‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 3)Chapitre 84 sur 216 · Partie située à l’ouest du Pamouboulan · texte numérisé non relu

Partie située à l’ouest du Pamouboulan

On trouve des couches de charbon dans les rivières suivantes (voir Carterie #a7)é

Dans le 7% Dikit, au N. E. du hameau Tinanggoung, une couche

don MD CoMEnNrOoN MES 0 au Sud; épaisseur —\50\centimètres.

Dans le 7%? Nangooung (affluent du Ti Dikit), une couche dont D. NE NE 0 haut Sud, éparsseur —\30centimetres Dansule cours supérieur, les grès et les schistes carbonifères ont D. — 90°, L = 55°

au Sud; mais au passage du sentier pour cavaliers, on observe aussi D CUT" 60 au Nord:

Dans le 7% Kadou, nommé aussi 777 Rantiaboungour, affluent du Tu Madour.

Dans le bras supérieur de droite sont dénudées 5 couches qui, d’aval en amont, donc de bas en haut, se rencontrent comme suit (voir dessin

Fig.:76).

No. III. Une couche très mince de charbon, dont D. — 70, I. — 20° environ au Sud; l'épaisseur est d’une dizaine de centimètres. Des couches idepsres dont DV ;0, 11301, au Sud; ‘immédiatement ÉD Dr VE au NE puis de nouveau D, =:652 01 AMOR SUdRet D 650 11302 au Sud:

No IN Une/couche mincerde charbon, dont D: —= 70°, 1. — 30° au Sud environ; épaisseur — 10 centimètres.

No-WUnefeouche de Charbon, dont D'= 170 MI N— 40: au Sud environ; épaisseur — 40 centimètres; et là-dessous 35 centimètres de

schiste houiller avec cordons de charbon. Une couche de schiste houiller mtesposcerdans desfores \donb D— 75 = 1:45 "au Sud

No. VI. Une couche de charbon avec cordons de schiste, dont D.

—N 1500195 Au Sud: épaisses SO NCENEMEETES No. VII. Une couche de charbon, dont D. = 75°, 1. —#45"au Sud, épaisseur — 75 centimètres. Une couche de schiste houiller entre des

grès. La dernière couche de charbon, la couche supérieure, est donc celle qui a le plus d'épaisseur; mais même celle-ci est inférieure à 1 mètre, et la couche ne peut entrer en ligne de compte pour une exploitation.

Dans le 77% Guébang, affluent de droite du ÆAadour, en face de Baïah. Une couche de charbon, dont D. — 66”, I. — 45° au Sud, épaisseur 50° centimètres environ. C’est peut-être la même couche du Ti Düikit, peut-être aussi celle du Ti Mounggoul haseupan, près Tikoumpaï.

Dans le 7%? Prtioung, affluent de gauche du 77%? Madour.

La couche de charbon inférieure est très mince; D. et I. sont peu apparents; l'épaisseur est de 10 centimètres. La couche supérieure, dont D. — 204,11 — 30 à l'Est, n'2 que 25 centimètres (d'épaisseur Plus en amont, on ne voit plus de charbon.

Dans le ‘grand affluent de gauche du Ti Pitioung, il existe aussi deux couches de charbon; la couche supérieure, avec schiste, a 1 mètre

d'épaisseur, dont 40 centimètres seulement de charbon pur: D. = 160, I. — 45 à l'Est; la. couche inférieure (la plus en amont) n’a que 25 centunètres diépaisseur, D—M00 M 2544 HSE

Dans le 77%? Tiouroug, affluent du Ti Madour.

Une couche de charbon, dont D. — 10° environ, L. — 60° à l'Est; épaisseur 20 centimètres.

À la pointe Oungkal kaler, les couches de grès ont D. — 75e,

= 26 au Sud:

Dans le 777 Baïawak, à 150 mètres de l'embouchure, il existe des couches de grès dont D. —'r25°,.1:—'10%au Nord-Est; ul =Mtrouve aussi une mince couche de charbon, de 10 centimètres d'épaisseur. Sur ces grès, à une altitude de 4 à 6 mètres, est situé un banc horizontal récent, qui consiste en morceaux de corail et de coquillages, de 2 mètres environ d'épaisseur. Plus haut, dans le Ti Baïawak, la pente des grès paraît être au Sud.

