PRE
cnesscompacts, D." 301 —"40%)au Sud-Est; dans des grès marnEux compacts .quisalternent avec. des schistes. argileux, D. — 60, I. — 45 au Sud-Est; et à une cascade, dans des bancs de brèche très cohérente, à grain fin ou grossier, renfermant des morceaux de calcaire, DR bal — 4otau Sud-Est» Plusshaut dans’ la rivière, on rencontre du calcaire qui forme le prolongement Nord-Nord-Est de celui de Bendoungan.
Dans le lit du Ti Bangkong on a recueilli les échantillons suivants:
No. 1342. Grès marneux gris, dont le ciment constitue probablement plus de la moitié de la masse. Au microscope on voit, dans une pâte de calcaire spathique, beaucoup de plagioclase limpide, de l’augite altérée et des fragments de pâte de roche éruptive; mais on n’y observe pas de foraminifères.
No..1343. Une #rèche de morceaux de roche éruptive altérée, reliés par du calcaire spathique; il s’est déposé aussi du spath calcaire le long d'un grand nombre de fissures; et dans ces veines la pyrite accompagne le spath.
No. 1344 Un grès marneux rouge brunâtre de matériaux fort altérés, agglomérés par du calcaire.
Noter bris A Nancascade, cetlhéchantillon consiste Len une brèche très altérée, de grain fin, dans laquelle sont englobés des morceaux de calcaire.
Dans l’affluent Ti Sarouwa, qui coule plus à l’Ouest, on a recueilli des fragments du banc calcaire (No. 1340) épais, situé sur la hauteur. Ces échantillons sont tout-à-fait analogues à ceux de Béndoungan et autres points déjà cités.
Dans le lit du Tu Héa 1), plus en amont, près Tikakak, on a pris un morceau d'un bloc roulé, qui consiste en brèche d’andésite (No. 1341) commune, à grain fin et de teinte vert sombre, mais dans laquelle sont inclus quelques fragments de granite. Au microscope, on voit dans ce granite beaucoup de quartz, de l'orthoclase trouble, du minerai de fer et de la biotite brune, changée en grande partie en chlorite. Le quartz contient de nombreuses bulles liquides, à libelles peu mobiles. Au demeurant, la brèche consiste en petits fragments d'andésite diabasique et éclats de cristaux de feldspath, de hornblende et de pyroxène; puis, on y voit du minerai de fer, de la chlorite et des particules altérées de pâte, le tout aggloméré par un peu de calcaire spathique. Ce bloc roulé provient apparemment des couches de grès miocènes, mais les fragments de granite inclus font supposer que la section inférieure de l’éocène, ou des couches encore plus anciennes, existent à peu de profondeur en dessous de la surface.
1) JUNGHUUN rapporte à la p. 389 de l'édition hollandaise et à la p. 252 de l'édition allemande de son Java sect. III, que dans cette partie de la vallée du Tii Héa apparaît, entre des grès, un banc de basalte massif; mais nous n'avons pas trouvé cette couche,
Si à l’est de Kémang on remonte le cours de la rivière Tn Batoudatar, on trouve d’abord une pente au Nord. A la première cascade, dans des couches alternantes de brèches à fragments calcaires et de grès marneux, durs ou tendres, oh a observé D 55; —"26è0u Nord-Ouest. Plus en amont, la pente devient de plus en plus raide; la position finit même par devenir verticale. À 400 mètres environ en aval du hameau Tuparandii, dans des couches verticales ou inclinées de 80 à 85° au Sud-Est, on a constaté D. — 60°. Au kampoung même, dans des. argiles, D.'—;, 60°; 1. —"75t à 60 au sad-Est; àfcetmaretie succède un épais banc de calcaire. Ce calcaire (No. 1348) contient beaucoup de lithothamniums, des cycloclypées à larges chambres rectangulaires, et des amphistégines, dont les sections ressemblent à de petites nummulites. C'est donc également un calcaire miocène ancien, mais il contient des fossiles quelque peu différents de ceux qu'on trouve dans les échantillons recueillis plus à l'Ouest. Dans les morceaux de "arne (No. 1347) qu'on a recueillis plus en aval, dans le Tu Batoudatar, on rencontre beaucoup de particules de plagioclase; en fait de pétrifications, on ne peut y distinguer que des globigérines.
Sur la bonne route qui de Tüpétir conduit au Sud, par la crête près Pountiak larang, vers la partie la plus occidentale de la plaine de Bandoung, on passe, près de Gouha, par le banc épais ‘de calcaire dont il a déjà été fait mention à diverses reprises. Il se trouve tout près des grottes où l’on va chercher des nids comestibles d’hirondelles. En ce point, ce calcaire a été visité par JUNGHUHN et par V. HOCH- STETTER 1). JUNGHUHN se figurait ce mur calcaire comme un récif, en discordance sur les couches de grès redressées; V. HOCHSTETTER a signalé que le calcaire plonge en concordance, sous forme de banc épais, sous les couches de grès situées au Sud. Si du côté Nord, près de Tihéa, on remonte la rivière Ti Noungnang, on remarque que ce banc est interposé dans les grès, et qu'il forme le prolongement de la couche épaisse que plus à l'Ouest on observe de toutes parts. Les brèches et grès sous-Jacents sont constamment en pente abrupte au Sud. Immédiatement en dessous du calcaire, on a observé D. — 80”, JA boat Sd:
Près de Gouha, dans la rivière et au pied du mur calcaire, on constate, «dans: des ‘grès Schisteux,, D: — 80,1 —"65uûau Sud. tSursle sentier, qui conduit par une montée abrupte vers le point où, à l'aide d'échelles, on atteint les grottes à nids d'oiseaux, on observe dans des grès argileux altérés, et en un seul point, une pente au Vord de 30 à 35 ; mais cette disposition anormale résulte probablement de l'affaissement de la roche tendre le long du mur calcaire dur et escarpé.
1) JUNGHUHX Java. 3e Sect. p 303 de l'édition hollandaise et p. 194 de l'édition allemande. V. HOCUSTETTER. Reise der Novara, Geologischer Theil Bani II p. 113 —152.
Dans le profil Fig. 59 on a indiqué la position exacte de ce calcaire etil en ressort que ce banc doit y avoir de 400 à 500 mètres d'épaisseur. Si par la route escarpée on monte vers la crête Pountiak larang, on marche constamment sur des grès durs verts et des conglomérats et brèches à grain fin, qui font communément effervescence avec l'acide chlorhydrique. À deux cents mètres environ au-delà de Goubha,
cmeure D, — 76,1 — 62 Au Sud;.et dans unevpetite rivière preside ibadune, D. — 85°, LL. — 64 au Sud; un peu en dessous HN bcrete D'— 04, L—:06%au Sud: à-où lavroute descend
vers la portion occidentale de la plaine de Bandoung, on rencontre encore constamment une pente au Sud; dans le Tin Tiaban, sur le sentier qui conduit vers la gorge du Ti Taroum, nommée Tioukang
rahong, D. — 80°, I. — 30° au Sud; au Pasir Tupitioung, au nordest du hameau Tiboulou, dans des couches minces, alternantes, de grès marneux gris et de grès argileux bruns, D. = 60’, I. — 35 au
Sud-Est; et au bord de la plaine quaternaire, dans le Tii Diambou, en aval de Türirip, dans des bancs épais de brèches à fragments de calne DS le ro 2 li au Sud-Est.
