XIII. IOGUIAKARTA (Ioguia
Annexes: Profils Nos. (XV) XVI à XVIII.
Petite carte géologique du terrain de Nanggoulan, échelle 1 : 50.000. Catalogue de roches Nos. 584 à 636.
Dessin Fig. 36.
Topographie.
La résidence de loguiakarta, nommée communément IJoguia par abréviation, a pour limites, à l'Ouest Baguëlen, au Nord Kédou et Solo, à l'Est Solo et au Sud la mer. Au Nord, la résidence se termine par la pointe aigue du sommet du Mérapi.
Ligne de partage des eaux entre les côtes Nord et Sud. Une très petite portion seulement de loguia appartient au bassin de la côte septentrionale, savoir une bande étroite située à la limite Nord de la Chaîne méridionale; à partir de la frontière de Solo, près du Gg. Barangan, la ligne de partage des eaux suit la crête de la chaîne jusqu'au Sud de Prambanan; puis elle descend dans la plaine, où elle quitte définitivement loguia pour pendre ensuite une direction Nord, vers les sommets du Mérapi et du Mérbabou. Cette faible bande septentrionale de loguia est arrosée par de petits affluents de la rivière Déngkeng, que nous connaissons par la description de la chaîne de Diiwo, et qui se jette dans la rivière Solo.
Les principales rivières du bassin de la côte Sud sont:
1. L'Opak, qui a sa source sur le Mérapi, se dirige au Sud, par Prambanan, vers le pied de la Chaîne méridionale, et puis se dirige à travers la plaine vers la mer. L'embouchure est à 5 kilomètres à l'Ouest de Mantingan. .
Un affluent important de l’Opak, c'est //Oïo, qui prend sa source en Solo, à l'Ouest de Wonoguiri, au sommet Popoh et près du signal Gading (806 m. d’alt.); il se dirige d’abord à l'Ouest vers Boundër, puis au Sud et au Sud-Ouest vers la plaine.
Le terrain situé au Sud de Wonosari, entre Mantingan et la frontière de Solo, est la chaîne des Mille montagnes (Duizendgebergte), le ,,Gg. Séwou,” qui est le prolongement de la chaîne calcaire, avec ses mille
petits sommets, de Solo et de Madioun. Les rivières qui naissent dans le terrain plat près Wonosari et se dirigent au Sud, disparaissent sous les couches du Gg. Séwou, qui inclinent en pente douce vers le Sud, et arrivent probablement dans la mer à quelque distance de la côte. C’est là la raison pour laquelle aucune rivière importante n’a son embouchure à la côte méridionale, entre Mantiingan et la frontière de Solo.
2. Le Progo. Nous connaissons déjà cette rivière d’après le chapitre Kéëdou ; elle pénètre en loguia près de Klangon et forme quelque temps la limite entre loguia et Këdou; puis elle prend une direction essentiellement méridionale à l'Est de Nanggoulan, par Séntolo et Brosot vers la mer. Les nombreuses rivières, qui descendent du versant Sud du Mérapi et qui pénètrent en loguia, se joignent les unes à l’Opak, les autres au Progo.
3. Le Lérong vient de Baguëlen et forme, près de son embouchure et sur une petite étendue, là limite entre Baguëlen et Ioguia. C’est juste sur la limite de ces deux résidences que le Bogowonto, qui vient aussi de Baguëlen, se joint au Lérong.
Le territoire septentrional de Ioguia est occupé par le versant Sud du Mérapi. Au Sud, ce pied aboutit à la plaine avoisinant loguia, localité dont l'altitude est de 114 mètres. Depuis Iloguia, la plame descend très régulièrement au Sud par Bantoul vers Mantingan et puis vers la mer. Elle consiste entièrement en sable volcanique, mélangé, dans le voisinage des chaînes tertiaires, avec les débris des roches de ces montagnes. À la côte existe une bande étroite de sable marin, derrière laquelle il se trouve, à l'Ouest de Brosot, un vaste marécage côtier.
