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À l'œil nu, c’est exactement la même roche que le No. 1783, bien qu’elle ne puisse être originaire de la même couche. Au microscope, elle est encore identique à la précédente. On n’a pas pu y découvrir avec certitude des formes d’augite. Donc, andésite à hornblende quartsifère, à habitus de diorite.
No. 1779. Roche du Gounoung Batou, près du kampoung Gounoungbouleud Il. Cette roche affleure sur une étendue relativement grande; elle est bornée au Nord et au Sud par des grès quartzeux éocènes, mais sur le terrain on ne voit pas distinctement si la roche éruptive ellemème appartient au terrain éocène, ou bien si elle a percé les grès, en quel cas elle est plus jeune; il me paraît qu’elle fait partie de l’éocène, tout comme la roche dioritique de Tiiasahan, à laquelle elle ressemble.
Cette roche ressemble au No. 1783, mais elle n’est pas aussi fraîche, et, par suite, colorée en brun.
Au microscope, elle contient les mêmes cristaux porphyriques; du plagioclase, parfois à bord trouble, mais limpide à l’intérieur; de la hornblende, brun verdâtre, grenue sur les bords, assez souvent décomposée à l'intérieur en un minéral micacé brun; du quartz, en grains arrondis, sans bulles liquides; du minerai de fer, sans titanite ni leucoxène, donc apparemment de la magnétite. Il s'y ajoute quelques pyroxènes, tant de l'augite vert clair que de l’hypersthène brun clair. La pâte consiste en cristaux de feldspath, d’augite et d'hypersthène, en partie brun clair et troubles par décomposition, en minerai de fer et probablement un peu de verre. C’est ne andésite à hornblende quartzifère et pyroxènifère.
Par l'absence de titanite et de leucoxène, le mode différent de décomposition de la hornblende, la fraîcheur des pyroxènes et la nature de la pâte, cette roche présente les caractères d’une jeune andésite mieux que le No. 1783. Mais il se peut cependant qu’elles appartiennent l'une et l’autre au même massif éruptif, ou du moins qu’elles soient du même âge.
3. Roches miocènes de la rivière Sawarna, en aval de Wangoun (voir Figs. 802, 8ob et 81).
No. 1808. Roches du banc éruptif No. VI du Sawarna. Echantillons à grain très fin, gris verdâtre sombre, avec des cordons et des amandes de calcédoine et de calcaire spathique.
Au microscope, on observe, en cristaux porphyriques, rien que de grandes olivines totalement transformées, en partie dans les formes bien nettes de l’olivine, en partie en formes arrondies; irrégulières, auxquelles on donne le nom d'amandes. Elles sont remplies de calcédoine, de spath calcaire, de chlorite verte et d’hydroxyde de fer brun.
Dans la pâte, on voit des rectangles de plagioclase longs et étroits, de petits cristaux d’augite, chloritisés À l'intérieur, changés en une
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substance brune aux bords et parfois totalement, par dépôt d'hydroxyde de fer. Puis, beaucoup de verre grenu sombre.
Cette roche, bien que d'âge miocène, présente au microscope une analogie complète avec certains mélaphyres anciens de Sumatra. Vu son âge tertiaire, nous rattachons cette roche aux Dasaltes, à habitus de mélaphyre.
No. 1809. Roche du banc éruptif No. V dans le Tn Sawarna, à proximité de la limite de l’éocène. A l'œil nu, c’est sensiblement la même que la précédente, mais elle ne contient pas d'amandes. Au microscope, on ne voit, à l’état porphyrique, que de grandes olivines, entièrement décomposées en serpentine vert terne. Pâte de longues baguettes de plagioclase, entre lesquelles il y a de l’augite brun clair et du minerai de fer sans leucoxène, donc peut-être de la magnétite. Pas de verre. C'est un basalte cristallin, à caractères de diabase à olivine.
No. 1810. Banc de calcaire cristallin, mur du banc éruptif No. I dans le Ti Sawarna. Roche compacte, gris clair, qui au microscope consiste totalement en grains de calcaire spathique avec quelques cristaux de pyrite. Pas de foraminifères.