Le long de cette route, on a recueilli les échantillons suivants:
No. 1340. Calcaire du mur escarpé près Gouha. Dans certains morceaux, on ne voit que des lithothamniums, des amphistégines et des rotalinas; d’autres sont complètement remplis de petites orbitoides à chambres en spatule et à grande chambre centrale; à côté de celles-ci, figurent encore des cycloclypées et des restes de lithothamniums.
Des fragments d’un grès vert, à l'état massif dans la rivière près Tiübading (No. 1350) et sur la crête Pountiak larang (No. 1351), consistent dans les deux gisements en débris de roche éruptive, agglomérés par un ciment calcaire privé de fossiles. Dans les morceaux du premier gisement on trouve quelques cristaux très limpides, probablement du quartz. |
Dans le Tii Lanang, près Tiinangka, au Sud-Est de Pountiak larang, on a recueilli, dans des conglomérats, des échantillons d'une andésite à hornblende (No. 1352) altérée.
Dans des fragments calcaires (No. 1353) originaires de la brèche nommée tantôt, dans le Tii Diambou près Türirip, se montrent des orbitoïdes à chambres en spatule et des cycloclypées à chambres rectangulaires.
Il résulte de ce qui précède qu'entre la vallée du Tii Sokan et le Tii Taroum, la disposition des couches est partout la même et qu'elle correspond aux coupes Fig. 38 et 59. Vers le Sud, il existe des couches en pente escarpée au Sud, dont un banc calcaire épais constitue le membre principal. Au Nord de la vallée du Ti Héa, les couches sont en pente douce au Nord; et tout près de la limite de la chaîne inclinée au Sud,
les couches sont redressées. Cependant, dans ces couches septentrionales, le banc épais de calcaire fait partout défaut, de sorte que les ailes Nord et Sud ne peuvent y former un pli antichinal aigu; il faut qu'il s’y soit produit un déplacement par lequel les couches méridionales ont éprouvé un soulèvement relatif. Ces dernières sont en effet les plus anciennes, car partout nous voyons des indices qui prouvent qu'au pied des couches méridionales, l’éocène est à une très faible profondeur en dessous de la surface.
À l’autre bord du Tu Taroum, la position des couches est tout à fait différente; on y rencontre le banc épais de calcaire, tant au Nord qu’au Sud de l’éocène décrit plus haut. Déjà v. HOCHSTETTER a fait la remarque qu'à la rive droite et à la rive gauche du Tu Taroum les couches ne correspondent pas, et que cette crevasse signale l'existence d'une fissure transversale. Contre cette fissure se termine la faille parallèle à la direction des couches, qui peut être suivie sur une grande distance, depuis le Ti Tiatih le long du bord septentrional des couches éocènes, dans la vallée du Ti Mandiri près Tureunghas, et plus loin dans la vallée du Tni Héa jusqu'au Ti Taroum.
À la rive droite du Ti Taroum, la plaine de Radiamandala consiste en produits volcaniques récents du Bourangrang. Un peu au nord de cette localité, le Ti Méta a creusé son lit à travers la couverture volcanique jusque dans des argiles arénacées dont D. = 70° à So ENT — "15 "au LNord// Sr l'on "sébdirirenmers MebSud on trouve, tout d’abord, des couches miocènes dans la rivière Tin Léiat ; si plus loin on suit le sentier qui mène, par la montagne, vers les sources thermales de Tuisambëng, on rencontre d’abord des brèches, puis des grès marneux, où l’on a fait les deux lectures: D. — 00”, lu yo an Nord et D OS Ms dan Nord anis AORRAASEE sur une masse épaisse de calcaire pour descendre ensuite dans le Tu Sambëng, au point au sont dénudées les couches éocènes décrites précédemment. Au nord de cet éocène, dans des argiles tendres, on observe D. — 90°, I. — 15° au Nord, et à celles-ci succède la masse calcaire. Plus à l’ouest on trouve encore une pente au Nord à la rive droite du Tii Taroum, dans le calcaire situé près de la grotte Sanguian tikoro, bien que la direction y soit plus ou moins anormale; on y constate que D." 45,0 — "10 au Nord-Ouest Atinond de l'éocène toutes les couches inclinent donc au Nord, tandis que dans le prolongement de ces couches, à l’autre bord de la rivière, on observe constamment une pente au Sud. Au sud de l'éocène du Ti Sambëng se rencontrent d’abord des grès, puis des bancs de calcaire dont la position est verticale, mais qui inclinent de 80° au Sud près des sources thermales. Cette pente diminue rapidement jusqu’à 30°. A huit cents mètres au sud de la source thermale, dans la rivière Sarounou p. ex.,
Dia mesurenll—"00, 1—%30 au Sud let, atl'est de la source, “énsune petite rivière quisvientudus Pasir Bendé,) D: — 00 , l.. — 45 au Sud.
Si l’on remonte le lit du Ti Taroum, on observe constamment une pente vers le Sud. À la cascade Tiouroug Halimoun, la rivière se précipite par dessus un banc de brèche, épais de 25 mètres au moins, dont la direction n'a pu être précisée. Près de la gorge Tioukang rahong, sur une longueur de deux cents mètres environ, perpendiculaire-
ment à la direction des couches, on mesure régulièrement D. — 60, 2 au Sud-Est Aundénlé nou le Ti Taroum quitte la plaine de Bandoung pour pénétrer dans la chaîne miocène, on observe, sous Efcouverture quaternaire D'="60 01 —"r59 au Sud-Est.
Quelques échantillons ont été examinés en détail.
Le calcaire (No. 1354) situé au nord de l’éocène du Ti Sambëng, a fourni, près de la grotte Sanguian tikoro, des fragments qui ont été expédiés à Leyde.
Des échantillons de calcaire (No. 1355) qui ont été récoltés au sud de l’éocène, dans des couches massives du Ti Sambëng, contiennent des lithothamniums, des orbitoïdes à chambres spatuliformes, des cycloclypées et encore d’autres foraminifères.
Des morceaux (No. 1356) originaires de la cascade Tiourouk Halimoun, consistent en une brèche ou grès à grain fin, très altérée, traversée par des veines minces de calcaire spathique.
Près de la gorge de la rivière, sur une distance de 100 mètres au moins, on trouve d’abord des bancs épais d’une brèche grossière de roche éruptive, avec fragments de calcaire qui présentent la texture corallienne. Beaucoup de ces morceaux sont anguleux; mais dans la brèche sont enfermés aussi de nombreux cailloux arrondis. Sur cette brèche gisent sur une épaisseur de 20 mètres des couches minces de grès verts, dont les éléments sont ordinairement agglomérés par un ciment calcaire, parfois par un ciment argileux; ces grès ne diffèrent, au demeurant, que par la grosseur du grain. Puis viennent encore des bancs épais de brèche. Immédiatement sous les brèches cohérentes, les grès marneux tendres présentent parfois des plissements secondaires ; les couches d’ailleurs se succèdent régulièrement.
