TI
sondages, pour rechercher le pétrole, ont été effectués par M. l'ingénieur des mines STOOP, au village de Koutih, dans le prolongement oriental de la chaîne, et probablement sur la ligne de faîte de la petite arête qui porte aussi Guënouk watou; ces travaux ont parfaitement réussi.
Lors des forages, on ne put observer aucune transition nette entre les argiles alluviale et quaternaire, ni entre celle-ci et les roches tertiaires; il faut sans doute l’attribuer à cette circonstance que cette argile consiste en matériaux altérés des roches tertiaires, entraînés par les eaux, de sorte qu'on s'explique aisément une transition graduelle où du moins peu sensible des couches tertiaires aux dépôts plus récents. Je n'ai trouvé, dans les matières des forages, que de l'argile grise, contenant parfois des fragments d’un calcaire marneux (No. 281) dur et de couleur grise également.
J'ai reçu de M. SrToop, à l'effet de le soumettre à un examen microscopique, un échantillon de sable marneux (No. 282) provenant d’un puits situé à Krouko, au Nord des forages de Koutih, dans le prolongement de notre 2e chaîne. Il l'avait obtenu en lavant un échantillon de matière que le forage avait ramené d’une profondeur de 200 mètres et qui devait, supposait-il, renfermer un grand nombre de foraminifères; cette conjecture se basait surtout sur ce fait, qu'à son avis le pétrole se serait formé par la distillation de substances grasses (voir C. ENGLER. Berichte der d. chemischen Gesellschaft 1888. Band XXI S. 1816; reproduit dans Dingler's Polytechn. Journal 1888, 6gte Jahrgang, Band 269 S. 136 u. 183, ,, Zur Bildung des Erdôles”) et que ces graisses à leur tour devaient provenir de la masse sarcodaire de foraminifères. Nulle part en effet on n'a découvert d’autres restes d'animaux dans les couches pétrolifères qu'il a percées. L'examen microscopique a confirmé pleinement cette supposition. J'ai trouvé parmi les coquilles des foraminifères, qui sont encore la plupart entourées d’un ciment calcaire d’une faible épaisseur, des globigérines, des dentalines (nodosaria), des bolivines, des rotalinidées. etc., toutes distinctement reconnaissables. Quelques-uns de ces fossiles ont été représentés dans la Fig. 22; ils ont la plupart une grosseur de } à ? de millimètre.
Notre 3e chaîne marneuse touche au Sud aux dépôts de la grande plaine du Brantas, laquelle à son tour se continue au Sud avec le pied des volcans. On ne rencontre plus ici de roches sédimentaires.
Etage calcareux m,. Les marnes, les argiles, les grès et d’autres roches de l'étage m, se trouvent, en divers points du Nord de la résidence, recouverts par du calcaire marneux et du calcaire ordinaire, exactement comme à Madoura. La forme capricieuse de certaines montagnes calcaires doit être attribuée à l'érosion combinée parfois avec le mode de gisement des couches qui a donné lieu lui-même à ce mode particulier d'érosion.
La nature pétrographique du calcaire de Sourabaïa est exactement la même que celle du calcaire de Madoura: il est le plus souvent assez tendre et marneux, mélangé de particules d'argile ou de gravier d’andésite; parfois il est totalement ou partiellement cristallin et alors d’une plus grande dureté.
Le calcaire apparaît à la surface en divers endroits. Le terrain calcaire le plus méridional s'étend entre Mantoup, Nguimbang et Gondang et se termine à l'Ouest, encore avant d'atteindre la frontière du Rëmbang. Ce calcaire (No. 299) s'élève à une altitude de 200 mètres ; 1l présente vers le Sud une paroi assez abrupte et incline faiblement vers le Nord, ainsi qu'on peut l’observer sur la route qui mène de Mantoup par Kédoung pring et de cet endroit par Tiarangbang vers Neuimbang. La direction est toujours sensiblement de 90°; l’inclinaison, de E50 à 5 versie Nord. Le “calcaire disparait, Lvéers 1e WNordisons l'argile quaternaire de la plaine de Kédoung pring qui ici s'élève d’une trentaine de mètres au-dessus de la mer. Il va rejoindre, sous cette couche, le calcaire du Gg. Pégat, qui se continue jusqu'en Rémbang, ainsi que le terrain calcaire situé au Sud de Lamongan près du Gg. Griguis, où quantité de fragments calcaires font saillie dans l'argile. Dans le terrain calcaire de Neuimbang-Mantoup et dans le voisinage, se montrent diverses sources thermales salées d'une faible teneur en 1ode. Ce sont, d'abord une petite source au Sud de Nguimbang, près du village de Pasinan. En second lieu, quelques sources occupant une grande étendue au Sud de la désa de Woudi au pied des monts Lantoung et Titro, où outre l’eau salée, apparaît aussi un peu de pétrole.