Dans le 77% Panéngah, qui se jette directement dans la mer à la côte Sud.

Des ‘grès situés à" Tlat côte ontuD "195% 1l =" ro au Nord ES mais une couche de charbon, dans la rivière, incline au Sud; D. — 112°, I. — 30° au Sud; épaisseur — 20 centimètres. Plus haut dans la rivière, 1l y a des grès quartzeux et une couche de schiste carbonifère, dont D"=—= "80 1, —’environ 30° Au Sud:

Dans le 777 Pamouboulan, peu de couches de charbon sont dénudées. Comme cette rivière forme, dans le grès, une tranchée très profonde,

nous avions précisément, lors de l'exploration, fondé les plus grandes espérances sur les affleurements qu’on y observe, pour arriver à constater comment les charbons de l’affluent Guëémbong (voir plus loin) se prolongent plus à l'Est. Mais bien qu’on ait exploré et levé le Pamouboulan tout entier, on n'y a trouvé qu'une seule forte couche, épaisse denis mare" M:

Il faut donc que les couches de charbon situées plus à l'Ouest, si elles maintiennent leur direction de 125° environ, s’amincissent fortement vers l'Est et finissent même par disparaître (auskeilen) en partie.

En aval du kampoung Trikémbang, dans des plaques de grès sises dansrlaiirvière Mona constaté Di — 80711 —W6orautSud. MANtrois kilomètres plus au Sud, on trouve une couche de charbon tout près deNlarivière Adinseunipetithaliluent D'—=rron ii 20% au Sud, épaisseur — 1.25 mètre. Plus loin, les couches sont quelque temps sensiblement horizontales, ou du moins planes; et près de l'embouchure dumlilianskeuteuk, Fonsobserve dans lesterès D—=Vr10, 1150 ‘au Nord. Un peu plus au Sud, affleure dans la rivière même une couche de charbon de 1 mètre d'épaisseur, dont D. — 110°, I. — 60° au Nord, ainsi que dans un affluent de droite, où D. — 125°. Au dessus et au dessous de cette couche, se trouve une couche mince de charbon de 25 centimètres. Un peu en amont de l'embouchure du Ti Anggrit, 1l y a, dans le Pamouboulan, encore un mince dépôt de char-

bon/Wdet25 centimètres, d'épaisseur: D —="r407 01 =— "20 au Nord-Est: ce dépôt affleure aussi dans l’affluent Tii Boulou, où D. — 1434, I. — 28° au Nord-Est; épaisseur — 23 centimètres. Plus en aval, on

trouve des grès, qui, près de l'embouchure du Ti Anggrit, ont une direction de 160° et une inclinaison de 35° à l'Est; près de l’embouchu sduslii Guembons) desierestdont Ds 1641 lEst: Plus au Sud encore, la direction tend vers l'Est; la pente s’adoucit ; les couches finissent par avoir la position horizontale et enfin par melnemau Sud D = 102 Ni SotauvSud.

Dans le 7% ZLengka, à l'ouest de Pamouboulan, la direction est aussi sensiblement de 90°; l’inclinaison y est, le plus souvent, de 30° au Sud. On n'y a pas trouvé de couches de charbon, mais seulement quelques couches de schistes carbonifères.

Le 77%? Guembong. L’affluent principal du Pamouboulan est le Ti Guëémbong, qui, avec son sous-affluent le Tii Nianguégueng, prend sa source au versant oriental du Gounoung Madour.

Comme ces deux branches contiennent les principales couches de charbons, on les a représentées dans la Fig. 77 à l’échelle 1 : 10.000, avec la direction et l’inclinaison des divers dépôts de grès et de charbon.