À ces brèches épaisses de 50 mètres environ succèdent ensuite, sur une épaisseur de 80 mètres, des couches minces de grès vert, qui alternent avec quelques bancs d’une brèche à grain fin, dont l'épaisseur varie de & m. à ? de mètre. Les grès fins contiennent un assez grand nombre de restes végétaux, mal conservés.
PERNo/s a été recueilli} dans ‘une brèche”.c'est une’ z#dés1/e à hornblende et à pyroxène très altérée.
Le No. 1358 est aussi originaire d’une brèche; c’est une vraie andésife
à hornblende, qui contient de la hornblende brune à bord noir, mais où il n'y a presque pas de pyroxène.
Le No. 1359 consiste en un mélange, totalement cristallin, de plagioclase et hornblende; c'est probablement une concrétion originaire d'andésite à hornblende.
Le No. 1360 est un fragment de calcaire originaire d'une #rèche, à belle texture corallienne, mais sans foraminifères.
Le No. 1361 est encore du calcaire qui provient d’une brèche ; il contient de petites amphistégines, des cycloclypées et autres foraminifères; puis, des hithothamniums.
Le No. 1362 est un grès vert compact, qui fait effervescence avec l'acide chlorhydrique; dans une pâte de calcaire spathique, qui contient quelques globigérines, on trouve du plagioclase, du pyroxène altéré, du minerai denfer ét dela chlorite:
Un des fragments de corail recueillis par V. HOCHSTETTER et décrits par À. E. REuss (Reise der Novara, geologischer Theil, 2ter Band), est originaire de la brèche de Tioukangrahong. REUSS en a fait un nouveau genre, Polysolenia, et l’a nommé ?. Æochstetterr. Toutefois M. MARTIN (Die Tertiärschichten auf Java p. 141) range le fragment dans le genre Heliastræa.
La Fig. 60 représente une coupe de ce terrain. On y voit comment, contrairement aux profils qu'on a pris plus à l'Ouest, du calcaire miocène ancien affleure des deux côtés de l'éocène ; il n’est donc pas nécessaire: d'admettre ici l'existence d’une faille pour expliquer la disposition des couches, bien qu'un petit déplacement reste possible.
Epaisseur du terrain. La disposition régulière au Sud de l’'éocène fournit une bonne occasion pour déterminer l'épaisseur minima de l'étage m..
Comme la pente abrupte des couches situées près de la source thermale décroît rapidement jusque 30° au Sud, on peut admettre, jusqu'à la cime Bentang, une inclinaison générale de 36° degrés. Depuis cette cime jusqu'à la plaine de Bandoung, la pente diminue régulièrement de 30° à 15°, et l’on ne commet pas une grande erreur en comptant une inclinaison moyenne de 20° depuis Pasir Bentang jusqu'à Pasir Kadout. Pasir Bentang est à 460 mètres au-dessus du niveau de la rivière.
L'épaisseur minima est donc 460 m. X cos 30° + 1700 m. X sin. 30° F, .3900 m.'*°$Sin,. 20100-40600 m."71-850 M, +, 1330 M —"2500 mètres. L'’épaisseur de l'étage m, approche donc du chiffre considérable que l’on a trouvé précédemment, dans la description de Chéribon.
Plus au Nord, jusqu'à Tpadalarang, les couches forment constamment, aux environs de la route postale, un pli anticlinal, dont l’aile Nord aussi bien que l’aile Sud renferme des bancs épais de calcaire. Le long de
la ligne de faîte sont situés les points signalés précédemment, où l’'éocène ancien se trouve probablement à une faible profondeur sous la surface. Tout près de cette ligne, les ailes sont toujours fortement redressées; mais vers le Nord comme vers le Sud, la pente des couches décroît rapidement.
En allant de Radiamandala à l'Est, par Tuléïat, vers un petit hameau nommé Tiügouha, sur la rivière Ti Gouha (où l’on récolte aussi des nids d’hirondelles), on trouve dans le calcaire du sentier, d’abord D. — 60, Son ausNord etstouteprèsi de la limite dutcalcae, D?= 45" pour des couches verticales. Dans des brèches et des grès au pied du calcaire, dans la rivière Ti Gouha, on a fait successivement les lectures suivantes, à partir d'un point en aval de Tigouha jusqu'à la source : — uo 0 ansud; D ="85 1 — 450 au Sud et D— 8; "20 au Sud-Est.
Entre Tisitou et Tiipadalarang, on peut bien distinguer les deux ailes du calcaire; l'aile nord-ouest est orientée au N.-0. et l'aile sud-est au S.-E.…. Entre les deux, les couches sont fort redressées et c’est encore . là que dans les lits profonds des rivières on trouve les indices d’éocène sous-jacent mentionnés plus haut. Ici du reste se dresse la cime d’andésite Tanggouloun. Les couches calcaires du sommet Béndé et celles situées près du hameau Gounoung masiguit, au sud de la route postale, inclinent au Sud.
Tout près du signal Tusitou, dans les couches calcaires les plus profondes, qui alternent avec des marnes à cailloux roulés de quartz, énaimesute Do 4 775 au Nord;-plussausnord, les couches .du Gg. Pawon inclinent au Nord sous un angle plus petit.
Avant d'arriver dans la plaine, près de Tupadalarang, on voit au sud de la route postale la paroi démolie d'un banc épais de calcaire qui, au sud, plonge sous les brèches et les grès. La direction de ces couches estide 60 à 65’; la pente, tout près de la route, est au moins de 40°; mais vers le sud elle décroît jusqu'à 15°.
Plus au nord, les couches inclhinent encore vers le Sud, au sud du Pasir Bengkong; mais au Nord de celui-ci, on a constaté une pente vers le Nord.
Au sud de cette montagne calcaire, on observe encore des plissements: énergiques dans des couches de grès et de brèches. Dans la vallée du Tii Reundeu, qui se dirige à l'Est vers la plaine de Bandoung, près
dESERdambé plier Do 1 —= Soau Sud-Est; .à"r400 mètres plus à l'est, près Tiilimous, dans des couches verticales, D. — 80° et plus au sud, au versant de l’arête Këroud, D. — 50°, I. — 15° au Sud-Est.
On a récolté les échantillons suivants : les Nos. 1363 et 1364 sont les grès quartzeux décrits précédemment, du lit du Tu Léïat, dont certaines couches sont reliées par un ciment calcaire.
Dans les brèches qui reposent sur ces grès, on a trouvé un morceau
d'andésite micacée quartzeuse (No. 1365), ce qui, dans ce terrain, est chose rare. Dans une pâte trouble, floconneuse, consistant en un peu de verre incolore à microlithes de feldspath, particules de chlorite et grains de minerai de fer, gisent de gros cristaux de quartz, plagioclase, mica brun et magnétite. Les quartz ne contiennent pas d'inclusions liquides.
