‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 3)Chapitre 97 sur 216 · SO ZE D · texte numérisé non relu

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grande partie de l’hypersthène; les microlithes de feldspath donnent à la pâte une structure fluidale nette. Andésite à pyroxène.

Un autre échantillon (No. 1917) a été récolté dans une brèche, au versant Sud, tout près du sommet. C'est une roche gris clair a aiguilles brillantes de feldspath ; au microscope, elle est très altérée ; surtout les pyroxènes sont totalement transformés en mica brun et en chlorite. Par sa teneur en chlorite, cette roche prend quelque peu le caractère d’une diabase; mais au demeurant c'est une andésite à pyroxène ordinaire.

Le No. 1918 de la cime Rasamala, au sud du hameau Tidikit, se présente comme une roche poreuse, d’un jaune sale, stratifiée, qui happe fortement à la langue et dans laquelle, à l'œil nu, on découvre déjà de nombreux morceaux limpides de feldspath. Au microscope, on voit que les cristaux de feldspath, nettement délimités, gisent dans une pâte trouble, qui offre des taches d’hydroxyde de fer et des points noirs, extrêmement fins, irrégulièrement disséminés. Entre nicols croisés, on observe dans cette pâte beaucoup de particules polarisantes, qui ressemblent à du feldspath plutôt qu'à du quartz. La roche est probablement un tuf cimenté.

Le No. 1902 a été détaché d’un banc calcaire, qui apparaît à 800 mètres au nord de Tutoudia; c'est un calcaire brun sale, qui çà et là paraït cristallin. Au microscope on y voit, outre du calcaire, un peu de poussière fine de roche éruptive; on y reconnaît aussi des contours de foraminifères, mais les formes sont tellement altérées par dissolution qu'on ne saurait déterminer les espèces.

Le No. 1904 a été recueilli dans une brèche, au Sud de Titoudia, près du signal Awiguëdé, au versant Nord du Gg. Këndëéng. La pâte contient du verre brun clair et une très forte proportion de chlorite. Andésite à pyroxène à caractère de mélaphyre.

Les échantillons suivants sont originaires du massif de l'Endout.

Le No. 1895 a été détaché d’un bloc gisant dans de l'argile rouge, au versant Nord, sur le territoire de l’entreprise de Tiandoung; c’est une roche sombre, dans laquelle, à l'œil nu, on ne peut voir que des aiguilles de feldspath ; au microscope, on observe une andésite à pyroxène à pâte abondante; et parmi les cristaux porphyriques, on distingue quelques petites olivines décomposées.

Le No. 1896 a été recueilli dans un banc d’andésite divisé en plaques, entre Tiandoung et l'établissement de Kéëpek; c’est une andésite à pyroxène gris clair, assez altérée.

Le No. 1897 se montre à l’état massif dans le Ti Laki, tout près de l'établissement de Këpek; c’est une roche poreuse, Jaune sale ou gris verdâtre, happant à la langue et stratifiée; elle ressemble aux échantllons de la cime Rasamala. Dans la pâte trouble on peut reconnaître

des particules de quartz, puis de gros morceaux de feldspath, du minerai de fer et de la chlorite; c’est un grès ou une argile silicifiée.

Les Nos. 1898 et 1899 ont été récoltés dans la roche éruptive compacte dénudée dans le Ti Kawah, et dans une petite rivière située à 300 mètres plus au Sud.

Le No. 1898 du Ti Kawah est une roche éruptive compacte, sombre, quelque peu poreuse ; vu la forte teneur en olvine, le plus souvent décomposée, on pourrait l'appeler un basalte ; mais la pâte ressemble davantage à celle des andésites à pyroxène; donc, andésite à pyroxène olivintfère.

Le No. 1899 est la même roche que le No. 1898, mais fort altérée ; andésite à pyroxène olivinifère. |

Au versant Sud, on a recueilli le No. 1900, dans la rivière Tn Lédied au pied de la cime Tiidaloundeng. Cette roche est une belle andésite à pyroxène; parmi les cristaux porphyriques, on voit quelques grandes olivines et des hornblendes décomposées en grains noirs, qui paraissent d'une cristallisation plus ancienne que les feldspaths et les pyroxènes.

