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Zerrain brècheux dans la section de Soukapoura

Dans le prolongement du terrain précédent, les brèches anciennes reparaissent au Sud de Manondiaïa. Sur une superficie égale à un carré de 16 kilomètres de côté, elles forment ici une haute montagne, qui dépasse les collines néo-tertiaires des environs. Sur la ligne de partage des eaux ce pays de collines atteint l'altitude moyenne de 400 à 500 mètres, et 660 mètres au maximum; tandis que la crête du terrain brècheux a, en moyenne, une altitude de 1000 mètres, et atteint celle de 1143 mètres au sommet Bongkok.

Nous avons déjà énuméré les points où, dans cette chaîne, affleure la roche éruptive compacte; et il est très probable qu'une exploration détaillée des principaux ravins en ferait connaître encore plusieurs autres. En ce qui concerne les brèches, il importe de faire observer que leur caractère neptunien est douteux, car même dans de beaux affleurements, tels que ceux des vallées du Ti Séël et du Ti Tambal, on ne voit nulle part une trace de stratification. Dans les brèches, des frag-

ments anguleux, grands et petits, sont entremêlés irrégulièrement ; et nulle part on ne trouve de conglomérats. On n'a pas davantage rencontré de grès à ciment calcaire ou des marnes calcaires.

On y a recueilli les échantillons suivants:

Un peu au nord du point où la route qui mène de Manondiaïa, par Tiinéam, vers le pasanggrahan Tutalahab, passe le Ti Séél, on a récolté les morceaux No. 1422. C’est une roche fraîche, avec verre brun clair dans la pâte; parmi les cristaux porphyriques, on observe de la hornblende brun sombre. C'est une andésite à pyroxène et à hornblende.

Les échantillons (No. 1425) recueillis tout près de la frontière orientale, près Tütalahab, sont une andésite à pyroxène ; l'hypersthène est partiellement décomposé en chlorite ; quelques particules vertes de serpentine sont peut-être issues d’olivine.

Tout près de la crête de la montagne, dans le voisinage de Singkoup, à l’est du sommet Bongkok, on a récolté le No. 1423. C'est une andésite à pyroxène assez fraîche, à verre brun dans la pâte.

Plus au Nord, là où la route croise la vallée du Tu Séël, tout près du confluent du Ti Pépéndil, on trouve la roche No. 1424, dans laquelle se montrent, à côté de fort peu d’augite, de nombreux cristaux volumineux de hornblende. Donc, andésite à hornblende.

Au Sud-Est de cette montagne, la rivière Ti Médang a creusé son lit, en aval du chef-lieu de district Tulégui, sur une couple de kilomètres de longueur, à travers le néo-miocène jusque dans la brèche sous-jacente ; et elle a dénudé celle-ci au niveau de 250 à 260 mètres. Des fragments (No. 1420) ont été recueillis à 24 kilomètres à l’est de Tülégui; ‘ils contiennent des hornblendes troubles, décomposées, et quelques cristaux arrondis, limpides, de quartz. C’est une andésite à pyroxène et à hornblende quartzifère.

A l'est de la chaîne décrite ci-dessus et au sud du chef-lieu de district Tusaär s'étend, sur une longueur de plus de 6 kilomètres, une arête nettement délimitée, dont le plus haut point se trouve, au signal Guëguëér bintang, à une altitude de 457 mêtres. Cette arête consiste en érèche dont on a recueilli des fragments (No. 1426) près du hameau Taman, à l'ouest du signal en question. C’est une belle roche, dont la pâte présente un feutrage de microlithes de teinte claire, avec petites aiguilles de feldspath et des grains d’augite et de minerai de fer; en cristaux porphyriques, il s’y montre de nombreuses hornblendes brunes à bords noirs, des augites vert clair, du plagioclase et un peu de sanidine. C'est une andésite à hornblende.

Au nord du Guéguër bintang se dresse encore un mont brècheux, qui atteint l'altitude de 365 mètres au signal Sangkour. Le contrefort septentrional de ce mont, le Mandalaré, est percé par la voie

où.

ferrée. -La tranchée a une profondeur de 28 mètres, et dans les 8 mètres supérieurs elle n'offre que des produits de désagrégation, notamment de l'argile brun rougeâtre avec quelques blocs d'andésite. En dessous, viennent des couches de brèches avec interpositon de deux bancs d’andésite, épais de 4 à 6 mètres, qui tous inclinent à l'Est sous un angle de 20° à 30.