Le long de la grande route postale, à l'ouest de Tiibogo, on a récolté des fragments d'argile (No. 1369), qui ressemblent à des roches éocènes de Bantam. Le calcaire qu'on rencontre aussitôt, lorsque de Tibogo on marche vers le Sud, a fourni un échantillon (No. 1366), qui contient à peu près autant de quartz que de calcaire spathique. Les grains de quartz proviennent apparemment de couches éocènes; les petites nummulites incluses dans le calcaire, le plus souvent sous forme de fragments, du calcaire à nummulites oligocène; puis, on y voit des orbitoïdes à chambres médianes en forme de spatule, encore partiellement <en fragments.
Un autre échantillon a été détaché à peu de distance du précédent. Il contient moins de quartz; et dans le calcaire il y a des orbitoïdes à chambres spatuliformes, des cycloclypées, des amphistégines, des hétérostégines, des textularias et le lithothamnium.
Dans le calcaire (No. 1367) que l’on a recueilli tout près du poste Tüsitou, on ne voit que des sections peu distinctes de cycloclypées et d'autres qui ressemblent à des hétérostégines.
Dans des calcaires marneux (No. 1368) gris, qui alternent avec le calcaire précédent, se trouvent des morceaux arrondis de quartz et de schiste siliceux, ainsi que des restes peu distincts de foraminifères.
Près du poteau 16, à l’ouest de Tiisitou, gisent de gros blocs d’un grès quartzeux assez tendre (No. 1370); quelques morceaux contiennent des lamelles blanches de mica. On n’a pas rencontré la roche en masse franchement massive. Il est encore possible que ce soient des marnes avec beaucoup de quartz, dont la teneur en calcaire a disparu par dissolution.
Des fragments de ca/carre (No. 1371), recueillis près du poteau 15, un peu à l’est du Gg. Masiguit, consistent pour une forte part en orbitoïdes à chambres en spatule; et puis en amphistégines, cycloclypées et lithothamnium.
7. Le terrain brècheux, au nord de la série volcanique Kéndeng Louhour-Malabar.
Ce terrain se rattache à l'Ouest, près Soukanëgara, à celui qui vient d'être décrit Du côté nord, il est limité, vers l'Ouest, par des couches miocènes plus récentes, dans lesquelles on rencontre les fossiles du gisement O. de JUNGHUHN; et plus à l'Est, par les dépôts lacustres quaternaires de la plaine de Bandoung. A l’ouest de 'Bandoung, une crête étroite et nettement délimitée, consistant aussi en brèche, s'élève au-
dessus de la plaine et s'étend dans une direction Nord-Sud; elle partage la plaine en une moitié orientale et une moitié occidentale. Par cette arête, qui disparaît vers le Nord sous les produits volcaniques du Bourangrang, ce terrain se rattache aussi, de ce côté, au terrain brècheux de Tipadalarang, décrit plus haut. Vers le Sud, les brèches sont recouvertes par les produits de la série volcanique Këndéng Louhour—Malabar.
A l'est de l'arète en question, la chaîne miocène disparait sous les produits volcaniques plus jeunes, et les versants des volcans situés au Sud se confondent sans interruption avec la partie orientale de la plaine de Bandoung. Néanmoins, entre Bandiaran et Tüparaï, les brèches reparaissent sur une courte distance et forment une crête dirigée de l'Est au Sud-Est, longue de 13 kilomètres et large de moins de 4 kilomètres, qui porte des cimes de plus de 1000 mètres d’altitude.
On voit dans le profil Fig. 58 que dans la partie occidentale de ce terrain, au Sud du village Tiibanggala, l'étage m, disparaît, en pente au Nord, sous le miocène plus récent. L'étage ancien y consiste essentiellement en brèche très cohérente, dans laquelle on n’a pu faire aucune lecture précise de direction ni d'inclinaison. C’est encore le cas plus à l'Est; de toutes parts, au Sud de la route qui conduit de Tubanggala, par Gounounghalou et Tiséndawout, vers Tulilin, on trouve des bancs brècheux massifs, à grain plus ou moins grossier, dont la disposition exacte est dfficile à déterminer. A peu près à mi chemin entre Gounounghalou et Tisendawout, les couches semblent avoir une pente douce au Sud; mais ailleurs, une inclinaison au Nord de 10 à 20° est le plus vraisemblable.
Si de Tiséndawout on monte au Sud-Ouest la côte escarpée vers l'ancien pasangerahan Margalangou, ou que l’on remonte le lit du Ti Miniak, ou que l’on se dirige au Sud-Est, par le Pasir Naringgoul, vers le chef-lieu de district Tiiwidéï, on rencontre partout des bancs épais de brèche, dont la direction et l’inclinaison ne sont pas nettement visibles. Au haut du plateau les couches sont horizontales ou ont une faible pente au Sud, selon toute probabilité.
Le caractère neptunien de cette montagne se reconnaît, dans les couches profondes, au grand nombre de morceaux arrondis qui se montrent entre les fragments anguleux et qui parfois font passer Îles brèches aux conglomérats. Mais à l'endroit où, dans sa partie méridiorale, entre Patrol Tambak rouïoung et le chef-lieu de district Kopo, la montagne atteint sa plus grande altitude, 1300 à 1500 m., on ne trouve rien d'autre que de l'argile rouge avec blocs d’andésite; et il n'est pas invraisemblable que cette portion ait été édifiée au-dessus des eaux par des éruptions tertiaires anciennes. C’est par là que la limite des produits quaternaires et des volcans Patouha et Boubout- Tandiaknangsi est quelque peu douteuse.
Les cimes de roche éruptive massive dans ce terrain ont déjà été
signalées plus haut. Dans des brèches, on a récolté des échantillons
(No. 1372) au mont Kawoung, au sud-est du village Tnbanggala; ces morceaux consistent en andésile à pyroxène assez fraîche. Sur le haut plateau, près de Margalangou, tout près de la limite du terrain volcanique méridional, on a détaché des fragments d'andésite à pyroxène (No. 1373), à pâte altérée, gris-clair, et à nombreux cristaux de feldspath et d’augite assez volumineux.
Au pied de la chaîne, un peu au sud de Tusëndawout, affleure une brèche altérée à fragments de basalte (No. 1374), qui contiennent des olivines serpentinisées et de l'hypersthène. Dans la vallée du Tu Miniak, près de Bodionglowa, les brèches contiennent des morceaux d'andésite à pyroxène et à hornblende (No. 1375) très altérée, dans laquelle il existe beaucoup de chlorite et de spath calcaire.