Plus loin, on a recueilli au versant Sud, dans la rivière Tu) Madia, près du hameau de ce nom, des morceaux (No. 1903) qui ressemblent à la roche précédente, et contiennent aussi quelques petites olivines, mais pas de hornblende. Andésite à pyroxène olivinifère.

Sur la route qui conduit de Titoudia, par la plantation de Kosala, vers le chef-lieu de sous-district Tipanas, on a détaché dans la brèche des échantillons tout près de la limite du district, au versant Sud-Est de l'Endout. Ces morceaux No. 1888 sont des andésites à pyroxène à faible teneur en olivine.

Sur la mème route, dans une petite rivière, tout près de l'établissement de Kosala, affleure de la roche massive qui probablement est interposée dans la brèche, mais qui peut appartenir aussi à la roche ancienne sous-jacente. Les échantillons (No. 1883) contiennent une pâte abondante, qui consiste en verre clair, microlithes de feldspath et minerai de fer finement divisé. Parmi les cristaux on voit beaucoup de feldspath, peu d’hypersthène et du minerai de fer; andésite à pyroxène.

Cette même roche affleure un peu plus au Nord, près du hameau Mouara, dans le lit du Ti Bérang; cependant les échantillons qu'on y a recueillis (No. 1882) sont plus altérés.

Sur la plantation de Kosala on a récolté, dans la brèche, les échantillons No. 1889, au pied du Pasir Oraï; ceux-ci sont très altérés, et contiennent comme produits de décomposition beaucoup de chlorite, de lépidote et du quartz; en cristaux porphyriques, du pyroxène, du plagioclase et du minerai de fer avec leucoxène ; par l’altération, cette andésite à pyroxène acquiert tant soit peu le caractère d’une diabase.

Dans le massif compris entre l'Endout et la frontière de Buitenzorg on a recueilli les échantillons qui suivent.

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Le No. 1891 au Gg. Dioulang, au nord de l'établissement de Lébakparé, à 620 mètres d'altitude; ce sont des grès vert grisâtre, qui ne font pas effervescence avec l'acide chlorhydrique et consistent en débris altérés de roches éruptives.

Le No. 1892 vient d'un banc d’andésite, interposé dans des brèches, qui affleure sur la route conduisant directement de l'établissement de Lébakparé vers la vallée du Tii Ladaheun; c'est une roche sombre qui, au microscope, est une belle andésite à pyroxène fraiche, dans laquelle les hypersthènes sont partiellement troubles, et vert brunâtre par décomposition.

Un pareil banc interposé se montre plus au nord, à 1400 mètres à l’est de Tüpanas, à la rive droite du Ti Mangueunteung. Cette roche (No. 1881) est nettement divisée en plaques, dont D. = 20°, I. — 40°

l'Est. Au microscope, on voit une pâte abondante, dans laquelle des plagioclases limpides montrent une belle structure fluidale ; des plagioclases limpides, de grandes sections grenues, noires, de hornblende décomposée et du minerai de fer sont disséminés dans cette pâte; c’est une andéstite à hornblende. La cime abrupte Pango (358 mètres), située un peu plus au Nord, consiste entièrement en brèche.

Tout près de Tiipanas, dans le lit du Ti Bérang, est découvert aussi un banc de roche éruptive massive, interposé entre des brèches et des ares ebidont D. — ro5r, 1 = t5au Noerd.2TLa roche (No:vr804) est une andésite à pyroxène, à caractere de driabase; elle est altérée et contient du spath calcaire, de la chlorite et de la pyrite.

