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Le terrain gréseux près de Tiidiengkol

Entre Tüdiengkol et Tibountou, il existe encore une arête étroite de grès quartzeux, qui se dirige de l'Ouest à l'Est et se termine à la rivière Sawarna. On n’a pas rencontré de charbon dans ce terrain.

b. Les couches miocènes du terrain hourller de Baïah.

Les terrains éocènes de tantôt, quand ils ne touchent pas à la mer, sont environnés de toutes parts de dépôts miocènes, qui les recouvrent tantôt en concordance, tantôt en discordance comme dans la Fig. 70.

Etage m,. Ces couches miocènes consistent en grande partie en brèches et grès d’andésite ou de basalte, sans pétrifications. Entres ces couches se montrent aussi des argiles, des marnes grises avec quelques foraminifères et même des calcaires purs, en bancs épais. Le calcaire se présente principalement au bord septentrional du terrain éocène No. 3 et tout autour du grand terrain gréseux No. 5; mais ordinairement il ne repose pas directement sur les grès d’andésite éocènes: ceux-ci sont recouverts d’abord soit par des brèches et grès d’andésite, comme dans le No. 3 (voir le dessin Fig. 75), soit par des marnes et des grès calcarifères avec interposition de bancs calcaires (comme dans la Fig. 79), sur lesquels reposent alors d’abord le calcaire, puis, de nouveau, des brèches, des grès et des marnes. A Sawarna existe un second banc calcaire, le Gounoung Tangkil, interposé dans les grès; il en est de mème à l’est de Souakan, entre cette localité et Tubountou. Plus loin, il se montre encore du calcaire sur une petite étendue et en couches interposées: au hameau Tiimandiri II; à Howehwalad; à Tuhérang, dans le cours supérieur du Tii Hérang (ces deux dernières localités sont en dehors des limites de la carte du terrain houiller de Baïah); au S.W. de Tiülograng, sur la route de Sawarna; et un peu à l’ouest de Tübarénok, sur la route de Tiülograng.

Ce calcaire est ordinairement à grain fin, même compact, parfois cristallin, de teinte jaune clair ou blanche et le plus souvent il ne contient pas de fossiles ou bien il n’en renferme que de microscopiques. Ce n’est qu'à l'extrémité orientale du Gounoung Karang (ou Batou Karang), à la cime Gounoung Bouleud, qu’on a trouvé quelques gastéropodes et conchifères. (No. 1836).

Les calcaires et les marnes contiennent encore de petits foraminifères, qu'il faut examiner en préparations microscopiques. Dans le nombre, il y a des orbitoïdes à chambres spatuliformes, qui déterminent l’âge miocène de ces couches.

Les marnes et les grès montrent d'ordinaire, dans les plaques microscopiques, une quantité notable de débris d’andésite, du feldspath limpide, de l’augite et des particules de pâte de roches éruptives. En outre,

principalement dans les roches situées non loin des terrains éocènes, des grains de quartz, en plus grand nombre qu'on ne les trouve communément dans les roches miocènes, et qui ici sont naturellement originaires des grès quartzeux. Au demeurant, les brèches et les grès ne présentent pas de différence avec ceux des résidences déjà décrites.

Enfin, on observe de-ci de-là des andésites et des basaltes, non seulement sous forme de fragments dans les brèches, mais débordant la brèche à l’état de roche massive, ainsi que cela se présente, entre autres, au mont Koulantoung, à l’ouest de Tiiasahan, où se montre le basalte No. 1800.

Il est cependant très remarquable que des bancs éruptifs existent aussi en concordance entre des couches de calcaire. Il ne faut donc pas considérer ces bancs comme des filons ou des intrusions de date récente; 1ls se sont formés en même temps que les bancs de calcaire; et bien qu’elles soient d'âge miocène ancien, ces roches éruptives présentent, exactement comme les éocènes, un caractère ancien (pré-éocène); elles ressemblent notamment à certains gabbros.

