‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 3)Chapitre 70 sur 216 · Minerai de manganèse · texte numérisé non relu

Minerai de manganèse

Dans le district de Karang, dans la vallée du Tii Beureum, affluent du Tu Langla, on a trouvé de la pyrolusite en amont du village Tikangkareng. La surface consiste ici en calcaires marneux de l'étage m, ; mais les tranchées des rivières y atteignent l'étage inférieur m,, et dans le lit du Tii Beureum affleure de la roche éruptive massive (basalte). On observe le minerai au contact de la roche compacte et de la brèche ; il se montre en veines minces, qui traversent irrégulièrement la brèche, rarement aussi la roche compacte. Ce gisement a été exploré par OPES UN FHUGUENIN:;:: et. JP. SGHLOSSER Pad an Tome XXII du ,,Natuurkundig Tijdschrift van Ned.-Indié”.

Dans le district voisin de Paroung affleure aussi une couche mince de Ppyrolusite entre Tibatou et Eureunpalaï, à Tihideung, au contact des marnes et conglomérats de l'étage m, avec le calcaire marneux superposé de l'étage m,. Ce gisement a été découvert fortuitement dans une tranchée de déblai, d'où l’on tire du gravier pour la consolidation de la route. Il est. probable que ce minerai s’est accumulé, à la surface: primitive, sous l'influence de la végétation, et que des gisement pareils, se présenteront encore à la limite des deux. étages. |

La valeur économique de cette pyrolusite n’est pas fort considérable: mais depuis peu on exploite en Ioguiakarta, sur une petite échelle, un gisement pareil de minerai de manganèse, dont la situation est très favorable pour le transport.

S'urouriles:

Les couches de charbon, qui existent dans le terrain éocène, consistent en houille de bonne qualité. On rencontre les plus importantes dans la chaîne éocène tout près de Soukaboumi, et elles ont attiré fortement l'attention par leur situation favorable à proximité de la voie ferrée des Préanguer. Une exploration sommaire a été faite par l'ingénieur des mines J. A. HUGUENIN, et son rapport a été publié dans le ,,Jaarboek van het Mijnwezen” 1880, Tome I. Plus tard, il a été fait un relèvement détaillé sous la direction de l'ingénieur des mines J. A. H0O0ZE. On a effectué des déblais et creusé des galeries d’exploration, et on a obtenu ainsi quelques centaines de tonnes de charbon. Le rapport de HOOZE figure au ,,Jaarboek van het Mijnwezen” 1882, Première partie.

Bien que les résultats de cette exploration n'aient pas été encourageants, il s’est constitué, en 1890, une société pour l’expioitation de la partie occidentale du terrain, laquelle appartient au domaine de Tanisari. Toutefois, vu la faible épaisseur des couches de charbon proprement dites, les travaux ont bien vite cessé.

Dans la partie orientale du terrain, qui fut explorée surtout par HOOZE, on ne trouva nulle part des couches dont l’épaisseur dépassât 40 à 50 centimètres, sauf dans le lit du Tu Diati, où se présente un épaisissement local; et même une partie de cette épaisseur maxima est-elle produite par du schiste. Dans un même profil, on n’a rencontré, d'ordinaire, qu'une seule couche; dans la partie orientale seule, dans la rivière Tu Pamabousan, il existe deux couches, dont l’une toutefois n’a que 20 centimètres d'épaisseur. À consulter la carte annexée au rapport de HOOZE

Les organisateurs de la societé dont 1l a été question plus haut fondaient les plus grandes espérances sur une couche épaisse qui vient au jour dans la partie occidentale, près Tanisari, tout près de la crête du Gounoung Walat. Cette couche, d’une épaisseur de 2 à 3 mètres, consiste toutefois, en grande partie, en schiste carbonifère, accompagné de quelques cordons de charbon isolés épais de 5 à 10 centimètres. Au pied: du Walat il existe encore deux couches; la supérieure a une épaisseur de 50 centimètres, et se compose alternativement de charbon et de schiste ; l’inférieure est épaisse de 33 centimètres, dont 18 de charbon pur.

Dans les autres terrains éocènes, on n’a trouvé que des cordons de charbon insignifiants; nous en avons déjà fait mention lors de la description géologique. On consultera encore les rapports, cités ci-dessus, des ingénieurs des mines AQUASI BoacHi et O. F. U. J. HUGLENIN, sur une

exploration à la recherche de couches de charbon dans le terrain de la baie de Tilétou, Tomes XI et XII du ,,Natuurkundig Tijdschrift van Ned.-Indië.”’

Il résulte d’ailleurs de ces explorations que ce charbon éocène présente, comme combustible, les mêmes bonnes qualités que ceux de Bornéo et de Sumatra.

Pour le service des fours à chaux des alentours, on exploite de-ci -de-là un peu de charbon à la surface; mais, vu la faible épaisseur des couches, il n’y peut être question d’une exploitation en règle.

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