Dans le calcaire du Go. Pégat (No. 300) sont creusées plusieurs grottes; les couches sont à peu près horizontales, sauf en quelques points où l'on a pu déterminer une inclinaison de 5° vers le Nord. La direction est encore de 90° environ.
Au Gg. Griguis (26 m. d’alt.) près le signal, on n'a pu reconnaître des couches calcaires, mais seulement de gros blocs calcaires gisant dans de l'argile noire.
Au Sud-Est de Lamongan s'élèvent encore deux petites collines; la première est située à petite distance du signal Griguis et forme en quelque sorte le prolongement du calcaire du Griguis; l’autre se dresse non loin de Tiérmée au signal Bogomiring, à 24 mètres d'altitude. A la surface de cette colline, on ne voit que de l'argile; la colline elle-même consiste ou bien en calcaire, ou bien en marnes; et ces dernières se montrent également au Sud de Tiërmée, au village de Kébon dalëm, ainsi qu'on la déjà fait remarquer plus haut.
A Grisée s'étend un terrain calcaire sur des marnes dans lesquelles on a pratiqué un forage jusqu’à la profondeur de 747 mètres. Ce calcaire est aussi sensiblement horizontal, car dans sa partie Sud, il n'incline
au Sud que de quelques degrés, et dans sa partie Nord :l incline de 15 à 5 vers le Nord; la direction est de 140°. Au Sud-Ouest du sommet Guiri, sur lequel se trouve le tombeau de Sounan Guiri, il jaillit de ce calcaire un peu de pétrole. Plus au Nord, au village de Soutii, on trouve des grottes dans lesquelles on préparait jadis du salpêtre au moyen de la fiente des chauves-souris qui y ont fixé leur demeure.
Près du passage de la rivière Lamong, sur la grande route de Grisée à Sourabaïa, les indigènes ont creusé un grand nombre de puits dans le calcaire marneux tendre (No. 298) que l’on calcine et que l’on vend comme matériaux de maçonnerie.
Entre Grisée et Sidaïou, un terrain calcaire avoisine Boungah, au Nord de la rivière Solo. Ce calcaire paraît aussi, en cet endroit, constituer une très faible selle.
A l'Est de ce terrain, à la désa Mèrtani, le calcaire fait encore une apparition à proximité de la côte sous forme d’une petite colline de 19 mètres d'altitude seulement.
La petite ile sur laquelle s'élevait jadis le fort ,Erfprins” a été éxhaussée artificiellement au moyen de blocs de calcaire qu'on y a apportés. Toutefois, il est probable que le sol consistait en calcaire massif.
Le terrain calcaire le plus vaste de Sourabaïa s'étend le long de la côte Nord; il est le prolongement pur et simple de la chaîne calcaire de la côte Nord de Madoura. Ce terrain commence à la désa d'Oudioung pangka et se continue jusqu’à la frontière de Rémbang. Dans cette dernière résidence on peut le suivre encore; il n'y est séparé de la côte septentrionale que par un peu d’alluvium, et encore en certains endroits seulement. La largeur de la chaîne est en moyenne de 8 kilomètres, et du côté Sud les marnes apparaissent sous le calcaire, ainsi qu'on l’a déjà signalé plus haut. La direction du calcaire est en moyenne de 90°; elle peut dévier jusqu'à 80° et jusqu'à 110°; l’inclinaison est le plus souvent faible et vers le Nord; parfois elle est nulle et en certains endroits elle a lieu aussi vers le Sud.
On rencontre dans ce terrain quelques montagnes et cimes abruptes, qui se sont formées par érosion, et parmi lesquelles on distingue principalement les deux montagnes situées entre Nguëmboh et Sëkapouh; celle qui est au Nord, et qui porte le signal Baniou légui (127 m. d’alt.) forme un petit pli anticlinal; celle, au Sud, qui porte le signal Sékapoubh, s'élève à une altitude de 110 mètres et incline faiblement vers le Sud. Sur les cartes marines on désigne ces deux montagnes sous le nom de les cercueils” à cause de leur forme longue et déprimée. Elles contiennent des grottes à nids d'oiseaux comestibles.