En remontant le Ti Guémbong depuis son embouchure, on rencontre daberd des /srès MdoneiD— 102% 0/30 0aà l'Est: plus loin, une

couche de schiste carbonifère, de 50 centimètres d'épaisseur; D. = 160°, 120". à, l'Est. ! Puis,|bientôtides /erès dont D— "108%, Ro au Nord. L’inclinaison au Nord se maintient ainsi jusqu'à l'embouchure du Ti Nianguégueng; mais la direction diminue d’abord jusqu'à 907, plus tard même jusque 70° et 60°. Plus haut, dans le Guëmbong, on trouve d'abord pendant quelque temps une disposition irrégulière ; les couches sont fortement comprimées et inclinent tantôt à l'Est, tantôt à l'Ouest. C’est le terrain où les couches occidentales du Tii Nianguégueng viennent se heurter, en direction sensiblement N.-E., aux couches du Pamouboulan, dirigées vers le N.-W., près de l'embouchure du Tu Guëmbong. Dans cette zone d'irrégularité, la direction des couches est. le: plus souvent "de 160? à’ 170°;1,1a1 pente,/de5o A470%a0tEee parfois aussi à l'Ouest. En deux points, il y a aussi un affleurement d’une couche de schiste carbonifère de À mètre d'épaisseur; d’abord Du r6r IVe à JESt: pus Den eo PATES Viennent Lensuite des! srès dont D: == r407 Mia Nordese, puis une couche de charbon, épaisses à peu près de 1.15 mètres, mal dénudée, dont la direction est aussi à peu près de 140°, mais dont l'inclinaison semble être au Sud, ce qu'il faut probablement attribuer à un pli local Dans la partie qui suit immédiatement il n'y a pas grand chose à voir de la direction et de l’inclinaison; les couches paraissent avoir une position horizontale; mais il se présente ça et là des grès ainsi qu'une couche de charbon de 75 centimètres d'épaisseur,s.dont ID: \\15ntetul = 35 la Est Dans En conss supérieur, les couches de grès et de charbon ont une direction qui varie de 110° à 150°; en moyenne elle est de 140°; la pente est au S. W. et se maintient telle dans le cours supérieur de la rivière. Bien qu'il se présente donc de nombreuses irrégularités, la disposition est généralement en forme de bassin; dans le cours inférieur, les grès inchinent vers le Nord, au nord du fragment irrégulièrement comprimé, et vers le Sud dans le cours supérieur, conformément à la disposition dans le Pamouboulan.

Les couches de charbon, d’argiles et de grès quartzeux qui vont suivre, Jusqu'à l'endroit où le charbon cesse, sont représentées en coupe dans la Fig. 78. L’épaisseur des grès qui contiennent le charbon est dans l’ensemble, de 230 mètres; la direction est d'environ 140°, avec un écart depuis 110° jusqu'à 160; l'inclinaison est constamment au Sud-Ouest, le plus souvent de 25° à 30°, parfois même de 40°.

Les couches de charbon sont :

No. VII. Epaisseur — 2 mètres de bon charbon, D, = 1400, I. — 30° au Sud-Ouest.

No. VI. A proximité du No. VII Epaisseur. — 50 centimètres, Di 1461, 10 =—= Ko au" Sud Ouect

(No. Va). Deux couches de schiste carbonifère, épaisses respectivement de 1 et de 2 mètres, séparées par une couche’ d'argile de 24 mètres; Dino tl#—13omau Sud:

No. V. Epaisseur — 1.25 mètre de bon charbon, D. — 120°, I. — 300 au Sud.

(No. IVa). Une couche de schiste carbonifère avec un peu de charbon,

detrümètre d'épaisseur, "D. — 1407) 1. —140 au Sud: «Une, couche mince de schiste carbonifère, D. — 110°, |. — 40° au Sud.

No. IV. Epaisseur — 80 centimètres de bon charbon; DE r20 l: —= 50 au Sud-Ouest.

No Epaisseur —"10où centimètres; MD. —7 140,411 —="40 au Sud-Ouest.

Les 5 couches Nos. IT à VIT sont probablement les mêmes que les couches Nos. III à VII du Tii Kadou, représentées dans notre Fig. 76; l'épaisseur totale des grès carbonifères y est de 290 mètres; dans le Ti Guémbong, elle n’est que de 230 mètres; la distance des couches de charbon n'est pas la même non plus, et l'épaisseur de toutes les couches du Ti Kadou est notablement inférieure à celle dans le Tu Guëémbong; toutefois, la couche supérieure de la série (No. VIT) est la plus épaisse dans les deux rivières.

