 kilomètres de long et } km. de large, forme actuellement un lac, le , Danou” proprement dit, qui a donné son nom au volcan. Le plus haut point du bord qui environne le lac (le Sariioung) ne se trouve qu'à 720 mètres d'altitude.
Ce volcan majestueux a fourni deux sortes de roches; d'abord de la
pierre ponce et de l’obsidienne, rien qu'à l'état de déjections incohérentes, à ce qu'il paraît; puis, de l’andésite et du basalte avec leurs roches de transition (andésite à pyroxène olivinifère et basalte pauvre en olivine), qui alternent, sous forme de bancs de lave, avec les tufs ponceux. Les ,tufs blancs” du terrain quaternaire de Bantam et d’une partie de Batavia sont des produits sous-marins de ce volcan Danou.
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Sur le manteau de ce vaste volcan se dressent les 11 points d’éruption qui suivent; ils sont de date plus récente et n’ont plus fourni de ponce.
100. Le Parakasak, situé au bord du plus grand cirque; il a deux cratères, respectivement de 0.95 et 0.65 kilomètre de rayon. L’altitude est de 990 mètres. Les roches sont de l’andésite à pyroxène.
1o1. Le Xarang, situé également au bord du plus grand cratère et sensiblement sur la crevasse longitudinale principale de Java; il a une altitude de "1778 mètres et un, bord/de cratère ‘de 106 kilomètres quelques solfatares s'observent à proximité de la plus haute cime et au versant extérieur oriental. Les roches sont de l’andésite à pyroxène et du basalte.
102. Le Martkanguën, au nord du plus grand cirque, est un petit point d’éruption à deux cratères, de 0.5 et 0.25 kilomètre de rayon; le plus haut point est à 490 mètres d'altitude. La roche est de l’andésite à pyroxène.
Viennent maintenant deux volcans, qui avec le centre du grand cirque sont situés sur une crevasse transversale.
103. Le Prnang, petit volcan de basalte embryonnaire, qui n’a que 260 mètres d'altitude; il possède un petit cirque de 0.3 kilomètre de rayon.
104. Le Poulosari, de 1346 mètres d’altitude, a un petit cirque de 0.37 kilomètre, ouvert en fer-à-cheval au Nord-Ouest; à l’intérieur du bord il y a quelques solfatares. Les roches sont de l’andésite à pyroxène et du basalte.
105. Z'Aseupan, situé sensiblement sur la crevasse longitudinale principale, a une altitude de 1160 mètres et deux cirques, respectivement de 1.83 et 0.93 kilomètre de rayon. Les roches sont de l’andésite à pyroxène olivinifère et du basalte.
106. Le Batou Pipisan, haut de 380 m., avec un cirque d’un rayon de 0.95 kilomètre.
Viennent ensuite 4 volcans, situés sur une crevasse transversale, parallèlement à la côte.
107. Le Zompoh-Malang, situé encore à peu près sur la crevasse longitudinale principale; il a une altitude de 603 m.; son bord, fortement atteint par l'érosion, a un rayon de 1.95 kilomètre. La roche est de l’andésite à pyroxène.
Puis vient le cratère occidental du volcan Danou lui-même, de 1.5 kilomètre de rayon; puis encore
108. Le Toukounpg, situé, avec les cimes Guëdé (740 m.) et Toukoung (703 m.) sur un bord de cratère de 1.3 km. de rayon. La roche est de l’andésite à pyroxène.
109. Le Poukit Mokol, de l'altitude de 220 m., à bord de cratère de 0.85 km. de rayon.
110. Le vo/can Salak-Guédé, dans la partie Nord-Ouest de Bantam,
s'étend à l'Ouest jusqu'à Mérak, au détroit de la Sonde; au Nord, jusqu'à la pointe St. Nicolas (Tandioung Podiok). Au sommet existe un cirque de 1.25 kilomètre de rayon, fortement miné par les eaux, et ouvert au Nord en forme de fer-à-cheval. Le plus haut point est le Guëdé, à 595 m. d'altitude. La roche est une andésite à pyroxène, renfermant parfois un peu de hornblende et d’olivine.