Au Sud-Est de la résidence, est située la Chaîne méridionale que nous connaissons déjà, qui s'étend depuis la frontière de Solo jusqu'à la côte Sud et dont le Gg. Séwou constitue la partie méridionale. La plus haute cime de cette chaîne est sur la frontière de Solo; c’est le Gg. Panggoung, qui atteint l'altitude de 786 mètres; dans la partie occidentale, le plus haut sommet est le Padangan avec le signal Nglanggran, à 686 mètres d'altitude.
À l'Ouest de la résidence, on trouve la ,,chaîne-frontière occidentale”, qui s'étend à l'Ouest, depuis Nanggoulan jusqu'à la frontière de Baguëlen; au Nord, par Kalibawang jusqu’à la frontière de Kédou. Les plus hautes cimes sont sur la frontière de Baguëlen; le Gg. Guëpak atteint la hauteur de 859 mètres; le Gg. Kounir, aux frontières de Këdou et de Baguëlen, a 070 mètres de hauteur.
‘A. Le terrain tertiaire.
- L Le massif de Nanggoulan. (Comme annexe, une carte du massif de Nanggoulan, à l'échelle 1 : 50.000).
Au pied de la chaîne frontière occidentale, affleure un terrain renfermant des fossiles que l’on rencontre fort rarement à Java.
Lorsque du chef-lieu Nanggoulan, on se dirige d’abord au Nord, puis à l'Ouest par Rèntèng vers Klopo sawit, on commence, à mi-chemin de ces deux derniers villages, à monter en pente douce, à partir d’une plaine de sable volcanique et de pierres, sur des argiles et des marnes altérées, appartenant au terrain en question, que nous appellerons désormais ,/e massif de Nanggoulan.” De Klopo sawit, un sentier se dirige par Diëtis le long du Gg. Moudül, vers les villages de Kalisonggo et Wareng; et un peu plus loin vers la rivière Songgo, ou plutôt Pourou, car elle n’est qu'un affluent du Songgo. Ce Kali Pourou forme la limite des régences de Nanggoulan et Kalibawang; et le sentier arrive jusqu'ici en restant continuellement sur le terrain nommé tantôt ; celui-ci s'étend encore au Nord-Est, en bande étroite, jusqu'à la vallée de Tinala.
Il est particulièrement heureux qu’il soit encore resté quelque chose de ce terrain à la surface. A l'Ouest, il est recouvert par des couches épaisses de grès, de conglomérats, et de brèches de matériaux d’andésite, qui sont fortement effritées, recouvrent les roches sous-jacentes et, le plus souvent, dérobent le contact au regard. A l'Est, il est recouvert par les sédiments quaternaires de la rivière Progo. Les roches du terrain de Nanggoulan sont très tendres; elles consistent en marnes et argiles arénacées, fortement rongées par les eaux des rivières qui viennent de la montagne, le Kali Santën et le Kali Bawang, le Kali Pourou et le Kali Songgo, de sorte qu'une grande partie de ces couches tendres a déjà été entraînée, et qu’on peut réellement s’'estimer heureux qu'il soit encore resté quelque chose de ce terrain.
Le terrain de Nanggoulan a déjà été exploré auparavant d’une manière relativement satisfaisante, car il présente une couche de charbon qui, dans le temps, a donné lieu à quelques sondages. Les résultats de ces recherches ont été communiqués par M. l'ingénieur W. O. P. ARNTZENIUS dans le ,,Nat. Tijdschr. van Ned. Indië, Tome XXVII p. 275 et suiv.” et par M. l'ingénieur P. VAN DiJK dans le ,, Tijdschr. van Nijverheïd en Landbouw, tome XIII, 1867 p. 167 et suiv.,”’ ainsi que dans le »Jaarb. van het, Minwezen 1872 I p. 161.” Nous ne reviendrons plus sur ces descriptions, pour en parler d’une manière plus détaillée, car mes opinions sur la disposition et sur la formation de ces couches s'écartent notablement des appréciations émises dans ces rapports.