Entre Mouara et Tiipanas, on a recueilli des échantillons du calcaire dans lequel sont creusées les grottes à nids d'oiseaux de Boulouheun. Ce calcaire (No. 1893) est de teinte grise et microcristallin dans la cassure; à l'œil nu on n'y voit pas de fossiles, mais au microscope on découvre de petites orbitoïdes, longues de 1.5 mm., épaisses de 0.7 mm., à chambre centrale de 0.1 mm. de diamètre; des amphistégines, des textularias et quelques autres foraminifères moins faciles à déterminer; puis le hthothamnium.

A l’ouest de l'Endout, près du hameau Karang, on a recueilli des échantillons des roches suivantes, qui y existent en couches entre les brèches.

Le No. 1920 est du calcaire, dans lequel on reconnaît la texture corallienne, mais où, au demeurant, on ne peut même au microscope signaler la présence d'aucun organisme.

Le No. 1919 est une roche kaolinique, gris clair, presque blanche, qui happe fort à la langue; elle contient des morceaux de ponce, des cristaux de feldspaths et d’augite, du minerai de fer et des grains d'andésite à pyroxène.

Le No. 1921 est originaire d'une brèche, située à 500 mètres au nord

de Karang, sur la route de Tiitoudia à Mountiang; c’est une andésite à pyroxène, à pâte grise, floconneuse et feutrée.

Le No. 1922 a été recueilli sur la même route, à 8oo mètres au sud de Tioôh et également dans la brèche. C’est un 4asalte à grandes olivines; la pâte est presque cristalline et ne contient que très peu de verre grenu.

Entre la route qui de Baïah mène à Tiitoudia par Langkop et Tutorek, et la vallée du Tu Hara, s'étend, au nord du terrain houiller de Baïah, décrit précédemment, un pays de montagnes tout-à-fait inhabité, qui, au sommet Nioungtioung a une altitude de 1118 mètres. Au nord de la ligne de partage des eaux, cette contrée sauvage s'étend entre les vallées du Ti Simeut et du Ti Oudioung jusque tout près de la route de Bodiongmanik à Mountiang; et là encore on ne rencontre d'autre population que la secte, petite mais intéressante, des Badouwis (orang badoui), qui demeure le long du cours supérieur du Tii Oudioung, dans quelques petits hameaux, dont le plus important est Tiibéo. Dans les nombreuses rivières qui naissent dans ce pays montagneux, on trouve exclusivement des morceaux de roche éruptive; et ce terrain consiste sans doute entièrement, ou à peu près, en des couches de l'étage m,, où prédominent des bancs épais de brèche cohérente. Des échantillons de ce terrain ont été recueillis au bord septentrional.

Le No. 1927 est originaire de la cime Pasir Haour au hameau Tihoulou, à la limite septentrionale du territoire des Badouwis; c’est une brèche, d'un grain assez fin, formée de morceaux de roche éruptive, la plupart fort altérés, dont quelques uns présentent un éclat terne de pechstein.

Plus à l'Est, sur la ligne de partage, entre le Ti Simeut et le Tu Miniak, près du hameau Tiiomas, on a recueilli un fragment (No. 1926) englobé dans une brèche. C'est une belle roche sombre, à nombreux feldspaths rectangulaires et petits pyroxènes; au microscope, c'est un beau Dasalte, à olivines nombreuses, passablement grandes, qui sont décomposées en partie en serpéntine.

Dans les brèches qui environnent les cimes d’andésite situées au nord de Mountiang, on a recueilli des fragments des roches éruptives qui y sont enfermées, au versant Sud-Ouest du Gg. Lisoung et dans le lit du Tii Kéërëék, près de Bouniaïou.

Les roches du Gg. Lisoung sont compactes et de teinte sombre (No. 1923); au microscope, on y voit un mélange, d’un grain très fin, de feldspath, augite chloritisée, minerai de fer et petites lamelles cristallines brun clair: ces dernières sont peut-être de l’hypersthène ; 1l s’y présente probablement aussi des olivines, mais on ne saurait les démontrer avec certitude; enfin, on trouve çà et là quelques grands quartz limpides sans

inclusions liquides, qui sont peut-être secondaires; c’est une andésite à pyroxène quartsifère.