On voit ces roches éruptives à découvert dans la rivière Sawarna, entre Sawarna et Wangoun. Si, à partir de Sawarna, on suit la route de Wangoun, ce qui attire tout d’abord l'attention, c'est que certaines parties de cette rivière sont tout-à-fait à sec, ou du moins charrient peu d’eau, tandis que d’autres parties contiennent beaucoup d’eau. La cause en est qu'en divers endroits l’eau disparaît dans les grottes du calcaire pour reparaître, en un autre endroit, après un cours souterrain plus ou moins long. Deux grottes pareilles existent près Babakan Lowa, à la rive gauche de la rivière. Presque toute l’eau du Sawarna pénètre dans ces grottes et revient au jour à 1000 mètres plus au Sud- Ouest, sortant de la grotte Tu Bourial, où elle est reçue par le Tii Bounar. C’est pourquoi la partie du Sawarna comprise entre Babakan Lowa et Sawarna est parfois totalement à sec, surtout à l'époque des basseseaux: | Il y ‘a auss1 deux de ces grottes en amont et en tavalide Gondang, de sorte que le coude de la rivière en cet endroit contient d'hahitude lui aussi peu d’eau. Puis, il existe encore deux grottes au Sud de Wangoun et c’est dans cette partie de la rivière, qui elle aussi est ordinairement pauvre en eau, que se montrent les roches éruptives en question; elle est représentée dans la Fig. 80 a et b, à l'échelle 1: 10.000. Un peu en amont de la grotte inférieure, là où commencent les calcaires et où les grès, brèches et marnes, qui prédominent plus au Sud, sont mis à l'arrière-plan, on trouve une 1e couche de roche éruptive, que nous appelons Banc No. VI (No. 1808), interposée en concordance dans les couches calcaires. Cette couche n’est dénudée que sur une faible étendue, dans le lit de la rivière. L'inclinaison des grès et des calcaires, ainsi que celle de la couche éruptive et des couches alter-

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nantes de calcaire et de marne qui suivent, est constamment au Sud: la direction est de 70° à 90, la pente de 35° à 50° au Sud. L’épaisseur de cette 1e couche éruptive ne peut pas bien s’observer, car le toit et le mur ne sont pas suffisamment dénudés; mais elle ne dépasse probablement pas 2 mètres. Puis, le lit de la rivière passe quelque temps dans des couches alternatives de calcaire et de marne, dans lesquelles, très près de la limite des grès, il existe de nouveau une couche de roche éruptive (No. 1809), la même probablement qui, plus à l'Est, est encore coupée deux fois par la rivière et se trouve interposée dans les couches calcaires en inclinant au Sud. Cette 2£ couche éruptive, le Banc No. V, est aussi à découvert d’une manière insuffisante, mais elle est bien plus épaisse que le No. VI. Ensuite, la rivière coule quelque temps à travers des grès quartzeux éocènes, qui ne contiennent qu'un seul cordon de charbon très mince, de 2 à 3 centimètres d'épaisseur. Ces grès ont une direction de 80° à 105° et une pente de 35° à 50° au Sud. Après avoir passé ces grès quartzeux, la rivière arrive de nouveau dans des couches alternantes de calcaire et de marne; et, à 100 mètres en amont de l'endroit où la routé de Wangoun coupe la rivière, on a atteint le 3° gisement de roche éruptive. Celle-ci est figurée sur notre carte (Fig. 8o) comme une seule couche éruptive, mais elle consiste à proprement parler en éroës couches, séparées par des bancs de calcaire. La succession des couches est représentée dans la Fig. 81. De bas en haut,-on trouve:

Couches de marne et de calcaire.

Du calcaire entièrement cristallin, de 1 mètre environ d'épaisseur, formant le mur de la couche éruptive inférieure (No. 1810).

Couche éruptive No. 7, épaisseur 3 mètres (No. 1811).

Roche siliceuse, très dure, tant soit peu calcarifère, consistant entièrement en petits grains arrondis, oolithique ; contient beaucoup de pyrite. Epaisseur 4 mètres (No. 1812).

Couche éruptive No. 71, épaisseur 10 mètres; le plus épais des trois bancs éruptifs; divisé en belles plaques; fendillé dans le sens vertical (No. 1813).

Couche brécheuse, de 40 centimètres d'épaisseur, avec fragments de la roche éruptive.

Couche de calcaire marneux, de 30 centimètres d'épaisseur, de teinte jaune, compacte, sans fossiles.

Couche RérupiiuenNo "TITI, épaisse. de vibimètre (No v:8r4) (Planche No. 25).

Couche calcaire, de 60 centimètres d'épaisseur, gris-clair, cristalline (No. 1815).

Viennent ensuite des calcaires et des marnes de qualité ordinaire.

La direction et l'inclinaison des couches changent constamment ;

BESCHRIJVING VAN JAVA EN MADOERA.