Dans le 77 Nianguégueng, la couche supérieure seule (No. VIT) est dénudée en deux points; dans le gisement le plus haut D. = 110, [. — 25° au Nord, épaisseur — près de 2 mètres de bon charbon; un peu en aval, cette roche apparaît encore une fois, car elle est ici repliée et suit sensiblement le cours de la rivière. On y observe D. = 15}, PRESSE: )Épaissens —"Mr251m aM-3s0mm/desbon charbon,

Plus en amont, on ne rencontre plus de houille, mais rien qu'une rare couche de schiste houiller entre les grès; D. — 15,1 —301412E5t

En aval de la couche épaisse de charbon, l'inclinaison se fait presqu’ aussitôt au Nord; la direction varie de 70° à 110°; 1l s’y montre une

Couche mince de schiste carbonifère, dont D. — 70°, I. — 25° au Nord; épaisseur — 25 centimètres; et plus en aval, encore une couche mince de charbon, dont D. — 80°, I. — 10° au Nord; épaisseur = 25 centimètres.

Jusqu'au confluent avec le Ti Guémbong, l'inclinaison des grès se maintient au N.W.; la direction est d'environ 55°.

Au sud du Tii Nianguégueng, la direction des couches est, comme nous le savons, derechef au Sud, entre autres dans le Ti Lengka, Lu) = Ho MER onautoud

La couche épaisse de charbon du Ti Nianguégueng suit probablement à l'Est la déviation vers le Nord que les couches présentent dans le Tii Guëmbong, et doit donc être la couche, épaisse de 1.15 m., qui affleure dans le Ti Guémbong au-dessus des grès, et dont D. — 140:,

L — 45° au Nord; mais à l'endroit même de l'affleurement, cette couche du Ti Guémbong paraît incliner au Sud, ce qui semble donc être une anomalie locale. Puis, la couche continue à l'Est vers le Pamouboulan ; D. = 120° et 125°, I. — 15° au Nord; épaisseur — 1 m:. à 1} mètre; et plus tard, nous la rencontrerons encore plus à l'Est, dans le Tu Asém kétul et ailleurs.

À lOuest du Ti Nianguégueng, la couche est d'abord dénudée dans un grand affluent du Ti Pitioung (voir plus haut), où D. — 16o., [. — 45 à l'Est, épaisseur — 1 mètre, dont 0.60 m. de schiste et 0.40 m. seulement de charbon pur. Cependant dans la rivière principale Ti Pitioung, la couche v’affeure pas. Elle correspond apparemment à la couche supérieure du Tii Kadou, de 0.75 m. de charbon, puis elle tourne vers l'Est et le Sud-Est et se rattache à la couche supérieure,

épaisse de 2 mètres, du TntGuëmbons ;1D'=lr40!, l'=—=Sotau Sud Ouest. Dans le 777 Tranghkeuteuk, la même couche est probablement à: nu; D., — 105, [.:— 45° au Sud; épaisseur — 75 centimètres.

Des couches nombreuses du Tii Guémbong, on ne peut voir ici qu'une seule couche épaisse et puis encore une couche mince, dont l'épaisseur — rorcentimètres, D \1307 11 =" 30" au Sud Ouest-1Plus AP ESP couche épaisse prend la direction du Pamouboulan, où elle a 1.25 m.; mais dans les 30 centimètres inférieurs, elle contient beaucoup de schiste carbonifère ;. D. — 110°, I. — 20° au Sud.

Plus à l'Est encore, nous retrouvons la même couche dans le cours supérieur des rivières Tii Asèm guédé et Tii Bidin, mais avec une faible épaisseur.

Si donc la couche épaisse de charbon, de 1 m., 14 m. à 2 mètres, a été réellement repliée de la manière décrite plus haut, nous avons alors, à l’ouest du Pamouboulan, un bassin irrégulier, qui est le plus rétréci dans le Tii Guémbong et est divisé par cette rivière en deux parties. La première, située entre cette rivière et l’affleurement de la couche dans la rivière Nianguégueng, l’affluent du Ti Pitioung, le Tii Kadou et le Ti Guëmbong, présente une superficie de 1.55 kilomètre carré; et la seconde, entre les affleurements de la couche dans le Ti Guémbong, le Ti Tiangkeuteuk et le Tii Pamouboulan, depuis la rivière Guëmbong jusqu'au Pamouboulan, a une étendue de 1.44 kilomètre carré (voir notre carte Fig. 77).