D'autres morceaux de la brèche du Lisoung: (No. 1924) ressemblent à l'échantillon précédent; mais au microscope, ce sont de beaux #asaltes, avec de l’olivine passablement fraîche.

Il existe encore, dans la brèche du Lisoung, des fragments qui, à l'œil nu, sont tout-à-fait compacts et qui, au microscope, sont aussi d’un grain très fin. Dans la pâte, à microlithes et grains de minerai nombreux, on voit quelques hornblendes brunes à bord grenu, noir, et des sections troubles, qui peuvent provenir d’olivine ou d’hypersthène. La pâte a les caractères d’un basalte plutôt que d’une andésite. Donc, andésite ou basalte. :

La érèche No: 1925, de la rivière Tu Kérék, est d'un grain assez fin; les morceaux, la plupart altérés, sont de grosseur très variable; ils sont souvent arrondis et reliés par un gravier sombre abondant de roche éruptive.

Dans les brèches situées tout autour de ces cimes, on trouve donc le plus souvent des roches autres que de l’andésite à hornblende dont se compose le noyau solide du massif.

Si du chef-lieu de sous-district Tühara, à la côte Sud, on se dirige à l'Ouest, le long de la plage, on observe jusqu'à une distance de 2000 mètres de Tihara une bande étroite de grès quartzeux éocènes. Ces couches sont recouvertes par des brèches, dont certains bancs (No. 1843) contiennent beaucoup de matériaux ponceux, et dont d'autres consistent en fragments de roche massive, entre lesquels on n'aperçoit presque pas de ciment. En général, ces couches inclinent doucement au Sud; mais au point où la route descend vers Tukopo, elles sont un peu plus redressées, et on y a constaté D. — 130°, I. — 20° au Sud-Ouest. A 11 kilomètre de distance de Tuhara s'élève dans les flots un rocher inaccessible qui consiste en une roche divisée en beaux prismes, de l'andésite probablement. ;

Sur les deux routes qui de la côte conduisent au nord vers Peutiangparé, on ne voit, à la surface, presque pas autre chose que de l'argile rouge, maigre, dans laquelle sont disséminés, en nombre de points, des blocs anguleux d’andésite. Si à Tudioulang on descend dans la vallée du Tu Paguër, on aperçoit, dans le lit de la rivière, de la brèche cohérente, et contre les bords très escarpés du Pasir Karaé (signal à 264 mètres), des bancs inclinant légèrement au Sud (No. 1844), dont quelquesuns consistent totalement en matériaux ponceux. Dans les fragments blancs, à éclat vitreux, de pierre ponce, on observe des cristaux brillants de feldspath et de pyroxène, et ces morceaux sont unis par un sable fin, devenu plutôt kaolinique.

À l'endroit du passage du Ti Paguér, près de Tiipaguërguirang, on trouve des couches pareilles (No. 1845), et d'autres dans lesquelles les morceaux de ponce sont reliés par des débris ordinaires d'andésite. La direction générale est de 90°, et l’inclinaison au Sud; mais les couches sont légèrement repliées, de sorte que la pente au Sud varie entre TA

La route de l'Ouest, près du kampoung Malangnengah, traverse la rivière Ti Tépouseun; un peu en amont de cet endroit on rencontre, entre les brèches, de la roche éruptive massive. Les échantillons No. 1954 consistent en une pâte sombre, à petits cristaux brillants; au microscope c'est un Dasalte assez altéré, dont l’olivine est en grande partie serpentinisée. Plus au Nord, près de Tikadondong, est découverte de la brèche à grain fin, qui se recouvre d'argiles silicifiées. Encore un peu plus loin, au hameau Seuseupan, la brèche se compose de fragments d'une belle roche sombre, qu'on reconnaît, au microscope, pour une andésite à pyroxène fraîche. .

