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Sur la route de Lébaklarang à la cime Limous on a aussi recueilli des fragments d’un caractère très manifestement ancien.
Les échantillons No. 1885 sont originaires de brèche cohérente, du it du Tu Dikit, tout près de Lébaklarang; au microscope, on peut distinguer un mélange cristallin, grenu, de plagioclase en partie kaolinisé, d'augite, de chlorite, et de beaucoup de particules troubles de leucoxène ; c'est une andésite à pyroxène à caractère parfait de diabase.
Le No. 1884 provient de la cime Limous; il ressemble aux morceaux précédents; c’est une roche vert grisâtre, d’un grain cristallin fin, à petits feldspaths. Au microscope, on y voit aussi un mélange totalement cristallin consistant en larges plagioclases tabulaires, augite brun jaunâtre et minerai de fer, qui paraît être essentiellement de la magnétite titanifère; on n’observe un peu de leucoxène que sur le pourtour de quelques cristaux; puis, il s'y montre quelques grandes olivines; et comme produits de décomposition, de la chlorite et de l'épidote. C’est une andésite à pyroxène olivinifère à caractère de diabase à olivine.
Plus au Sud, on a recueilll des fragments d'une brèche, près du signal sur le Pasir Peuteui, au nord du hameau Tudiengkol. Certains échantillons (No. 1915) ont une pâte grenue et contiennent beaucoup de chlorite et d'épidote; donc, andésite à pyroxène à caractère de diabase à olivine. D'autres (No. 1916) ressemblent plutôt à une andésite à pyroxène commune.
Les échantillons No. 1913, qu'on a recueillis dans une brèche sur l'arête entre le cours inférieur du ‘Ti Madour et la vallée du Tu Dikit, près du hameau Tühérang, sont aussi des andésites à pyroxène ordinaires.
Entre ces couches de brèche est interposé un banc de calcaire (No: 1914), dont les échantillons récoltés ont été décrits à propos du terrain houiller de Baïah.
Le No. 1886 est un calcaire compact, sombre, qu'on a recueilli au Sud de Tiisoungsang ; à l'œil nu, on y voit des contours de foraminitères, parmi lesquels on peut reconnaître, au microscope, des orbitoïdes à chambres spatuliformes, des cycloclypées et des amphistégines.
Le No. 1909 est un calcarre de la rive septentrionale du Ti Madour, à Langkop. C’est une roche parsemée de taches sombres, d'un grain cristallin fin; au microscope, on voit des contours de foraminifères, devenus peu distincts par dissolution.
Le No. 1911 est un calcaire compact, sombre, qu'on a récolté à la rive gauche du Tii Madour, près Langkop; la roche contient de nombreux petits foraminifères, qui toutefois sont dissous en partie ; on peut encore y reconnaître des amphistégines et quelques fragments à chambres en spatule bien apparentes, qui proviennent d’orbitoïdes.
Le No. 1912 a été recueilli directement sous le calcaire décrit tantôt; c'est un grès quartzeux brun rouge, dans lequel, à la loupe, on
distingue, à côté de grains de quartz tout-à-fait arrondis, des morceaux anguleux de ce minéral, agglomérés par un sable brun rougeâtre. La roche ressemble aux grès quartzeux éocènes décrits précédemment.
Le No. 1906 est une des roches douteuses, qui ont déjà été traitées ; elle se montre en couches, à la rive droite du Tii Madour, à 2000 mètres à l'est de Tutorek. A la loupe, on y voit une pâte blanche, compacte, felsitique, dans laquelle existent des îlots irréguliers, poreux, où l'on peut distinguer çà et là des minéraux augitiques. Dans cette pâte gisent de nombreux grains de quartz clairs, qui présentent souvent de belles sections hexagonales et qui ont communément un diamètre de 2 à 3 mm., parfois aussi de 4 à 5 mm.; à côté de ceux-ci, on observe beaucoup de pyrite, en particules fines. Au microscope on voit, dans cette pâte, uniquement une masse siliceuse, trouble, qui polarise en très petits fragments; les gros grains de quartz sont, par contre, nettement délimités, parfois arrondis, et ils contiennent un nombre exceptionnellement grand de bulles liquides. La roche est une /zparite ou peut-être une roche clastique silicifiée, qui renfermait primitivement de la pierre ponce.