Bien que nous ayons rencontré, en divers endroits, des couches de charbon épaisses les unes au dessus des autres, nous ne pouvons pas cependant nous attendre à ce qu’elles conservent cette épaisseur sur une étendue considérable, car ce n’est que dans le cours supérieur du Guëémbong qu'elles ont une épaisseur de plus d’un mètre; partout ailleurs, p.ex. dans le Tii Kadou, elles sont beaucoup plus minces, et dans le Pamouboulan elles ne sont pas même visibles. L'épaisseur du charbon pur de la couche supérieure est aussi très variable; en quelques

rares points elle est de 2 mètres; d’ordinaire elle est de 1.25 à 1 mètre et même de 0.80 à 0.75 m. Donc, pour calculer la masse de charbon exploitable dans les deux parties en question, nous pouvons difficilement admettre plus de 1 mètre d'épaisseur. D'autre part en admettant qu'un mètre cube fournisse, à l'extraction, 3 de tonne (de 1000 kilogrammes) de charbon en fragments, la 1e partie donnera ?t X 1550000 X 1 — 1030000 tonnes; EN ENPE TACE k 2t X 1440000 X I — 960000

Ensemble, environ 2 millions de tonnes de charbon.

Au demeurant, il y a des raisons plausibles pour admettre que la couche ne se prolonge pas sans interruption, comme nous lavons supposé jusqu'ici.

Dans le cours inférieur du Ti Guémbong, les couches ont le plus souvent une direction de 15°; et dans la partie de cette même rivière où les couches devraient, à proprement parler, être horizontales, elles ont aussi une direction de 15° et une pente de 35° à l'Est. La même direction se présente dans la couche de charbon située plus en aval, dans le Tu Nianguégueng, ainsi que dans la couche de schiste carbonifère du cours supérieur de la même rivière et les couches de la rivière principale Tu Proust donctheutde présumenquerle partie AB: C/D°E circonscrite par une ligne rouge sur notre carte Fig. 77, et peut-être même A.B.C.D.F., sont séparées par une faille du reste du terrain. A la surface, on ne peut rien voir de cette faille, et il se peut fort bien qu'il existe encore plus de failles dans cette première moitié, et même dans la seconde, entre les rivières Guémbong et Pamouboulan.

De plus, les deux couches du Ti Nianguégueng n’ont pas la même épaisseur; elles peuvent donc fort bien appartenir à deux couches différentes, séparées par la faille B. C. Enfin la couche épaisse de l’affluent du Tu Pitioung ne se.retrouve pas dans cette rivière même, ce qui trahit aussi une faille A. B.

En général donc, la disposition des couches est très irrégulière; et lors d’une exploitation éventuelle de la couche épaisse située entre le Tii Kadou, le Ti Nianguégueng, le Ti Guëmbong et le Tii Pamouboulan, il faudra tout spécialement faire attention à de petits déplacements et même à des failles considérables. Ajoutez à cela que, sans creuser, à grands frais, de profondes tranchées et de longues galeries et sans forer au moins quelques puits, il n’est guère possible de fixer l'étendue sur laquelle cette couche épaisse se prolonge et présente au moins 1 mètre de puissance. L'exploitation de cette couche pourrait donc préparer de grandes déceptions; et telle est la raison pour laquelle le gouvernement y a renoncé. D'un autre côté, il faut reconnaître que l'affaire pourrait réussir. Quand même on n'’extrairait que la moitié des 2 millions de tonnes fournies par le calcul de tantôt, cette quantité

vaudrait certes la peine d’être exploitée, si les difficultés du transport tant par terre que par eau ne venaient gravement se mettre en travers. En effet, nulle part, dans le voisinage de Baïah et de Sawarna, la côte n'offre un mouillage sûr pour de grands bâtiments et même pour de petits navires; et la quantité de charbon est beaucoup trop faible pour qu'il puisse être question de construire un port onéreux ou une voie ferrée vers Palabouhan (Préanguer), uniquement en vue du transport de ce combustible.

La partie du terrain gréseux située à l'Est de la rivière Pamouboutan atteint son point le plus élevé au Gounoung Këmbang, à 452 mètres d'altitude. De cet endroit, le terrain descend au Nord, en pente très raide, vers le kampoung Pamouboulan (250 mètres), qui se trouve exactement à la limite de l’éocène et du miocène; vers le Sud, les grès descendent bien plus régulièrement jusqu'aux grès marneux et calcaires miocènes qui bornent le terrain éocène vers le Sud, et qui sont traversés par la rivière Asëém kétul (leutik).