Au nord de ces gisements s'étend le terrain qui environne le Gg Liman, dont les couches anciennes ont déjà été décrites précédemment. Dans les ravins profonds affleurent des couches éocènes, et des andésites anciennes, à caractère de diabases, apparaissent sous forme de nombreuses cimes saillantes. Le miocène, qui recouvre ces dépôts anciens, consiste non seulement en brèches, avec ou sans ponce, mais encore en grès verts, roches blanches, kaoliniques, ordinairement poreuses, souvent silicifiées, marnes et calcaire. On y trouve aussi un grand nombre de troncs d'arbre silicifiés qui ailleurs sont rares dansles couches miocènes inférieures. Ces couches sont assez fortement pliées. Si du hameau Tiimasouk on passe le Gg. Liman pour se rendre à Tisaät, situé très près de la route principale de Tihara à Bodiongmanik, on observe constamment, au sud du Liman, une légère pente au Nord; à la source du Ti Masouk, on a observé dans une couche de calcaire, D. — 70°, I. — 15° au Nord. Au versant septentrional de la montagne, on voit des couches fortement silicifiées, qui alternent avec des brèches à grain fin et sont très redressées; on y 4 fait la lecture D. — r30°, 1. — 75° au Nerd- Est. La même disposition se retrouve sur la route principale ; au sud de la ligne de partage des eaux, les couches inclinent légèrement au Nord; mais dans une petite rivière, près Tiipatioung, on a constaté dans des couches brécheuses à ciment silicifié, D. — 140”, I. — 70° au Nord-Est. Toutefois, cette inclinaison diminue rapidement. A l'endroit où du mont Liman on descend dans le lit du Tu Saät, on rencontre une couche de calcaire, dans laquelle on a observé D. = 140°, I. — 23° au Nord-Est; plus au nord, près du hameau Gounoungsouhout, les couches sont horizontales: et même en deçà de Leuwikoudiang, on trouve déjà une pente douce au Sud. Plus au Nord encore, près

de Tiiawi, on a observé cependant D. = 80°, |. — 60° au Nord; et Aubsud, dus sirnalWPasimPeuteu0D%— 85", = rotau. Nord. De cet endroit jusqu’à celui où, près de Parakanbeusi, les bancs de brèche disparaissent sous les couches de marnes et de calcaire de l'étage m,, on conserve tout le temps une inclinaison de 10° à 20 au Nord. A consulter à ce sujet le profil Fig. 84.

Les échantillons suivants ont été récoltés dans ce terrain.

Des fragments de #rèche (No. 1936), de la ligne de partage des eaux, entre le Tu Peutiangparé et le Tu Masouk, à l’est de Triguëémblong, consistent en petits fragments anguleux d'une roche éruptive vitreuse, reliés par des débris d'andésite; dans ces débris, on peut voir quelques aiguilles de feldspath.

Un peu plus à l'Est, dans la rivière Tu Kopo, on a pris des morceaux d'un gros bloc enfermé dans la brèche; cette roche est entièrement blanche par décomposition et contient beaucoup de pyrite; au microscope on peut encore reconnaitre une andésite à pyroxène à caractère de drabase.

Tout près de la source de la rivière Ti Barani, on a recueilli des échantillons (No. 1929) dans la brèche du sommet Benteng (un peu à l’est du Liman). Ce sont des roches gris verdâtre clair, grenues; au microscope, on voit un mélange grenu, fin, de plagioclase, pyroxène et magnétite; puis, comme produits de décomposition, beaucoup de chlorite, du mica brun clair et un peu de quartz; ce sont des andésites à pyroxène à caractère de diabase.

Un peu plus au Nord, on a enlevé à de la brèche, sur la ligne de partage, à la cime Tasouk, les échantillons No. 1930 ; ceux-ci consistent également en une roche d'un grain fin, vert grisâtre ; et au microscope, on observe un beau mélange cristallin d’augite brun clair, décomposée partiellement en chlorite, plagioclase, magnétite et olivine brun sombre serpentinisée. Donc, basalte entièrement. cristallin ou andésite à pyroxène olivinifère, à caractère de diabase à olivine.