A l'est du chef-lieu de district Tulilin, au bord méridional de la plaine de Bandoung, s'élèvent diverses cimes abruptes, dont V. HOCH- STETTER cite (1 c.) le Batou sousoun, un sommet avancé du Bouleud (1171 m.). La chaîne consiste ici aussi en brèche cohérente, dans laquelle on a recueil des échantillons près de Bahoubang, au pied du Gg. Bouleud. Cette brèche (No. 1378) se compose de morceaux de
roche éruptive assez altérés et de forme irrégulière, qui sont reliés par
un gravier tuffeux. Dans beaucoup de ces morceaux, on voit, à la loupe, des aiguilles fines de hornblende.
Au sommet escarpé Singa, au nord-ouest du chef-lieu de district Kopo, on a pris des fragments d'une andésite à hornblende, gris clair (No. 1379), dont la pâte consiste essentiellement en feldspath, minerai de fer et particules de pyroxène, et dans laquelle sont disséminés d'ordinaire de la hornblende brune, décomposée en grains noirs, du pyroxène frais avec cristaux d’apatite et de plagioclase.
Des fragments (No. 1380) originaires de la cime Tiaïour, qui s'élève à 1390 mètres d'altitude au sud-ouest de Kopo, et qui forme apparemment la ruine d'un volcan tertiaire ancien, consistent en une pâte bleu grisâtre à petits cristaux de feldspath et grains de pyroxène. Au microscope, on voit un beau feutrage gris de microlithes, avec plagioclase, pyroxène, minerai de fer et quelques cristaux de hornblende. C’est une andésite à pyroxène hornblendifère.
D'autres morceaux ont été recueillis à la cime Poulous, et dans la brèche du lit du Tu Tiangkoran, près Nengkélan, Le premier (No. 1381) est un basalte très altéré; dans le deuxième (No. 1382) on voit, au microscope, une belle pâte d'andésite, qui présente de gros cristaux de hornblende, d'hypersthène, d'augite et d’olivine ; la hornblende et l’olivine sont très altérées. Ce dernier est donc de /'andésite à hornblende.
Plus à l'Ouest, on a récolté des échantillons (No. 1383) à Patrol Tambak rouïoung, à la limite des districts de Tiisondari et Rongga.
Andésite à pyroxène fraiche; au microscope, on voit une belle pâte floconneuse, avec les cristaux porphyriques ordinaires, tous fort peu altérés.
La crête étroite qui sépare en deux parties la plaine de Bandoung consiste en brèches pareilles, dont la disposition ne peut pas non plus être observée distinctement. Entre Batoudiadiar et Leuwigadia, on a recueilli des morceaux de brèche (No. 1376), qui consistent probablement en fragments de basalte. Cependant, la roche est si altérée que l’olivine y est presque entièrement décomposée en hydroxyde de fer rouge brunâtre.
Des échantillons (No. 1377) du mont Padakasik sont de l’andésite à hornblende altérée.
Le monticule Gg. Sanggar, qui s'élève de 70 mètres au dessus de la plaine, au Nord de la route de Tülilin à Tiiséndawout, est constitué par de la brèche; mais l'argile des collines Gagak et Kolotok, situées plus au Nord, provient probablement de la désagrégation des marnes m,.
Le dos isolé qui se dresse entre le pied du Malabar et la plaine orientale de Bandoung, consiste aussi en érèche, dans laquelle on ne voit pas de stratification et où les fragments arrondis font aussi totalement défaut. Par suite, le caractère neptunien de cette roche est douteux.
Les cimes les plus hautes sont formées de roche éruptive massive ; elles ont déjà été décrites plus haut. On a recueilll des morceaux de brèche à l'extrémité occidentale, tout près du signal Heulang ngambang (No. 1384), et au pied septentrional, un peu à l'Ouest de Manggahang (No. 1385). La première roche consiste en fragments anguleux de roche éruptive, de grosseur très variable, agglomérés par du sable tuffeux, gris clair. L'autre roche est une rèche cohérente, qui se compose, en majeure partie, d'andésite à pyroxène à hypersthène bien apparent, et quelques apatites courtes et épaisses.
8. Le terrain brècheux au Sud de la série de volcans Kendeèng louhour — Tiikouraï.
À l'Ouest cette chaîne aboutit aux terrains décrits sous les alinéas 6 et 7; elle s'étend sans interruption jusqu'à l'est du méridien du Tikouraï, où elle est recouverte par du miocène de l'étage m,.
Entre Nialindoung et Soukanégara, la crête de la chaîne, dont l'altitude est de 1100 à 1340 mètres, consiste en brèche. Dans la partie occidentale, près de Nialindoung, les couches m, à fossiles situées vers le Sud atteignent à peu près l'altitude de 1000 mètres. Plus au Sud-Est, la limite est située plus bas; et au Sud de Soukanégara, les couches de marnes n'arrivent, près de Rawakalong, qu'à l'altitude de 700 mètres.
Si de Soukanëgara on suit au sud la route qui mène à Sindangbarang, chef-lieu du district Tiidamar, on rencontre alternativement des brèches à grain fin, des grès d’andésite compacts et des grès argileux tendres, dont la pente est généralement au Sud. Les rivières ont ordinairement creusé leur lit jusque dans la roche dure, et forment
de petites cascades par dessus la tète des couches. En général, la pente au Sud ne dépasse pas 10 à 15 ; mais à 3 bons kilomètres au
sud de Soukanégara, on a observé près de Waroungtialang D. = 121, [ — 35 au Sud; et à peu près 2 kilomètres plus loin, près de Waroungtitalahap, D. — 110°, I. — 30° au Sud. Entre ces deux points, on observe
sur une petite distance une pente vers le Nord; au sud de Waroungtialang p.ex., dans la rivière Tii Laängkap/ ont a trouvé D=1100" = 70 au Nord. Plus au sud, l'inclinaison devient plus faible; elle ne dépasse plus 5 et souvent elle est moindre encore. Déjà à deux kilomètres au sud-est de Waroung tutalahap, l'étage m, est recouvert par du miocène plus récent; mais dans la vallée du Ti Diampang les brèches sont dénudées jusque près de Paguëlaran. Plus au sud, par suite de la faible pente des couches, les brèches ne sont situées qu'à une faible profondeur en dessous des marnes; de sorte qu’elles sont à découvert en nombre de points, dans les profonds ravins; p. ex. sur la route de Kadoupandak à Tiiroïom, dans la rivière Astana et dans le Ti Balapoulang, près Leuwimalang. Ces affleurements occupent communément une superficie trop fable pour pouvoir être indiqués sur la carte. Les brèches affleurent sur une étendue plus vaste, dans la vallée du Tn Bouni au pied du Bengbreng, entre Tiirandn et l'embouchure du Tii Balapoulang. Dans ce dernier cours d’eau, et dans son affluent de droite le Tn Bodas, les brèches sont également à découvert, de sorte que le terrain brècheux se joint indubitablement par dessous les couches récentes aux couches correspondantes du haut piateau de Pasawahan, que nous avons déjà rencontrées dans la vallée du Tu Kaso, près Pabouaran.