La roche la plus ancienne que l’on puisse constater, sur laquelle se sont déposées les couches du terrain de Nanggoulan, est un Vasalte fort altéré, qui affleure en 3 petits groupes: en un petit sommet, à l'Ouest du village de Diëtis, près de Télogo Kidoul; dans un affluent du Kali Songgo, tout près du village de Kalisonggo; enfin, un peu
plus au Nord, près du village de Wareng. Cette roche éruptive devient, par l’altération, d’une structure arénacée particulière; ainsi il n’est pas rare que l'on aperçoive à la surface une masse de sable dans laquelle sont disséminés des blocs arrondis moins désagrégés (comme on l’observe. encore dans certains granites de Sumatra). Toutes les olivines de la roche sont décomposées; et, dans les espaces qu’elles ont occupés, on trouve parfois de la serpentine ou bien du calcaire spathique. Dans ce dernier cas, la roche est pointillée de blanc; et par sa teinte vertgrisâtre, elle rappelle des roches plus anciennes, notamment des diabases. à olhvine.
À la surface, probablement fort inégale de ce plancher basaltique (l'âge du Gg. Moudül, qui consiste en andésite à pyroxène, est moins certain), se sont déposées les couches du terrain qui nous occupe. Ce sont essentiellement des marnes très arénacées, avec quelques couches. de marnes calcaires; ces dernières surtout sont riches en fossiles, notamment en orbitoïdes et en nummulites. A l’examen microscopique de ces marnes et de ces calcaires marneux, on voit qu'ils contiennent de petits fragments et du gravier fin de la roche éruptive altérée dont il vient d’être question, ce qui prouve on ne peut plus clairement que cette roche est plus ancienne que les couches sédimentaires. Des fragments plus volumineux sont aussi disséminés çà et là dans les couches, surtout dans le voisinage des parties de la roche éruptive qui arrivent à la surface.
De toutes parts, les couches sont fortement plissées et comprimées. Près Klopo sawit, J'ai trouvé D = 30° lu 150 à llOuestiprès de Télogo kidoul, un peu au Nord de la petite cime basaltique, D. — 60, trs au, Sud-Est; au village deKalisonsgo DR LE Z08: l'Ouest; près de la couche de lignite du Kali Pourou, D. = 50°, I. — 10° au Nord-Ouest. En général, l'inclinaison des couches est vers l'Ouest ou vers le Nord-Ouest, et elles plongent sous des angles de 10° ou de 20°, sous les couches de brèches et de grès de la chaîne frontière qui est située plus à l'Ouest. Toutefois, à cause de la présence de blocs. arrondis, on ne peut voir nulle part distinctement le contact; l’inclinaison des couches marneuses continue à se faire régulièrement au Nord-Ouest, jusqu'au village de Klépou.
Pour découvrir le charbon, on a fait onze sondages peu importants, chacun de 19 mètres de profondeur, en moyenne, et un seul sondage profond, qui fut poussé jusqu'à 161 mètres. On a fait alors aussi le levé des petites rivières Santën, Bawang et Pourou et on les a reportées sur la carte.
À l'aide des directions et inclinaisons indiquées par M. l'ingénieur VAN DiJk et de celles que j'ai moi-même mesurées plus tard, j'ai fait le tracé de la coupe Fig. 36; elle représente la disposition des couches.
le long du Kali Pourou; à gauche (à l'Ouest), elles sont recouvertes par les couches de brèches et de grès de la chaîne frontière; à droite (à l'Est), par les sédiments quaternaires de la rivière Progo; entre les deux dépôts, se trouvent les couches de Nanggoulan, disposées en selles et bassins faiblement ondulés. Entre les marnes, il apparaît encore çà et là une petite couche brècheuse plus grossière; ainsi qu’une seule couche de lignite de 1 mètre d'épaisseur environ et de qualité très inférieure; aux points où elle vient au jour, cette dernière couche est toujours mêlée d'argile noire. A quelque distance au-dessus de cette couche de charbon, il existe, d’après M. vAN DIJK, une couche à petites nummulites; et beaucoup plus haut, au pied de la chaîne frontière, il y aurait aussi une couche à grandes nummulites.