No. 1811. Roche du banc éruptif No. I dans le Ti Sawarna. Roche à grain fin, gris verdâtre sombre, semblable au No. 1809. Au microscope, on observe de grandes olivines, entièrement décomposées, dont les formes sont remplies de calcédoine, de minerai de fer et de calcaire spathique. Pâte de plagioclases ternes, en longues baguettes, d'augites brun clair, de magnétite, de calcaire spathique, d'hydroxyde de fer et d'un peu de mica brun. Pas de verre. Basalte cristallin, à habitus de diabase à olivine.
No. 1812. Roche siliceuse oolithique, située entre les bancs No. I et No. IT du Tii Sawarna. Au microscope, on voit une masse siliceuse microcristalline, trouble, avec calcaire spathique, pyrite, particules de quartz et quelques particules ternes de feldspath (?) Les granulations ou boules rondes ont la même composition que la masse environnante, parfois avec un peu plus de grains noirs (pyrites ou particules de charbon). Quelques sections plus claires rappellent celles des foraminifères, mais dans aucune d'elles on ne pouvait reconnaître la structure. Cette singulière roche peut être une roche siliceuse primitive tout aussi bien qu'un calcaire silicifié, dont la plupart du calcaire a été éliminé. Je crois cependant que ce fut toujours une roche siliceuse.
No. 1813. Roche du banc éruptif No. II, de 10 mètres d'épaisseur, dans le Ti Sawarna. A l’œil nu, elle est gris verdâtre foncé; à la loupe on peut y voir des feldspaths; au microscope, elle ressemble aux Nos. 1809 et 1811. De grandes olivines, serpentinisées à l’état vert terne, des augites brun grisâtre, qui occupent les espaces entre les plagioclases, lesquels sont le plus souvent ternes; de la magnétite.
Comme produits de décomposition, de la chlorite, du spath calcaire, de la calcédoine fibreuse et du quartz. C’est une roche microcristalline. Basalte, à caractère de diabase à olivine.
No. 1814. Roche du banc éruptif No. III dans le Tii Sawarna ; elle ressemble au No. 1809 et contient quelques amandes de calcédoine. Au microscope, elle donne la même image que la précédente; dans les plaques 1l n’y a par hasard que peu d’olivine ou même il n’y en a pas. C’est un basalte cristallin à habitus ancien.
No. 1815. Calcaire gris clair, d’un grain très fin; c'est le toit du banc éruptif No. IIT dans le Tu Sawarna. Roche tant soit peu altérée par l’eau. De grandes sections transversales d'orbitoïdes, longues de 10 mm., épaisses de 1} à 2 mm., des amphistégines, des hétérostégines distinctes, et le lithothamnium. Calcaire.
No. 1816. Roche du banc éruptif No. IV du Tin Sawarna. A l’œil nu, elle ressemble au No. 1814; et au microscope, c’est aussi la même roche, avec peu d'olivines serpentinisées. PBasalte cristallin à caractère ancien.
Les roches éruptives miocènes Nos. I à VI de la rivière Sawarna ressemblent par leur structure et leurs produits d’altération aux roches éruptives éocènes, décrites plus haut, du Ti Koléang et autres rivières. On n'y remarque une différence que dans le minerai de fer, qui, autant qu'on ait pu le constater, est de /’#/ménite dans les roches éocènes et de la wagnétite dans les miocènes.
No. 1817. Calcaire sombre, marneux. Blocs roulés de la rivière Sawarna, entre le banc éruptif No. IV et Wangoun. Contient quelques orbitoïdes à chambres spatuliformes, longues de 10 mm., tout à fait recourbées, à grande et longue chambre centrale. Puis, beaucoup de sections, longues et étroites, de cycloclypées et d’hétérostégines. Quelques belles sections rondes d’une gypsina, de la taille de 14 mm. Calcaire.
No. 1806. Calcaire marneux gris clair, situé entre des marnes, près Gondang, dans le Ti Sawarna. Contient des globigérines en très orand nombre. Calcaire marneux.
No. 1807. Calcaire compact, gris clair, à l’ouest de Gondang, sur le Ti Sawarna. Contient de grandes orbitoïdes à chambres spatuliformes, des cycloclypées, et le lithothamnium. Calcaire.