111. La petite île Zoppershoedje (Tampouroung) est un cône pointu, de 66 mètres d'altitude, dépourvu de cratère. La roche est de l’andésite à pyroxène. C’est probablement une partie d'un point d’éruption indépendant, qui serait alors placé sur une même crevasse longitudinale avec le volcan Salak-Guëdé (No. 110), Poulou Rimau bésar, l’une des îles Zutphen, près du Varkenshoek (No. 112) de Sumatra et le Radia basa (No. 113) également à Sumatra.
112. /les Zutphen. Les Îles Rimau këtnl et Hout-eiland consistent en andésite à pyroxène; Rimau bëésar en basalte. Chez la dernière seule on remarque une forme de volcan; cette île a une altitude de 150 m. environ; les autres, Kandang, Hoog-eiland et Klein-eiland consistent en roches sédimentaires, d'âge apparemment tertiaire, bien qu'elles soient fortement silicifiées, de manière à ressembler à des schistes siliceux anciens. Mais depuis qu'on a découvert en Bantam des schistes siliceux éocènes et même miocènes, on admet comme probable la même ancienneté pour les roches siliceuses des îles Zutphen (voir Jaarboek Mijnwezen 1881 I, pp. 152 et suiv.).
113. Le Æadia basa a deux cimes, hautes respectivement de 1341 et de 1248 m., d’après la carte marine. La roche est de l’andésite à pyroxène (voir VERBEEK, Jaarboek Mijnwezen 1881, [, p. 153).
Les volcans Nos. 112 et 113 appartiennent, au point de vue administratif, à Sumatra; mais il résulte de ce qui précède que sous le rapport géologique, ils font plutôt partie de Java, surtout parce qu’au nord du Radia basa il n’y a plus de volcans.
Le long de la côte de Bantam, entre la 3° pointe de Java et la partie méridionale de la Welkomst-Baaï, les couches tertiaires inclinent à: l'Est, de sorte que ‘de la mer on voit les têtes des couches: existe donc ici une faille, qui se continue plus au Sud, à travers la plaine alluviale réunissant la presqu'île du Sud-Ouest, sur laquelle se trouve le Gg. Païoung, au terrain tertiaire situé plus à l'Est, le Gg. Hondié et son prolongement méridional. Prolongée vers le Nord, cette crevasse passe par l’île Dwars in den Weg (No. 114); cette direction est parallèle aux deux crevasses transversales des volcans en Bantam et à la crevasse transversale du Krakatau, dont nous nous occuperons tantôt.
114. Dwars in den Weg (Poulou Sanghiang) est la moitié septentrionale d'un beau cirque de 1.2 km. de rayon, qui s'élève à 140 m. d'altitude. La roche est de l’andésite à pyroxène.
Nous arrivons maintenant aux volcans de la grande crevasse transversale du Krakatau, qui se réunit, au Krakatau, à la crevasse longitudinale de Sumatra et à la crevasse longitudinale principale de Java. Cette direction transversale est parallèle aux trois directions transversales de Bantam, dont il a été parlé plus haut.
115. Poulou tiga. (Les trois îles). Trois roches escarpées près de Keétiembang, en face du Radia basa. On n'est pas sûr si c'est un point d’éruption distinct, ou bien s’il est établi sur une coulée de lave sous-marine du Radia basa ou du Séboukou.
110. Seboukou a une forme plate, allongée (selon la carte marine, 426 m. d'alt.), et appartient probablement à un cirque; l’île n’a pas encore été relevée en détail. On y trouve des conglomérats volcaniques grossiers d’andésite à pyroxène, ainsi que de basalte.
117. Sébést est un beau cône au sommet duquel il y a. un ancien cratère, dans lequel s’est formé un cône d'éruption plus récent qui n'a pas encore été examiné minutieusement. Selon la carte marine, l’altitude est de 859 m. On n’a pas encore recueilli de roches du cratère; au pied, dans la petite île MEëngounang (île Huismans) on trouve du basalte.
118. ÆArakatau consiste en trois fragments d'un ancien cirque, Lang-eiland, Verlaten-eiland, et la partie inférieure de Krakatau; ils se composent d'andésite à pyroxène. Une éruption latérale récente a fourni du basalte, qui constitue la partie supérieure de Krakatau (822 m. d’alt.)