Je n'ai pas vu cette assertion se confirmer; je suis plutôt porté à admettre que les différentes nummulites et orbitoïdes existent ensemble dans ces couches (il y en a deux ou davantage).
J'ai trouvé en effet les 3 espèces de nummulites et les 2 espèces d’orbitoïdes de ce terrain réunies, d'abord dans une couche de calcaire marneux au village de Kalisonggo (No. 589); puis, dans des fragments incohérents de marne calcaire (No. 590), non loin du gisement de charbon dans le Kali Pourou ; ces fragments sont apparemment originaires de la même couche que celle de Kalisonggo, mais viennent d’un endroit situé plus au Nord. Ensuite, plus haut dans la montagne, du côté du village de Pengkol kidoul, 1l y a encore des blocs incohérents de marne calcaire (No. 591), mais ils ne contiennent que de petites nummulites, des orbitoïdes et des coquillages. Enfin, dans le lit du Kali Pourou, entre le gîte de charbon et le village de Klépou, s'étendent des couches épaisses (No. 592) avec un très grand nombre d’orbitoïdes (les deux espèces) et quelques nummulites.
Les échantillons de ce terrain, qui sont déposés au Musée du ,,Minwezen” (Administration des mines) à Batavia, portent l'étiquette ,,Kali Bawang’’ laquelle indique, ou bien uniquement la régence ou bien, plus vraisemblablement, la rivière Bawang et ses affluents le Songgo et le Pourou; car il n’existe pas de village de ce nom. On ne connaît donc pas au juste le gisement de cette marne si riche en nummulites (No. 594), mais la roche est très probablement originaire de la même couche que les Nos. 589 et 590, et elle renferme aussi à la fois les diverses espèces de nummulites et d’orbitoïdes.
Fossiles. Le terrain de Nanggoulan se distingue de tous les autres dépôts tertiaires de Java, par ses foraminifères, nummulites et orbitoïdes. Ces dernières font partie du sous-genre Discocyclina (GüMBEL), qu'on rencontre d’ailleurs exclusivement dans le terrain éocène de Baguëlen et de Solo, et qui fait totalement défaut dans les couches miocènes de Java, même dans les couches que M. MARTIN range dans le ,,miocène
inférieur”; en effet, on ne trouve dans ces dernières que des orbitoïdes à chambres médianes spatuliformes (sous-genre Zepidocyclina, GüMBEL).
Par ces orbitoïdes, les couches de Nangooulan ont certes avec les couches éocènes plus de rapport qu'avec les couches miocènes ; et ceci est rendu encore plus vraisemblable par leur position ex-dessous des brèches de la chaîne frontière, puisqu'il est évident dès lors qu'elles sont situées bien bas dans la série des dépôts tertiaires. En effet, les brèches qui les recouvrent appartiennent à notre étage m,.
Par contre, les mollusques fossiles de loguia, examinés par M. MARTIN (Beiträge III p. 355 et 369), sont d’après la proportion (28 *) d'espèces encore vivantes aujourd'hui, miocènes ou tout au plus du miocène inférieur; or ceci ne concorde ni avec la disposition des couches ni avec les caractères des foraminifères. Provisoirement je ne saurais dire comment il faut expliquer cette circonstance, à moins d'admettre que les fossiles qu'on a envoyés à M. MARTIN ne soient pas exclusivement originaires du terrain de Nanggoulan, mais soient entremèêlés de fossiles provenant de couches plus récentes des régences de Nanggoulan et Kalibawang.
Ailleurs déjà j'ai moi-même décrit succinctement (Nat. Tidschr. v. Ned. Indië, Tome LI 1891) les foraminifères suivants du terrain de Nangeoulan ; on les a recueillis dans une couche marneuse arénacée et calcarifère, au village de Kalisonggo et dans des blocs tout à fait analogues au point de vue pétrographique, à proximité de la couche de lignite du Kali Pourou. Les nummulites, les orbitoïdes et les mollusques ne se présentent donc pas dans des couches distinctes, mais tous ensemble.
Pour les figures et la description détaillée de ces fossiles, je renverrai le lecteur à la section V de cet ouvrage.
