‹ Description géologique de Java et MadouraChapitre 177 sur 244 · Le 77% Bérèm, qui vient de Sidarëédia · texte numérisé non relu

Le 77% Bérèm, qui vient de Sidarëédia

3. Le 77% Ahour, et son affluent supérieur le Dermadii; ce dernier passe par Dérmadii et par Karang poutiang.

Le terrain alluvial, entre la ,,Kinder-zee” et Tiilatiap, est traversé par un réseau de rivières. Un large bras part du village de Moutéan, bâti sur pilotis dans la Kinder-zee, et se dirige à l'Est vers Tülatiap; il fait une île de la grande chaîne de Nousa Kambangan.

4. Le Dieérouk lèguri, qui vient du terrain accidenté situé derrière le village de ce nom. Le cours inférieur porte le nom de Donan, et reçoit un peu en amont de Tüilatiap ce bras de jonction dont nous venons de parler, venant de la Kinder-zee.

5. Le Séraïou, que nous avons déjà appris à connaître en Baguëlen,

est la plus grande rivière de Banioumas. Depuis Sawangan jusqu’à Sigalou, où il reçoit le Kali Toulis, le Séraïou forme la limite des deux résidences; puis, il arrose Bandiarnègara, Mandiradia, Pourworèdio et Banioumas, et se dirige vers ce qu'on appelle le ravin du Séraïou, qui perce la chaîne de part en part depuis Mandirantian jusqu'à Bedii ; enfin, passé Bëédu, il entre dans la plaine et coule au Sud vers la mer. L'embouchure se trouve un peu à l'Ouest d’Adirëdia.

Les principaux affluents sont :

Le Xalri Toulis, qui prend sa source sur le Gg. Prahou, et qui jusqu’à son confluent avec le Séraïou, établit constamment la limite entre Banioumas et Bagueëlen.

Le Mérawou, qui vient de Batour et qui se joint au Séraïou près de Bandiarnëgara. Une des branches principales du Mérawou est /’Ourang.

Le Xali Sapi qui se jette dans le Séraïou à Pourworëdio.

Le Xlawing qui naît sur la frontière de Tégal, baigne Bobotsari et Pourbolinggo et se jette dans le Séraïou au Nord-Est du chef-lieu. Banioumas. Le Klawing reçoit de nombreux cours d’eau importants, tels que le Zaban, le Saso, le Guintoung; le Pékantiangan, dont les branches supérieures viennent de la chaîne près Kali béning, se dirige au Sud vers Wonodadi, puis le long du pied de la chaîne tertiaire vers Boukatédia et Lamouk, et se réunit bientôt après au Séraïou; le Kraméan ou Kawoung, le Diompong et le Pelous.

Le Zogawo qui vient du Slamat, avec ses affluents le ?roukoul et le Bandiaran. Il se joint au Séraïou près de Mandirantian.

Le Tadioum, qui arrose Adübarang et Diati lawang.

6. Le Xali Idiou, qui forme la frontière de Baguélen et qui, à son embouchure, prend le nom de Aa Dietis.

La portion septentrionale de Banioumas est montagneuse ; la partie méridionale est très plate et marécageuse. Les plus hautes cimes se trouvent sur les frontières de Pékalongan et Tëgal; ce sont le Gg. Prahou, 2565 m. d’alt, le Rogodiambangan, 2175 m., et le Gg. Slamat 3472 mètres d'altitude; à Java ce dernier mont n’est dépassé en hauteur que par le Sémérou. Ces trois montagnes sont des volcans.

Le terrain tertiaire, qui apparaît entre les régions volcaniques de Karang kobar et du Slamat, a des cimes de 800 à 1000 mètres d'altitude; celle du Gg. Pawinian, au Sud-Ouest de Karang kobar, est même de 1250 mètres; celle du Gg. Tioupou, près de la frontière de Tégal, est de 1289 mètres. Le terrain tertiaire qui occupe toute la partie Nord-Ouest de la résidence, présente des sommets dont l'altitude dépasse rarement 800 mètres; le Gg. Mérouioung p. ex., à la limite de Tégal, a une altitude de 735 mètres. (Cette chaîne s'étend vers le Sud jusque près de Tiilatiap; à l'Est, elle se dirige, sous forme d’une bande étroite, par Adiibarang vers la crevasse du Séraïou; puis, au Sud de Banioumas,

vers la frontière de Baguëlen. Près du ravin du Séraïou, la longueur de la chaîne n’est que de 4 kilomètres ; elle est de 6 kilomètres entre Banioumas et Bountou.. Elle y porte le nom de Gg. Bountou; le défilé n’a qu'une altitude de 196 mètres; celle de Bountou est de 12, celle de Banioumas de 16 mètres. Vers l'Est, la hauteur de la montagne devient beaucoup plus grande : la cime Diampang a 806 mètres d'altitude; le signal Kaïou bimo (près de la porphyrite quartzeuse, à la limite de Baguëlen) en a 544, et le Gg. Midangan, 1040 mètres. Ici, la chaîne se rattache comme nous le savons, au terrain tertiaire de Kaliwiro et de Sapouran.