Des éruptions encore plus récentes du cratère central ont fourni de nouveau de l’andésite à pyroxène. Le premier effondrement est préhistorique. L'espace sensiblement circulaire (surface de l’eau entre les îles) qui s’est formé alors avait à peu près 3.4 kilomètres de rayon; plus tard 1l fut comblé par des produits plus jeunes. Une petite éruption de cendre et de pierre ponce a eu lieu en 1680; et une éruption très considérable et très importante se produisit de mai à août 1883; elle se termina par un nouvel effondrement de la partie centrale. Ce second effondrement a suivi sensiblement la limite du premier, de sorte que les trois anciennes îles furent conservées, séparées par une surface liquide d'environ 3.5 kilomètres de rayon. Le cercle passant par la crête des îles, le bord de cratère proprement dit, a même un rayon de 3.8 kilomètres.
Les produits de 1883 sont de la ponce et de la cendre d’andésite à pyroxène, ainsi que quelques roches vitreuses compactes, obsidienne et pechstein. D’après une évaluation modérée, la masse de matières projetées avait un volume de 18 kilomètres cubes au moins.
119. La Pyrinsen-eiland (Poulou Panaïtan) est la portion en fer-àcheval, dressée au-dessus de la mer, d'un très grand cirque de 5.65
kilomètres de rayon, qui atteint une altitude de 320 m. à la cime Raksa. La roche est de l’andésite à pyroxène.
120. Le volcan Parang (Archipel Karimoun diawa). Au nord de Java, parallèlement à l'axe longitudinal principal, on observe encore, dans les îles Karimoun diawa, deux petits points d’éruption à cirque, dont d’ailleurs il ne reste plus que quelques fragments s'élevant audessus des eaux, formant des îles.
Au premier volcan, nommé Parang, appartiennent les îles Parang, Niamok, Kémbar, qui consistent toutes trois en basaltes, et Katang, qui se compose de sable corallien, reposant probablement sur un soussol basaltique. Elles sont distribuées sur un cercle de 5 kilomètres de rayon.
121. Le volcan Guénting (archipel des Karimoun diawa). C’est sans doute la moitié orientale d’un cirque, de 1.5 kilomètre de rayon, qui passe par les îles Sambangan et Srouni, édifiées par du sable corallien, dont le sous-sol se compose donc très probablement de basalte, comme chez Poulou Guënting.
La ligne qui joint les centres des points d'éruption Nos. 120 et 121 passe précisément entre les grandes îles Karimoun diawa et Kamoudian, qui consistent toutes deux en couches sédimentaires anciennes, mais dont la première est bien plus élevée. Il n'est donc pas invraisemblable que cette ligne soit une faille, qui a été cause de la séparation de ces deux grandes îles.
Considérations générales sur les volcans.
Il résulte de ce qui précède que la plupart des volcans sont des ruines de montagnes, des cônes qui par effondrement ont perdu leur sommet et qui jadis étaient donc notablement plus élevés qu'aujourd'hui. Seules les cimes coniques pointues, telles que le Tiérimaï, le Slamat, le Soumbing, le Séndoro, le Sémérou et quelques autres à cratère fort petit, ont conservé leur forme primitive; mais il n’est pas impossible qu'à un moment donné leur sommet vienne aussi à s'effondrer, et qu'elles deviennent bien plus basses qu’elles ne le sont actuellement. C'est surtout pour lé volcan actif le Sémérou que la possibilité d’une pareille catastrophe doit être regardée comme très grande. Les effondrements avaient déjà lieu au commencement de l’activité volcanique ; ceci ressort de ce que certains des pétits volcans anciens, de ceux nommés volcans embryonnaires, se sont déjà effondrés aussi, entre autres les volcans Grati et de Chéribon.