Le fragment No. 1928 a été recueilli dans une brèche, à 24 kilomètres au nord du lieu d’origine des échantillons précédents, au hameau Gounoungsouhout. C’est une roche sombre fraîche ; et même au microscope, contrairement à ce qui est le cas pour lés andésites diabasiques qui précèdent, elle a manifestement un caractère récent. Andésite à pyroxène.

Le No. 1941 est une andésite à pyroxène, à caractère de diabase, originaire d’une #rèche de la chaîne qui s'étend au sud-ouest de Tiisaät.

Sur la grande route, on a recueilli, dans une brèche, des échantillons près de Tiibeureum. Cette roche ressemble au No. 1928, mais elle est un peu moins fraîche ; au microscope, c’est aussi une andésite à pyroxène commune, avec assez bien d'hypersthène.

Plus au Nord, un peu au-delà de Paguërbatoung, la brèche consiste aussi en andéstte à pyroxène commune ; toutefois la roche est fort altérée.

Les échantillons No. 1931 de roche silicifiée ont été recueillis au versant Nord du Gg. Liman. Ce sont des roches de teinte claire, parfois sombre, bleu grisâtre, tantôt ternes, tantôt à éclat gras de silex corné; au microscope, on voit une masse trouble, compacte, qui entre nicols croisés présente une polarisation en mosaïque de particules de calcédoine. Dans quelques plaques, on peut reconnaître des contours peu distincts de foraminifères.

Le No. 1944 sur été récolté une petite cime, au sud de Sëréweh; il ressemble aux échantillons précédents. La roche contient de nombreuses veines et inclusions irrégulièrement délimitées de quartz cristallin. Ces sécrétions quartzeuses se montrent souvent aussi au Gg. Liman, mais il se fait que dans les échantillons qui y furent recueillis on ne les a pas rencontrées.

Le No. 1935 est un morceau d'un tronc d'arbre silicifié de 0.50 m. de diamètre ; 1l vient du Ti Mapak, tout près de la source.

Le No. 1932 a été enlevé à un tronc d'arbre aplati, de 70 centimètres de diamètre, enfermé dans une brèche d'un grain fin reposant sur le calcaire, tout près de la source du Ti Masouk. Dans cette roche il s’est déposé beaucoup de pyrite et au cœur de l'arbre beaucoup de calcédoine.

Le No. 1940 a été recueilli sur la route de Tiiguëmblong à Sëéréweh; c'est une roche vert clair, schisteuse, dure, qui probablement est issue par silicification de marne ou d'argile.

Le No. 1934 a été récolté dans le lit du Ti Masouk, à 14 kilomètre au nord du hameau de ce nom; c'est un grès d'un grain assez grossier, gris clair, non effervescent avec les acides et dans lequel on distingue, à la loupe, des morceaux anguleux de feldspath; au microscope, on voit des débris agglomérés de roches éruptives, où prédomine le feldspath.

Il est possible que cet échantillon soit originaire de l’éocène sous-jacent.

Des échantillons de calcaire ont été récoltés en divers points. La couche la plus méridionale existe dans la vallée du Peutiangparé, à l'est de Tiguëmblong. Vers le mur, le calcaire passe à des marnes schisteuses, inclinant légèrement au Nord.

Le No. 1939 provient de cette couche. C’est un calcaire gris clair, compact, à veines de calcaire spathique. Dans certains échantillons on trouve des amphistégines, des hétérostégines et le lithothamnium ; mais il n'y a pas d'orbitoïdes. Par contre, dans d’autres morceaux, il existe beaucoup de jolies orbitoïdes, de la taille de 3 mm., à grande chambre centrale et à chambres médianes spatuliformes; puis encore, quelques cycloclypées, amphistégines et hétérostégines.

Le No. 1937 est une argile calcareuse sombre du mur du calcaire

précédent. Dans les préparations microscopiques, on découvre des amphistégines et des hétérostégines.