GEOLOGISCHE

Bantam.

in

beneden Wangoen, i

-rivier

Bazaltbank tusschen mioceene mergelkalk in de Sawarna

nantes de calcaire et de marne qui suivent, est constamment au Sud; la direction est de 70° à 90°, la pente de 35° à 50° au Sud. L’épaisseur de cette 1e couche éruptive ne peut pas bien s’observer, car le toit et le mur ne sont pas suffisamment dénudés; mais elle ne dépasse probablement pas 2 mètres. Puis, le lit de la rivière passe quelque temps dans des couches alternatives de calcaire et de marne, dans lesquelles, très près de la limite des grès, il existe de nouveau une couche de roche éruptive (No. 1809), la même probablement qui, plus à l'Est, est encore coupée deux fois par la rivière et se trouve interposée dans les couches calcaires en inclinant au Sud. Cette 2€ couche éruptive, le Banc No. V, est aussi à découvert d’une manière insuffisante, mais elle est bien plus épaisse que le No. VI. Ensuite, la rivière coule quelque temps à travers des grès quartzeux éocènes, qui ne contiennent qu'un seul cordon de charbon très mince, de 2 à 3 centimètres d'épaisseur. Ces grès ont une direction de 80° à 105° et une pente de 35° à 50 au Sud. Après avoir passé ces grès quartzeux, la rivière arrive de nouveau dans des couches alternantes de calcaire et de marne; et, à 100 mètres en amont de l'endroit où la routé de Wangoun coupe la rivière, on a atteint le 3° gisement de roche éruptive. Celle-ci est figurée sur notre carte (Fig. 80) comme une seule couche éruptive, mais elle consiste à proprement parler en /roës couches, séparées par des bancs de calcaire. La succession des couches est représentée dans la Fig. 81. De bas en haut,-on trouve:

Couches de marne et de calcaire.

Du calcaire entièrement cristallin, de 1 mètre environ d'épaisseur, formant le mur de la couche éruptive inférieure (No. 1810).

Couche éruptive No. 7, épaisseur 3 mètres (No. 1811).

Roche siliceuse, très dure, tant soit peu calcarifère, consistant entièrement en petits grains arrondis, oolithique ; contient beaucoup de pyrite. Epaisseur 4 mètres (No. 1812).

Couche éruptive No. I], épaisseur 10 mètres; le plus épais des trois bancs éruptifs; divisé en belles plaques; fendillé dans le sens vertical (No. 1813).

Couche brécheuse, de 40 centimètres d'épaisseur, avec fragments de la roche éruptive.

Couche de calcaire marneux, de 30 centimètres d'épaisseur, de teinte jaune, compacte, sans fossiles.

ConcheRéruL pie No NNITI, Lépaissel dé tr mètre M (No:171814) (Planche No. 25).

Couche calcaire, de 60 centimètres d'épaisseur, gris-clair, cristalline (No. 1815).

Viennent ensuite des calcaires et des marnes de qualité ordinaire.

La direction et l’inclinaison des couches changent constamment ;

d'aborduD 4, —=+80, +: —=.70 aui/Sud/tpuisiD 55 1 SENS EE emin,Wtout au bout, près dupont de,srotan, D=130" l=;208#40 S. E.; mais tout aussitôt la direction est de nouveau de 50°.

Plus en amont, la rivière reste dans ces roches, calcaire, calcaire marneux et marne, Jusqu'au dessus de la grotte, dans laquelle disparaît une bonne partie de l’eau de la rivière Sawarna. Un peu en amont de la grotte, il se montre encore une fois, dans la rivière, de la roche éruptive, le banc No. IV, dont l'épaisseur ne peut pas bien se mesurer, mais paraît être moindre que 3 mètres (No. 1816). C’est très probablement la mémewcouche quelle No: 211#et/mème, que le No V/APEE direction moyenne, du point No. V au No. IV, est de 67.

En amont de la grotte, on conserve encore, pour quelque temps, principalement du calcaire; puis on arrive à des couches plus tendres, où est situé Wangoun; elles consistent en grès et marnes avec calcaires interposés. Le profil Fig. 82 est encore à découvert au sud de Wangoun, à la rive gauche. Il y apparaît, entre les marnes, une couple de couches calcaires et une couche de cailloux roulés de quartz avec fragments, de l'épaisseur de 1 mèêtre. Les cailloux roulés sont naturellement originaires des grès éocènes, dont quelques couches grossières forment des conglomérats de quartz.

Dans le dessin Fig. 8ob on a représenté une coupe suivant la ligne À. B. de la Fig. 801; les couches miocènes y sont superposées aux grès éocènes, à peu près dans la même direction et avec la même inclinaison; et les bancs éruptifs I (II, III) et VI se montrent tous deux sur le profil On a rencontré en d’autres endroits encore des couches éruptives, en lits interposés dans les roches miocènes sédimentaires ; mais c'est ici seulement qu’elles ont un aspect ancien, pré-tertiaire.