La partie méridionale de ces grès est arrosée par les rivières Asèm kétül, Mouara tiga, Asëém guëdé et Bidin; et la partie orientale par le Manggo (Planche No. 24), le Dienitri, le Wangoun et le Bétot.

Le Mouara figa est un affluent de /'Asèm guëdé; après sa jonction, la rivière disparaît dans une grotte de calcaire pour revenir au jour plus au Sud, dans le calcaire; elle reçoit alors l'Asem panas et l'Asèm kétiil, à proximité de son confluent avec la rivière Sawarna, qui a lieu très près de la mer.

Le cours du ÆBrdin est à peu près exactement du Nord au Sud; cette rivière disparaît également dans le calcaire, près de la grotte Bidin; elle reparaît au bord Sud du calcaire, prend le nom de Soudien et se jette dans le Sawarna.

Le PBéèlof se joint au Sawarna au nord du kampoung Wangoun; le Manggo s'y jette au sud de ce kampoung; le Drenrtrr et le Wangoun, tout près de ce kampoung.

Dans la Fig. 70 on a représenté une coupe de ce terrain éocène, du Nord au Sud; elle est faite par la plus haute cime Gounoung Këmbang et prolongée au Nord jusque dans le terrain miocène, près du kampoung ‘Tudikithilir, au Sud jusqu’à la mer; la ligne de profil saute du Tu Asëm guëdé à Babakan Lowa, afin de pouvoir signaler, dans le même profil, le second mont calcaire Gounoung Tangkil, près de Sawarna.

Dans ce profil, on peut voir que les couches inclinent généralement au Sud, qu'elles présentent vers le haut un bassin peu prononcé et qu'il n’y existe de fréquents plissements qu'au bord méridional. Les marnes miocènes reposent en discordance sur les grès éocènes, ou sont adossées à ceux-ci.

Epaisseur des couches éocènes. Comme la pente #0oyenne des couches de grès est environ de 84°, l'épaisseur des couches, au-dessus de Pamou-

GEOLOGISCHE BESCHRIJVING VAN JAVA EN Mapo

Eoceene zandsteenberg van het Bajah-kolenveld,

aan den rechteroever van de Sawarna-rivier beneden Wangoen, in Bantam.

boulan, est à peu près de 670 mètres; on ignore celle des couches éocènes sous-jacentes, mais elle doit assurément être assez notable, sinon les couches anciennes apparaîtraient quelque part sous les éocènes, et tel n’est le cas nulle part. Si l’on admet 130 mètres pour épaisseur de ces couches inférieures, celle de tout le terrain sera de 670 + 130 =AHOvOMMmeEEeS.

Il ressort de la Fig. 76 que l'épaisseur des couches du Tu Dikit, jusqu'au sommet du Gounoung Madour, est de 680 mètres pour une inclinaison moyenne de 20° des couches carbonifères, et de 950 mètres pour une pente de 30. Il faut encore y ajouter l'épaisseur des couches situées entre le Tu Dikit et le Tu Madour, près du kampoung Madour. Celle-ci est de 440 mètres, si les couches se succèdent toutes régulièrement avec une pente de 20°; mais comme elles forment probablement une selle, nous ne pouvons faire entrer en ligne de compte que la mottié de ce nombre. Donc, pour une inclinaison moyenne de 207,

l'épaisseur totale est de 680 + —\900 metres. LCe résultat aussi

bien que le chiffre donné plus haut pour l'épaisseur des couches près de Pamouboulan, ne sont que des évaluations ou des approximations, car le mur n’est visible nulle part. Toutefois, nous pouvons admettre avec un grand degré de vraisemblance que l'épaisseur du terrain éocène, en Bantam méridional, ne dépasse pas 1000 mètres.

Ce terrain renferme aussi quelques couches de charbon, qui sont dénudées dans l'Asém kéëtul, le Mouara tiga, l'Asém guëdé et le Bidin.

Dans /'Asèm kètiil, on rencontre en remontant la rivière une couche

de schiste carbonifère, puis une couche de charbon, dont D. — 50°, Po an Sud Est NÉpassens "50 "centimebres.