Plus au Nord, sur les confins des districts de Tulangkahan et Paroungkoudiang, affleure un banc de calcaire, qui correspond peut-être à la couche que l’on trouve dénudée à la source du Ti Masouk. Dans quelques-uns des échantillons (No. 1939) qu'on y a recueillis, prédominent des amphistégines, longues de 1.7 mm., épaisses de 0.9 mm., à trois tours de spire; à côté de celles-ci se montrent quelques orbitoïdes. Dans la plupart des plaques, les contours des foraminifères sont peu distincts par suite de dissolution, et on ne peut plus y reconnaître que le lithothamnium et quelques orbitoïdes.

Le No. 1933 est un calcaire gris de la source du Ti Masouk. Il contient des orbitoïdes, longues et étroites, de 15 à 16 mm. de diamètre, à chambres spatuliformes; puis, des cycloclypées et des amphistégines.

Tout près du kampoung Tiisaät, au nord du Gg. Liman, apparaissent deux bancs de calcaire (Nos. 1942 et 1943); dans tous les échantillons on observe le lithothamnium, mais, par suite de dissolution, les foraminifères sont devenus peu distincts; dans le No. 1943 seul, de la couche la plus septentrionale, on peut encore reconnaître quelques amphistégines.

En suivant la route qui mène de Malimping au Nord vers le Gg. Kéntiana, on rencontre, jusqu’à la ligne de partage des eaux, des bancs très réguliers, inclinant légèrement au Sud. Ces couches consistent en brèche d'un grain fin ou grossier; en grès vert, parfois schisteux et en roches kaoliniques, de teinte claire, qui contiennent des matériaux ponceux. Dans le Ti Guirilaïa existe un banc de roche éruptive, épais de 15 mètres, divisé nettement en plaques et disposé avec beaucoup de régularité entre les sédiments susnommés. Un peu à l'ouest de la grande route, à 160 mètres d’altitude, la rivière forme, par-dessus la roche massive, une cascade de 10 mètres de hauteur.

Les couches ont une position sensiblement parallèle à la surface du, terrain; de sorte que, en cheminant le long de, la route, on reste souvent sur une grande distance dans la même couche de brèche, qui à la surface se désagrège en une argile rouge brunâtre renfermant des blocs de roche. Dans les rivières, on voit que les couches sont bien dénudées surtout aux endroits où les brèches durés ont donné naissance à de petites cascades. Sur la route, on observe p. ex. une pareille cascade dans la vallée du Ti Palabou.

À l’est de Malimping, sur la route de Tiühara, on rencontre dans le Ti Langkahan et le Tii Peutiangparé des bancs épais de brèche d’un grain grossier, inclinant légèrement au Sud. Vers l’ouest, sur la route de Kéërta, le Binouwangueun forme une cascade de 3 mètres de hauteur

par dessus un banc brècheux, contenant un très grand nombre de fragments arrondis. La pente y est au plus de 4° au Sud.

Sur la ligne de partage des eaux et plus au nord, les couches ont une position horizontale. A l'endroit où la grande route traverse le Tu Liman, cette rivière a un courant très faible; mais à plus de 600 mètres en aval, elle forme une série de splendides cascades; et rien que sur une longueur de courant de 400 mètres, elle descend de 200 jusqu'à 140 mètres en altitude. On y trouve des bancs, parfaitement horizontaux, de roches fortement silicifiées, que nous décrirons plus en détail ci-après.

Plus à l’ouest, les couches brècheuses disparaissent sous les couches plus récentes d’argiles et de marnes de l'étage m,. Sur la route de Kérta au Gg. Kéntiana, au nord du Tu Liman, le contact est très apparent. Près du hameau Turendé, la rivière de ce nom forme une cascade par-

dessus des bancs de brèche cohérente, où l’on a constaté D. — 110°, E — 5° à 8° au Sud; et 500 mètres plus au sud, on trouve, dans la rivière Ti Nilou, des marnes et argiles tendres, dont D. — 30, |. —

10° au Nord-Ouest.