Dans la section m,, on a recueilli:

Les roches de la rivière Sawarna, au sud de Wangoun (Nos. 1808— 1816) déjà citées ci-dessus.

Le No. 1817, cailloux roulés de calcaire du Ti Sawarna, entre le pont de rotan et Wangoun.

No. 1806. Calcaire, entre des marnes, du Ti Sawarna près Gondang. No. 1807. Calcaire à orbitoïdes, près Gondang, rivière Sawarna. No. 1801. ÆCalcaire à orbitoïdes, à peu près à 2 kilomètres à l’est de Sawarna, sur la route de Tulograng.

No. 1822. Calcaire du: Ti Asèm-kétnl; le gisement exact n'est pas connu.

No. 1825. Calcaire à orbitoïdes. Du Ti Bidin, à proximité de la limite des grès quartzeux.

No. 1826. Marne à orbitoïdes. Du Ti Bidin, à proximité de la limite du grès quartzeux.

No. 1823. Grès miocène du Ti Asém këtiül.

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No. 1824. Calcaire marneux (marne) du Ti Asèém kétul.

No. 1805. Marne calcaire du Ti Bounar, au passage de la route Tulograng—Tidiengkol.

No. 1821. Marne à fossiles du Ti Asëm këtül, au passage de la route de Sawarna à Baïah.

No. 1820. Marne à fossiles du Tii Asëém guëdé, au passage de la route de Sawarna à Baïah.

No1829. MCalcairen à l'est de Souakan, à la rivière Ti Gouha, affluent du Ti Mapak I.

No. 1914. Calcaire du Tu Hérang, près Tühérang.

No. 1833. Calcaire de Howehwalad, dans le Ti Suüh.

No. 1842. Calcaire, entre Tühara et Tikopo.

No. 1841. Calcaire; caillou roulé du Tii Diengkol If, près du hameau Tühara.

No. 1839. Calcaire entre des marnes; au confluent du Tii Nguenguek et du Ti Diengkol I, près Leuwimalang.

No. 1837. Calcaire, près du hameau Tiimandiri I.

No. 1836. Calcaire du Gounoung Karang, à l’est de Tiümandiri I, fossilifère. Expédié à Leyde.

No. 1835. Sphère, originaire d’une brèche et la brèche même; du Gounoung Bouleud, au kampoung Gounoungbouleud.

No. 1802. Sphère provenant d’une brèche d’andésite du Ti Bounar, en amont de la cascade.

No. 1804. Marne et No. 1803 argile du Ti Bounar, en amont de la cascade.

No. 1830. Fragment, originaire d’une brèche du Ti Koléang, en amont du passage de la route de Tiourougdengdeng à Titiouroug.

No. 1831. Recueilli dans une brèche, au plus haut point du sentier de Sogong à Tulintung.

No. 1832. Brèche miocène du Tu Tiouroug, près de Tulinting. No. 1834. D'une brèche, au confluent du Ti Mapak IT et du Tu Suh, à l'ouest de Howehwalad.

No. 1799. Roche éruptive du Ti Koumpaï, près du kampoung Tikoumpaï.

No. 1800. Roche éruptive du mont Koulantoung, près de Tiiasahan. No. 1840. Grès d'andésite du Ti Hara, en amont du kampoung Mountiang (ou Tiimountiang).

No. 1838. Grès d’andésite à l'embouchure du Ti Nguenguek, dans le Ti Diengkol I près Leuwimalang..

No. 1843. Brèche à fragments de ponce, à 14 kilomètre à l’ouest de Tühara, au bord de la mer.

No. 1845. Brèche à fragments de ponce du Tii Paguër, près du kampoung Tiipaguërguirang.

No. 1844. Brèche à fragments de ponce du Pasir Karaé, au nord de Tihara.

Nos. 1827 et 1828. Blocs roulés de calcaire du Tn Boulou et du Pamouboulan, originaires probablement du calcaire près du kampoung Pamouboulan.