Particulièrement intéressant est l’affleurement de la brèche au pied du mont Soubang, dans le lit du Tii Bouni, près du pont, au nord de Turandi. A dix mètres en amont du pont (donc vers le sud), dans dés ;couches: de -brèches àvgrain fn -ona/constaté Dior es au Sud; près du pont affleurent des.brèches grossières d’une andésite altérée, de teinte claire, chez lesquelles on n'observe aucune disposition en couches; et à 50 mètres en aval du pont, dans des bancs de brèches Hines, ‘on observe, très distinctement: D. —-r00, 11—"%0o* au Nord: A vingt mètres plus en amont, les couches sont encore plus redressées et 1l y existe un banc de roche éruptive massive, interposé dans des grès grossiers, à pente de 70° au Nord. A la rive droite, ce banc n’a environ que 15 mètres d'épaisseur, et celle-ci ne dépasse pas 10 mètres à la rive gauche; la roche est divisée en prismes, perpendiculaires au plan de la couche.
Les couches de brèches forment donc ici une selle assez abrupte, qui est récouverte, en discordance, par les couches de marnes, en pente faible au Sud, de l'étage m,, dont se compose, dans cette région, la surface du sol. A consulter la coupe Fig. 67.
Plus à l’ouest, dans lés vallées du Ti Bouni, du Tu Balapoulang et du Ti Bodas, la disposition des couches de brèches est moins apparente, et le banc de roche interposé n’y est à nu qu’en deux points. Dans le lit du Tu Diampang, un peu en amont du confluent avec le Ti Bouni, il vient au jour de la roche massive, recouverte de grès qui, vers le nord, ont une pente douce au Nord et, vers le sud, inclinent faiblement au Sud. Il est probable que la ligne de faîte de la selle est ici à découvert. Un peu plus au nord, on a rencontré la roche niassive dans le ht du Tu Kawoung, au sud du hameau du même nom.
Tout près du confluent du Ti Balapoulang et du Ti Bouni, des sources thermales jaillissent dans les brèches, sur les deux rives.
On a recueilli des échantillons de la roche éruptive interposée, dans le Ti Bouni, près Türandi (No. 1167), dans le Ti Diampang (No. 1168) et le Tu Kawoung (No. 1169). Ce sont des andésites à pyroxène désagrégées, qui renferment parfois de l'olivine décomposée.
Sur la route de Bodionglarang, par Tégallowa, à Sagarentën, à la rive gauche du Tu Balapoulang, on a pris dans une brèche des. morceaux (No. 1386) d'une andésite à pyroxène, quelque peu altérée.
Les fragments No. 1387 sont originaires de brèches très compactes, dénudées dans le Tu Balapoulang, près du confluent avec le Tii Seungkeut. C'est une andésite à pyroxène, avec quelques cristaux troubles de hornblende. A l'autre bord de la rivière affleure de la brèche compacte à grain fin.
Les échantillons (No. 1388) qu'on a pris dans la brèche du Ti Astana (voir plus haut) sont aussi de l'andésite à pyroxène; mais ils contiennent de l’olivine décomposée.
Si par la grande route qui conduit de Soukanegara à Sindangbarang, par Turandn, on descend rapidement, en dessous des plantations de café de Pasirpari, vers la vallée du Ti Diampang, on rencontre dans une tranchée de la route des grès d'andésite verts, très compacts (No. 1390), qui ne font pas effervescence avec l'acide chlorhydrique.
Tout près du confluent du Ti Diampang et du Tu Bouni, près de Paguërmaneuh, on a récolté des fragments (No. 1389) d'une brèche de roche éruptive à grain fin et altérée, mais très compacte.
A l'est de Soukanégara, la ligne de partage des eaux consiste, au Gg. Seureuh, encore en brèche; plus loin, cet étage ne forme pas une crête distincte, mais on ne trouve la roche que sous une large bande le long du versant de la montagne.
Si l'on se dirige de Türandiüi, par Tükaroutouk et Tiipélah, ou de Sindangbarang, par Tülowa et Parigui, vers le haut plateau de Patenggang, on rencontre la brèche, dans le lit profond du Ti Bount et d’autres rivières, déjà à moins de 900 mètres d’altitude. Toutefois, à la surface, le miocène plus récent s'élève à plus de 1100 mètres. À.
l'altitude de 1400 à 1500 mètres, les brèches sont recouvertes par les produits néo-volcaniques du grand volcan Kéndëng louhour et des points d'éruption situés près Télaga Patenggang. Les brèches ne sont donc ici à nu que le long de cette partie du versant de la montagne qui se trouve entre les deux couvertures. L’étage m, consiste ici en bancs épais de brèche fine ou grossière, mais toujours cohérente, dont la disposition exacte ne peut se mesurer que rarement, mais qui, en général, inclinent légèrement au Sud. Les brèches se composent de fragments d'andésite et de basalte anciens, ainsi qu'on les a déjà décrites à diverses reprises. Nulle part, dans ce terrain, on n’a trouvé dans la brèche des fragments de grès, de marne ou de calcaire.
A l'est de la route de Parigui au plateau de Pangalengan, le bord septentrional du terrain brècheux s'élève au-dessus du pied de la couverture volcanique, et, de ce point jusqu'au volcan Sitou Tiirompang, il forme une falaise de ‘1600 à 1900 mètres d'altitude, percée par de nombreuses rivières. Vers le Nord, cette falaise a une pente assez raide; et entre 200 et 400 mètres en dessous de la crête elle est déjà recouverte par des produits volcaniques. Vers le Sud, elle pousse des ramifications, à sommets avancés de 1400 à 1600 mètres d'altitude. Si l’on consulte la carte topographique, échelle 1 : 20.000, on voit que ce terrain a formé un haut plateau, qui, au bord septentrional, s'élevait à une altitude de 1800 à 1900 mèêtres et qui descendait vers le Sud sous un angle de 5° à 8. A la suite de l'érosion des nombreuses rivières qui prennent leur source dans les hautes terres volcaniques et qui ont creusé leur lit dans les brèches, à des centaines de mètres de profondeur, le haut plateau s'est transformé en un terrain de montagnes fortement accidenté. La couverture miocène plus récente atteint, près Parigui, jusque r100 mètres d'altitude; mais plus à l'est, à la limite des districts Tidamar et Kandangwési, cette altitude n'est plus que de 700 mètres. Au-dessus du niveau de 1000 mètres, cette montagne est complètement inhabitée. A l’est de la route qui passe par Parigui, on ne rencontre dans la montagne un autre chemin qu'à 18 kilomètres de distance; il conduit du chef-lieu de sous-district Tiiséwou, par Pamoïanan, vers le plateau de Pangalengan. En dehors de ces routes il n'y a que des sentiers conduisant vers quelques cimes, où la population va récolter les produits des forêts. C’est pourquoi cette chaîne n'a pu être explorée en détail qu'en quelques points seulement.
Nous avons déjà décrit précédemment les sommets qui consistent en roche éruptive compacte ainsi que les points où la roche massive est dénudée dans le lit des rivières.