Dans le ÂMouara tiga, un peu en amont du confluent avec l'Asèm guédé, affleure une couche de charbon dont D. = 50°, |. — 40° au Sud, épaisseur — 50 centimètres. Un peu plus loin se trouvent deux couches de schiste carbonifère avec la même inclinaison; D. = 70° et

80°; et plus en amont encore une couche de schiste avec cordons de Charbon, dontilépaisseur — 50 centimètres D'—\ 15, | — 20 à Ouest,

Dans /'Asèm guëèdé on trouve une couche de schiste carbonifère inclinant d'abord au Sud, puis une autre inclinant au Nord; viennent ensuite deux couches de charbon, dont l'inférieure est tant soit peu schisteuse et épaisse dé 50 centimètres; la couche supérieure est d'une épaisseur de 80 centimètres ; la pente est peu distincte, mais à ce qu'il

partit ausNocd D #rrofeaviron.)-Puis encore deux, couches ide schiste carbonifère, dont. D. — 145, | — 30 au Nord-Est; l’une et

l’autre sont épaisses de 50 centimètres.

Enfin, dans le 7% Bidin, 11 y a trois couches de charbon l’une près de l’autre, inclinant très distinctement au Nord; la plus inférieure a une

épaisseur de 60 centimètres; elle est quelque peu schisteuse : D. = 80»; la position est verticale; celle du milieu consiste en charbon de bonne qualité let’ a 1, mètre d'épaisseur; 1D/— "9060 Son an Nord couche supérieure a une épaisseur de plus de 1.25 m.; D. — 110°, l—=50 au Nord; le:mur est de l'arsile,ble toit du grès.

Il importe encore de faire mention d'une couche de charbon de 35 rentimètres environ, qui affleure tout à fait en amont des rivières Asem guedé et Bidin et qui incline au Sud. Il est probable que c’est la même couche qui est dénudée plus au Sud et qui, dans le Tu Bidin, est épaisse de 25 centimètres, de 80 centimètres dans le Ti Asëm guëédé et de 50 centimètres dans le Tu Asëm këtnl. Comme cette couche n'atteint une épaisseur de plus de 1 mètre que dans le Tu Bidin seul, que partout ailleurs elle est notablement plus mince, et qu'en d’autres endroits on n’a pas rencontré de couches exploitables, ce terrain oriental ne peut pas davantage donner lieu à une exploitation.

Il est à peu près sûr que nous retrouvons dans ces couches de charbon les mêmes que celles du Pamouboulan, de sorte que la forme en bassin se maintient jusqu'à l’est du Ti Bidin. La couche supérieure du Tu Bidin et du Ti Asèm guëdé est le prolongement de la couche supérieure du Pamouboulan, avec inclinaison au Sud; et de même, les couches qui inclinent au Nord dans le cours inférieur du Ti Bidin et de l'Asëm guedé forment le prolongement de la couche (ou des couches) inférieures du Pamouboulan.

A la rive droite du Sawarna, juste au confluent de cette rivière et du Bétot, il affleure encore une couche de charbon, de l'épaisseur de 20 centimètres; on n’a pu y observer distinctement ni la direction ni l’inclhinaison.

Dans ce terrain, on a recueilli les roches qui suivent :

Du grès quartzeux, de teinte jaune clair, dans la rivière Nianguégueng (No. 1762).

Du schiste carbontifère dans la rivière Nianguégueng (No. 1763).

De la Lourlle dans le Ti Nianguégueng ; couche épaisse de 2 mètres (No. 1764).

De la Aouille dans le Ti Nianguégueng; couche de 1.25 m. (No. 1765).

De la Zourlle dans la rivière Asëm kéëtul (No. 1759).

Du grès quartseux dans le Ti Bidin (No. 1755).

Du conglomérat de quartz dans le Tu Bidin (No. 1754).

De la Aourlle de la couche de 60 centimètres, dans le Tu Bidin (No. 1756).

De la Aourlle de la couche de 1 mètre, dans le Tu Bidin (No. 1757).

De la Zourlle de la couche de 1.25 m., dans le Tu Bidin (No. 1758).

De l'argile, mur de la couche de charbon du Tii Boulou (affluent de gauche du Pamouboulan) (No. 1761).

De la Aourlle, couche supérieure de 1 m. 25, tout près du Pamouboulan, dans un affluent de droite (No. 1760).

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