‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 3)Chapitre 149 sur 216 · d'iodure de sodium ; 0.0175 de bromure de sodium · texte numérisé non relu

d'iodure de sodium ; 0.0175 de bromure de sodium

Par contre, les sources iodées de Sourabaïa contiennent, pour 100

parties de chlorure de sodium:

Guëènoukwatou Kalangantar 0.50 d'iodure de sodium ; 0.46 d’iodure de sodium ; 0.12 de bromure de sodium; 0.36 de bromure de sodium.

La différence est très considérable ; les sources salées de Grobogan ne peuvent donc se classer dans les sources 1odées. A l’ouest de la section de Grobogan se trouve d’abord la source gazeuse

Mérapi, près du village de Mélati darat, en Demak; elle signale peut-être la présence de pétrole dans les profondeurs du sol. Plus à l'Ouest existe une source d'eau salée et de pétrole à la halte du chemin de fer Témpouran, entre Kédoungdiati et Ambarawa. Viennent ensuite, toujours vers l'Ouest, quelques sources salées et iodées en Kéndal, notamment deux sources nommées Asinan, près du village de Kaliloumpang, et une autre au village de Guëbangan, au nord de Soukorédio. Selon l'analyse faite en 1850 par P. J. MAIER (voir Natuurk. Tijdschr. van Ned.-Indië I, 1850 pp. 46, 59 et 119), ces sources contiennent.

Asinan Î Asinan 11 Gueëbangan Matières fixes 16.754 20.228 15.221 pour mille. iodure de magnésium 0.0625 0.0815 0.05864 ,, 5 donc, iode 0.050608 0.0741 0.0533 . à

En Chéribon, on trouve d’abord, à proximité de Palimanan, des sources qui dégagent de l’eau salée et un peu de pétrole, et déposent des croûtes épaisses de tuf calcaire.

Dans la chaîne tertiaire, au sud de Kouningan, se trouve, à Tinirou, une source (Ti Ouïah), qui a donné aussi de la boue et déposé du tuf calcaire (Planche No. 15). Cette source jaillit des couches miocènes inférieures.

En Krawang existent diverses sources, dont une seule, à 3 kilomètres au S.W. de Tiampel, sur la plantation de Tëgalwarou, présente une teneur notable en matières fixes (en grande partie du chlorure de sodium) et aussi en 1ode. L'eau de cette source contient notamment, d’après l'analyse de J. J. ALTHEER, publiée dans le Natuurk. Tijdschr. X 1856, p. 389, 26.81 parties en poids de matières fixes pour mille, dont 25.53 de chlorure de sodium et 0.0709 d'iode (0.0778 d'iodure de magnésium).

Un autre échantillon de l’eau de cette source, que j'ai recueilli moimême en mars 1894, à été analysé par le pharmacien militaire P. A. À. F. EIJKEN à Batavia; ce chimiste a trouvé, sur mille parties:

Résidu desséché à 180° centigrades 27.122 parties en poids.

apres calcmation lésère. 44.4/220 26.440 as Poids spécifique à 27° centigr......… 1.019

chlorure de Sodium me PP Ce 2er 122 pour mile chlorure de POtaSSIQRnL ER ee RE 0.130 " chlorure -decalcinni the Re Lee se 0.479 14 chlorure de-mapñhésium. 2% "500002 200 0.350 n. iodure de MmasnÉsIim 1e Re 0.073 e sullatende"CalcrumiAeRRre Net 0.118 5 carbonate de ‘Sodium. ie Re 0.194 5 anhydnide ##ilicique.1 "2720 PR 0.034 alumine et oxyde de fer, PremR 0.028 à

Total 26.528 pour mille.

La composition de l’eau est donc restée sensiblement la même depuis 1856. Elle se rapproche de celle des sources iodées de Sourabaïa, ainsi que de celle de la source Asinan Il, en Kéndal, dont il vient d'être question. Le débit de la source de Krawang est minime.

En Batavia, Préanguer et Bantam on ne connaît pas de sources salées de quelque importance.

Age du sel, de l’iode, du brome et du pétrole à Fava. La présence simultanée de sel, d’iode, de brome et de pétrole en certaines sources de Java rend très probable, comme on l’a déjà dit plus haut, une provenance d'un même terrain. Et comme le pétrole s’est formé de foraminifères dans les couches miocènes, nous devons attribuer aussi aux autres substances un âge zocène. Un coup d'œil sur la carte synoptique 1: 500.000 fait voir que les sources depuis Grobogan jusqu’à Sourabaïa, ou plus exactement depuis la colline de Nguëmbak jusqu’à la colline de Kalanganiar, se succèdent dans une direction de 98°; et comme la direction des couches se rapproche ici de la direction Ouest-Est, il semble que ce soit /4 méme couche (ou les mêmes couches) qui contient les matières susnommées entre Nguëmbak et Kalanganiar. Néanmoins, il y a quelque temps, lors de sondages effectués beaucoup plus au nord de cette ligne, on a obtenu aussi, en Rëmbang, une quantité notable de pétrole qui provient très probablement d’autres couches que celui de Sourabaïa. D'ailleurs il faut s'attendre à rencontrer ce liquide partout où les couches sont riches en foraminifères ; et 1l est donc fort bien possible qu'il existe à Java divers niveaux de pétrole miocènes.

Les chlorure, iodure et bromure de sodium constituent naturellement un résidu que, par évaporation, l’eau de mer a abandonné dans les couches; et qui plus tard, dissous par l’eau des sources, a été amené à la surface.

Dans les couches plus anciennes, éocènes et crétacées, de Java, on ne connaît ni sources salées ni sources de pétrole.

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