Comme ici les couches de brèches sont altérées Jusqu'à une profondeur considérable, il est bien possible que quelques-unes des cimes isolées, qui sont disséminées dans la partie méridionale du marécage Lakbok, et qu'on a signalées sur la carte comme m,, appartiennent encore à l'étage brècheux. A la surface, on ne peut voir que de l'argile brune; et, sans des tranchées profondes, on ne saura rien des couches sous-jacentes.

À la chaîne brècheuse Mandalaré-Sangkour appartient encore le mont brècheux Babakan, situé au nord de Bandiar et déjà en Chéribon.

Dans l'angle Sud-Est de la résidence, la brèche affleure de nouveau en une bande large, qui géologiquement forme le prolongement de l'île Nousa Kambangan, décrite dans la résidence de Banioumas. Entre les chefs-lieux de district Tuükémboulan et Kalipoutiang, on voit des bancs de brèches et de conglomérats, disposés horizontalement ou en pente douce au Sud. Près de Tularangan, on a recueilli dans la brèche les fragments No. 1427; ce sont des ÿasaltes avec beaucoup d’olivine, décomposée en une serpentine terne, vert brunâtre, et avec de l'hypersthène à côté d’augite. Plus au Nord-Est, dans la descente vers le hameau Bagolo, on a détaché des morceaux d’un banc de lave tertiaire interposé, qui a plus de 4 mètres d'épaisseur et qu'on peut suivre sur une étendue de près de 200 mètres. En certaines parties, le banc a tant soit peu l'air d’un conglomérat. Les fragments ont un éclat de pechstein et contiennent des cavités nombreuses, que remplissent communément le quartz ou la zéolithe. La roche (No. 1428) est toujours fort altérée, de sorte qu'il n'a pas été possible d'en obtenir des préparations convenables pour une analyse microscopique. C’est probablement un basalte altéré.

A l'extrémité sud-est des Préanguer, dans la presqu'ile de Kabouïoutan, affleurent des marnes et des argiles, sur lesquelles reposent de petits îlots de calcaire. A la côte occidentale de Kabouïoutan, on a récolté des échantillons (No. 1429) d'argiles gris clair, qui happent à la langue. Même à la loupe on n’y reconnaît pas de minéraux distincts. Dans ces couches, on a mesuré à la côte ouest de Kabouïoutan, Dre 2 au Sud-Ouest: etiplus ausnord,/D'—\130, L..— 15° au Sud-Ouest. Dans la même direction se trouve aussi la crête, qui se dresse à pic dans la plaine marécageuse, au nord-est de Tübogo, et s'étend jusqu'à Kabouïoutan, sur une longueur de 23 kilomètres.

Il. L'étage marneux m,.

Dans la préface de la description de l'étage m,, on a déjà signalé, à grands traits, en quels endroits de cette résidence affleure le tertiaire m,; ils sont situés:

dans la partie septentrionale de la section de Soumédang ; à l’ouest de la plaine de Bandoung; 3. sur le haut plateau de Bodionglopang, entre les terrains brècheux SH ÉCLRO 4ï“au nord'de:latvalléerdu ‘Tn° Mandirr entree Mi Miatrheeente Tu Tarik ; 5. tout près de la frontière de Bantam, au nord du chef-lieu de sous-district Tusolok 6. le long de la côte Sud, sur toute la longueur de la résidence. Ces 6 terrains vont être décrits l’un après l’autre. 1. Le terrain marneux, dans le nord de la section de Soumèdansg. Ce terrain fait partie du tertiaire récent de la côte Nord de Java, lequel, sous forme d'une zone étroite, s'étend encore loin à l'Est, dans la résidence de Chéribon, et à l'Ouest, dans les résidences de Krawang et Batavia. Le terrain est un pays de collines, raviné irrégulièrement, qui s'élève à l'altitude de 100 à 250 mètres; une seule cime, le Garidio, au nord de la grande route postale, entre les chefs-lieux de district Tiongguéang et Tomo, atteint l'altitude de 300 mètres. Vers le nord, la limite de ce terrain avec le quaternaire et l’alluvium de la côte Nord de Java peut être nettement établie.

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