Aux alentours du Gg. Këntiana, on observe partout une pente faible au Nord; les morceaux, dont se composent ici les bancs brècheux, ont en général un éclat de pechstein et très souvent ils sont poreux.

Les échantillons suivants ont été recueillis dans ce terrain.

De la brèche de la cascade du Ti Binouwangueun, à Tiisouwagui, proviennent des morceaux d'une roche sombre, verdâtre, à petits feldspaths et gros grains de pyroxène; au microscope, on reconnaît une andésite à pyroxène.

Sur la grande route, au nord de Malimping, tout près de Kandangsapi, existe une roche terreuse, gris clair, happant fortement à la langue (No. 1953), dans laquelle on peut observer, à la loupe, des morceaux de ponce, de très petits grains de pyroxène ou de hornblende et de petits cristaux de feldspath. C’est une argile blanche de matériaux ponceux.

Le No. 1952 est originaire du banc de roche éruptive, de 15 mètres d'épaisseur, qui existe près de la cascade de Guirilaïa, à 44 kilomètres au nord de Malimping, entre des couches de brèche et de grès. Cette roche est de teinte sombre et on n'y observe que de fines aiguilles de feldspath; au microscope, on reconnaît une andésite à pyroxène, d'un grain fin, cristalline, sans verre dans la pâte ; il y existe peut-être de l’olivine, mais on ne l’aperçoit pas distinctement ; un peu de chlorite y est issue de pyroxène décomposé; autour du minerai de fer, on voit des taches brune d’hydroxyde.

Le No. 1951 vient d’une brèche du signal Sanintën (277 m.), sur la grande route. Andésile à pyroxene.

Le No. 1050 a été recueilli à la cascade du Tii Liman, à l'ouest de la grande route (voir plus haut). Tous les échantillons ont ceci de commun qu'ils sont tout-à-fait silicifiés; la masse d’anhydride silicique est, en certaines parties, terne, ailleurs d'apparence de silex pyromaque ou corné; ou bien elle est nettement cristalline et d’un grain fin. Au micros: cope, on voit à côté de particules fines de quartz ou de calcédoine, des grains gris Jaunâtre d'argile et de la pyrite finement divisée. Les diverses couches paraissent provenir de roches argileuses à nombreux débris de plantes, de marnes et de brèches à fragments ponceux. Dans certains échantillons on observe une pâte grise, uniformément silicifiée, d'apparence cornée, enserrant un réseau de veines de quartz cristallin d'un grain fin. A la surface de la plupart des échantillons se développent, après quelque temps, de beaux dendrites de sulfate de fer. Ce sont des argrles ou des marnes silicrfées.

Le No. 1949 a été récolté sur la grande route, à peu près à 1 kilomètre au nord du passage du Ti Liman, dans des couches qui inclinent de 5 à 10° au Nord et sont interposées entre des brèches. C'est une roche sale, gris jaunâtre, assez dure, qui happe à la langue; à la loupe, on y distingue de petits fragments blancs, kaoliniques et des cristaux ternes de feldspath : c’est probablement une roche tuffeuse cimentée.

Plus loin, sur la grande route, on a encore recueilli, dans la brèche, des échantillons aux points suivants: à 1 kilomètre au sud-est de Gounoungkeëntiana, et à 2, 24 et 4 kilomètres au nord de cette localité.

Le premier échantillon (No. 1945) est une andésite à pyroxène commune; le second (No. 1946) est également une andésite à pyroxène ; il contient, dans la pâte, beaucoup de microlithes de feldspath qui dessinent une belle texture fluidale; le troisième échantillon (No. 1947) est à pores fins et la pâte a un éclat terne de pechstein; au microscope, on voit beaucoup de verre teinté en brun clair; c'est un pechstein d'andésite à pyroxène; le quatrième échantillon (No. 1948) ressemble au précédent; c'est aussi un pechstein d'andésite à pyroxène, mais 1l est fort altéré.

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