Le terrain brècheux se compose de bancs épais, en pente douce au Sud, constitués exclusivement de fragments de roche éruptive. Dans les lits des rivières, creusés à grande profondeur, les brèches apparais-
sent encore à une grande distance au sud de la limite générale de nes néanmoins les affleurements offrent souvent trop peu d'étendue pour qu’on puisse les indiquer sur la carte.
Des échantillons ont été recueillis dans le lit de la rivière-frontière Ti Pantioung, sur la route de Tiiséwou à Boungboulan, où la brèche sous-jacente est dénudée à 400 mètres d'altitude. Ce sont des andésites à pyroxène (Nos. 1394 et 1395), dont quelques-unes comprennent des cristaux troubles par décomposition, probablement des olivines; et dont d'autres présentent de l'hypersthène décomposé en fibres à côté d’augite fraiche.
Sur la route qui conduit de Tiséwou au nord, vers le plateau de Pangalengan, un peu au sud de la limite des sections Tiandiour et Bandoung, on a récolté dans la brèche des morceaux de basalte (No. 1393). Les préparations microscopiques contiennent beaucoup d'olivine, devenue partiellement brune par décomposition.
À la distance d’un poteau au sud-est de Tiiséwou, on rencontre une brèche à grain fin, qui contient de nombreux fragments (No. 1392) à éclat de pechstein. An microscope, on voit une pâte avec beaucoup de verre limpide, changé par places en une matière trouble, brune. Dans cette pâte gisent des cristaux de feldspath, d’augite et de hornblende vert brunâtre. Parmi les feldspaths, il existe apparemment un peu de sanidine. C’est un pechstein d'andésite à pyroxène.
À la côte Sud, la brèche affleure suivant une bande très étroite, près de l'embouchure du Ti Séla, à plus de 4 kilomètres à l’est du chef-lieu de sous-district Tiidaoun. D'un gros fragment inclus dans cette brèche, on a détaché des échantillons (No. 1391) qui, au microscope, se reconnaissent pour une andésite à pyroxène très fraîche, à pâte. floconneuse, gris-clair.
Tout près de la frontière entre Tiidamar et Kandangwèsi, la crête de la montagne miocène est de nouveau recouverte par les produits du volcan Sitou Tiirompang et ceux du Papandaïan; mais à l’est du cheflieu de district Pakendieng, la montagne brècheuse apparaît derechef, et, près de la cime Mandalaguiri, elle atteint l'altitude de 1812 mètres. Au sud du dos Pountiak guëdé-Mandaliguiri, on reconnaît encore distinctement qu'à l’origine ce terrain a formé un plateau; et le long des cimes Télou (1670 m.), Guëdër (1650 m.) et Limboung (1240 m.), on reconnaît très bien que ce plateau descendait graduellement vers le Sud.
Le terrain brècheux s'étend ici bien plus loin vers-le Sud que dans le district Tidamar. Entre la vallée du Tii Laki et le chef-lieu de district Pameungpeuk, la zone marneuse n'a pas plus de 8 kilomètres de largeur le long de la côte Sud; et les plus hauts points du plateau marneux n’ont pas plus de 600 mètres d'altitude.
À l’est de Pameungpeuk, la ligne du contact méridional de la brèche
avec la marne se dirige au Nord-Est jusqu’à Taradiou, où les deux terrains passent graduellement l’un dans l’autre. Au nord-ouest de Taradiou, lé terrain brècheux s'arrête net. Vers le nord-est, l’arête qui porte les cimes Pountiak kolotok (1514 m.) et Tioulabadak (1360 m.) s'élève à pic au-dessus du terrain marneux, et de ce côté, les couches de marnes sont adossées, en discordance, à la ligne de ruptufe.
De toutes parts les bancs de brèche sont à peu près parallèles au haut plateau et inclinent au Sud ou au Sud-Est, sous un angle de 4 à 6°. Vers le sud, ils disparaissent, en pente plus faible encore, sous le miocène plus récent; et c’est pourquoi ici encore l'étage brècheux est dénudé dans les lits profonds des rivières, à une grande distance de la limite du dépôt. Il est à remarquer cependant que depuis l’embouchure du Tir Bouni jusqu'à celle du Ti Kaëngan, donc sur une distance de plus de 125 kilomètres, le miocène plus ancien n'apparaît tout près de la côte Sud qu'au seul point cité tantôt, à l'embouchure du Tu Séla; tandis qu'à l'Ouest, depuis la Wijnkoops-Baai jusqu'au Tu Bouni et à l'Est, du Ti Kaëngan jusqu'à la baie de Panandioung, toutes) les rivières importantes ont mis à nu une zône étroite de l'étage m, Jusqu'à la côte Sud.
Dans ce terrain, on a recueilli les échantillons qui suivent:
Des morceaux (No. 1396) originaires d'une brèche massive du Tu Rompang, près Gounoungdiampang, sont une andésite à pyroxène assez altérée.
Sur la route de Gounoungdiampang à Boungboulan, au pied méridional du volcan Sitou Tirompang, au versant du Gg. Tilou, on passe par une cascade de la rivière Ti Gounoung tilou; on y a récolté, dans une brèche cohérente, des morceaux d’andésite à hornblende (No. 1397), qui ne renferment presque pas de pyroxène, mais où de la chlorite est disséminée dans toute la masse à côté de hornblende brune, fraîche encore pour une grande partie.
À un bon demi-kilomètre plus au Sud, on a enlevé à une brèche compacte des fragments (No. 1398) d'une andésite à hornblende et à pyroxène fraîche.
Plus au Sud encore, près du pont sur le Ti Hikeu guëdé, on rencontre de la #rèche avec fragments (No. 1399) qui ressemblent à de la diabase olivinifère. Toutefois, la pâte est complètement grenue et cristalline et consiste en pyroxène, plagioclase et minerai de fer; dans les formes de l®livine, on observe un mélange de chlorite et de calcaire spathique ; les plagioclases aussi sont décomposés et troubles.
À l'est de Boungboulan, à la rive gauche du Tu Rompang, au versant du Pasir Langgou, on a détaché, dans la rivière Tu Kouda, et dans la brèche, des morceaux d'andésite à pyroxène altérée (No. 1400).
Sur la route de Boungboulan à Pameungpeuk, à la rive gauche du
Tu Kandang, au versant du Gg. Angsana, on a recueilli de la brèche (No. 1401) qui contient des morceaux d'andésite à pyroxéne (No. 1402).
ÉnMbeutanhestmndetcette route aussudrde la cime d'andésite, Go. Waïang, près du hameau Dépok, on a récolté dans une brèche des morceaux d'andésite à pyroxène (No. 1403); ils sont encore assez frais et présentent une pâte feutrée grise.
Plus au nord, sur la route de Pakendieng à Gounoungdiampanpg, dans le Ti Souren, au sud du Gg. Malang, on a détaché, dans une brèche, des morceaux d'andésite à pyroxène (No. 1404) dont la pâte contient un verre brun.
Sur la route de Tukadiang à Pakendieng, on suit constamment la limite du versant volcanique du Papandaïan et de la chaîne miocène. Au sud de Tikondang lébak, on a récolté dans une brèche des morceaux d'andésite à pyroxène (No. 1405) à caractère ancien.