Plus à lOuest, sont situés le Gg. Délégan (140 m.), une arête escarpée; le Gg. Koukousan (No. 297) (123 m.), le Poundout et le
Sourowiti (129 m.) sur lequel il y a un tombeau sacré ; le Gg. Soukowati (152 m.) près Dradiat, à faible pente vers le Nord; le Gg. Këéndil, avec le signal Séndang lébak (118 m.), sur lequel existe un ,,mésiguit” (église mahométane) au village de Séndang douwour. Les observations ont donné, en cet endroit, pour la direction de plaques calcaires 80° et pour leur inclinaison 10 vers le Nord. Un puits creusé près Sëndang lébak, à côté de Sendang douwour, dans le calcaire et à 32 mètres de profondeur, fournit une eau admirablement limpide et fraîche. Viennent encore le Gg. Langegar, au Sud de Blimbing; le Gg. Mëndioulouk (112 m.) et le Gg. Sourou (120 m.) au village de Lémbour. Dans presque toutes ces montagnes existent de grandes et de petites grottes, parfois à nids d'oiseaux comestibles. Sauf au mont Sékapouh et à la partie méridionale du mont Baniou légui, on observa encore une inclinaison vers le Sud près d'une source, non loin de la désa Séëlokouro. Au demeurant, le calcaire incline presque toujours faiblement vers le Nord, ou bien il est tout-à-fait horizontal.
Æxamen microscopique des roches sédimentaires. Les marnes contiennent toutes des débris d'andésite agglomérés par un ciment calcaire.
No. 288. C'est un grès marneux grisaätre fin de Simo; il ressemble tout-à-fait au No. 289, mais il est plus fin. Contient des fragments de basalte ?, d'andésite, de pyroxène, de plagioclase, du minerai de fer, des particules troubles et brunes de serpentine ? le tout dans une pâte à cristaux fins de calcaire spathique. Exempt de foraminifères. Est tertiaire très-récent, apparemment pliocène.
No. 289. C'est une warne de Simo avec fragments d’andésite altérée et un grand nombre de grands coquillages, des coquilles d’eau-douce à ce qu'il paraît. Au microscope on ne voit pas de foraminifères, mais seulement des fragments de basalte, d'andésite, de plagioclase, d'hypersthène, d'augite et du minerai de fer, réunis entre eux par un ciment calcaire. Est probablement pliocène.
No. 290. Cailloux roulés des couches inclinées de conglomérats de Simo. Des andésites à pyroxène très fraîches, avec verre brun.
No. 291. Catlloux roulés des conglomérats de Simo (récoltés jadis). Proviennent probablement des mêmes couches que le No. 290. Est aussi une andésite à pyroxène avec du verre grenu brun, quelque peu altérée, mais dont les cristaux porphyriques sont frais.
No. 296. Calcaire du Gg. Gouwa, à proximité de la frontière de Rëmbang, district de Modiodadi, section Diombang. Renferme une très grande quantité de globigérines et d'hydroxyde de fer.
No. 284. Calcaire de Guënouk watou. Essentiellement un gravier feldspathique à ciment de caléaire; avec du minerai de fer, décomposé partiellement en hydroxyde, et des foraminifères, notamment des globigérines; néanmoins aussi des rotalinidées et d'autres espèces.
No. 299. Calcaire marneux du signal à Mantoup. Assez bien cristallin.
Nha
Contient des globigérines, des miliolidées et quelques autres espèces. No. 300. Gg. Pégat. Calcaïre. Contient des globigérines, des miliolidées, des rotalinidées, etc.
No. 297. Calcaire. Gg. Koukousan, près de la côte Nord, contient beaucoup de lithothamnium. Aussi des foraminifères, tels que des miliolhidées, des rotalinidées et d’autres espèces encore.
B. Zes roches volcaniques.
Une portion des volcans Pënanggoungan, Ardiouno (Wélirang) et Andiasmoro appartient au Pasourouhan, les parties Nord et Nord-Est du pied de ces montagnes se trouvent dans la partie méridionale de Sourabaïa.