1. ÂMummulites laevigata. LAM. Disque grenu, de 20 mm. de diamètre et 4} mm. d'épaisseur.
2. AN. Nanggoelant. spec. nov. Disque exactement lenticulaire, à lignes courbes sur la surface; diamètre — 10 mm; épaisseur — 5 mm.
3. NN. ogjakartae. MART. Disque lenticulaire obtus; à la surface de gros points, entre lesquels circulent de fines lignes courbes. Diamètre maximum — 7 mm., épaisseur — 3 mm.
4. Orbritoides papyracea. BOUB. var. javana. Diam. max. — 50 mm, épaisseur 9 mm. La structure interne correspond à celle de / O0. papyracea éocène de la chaîne de Düwo et de Baguëlen, mais cette dernière n'a qu'un diamètre maximum de 33 mm. sur une épaisseur de 6 mm.
5. O7b. dispansa, SOW:\ Diam? —="6 à 13/mm:,.épaisseus— 3 "à 4 mm. Sa structure interne est la même que celle de 7/0. ephippium éocène, mais celle-ci est lisse et recourbée en selle, tandis que /’O. dispansa est plate et grenue.
De mème que dans les couches éocènes nous avons vu se présenter simultanément la petite ©. papyracea avec l'O. ephippium, nous trouvons Ici réunies dans le terrain de Nanggoulan la grande ©. papyracea et 7/0. dispansa. J'ai déjà appelé l'attention sur ce fait dans mon , Voorloopig bericht” mentionné à plusieurs reprises.
Age du terrain de Nanggoulan. Nous avons déjà conclu de la disposition de ce terrain en-dessous de notre étage m,, qu'il ne peut être tertiaire récent; c'est ce que démontrent encore les orbitoïdes du sousgenre Discocyclina, car toutes les couches miocènes de Java connues jusqu'à ce jour contiennent des orbitoïdes du sous-genre Lepidocyclina.
Mais il y a aussi des difficultés qui s'opposent à rattacher ce terrain aux dépôts éocènes, comme on l’a fait pour le terrain à nummulites de la chaîne de Diwo et de Baguëlen; car les deux espèces d’orbitoïdes et les trois espèces de nummulites ne sont pas identiques aux espèces éocènes; et de plus, les alvéolines caractéristiques font totalement défaut. Néanmoins, ce dernier cas se présente aussi dans la chaîne de Düwo et il ne peut donc positivement constituer une preuve du contraire. Toutefois, par la présence d’orbitoïdes, les couches de Nanggoulan ont une grande ressemblance avec les couches éocènes; et si je me rapporte à ce que nous constaterons en Baguëlen, je suis très porté ou bien à les tenir pour éocènes supérieures, ou bien à les ranger entre les terrains éocène et miocène inférieur; c. à. d. à les rattacher au groupe de Nari de l'Inde britannique ou à /’o/isocène d'Europe. Mais je dois rappeler encore une fois que les mollusques fossiles examinés par M. MARTIN témoignent en faveur d’un âge plus récent. On s’attendrait du moins à trouver parmi les fossiles des couches ,,oligocènes” de l’Inde une proportion plus faible d'espèces vivantes que celle qu'on y a constatée. Ce fait ne pourra s’éclaircir qu'en examinant une nouvelle collection de fossiles que l’on saura d’avance être originaires des couches de Nanggoulan. Dans le temps, j'ai expédié à Leyde une pareille collection, mais elle n’était malheureusement pas très abondante et elle n’a pas fourni de résultats décisifs.
“Epaisseur du terrain. L'épaisseur du terrain de Nanggoulan n'est pas exactement connue, et à cause de l'inégalité de la surface du basalte sous-jacent, elle doit être très différente en divers endroits. Comme on a foré dans ces couches jusqu’à 161 mètres sans en atteindre le mur, et que d’après M. VAN DiJK la pente y était de 12°, l'épaisseur minima doit être 161 X cos. «12° — 157 mètres; il est probable que l'épaisseur maxima ne dépasse pas 250 mètres.