Etage m,. Toutes les roches miocènes décrites ci-dessus ont été rangées dans notre étage m,. En dehors de fossiles microscopiques, principalement des foraminifères, on n’y trouve que quelques coquillages, gastéropodes et autres espèces, dans certains bancs calcaires interposés ; les grès et les marnes n'ont pas encore fourni de coquilles. Toutefois, entre Panguërangan, Souakan et Tiimeundeut, apparaissent aussi des sédiments plus jeunes qui contiennent les fossiles caractéristiques de notre étage m,, beaucoup de turritellas, d’olivas, de conus, etc. Ce sont principalement des marnes tendres, arénacées et quelques bancs durs de calcaire marneux. Au Sud de Panguërangan et de Tiimeundeut, ce dépôt existe aussi jusqu'à la côte, mais il y est recouvert, en grande partie, par du tuf ponceux. Toutefois, on peut observer les marnes dans la rivière Ti Koumpaï et au kampoung Tiwarou; elles renferment ici les mêmes pétrifications.

Dans cette section (m,) on a recueilli:

No. 1849. Des fossiles au kampoung Tuwarou.

No. 1848. Des fossiles dans le Ti Koumpaï.

No. 1847. Des fossiles dans le cours supérieur du Ti Mantieuri, affluent de droite du Ti Madour. M. MARTIN tient ces pétrifications pour tertiaires très recentes, probablement p//ocènes (Beiträge V p. 41).

No. 1846. Argile avec tige carbonisée de plante, du Ti Meundeut, au kampoung Timeundeut.

c. Dépôts quaternaires et modernes du terrain hourller de Baïah.

Les couches de ponce, que l'on rencontre entre Panguérangan, Tumeundeut et la côte, sont plus jeunes que les roches de Triiwarou et des rivières Ti Koumpaï et Ti Mantieuri, qui contiennent des fossiles néo-tertiaires. Ces couches sont parfaitement ou sensiblement horizontales, et consistent en grande partie en un fin gravier de pierre ponce avec cristaux noir sombre de mica. En Bantam central et septentrional existent des tufs ponceux néo-tertiaires, aussi bien que quaternaires; et les couches brècheuses, à J’ouest et au nord de Tnhara (No. 1843, 1844 et 1845) contiennent aussi beaucoup de fragments et de débris fins de ponce. Cependant les tufs quaternaires sont d'habitude d’un grain plus fin que les tertiaires ; et de plus, leur position est exactement horizontale ou à peu près. Des fossiles n'ont pas été trouvés dans ces tufs.

Dans ce terrain quaternaire, on a recueilli:

No. 1855. Tuf, entre Madour et Taringgoul.

No. 1851. Tuf, du sommet de la colline située au Sud de Panguérangan.

ni

Er

No-1653: fut der lanrivière Tux Warou.

No. 1854. Tuf, de la rivière Mantieuri.

No. 1850. Tuf, tout près du kampoung Panguérangan.

No. 1852. Tuf, tout près du kampoung Tikoumpaï.

On ne rencontre de plaines alluviales de quelque importance que dans les vallées des rivières Suh, Mantiah, Madour, Dikit et Sawarna. Le long de la côte, il y a une bande étroite de sable marin, qui n’a communément qu'une faible altitude, un à deux mètres. (Çà et là, le sable est aggloméré, avec des pierres et du calcaire corallien, en une brèche cohérente, qui existe à l’état de banc horizontal, de 2 mètres d'épaisseur, un peu en amont de l'embouchure de la petite rivière Tu Baïawak, à proximité de l'extrémité Sud-Ouest du Gounoung Madour, à une altitude de 4 à 6 mètres (No. 1856).

d. Analyse microscopique des roches du terrain houtller de Païah.

Ce qui offre ici un intérêt particulier, ce sont les roches éruptives éocènes, qui ressemblent les unes à des diorites anciennes, les autres à d'anciens diabases et gabbros, mais qui n’ont aucunement les caractères extérieurs d’andésites tertiaires. Cependant, nous les avons rattachées aux andésites cristallines etc. pour ne pas les confondre avec les diabases qui se montrent ailleurs à Java et qui sont réellement d'âge plus reculé que l’éocène.

Les fragments de ces roches éruptives éocènes existent aussi dans les couches w1ocènes, entremèlés de morceaux d’andésites et de basaltes plus jeunes; parmi les lits éruptifs, interposés dans les couches miocènes, il y en a cependant aussi qui présentent le caractère ancien; ce qui prouve encore une fois que, non seulement à l’époque tertiaire ancienne, mais même à l'époque tertiaire moyenne, il s’est formé des roches à habitus de sédiments plus anciens (pré-tertiaires). Donc, la division des roches à plagioclase en diorites et diabases pré-tertiaires et en andésites à augite et andésites à hornblende tertiaires, est artificielle et ne répond pas toujours à la réalité.

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