Le No. 1910 a été recueilli tout près du signal Tutiaroutioup, sur l'arête située entre le Ti Madour et le Ti Dikit, au Sud-Est de Langkop. Ces morceaux sont constitués entièrement par la pâte siliceuse, blanche et compacte de la roche précédente; on n'y trouve nulle part de parties poreuses; les cristaux de quartz font aussi totalement défaut, et la pyrite ne peut y être signalée qu'en quelques petits points très fins. La roche s'est aussi déposée distinctement en couches; et il est probable qu'elle est issue, par silicification, d'une roche clastique.
Des roches tout à fait analogues aux précédentes existent aussi sur l'arête située entre la vallée du Tin Madour et celle du Tu Dikit, à trois kilomètres au Sud du hameau Tühérang.
Au Nord de la ligne de faîte, le terrain brècheux m,, s'étend encore jusqu'au-delà de Tiipanas, mais disparaît alors sous des marnes et des argiles qui appartiennent à l'étage m,. Sur la route de Tutorek à Tutoudia, on voit constamment des brèches à ciment ponceux, déposées en bancs épais, inclinant généralement au Sud. Au pied du flanc abrupt septentrional de la montagne, on a constaté, en un certain point, dans des grès d’andésite tendres, D. — 100", I. — 55° au Nord; mais il est possible que cette disposition anormale ait été produite par un grand éboulement dans la montagne. Dans la vallée du Tn Simeut affleurent les couches éocènes décrites précédemment. Sur la route de Titoudia à l'Est vers Madia, à la rive droite du Tu Simeut, dans des grès d’andésite miocènes, D. = 700, I. = 45° au Nord. A un demi poteau au nord de Tiitoudia on a trouvé, entre des brèches, du calcaire dont
la position n'a pu être déterminée exactement, mais qui probablement
incline aussi au Nord. En suivant la route de ‘Tntoudia à l'Ouest vers Tutiélébang, et puis au Nord vers la rivière Dikit, près du hameau de ce nom, on rencontre des brèches, entre lesquelles se montrent çà et
là des grès et des couches d'une roche kaolinique, d’un gris sale. Au
kampoung Tutiélëbang, on a constaté dans des grès tendres, D. = 72”, I. — 46° au Nord; et au passage du Ti Dikit, dans des grès verts compacts, D. — 100 I. — 65° au Nord. . Toutefois, entre ces deux
endroits, on peut remarquer à un banc épais de roche kaolinique gris sale qu'il se présente dans les couches des plissements et que la pente se modifie fréquemment du Nord au Sud. La cime abrupte Rasamala, au sud de Tiidikit, consiste en couches de tufs cimentés, et de pareilles couches sont dénudées aussi au versant oriental du Bongkok.
Au nord de Titoudia, le mont conique irrégulier Ændout s'élève à 12096 mètres d'altitude. JUNGHUHN en fait mention en passant, comme d’un volcan qu'il appelle Bongkok (voir ,,Java IF” édit. holl. p. 8; édit. allemande p. 7). Le PBongkok proprement dit est une cime escarpée, qui s'élève à 925 mètres d'altitude, au sud du confluent du Ti Dikit et du Ti Simeut et qui consiste en brèches et en roches tuffeuses silicifiées.
Chez l'Endout on peut réellement reconnaître la forme d'un ancien volcan ; la cime consiste en la moitié Nord-Est d’un bord circulaire, de 1.35 kilomètre de rayon; et sur ce bord sont situés les sommets Zebakmadia (1080 mètres), Ændouf (avec les signaux Endout II — 1296 mètres et Endout | — 1281 mètres) et 772alas (1120 mètres). A l'intérieur de ce cirque il en existe un plus petit, de 0.4 kilomètre de rayon, dont le plus haut point est à 1170 mètres d'altitude; l’espace cisconscrit par le petit cirque se décharge au Sud-Ouest par la rivière Pitioung.