Au sud-est du mont Astana, sur la route qui mène à Tiigadog tongooh, la brèche de la rive gauche du Ti Mangké contient des morceaux (No. 1406) d'andésite à pyroxène fraîche.
A peu près 2 kilomètres plus à l'est, à l'endroit où, près Tugadog tonggoh, on passe le Tii Pasérangan, il se montre, dans la brèche, des fragments (No. 1407) fort altérés; au microscope, on voit dans la pâte beaucoup de minerai de fer spongieux et des particules d'un verttrouble; les feldspaths sont ternes et tous les autres minéraux y sont décomposés en chlorite, minerai de fer et calcaire spathique. Il est probable que cette roche à été primitivement un basal/fe.
Des échantillons (No. 1408) qui ont été recueillis dans la #rèche, sur la route de Pameungpeuk, -dans le lit de la rivière près Tridiengkol, sont encore de l'andésite à pyroxène, mais contiennent quelques cristaux d’olivine vert trouble.
Si de Pameungpeuk on se dirige vers le Nord, on rencontre, un peu avant d'arriver à Tisompet, les cimes abruptes Batou bouliguir, décrites précédemment, qui consistent en roche éruptive compacte. Ces cimes sont environnées de 4rèche d'une andésite à pyroxène assez altérée (No. 1409).
En allant vers le Sud-Est, de la maison du contrôleur à Tükadiang, entre le Papandaïan et le Tükouraï, vers Bandiarwangui, on marche constamment sur de la brèche au-delà de Pamëgatan. Les échantillons (No. 1410) viennent du Gg. Diaïa, à l’ouest de Pamëgatan; ils consistent en fragments (No. 1411) d'andésite à pyroxène ancienne, commune.
De Bandiarwangui, une route conduit au Sud vers Tisompet; en cet endroit, on a recueilli des morceaux (No. 1413) d'une brèche cohérente près du hameau Tiimoniol. Ils contiennent quelques grosses olivines limpides; c’est du basalte, ou de l’andésite à pyroxène olivinifère.
Les fragments No. 1412 proviennent du défilé situé sur la crête Amloung; ils contiennent, outre du plagioclase, beaucoup d’hypersthène, peu
d'augite, et de l’olivine serpentinisée en grande partie. Vu les caractères de la pâte, 1l faut appeler cette roche une andésite à pyroxène olivinifère.
À l'endroit où, au Sud de Bandiarwangui, près Singadiaïa, la rivière Tu Kaëngan a creusé son lit, à travers la couche de marnes à fossiles, jusque dans la brèche, on a récolté, dans la brèche, les échantillons No. 1414; ici encore on ne sait s’il faut les appeler 4asalte ou andésite à pyroxène. La roche ressemble aussi à une diabase, car elle a une pâte grenue, cristalline, formée d’augite brunâtre, de feldspath, de minerai de fer dissous en partie, et de beaucoup de particules de serpentine et de chlorite.
Dans la haute montagne qui s'élève à l'Ouest du chef-lieu de district Deudeul, on a recueilli dans la brèche, dans le cours supérieur du Ti Térous, au Nord du pasanggrahan Pasirwalang, des morceaux (No. 1415) d'une andésite à pyroxène assez fraîche.
Les échantillons qui suivent viennent de points où le lit des rivières est creusé jusque dans l’étage sous-jacent m,, au Sud-Est de la chaîne brècheuse ancienne.
Dans la vallée du Ti Langla, la brèche est dénudée sur une grande distance, en amont de Parakanhondié, près Boubouwaï. Elle consiste entièrement en #orceaux de basalte (No. 1416), qui correspondent à la roche massive qu'on voit affleurer un peu en aval, près de Péndawa téngah, et qu'on a décrite plus haut. Dans la pâte de ces échantillons on observe beaucoup de verre à grains foncés; le feldspath s’y présente en longs rectangles; l’augite est encore fraîche, mais l’olivine y est décomposée en serpentine.
En aval de Parakanhondié, il apparaît «encore de la brèche sur une grande étendue, au-dessus et au-dessous de l'endroit où affleure le basalte de Tiouroukneukteuk.
Dans, la brèche du Tii Beureum, près Tiikangkareng, il existe du minerai de manganèse.
Au-delà de Bantarkalong, dans l'affluent Tiütalahab, on voit de la brèche À grains fins (No. 1417), qui consiste en fragments de roche éruptive fort désagrégée.
Plus au Sud, près du mont Tendiolaout, les brèches viennent au jour sous forme d'une arête, longue de 4 kilomètres, qui s'élève à 290 mètres d'altitude, ou à une hauteur de 30 à 40 mètres au-dessus du terrain environnant plus récent. Dans cette brèche, on a pris un fragment qui provient probablement d’un dépôt plus ancien. Cet échantillon (No. 1418) est une roche grenue, assez altérée, dans laquelle, à l'œil nu, on ne peut distinguer que du feldspath et un minéral augitique. Au microscope, on voit de nombreux grains volumineux de quartz à bulles liquides, du plagioclase limpide et de l’orthoclase trouble, de gros grains de magnétite et des morceaux vert clair de hornblende,
qui sont, en partie, décomposés en un minéral brun, trouble; puis, de l’'apatite. Il est possible que la hornblende soit issue d’augite. La roche est donc un granite à hornblende, riche en plagioclase ou une diorite quartzifère, issue peut-être d’une diorite quartzeuse et augitique.
Dans la vallée du Ti Woulan, les brèches sous-jacentes sont aussi à découvert sur une grande distance. On a recueilli des échantillons à la cime Nagrok, au Sud-Est du chef-lieu de sous-district Tiikatomas. Cette roche (No. 1421) ressemble à une diabase phorphyroïde; la pâte est à peu près totalement cristalline, et consiste en augite, chlorite, feldspath et minerai de fer; en cristaux porphyriques, on y observe de l’augite, en partie fraîche, en partie décomposée en un minéral chloriteux, vert terne ou en une substance blanche; aux cristaux à moitié altéréshon peut encore fort bien reconnaître que c'est de l’augite monoclinique; 1l n’est donc pas probable qu'il y existe aussi du pyroxène rhombique; puis, on y trouve du feldspath en longs cristaux en forme de baguettes, ainsi que de l’apatite. C'est une andésite à pyroxène, à caractères de diabase.
Tout près de l'embouchure du Ti Woulan, on a recueilli des morceaux d'une brèche (No. 1419) à grain fin, complètement altérée.
On voit, par ce qui précède, que la composition des brèches est très uniforme. Les andésites à pyroxène prédominent, et ressemblent parfois à de la diabase; elles contiennent aussi ça et là de l'olivine. En certains points ce sont les basaltes qui l'emportent, et en quelques endroits se montre aussi de l'andésite à hornblende. On n'a trouvé qu'un seul morceau de diorite quartzeuse ; ICI, comme ailleurs, la présence de fragments de roches pré-tertiaires dans les brèches est excessivement rare.