Le terrain de Tiikoumpaï
Au kampoung Tukoumpaï, à l'ouest de Baïah, il existe à la côte un petit terrain de grès quartzeux, long de 750 mètres et dont la largeur moyenne est de 200 mètres. On peut suivre les couches de grès Jusque dans la mer; mais on n’a pas bien pu y mesurer ni la direction n1 l'inclinaison. Dans ce grès coule la rivière Mounggoul haseupan, dans laquelle affleure une petite couche d’un charbon d'excellente qualité, dur, compact et très brillant (No. 1766); malheureusement l'épaisseur de la couche est minime, de 15 centimètres environ; On n’a pas davantage pu bien mesurer la direction et la pente, car la dénudation de la couche est insuffisante dans ce petit cours d'eau.
Près du kampoung Tikoumpaï, dans la rivière Ti Koumpaï et son affluent le Ti Séël, à la limite du grès, se montre une roche éruptive séparée en prismes (No. 1799), qui est probablement plus jeune que les grès éocènes; toutefois on n’a pas pu observer convenablement le contact. La roche éruptive est recouverte par du tuf ponceux, qui couvre aussi les couches néo-tertiaires situées plus au Nord, à moins qu’elles n'aient été mises à nu par le Ti Koumpaï.
5. Le grand terrain gréseux entre Baïah, Pamouboulan, Wangoun et la côte.
Ce terrain est borné à l’ouest par le Ti Madour, à l’est par le Ti Sawarna. Près de Baïah, le Ti Dikit se joint au Ti Madour; un affluent du Ti Dükit, le Tu Dikitleutik, n'est à Tühideung qu'à 1 kilomètre du Ti Sawarna à Tiüdiengkol. Le Tu Dikitleutik et le Tu Dikitguëdé bornent le terrain gréseux du côté du nord; le Sawarna le borne à l’est; le Madour, à l’ouest. Entre les rivières Madour et Dikit, il n'existe qu'un petit terrain gréseux, entre Baïah et Madour. Ce n’est qu'entre les embouchures des rivières Madour et Pamouboulan que le grès arrive à la mer, notamment au cap Oungkal kaler, le contrefort sud-ouest du Gounoung Madour. A l'est de l'embouchure du Pamouboulan, une bande de marnes, grès et calcaires miocènes vient se placer entre les grès éocènes et la mer. Ainsi qu'on peut l’observer sur la carte, la limite des grès quartzeux se dirige à l’E.N.E,. de la mouara (embouchure) du Pamouboulan vers Wangoun ; et de: à 14 l'W.N.W., par Pamouboulan vers le Ti Dikit, pour prendre ensuite vers la mer, le long de cette dernière rivière et du Ti Madour.
Le terrain gréseux est divisé en deux moitiés par la vallée, profondément encaissée, de la rivière Pamouboulan. Depuis l'embouchure jusqu'au kampoung Pamouboulan, la distance en ligne droite est de 7% kilomètres; la direction principale de la rivière est de 44°—224°,
donc sensiblement du N.E. vers le S.W. Il n’est pas impossible que cette rivière y suive une ancienne crevasse dans le grès, mais il ne semble pas qu'il y ait une faille; de sorte qu'il se peut très bien qu’elle ait creusé sa vallée par l'érosion seule.
Dans la portion orientale, la direction principale des couches est de l'Ouest à l'Est; par contre dans la partie occidentale on rencontre toutes les directions possibles; sur une distance relativement faible, on y trouve de fortes anomalies, qu'il faut attribuer les unes à des plis énergiques, les autres à des failles. A l'Ouest du Gounoung Madour, la pente est assez régulièrement au S. E. et au Sud, ainsi qu'il sera montré plus clairement lors de l’énumération des couches de charbon qu'on y a rencontrées.
La chaîne consiste, en grande partie, en grès quartzeux jaune clair, gris clair ou bruns. Entre ces grès, se trouvent quelques couches de schiste carbonifère, de houille et d'argile, cette dernière roche formant d'ordinaire le mur des couches de charbon.