La composition est aussi celle d’un ancien volcan, dont les sédiments éoliens fins, stratifiés, ont disparu par érosion ou ont été décomposés, par altération, en masses argileuses rouges. Aux versants Sud et Est, on rencontre partout des brèches, qui consistent en fragments de taille fort différente et dans lesquelles on ne peut observer aucune stratification. Le long du versant Nord, on voit partout de l’argile rouge renfermant des blocs innombrables de roche éruptive, accumulés surtout dans le lit des rivières. Au versant Ouest, on trouve encore, le plus souvent, de l'argile à blocs inclus, mais dans le Ti Laki, tout près de l'établissement de Këépek, affleurent des tufs siliceux; et dans le Ti Kawah, la roche massive, séparée en plaques, est à découvert en deux points. Les couches de tufs et les plaques de la roche éruptive inclinent les unes et les autres sous un anglende 10 à15 Màbpartir du‘ centre du massif.. Les calcaires et
les marnes manquent absolument.
À Ja description microscopique des échantillons collectionnés, on verra cependant que ies roches de l'Endout correspondent à celles de l'étage m, et que le caractère néo-volcanique y fait défaut. C'est pourquoi on a teinté l’'Endout comme s'il appartenait à m,; mais il est probable que dans cette période la montagne s’est édifiée, par des éruptions volcaniques, Jusqu'au dessus du niveau des eaux et qu’elle doit donc être considérée comme un volcan ancien, tertiaire. Les sources thermales, à l'ouest de la chaîne de l'Endout, aux bords du Tu Kawah, Jjaillissent dans des couches manifestement sédimentaires.
Dans le massif situé entre l’Endout et la frontière de Buitenzorg, prédominent des brèches en bancs épais, alternant avec des couches minces de grès verts d’andésite, d'ordinaire calcarifères et devenant parfois d’un grain très fin et fort schisteuses. Il s'y montre aussi des bancs qui contiennent, en très forte proportion, des matériaux ponceux, entre autres sur la route qui mène de la province de Buitenzorg vers Mouara, à l'endroit où elle descend en pente raide vers le lit de la rivière. Des pétrifications n'y ont pas été trouvées. Les couches sont assez planes et d'ordinaire on observe une pente douce au Nord. Sur le sentier par lequel on descend, de l'établissement de Lébakparé, directement vers la vallée du Tn Ladaheun, on rencontre entre les brèches un banc d’andésite divisé en plaques, où l’on a fait la lecture D. — 55, J.:—1ro au Sud-Est
À plus de trois kilomètres au sud de Tipanas, dans la vallée du Tu Bérang, du calcaire est interposé entre la brèche et les grès. Ce banc est sensiblement horizontal et paraît former la crête d'une selle. Un peu plus au nord, dans le lit du Ti Bérang, on a constaté près du kampoung Bouiouheun, dans des grès marneux à grain fin, D. = 90, I. — 15° au Nord; et au sud de ce calcaire, sur la route de Mouara, DS "TE —/36%au Sud
À l’ouest de l'Endout, sur la route de Mountiang à Tutoudia, par Karang, on trouve entre la brèche, près de Karang, du calcaire corallien, un peu de grès marneux et des couches qui contiennent des matériaux ponceux. Dans une petite rivière, au sud de ce kampoung, on a observé D. — 92°, I. — 26° au Nord. Entre Karang et Mountiang affleurent des brèches très cohérentes.
Les échantillons qui suivent ont été recueillis dans ce terrain.
Des morceaux originaires d’une brèche du versant oriental du Gg. Bongkok consistent en une pâte compacte, à éclat terne do pechstein, dans laquelle, à l’œil nu, on ne peut distinguer que de nombreuses aiguilles limpides de feldspath. Au microscope, on voit une pâte qui consiste en verre brun avec microlithes de feldspath et minerai de fer, dans laquelle on observe, en cristaux porphyriques, beaucoup de plagioclase, peu de pyroxène et du minerai de fer. Le pyroxène est en