Si l’on reconstruit le profil primitif des volcans avec les plus grands cirques d’effondrement, on trouve, pour l'altitude probable avant l’effondrement :
Pour le Téngguër 4100 mètres Pour l’'Hnang AAOOP, Pour l’Idien 4000 É Pour le Ringguit 4000 à
Par conséquent, aucun volcan ne paraît avoir dépassé primitivement l'altitude de 4500 mètres; et les quelques cimes qui arrivent à plus de 4000 mètres ne peuvent avoir exercé une influence appréciable sur le climat de Java, ni en ce qui concerne la température, n1 sous le rapport de l'humidité; car à cette grande hauteur l'air est très sec. Les grandes inondations, qui se sont produites dans la période quaternaire, ne doivent donc nullement être attribuées au plus grand état hygrométrique général de Java à cette époque, mais uniquement à la grande quantité de matières projetées lors des éruptions volcaniques, qui obstruaient les rivières et les faisaient déborder; ou qui, entremèêlées de beaucoup d'eau de pluie, et dans certains cas de l’eau des lacs de cratère, glissaient le long des versants volcaniques pour inonder les collines tertiaires situées au pied des volcans. |
A coup sûr, les régions basses de Java étaient à l’époque quaternaire bien plus humides qu'aujourd'hui; car à cette époque de grandes étendues de cette île étaient encore couvertes d’eau, notamment de lacs, de larges rivières et en partie par la mer. Mais ce degré d'humidité n'a aucun rapport avec une plus grande altitude de certaines cimes volcaniques.
Chez les volcans de grande altitude, la composition des roches est des plus uniformes; si l'on en excepte les plus anciens, les Nos. 1 à 3, qui consistent en roches leucitiques et phonolithiques, tous les autres sont constitués d'andésite à pyroxène et de basalte avec leurs roches de transition, comme produits basiques, et d’un peu d’obsidienne et de ponce comme produits acides.
Les roches basiques contiennent parfois de la hornblende; mais elles passent très rarement aux andésites à hornblende véritables. Les andésites à pyroxène contiennent constamment plus d'hypersthène que d’'augite, tandis que dans les basaltes l’augite l'emporte sur l'hypersthène.
Il est à remarquer que partout à Java les andésites à pyroxène se montrent conjointement avec les basaltes; mais nous n'avons réussi nulle part à démontrer que ces produits différents ont été fournis par le méme cratère. Au contraire, dans la plupart des endroits, on peut constater avec certitude que les andésites à pyroxène privées d’olivines et les basaltes riches en olivine proviennent incontestablement de cratères différents; et que les produits d’un mème cratère, à part la texture, diffèrent tout au plus par une farble teneur en olivine.
Ainsi, le grand cratère central du Krakatau a constamment fourni de
l’andésite à pyroxène; le cratère latéral (dont fait partie le pic Krakatau proprement dit), des basaltes.
Dans la grande chaîne Téngguëér—Aïék aïék—Sémérou, l’ancien bord de l'Aïék aïék consiste en andésite à pyroxène; les points d’éruption plus jeunes au contraire, en basalte; le Téngguér en basaltes pauvres en olivine, qui par la diminution de la teneur en olivine passent parfois à l'andésite à pyroxène; le Sémérou, en andésite à pyroxène.
Un phénomène très remarquable s’est produit en 1883 au Sémérou et au Lémongan, deux volcans situés l'un à côté de l’autre, dont les sommets ne sont distants que de 48 kilomètres. En avril de cette année, il s’est dégagé du cratère Dionggring—Séloko du Sémérou, haut de 3370 mètres, une coulée de lave d’andésite à pyroxène ; et du cratère du Lémongan, qui n’a que 1650 m. d'altitude, une coulée de véritable lave basaltique.
Ces faits témoignent que les divers cratères de Java ne sont pas tous des issues d'un seul et même espace rempli de lave, mais que ce sont plutôt des ouvertures de petits foyers séparés, qui renferment à l’état de fusion, les uns des matériaux basiques (basalte), les autres un magma plus acide (andésite à pyroxène), d’autres encore un mélange des deux (roches de transition).
Coulées de lave aux temps historiques. NW n’est pas exact, comme l’a cru JUNGHUHN, que les volcans de Java n'aient pas produit de vraies coulées de lave dans les temps historiques; c’est ce que M. FENNEMA a démontré le premier. Toutefois, on ne connaît avec certitude que celles du Lémongan, du Sémérou et du Gountour.