La zone côtière, entre la frontière de Baguëlen, Bountou et Tulatiap, est un terrain très bas, marécageux, alluvial, ayant à peine 10 mètres d'altitude. Une seconde bande alluviale, très développée, s'étend à l'Ouest de Tülatiap et au Nord de la Kinder-zee, jusque dans le Préanguer, à Fautre bord du Ti Tandoui. Près de Madiëénang, à l'altitude de 40 à 50 mètres, existe une plaine plus petite; les couches tertiaires, qui forment le sous-sol de cette plaine, y ont la forme d’un bassin ; 1l faut que ce terrain ait été inondé pendant un certain temps, jusqu'à ce que la rivière Tu Kawoung fût parvenue à percer l’arête occidentale et que le lac eût pu se vider lentement. Une portion de la plaine est encore marécageuse; c'est là la cause de l’insalubrité de Madiënang.

Entre le Slamat et la chaîne voisine de Banioumas, il existe une plaine qui s'étend à l'Est, en diminuant de largeur, depuis Pourwokërto, Pourbolinggo, Soukaradia et Banioumas, par Pourworëdjo et Boukatédia, jusqu'à Bandiarnègara; elle se prolonge même au-delà vers l'Est, jusqu'à la bande étroite de conglomérats et de tufs volcaniques situés dans la vallée du Séraïou, entre Sigalou et Leksono, et dont nous avons déjà fait mention lors de la description de Baguëlen.

Les produits, dont cette vallée est comblée, sont presque exclusivement de nature volcanique. Une partie en est descendue, à l’état de pâte, du pied méridional du Slamat et a été entraînée par les rivières, en même temps que, dans la portion orientale, le Séraïou apportait de la cendre volcanique, du sable et des pierres du Séndoro et des volcans environnants. Depuis Bandiarnëgara, qui est à 288 m. d'altitude, jusque Pourworëdio, qui est à 42 mètres, la plaine a une pente douce (:1;) de l'Est à l'Ouest, ce qui indique déjà que ces sédiments doivent leur origine à l’ancienne rivière (quaternaire) Séraïou. La portion plus large, entre Pourwokérto (69 m.), Pourbolinggo, Soukaradia (35 m.), Pourworëdio (42 m.) et Banioumas (16 m.), doit avoir été jadis un lac intérieur, dont le fond devait s'élever au Nord un peu plus haut que vers le Sud, puisque c’est de ce côté que les eaux déposèrent sans cesse les produits meubles enlevés au Slamat. La pente, du Nord au Sud, n’est en moyenne que de 315, de sorte que

l'ensemble fait l'effet d’une plaine à peu près complètement horizontale.

De même que pour tous les autres hauts-plateaux de Java, il faut signaler ici la présence d’un cours d’eau, mais d’un seul, qui doit avoir servi de décharge au lac; c’est la rivière Séraïou elle-même, qui a rongé peu à peu la rangée de collines sise à l'Ouest de Banioumas, entre Mandirantian et Bëdü, et qui a fourni de la sorte aux eaux du lac l’occasion de s’écouler. Déjà auparavant il existait peut-être, à l'emplacement de la crevasse actuelle du Sëraïou, un vallon plus petit, le cours inférieur de l’ancienne rivière Logawa, qui plus tard fut creusé plus profondément par le Séraïou.

Géologie.

A. Schistes anciens et roches éruptives anciennes.

Nous avons déjà appris, dans la description de Baguëlen, qu’une portion de la chaîne schisteuse, consistant essentiellement en schistes à Iserpentine, ise Itrouvehen Banioumas. Elle: s'étend au sud tdemia vallée du Séraïou, depuis Panisian (au Sud de Mérden), en passant par le signal Kaïou bimo (544 m.) et les villages Dourèn et Sironggué, jusque près de Watou bëlah (No. 742). Dans ces schistes, on trouve une couche de calcaire d’abord près de Panisian (No. 745); puis au Nord de Sironggué, où elle contient des orbitolines (No. 744), et près de Watou bëlah (No. 743). Une porphyrite quartzeuse (No. 638), affleure près du signal Kaïou bimo, et se poursuit jusque dans le lit du Kali Sourouan; du gabbro (No. 641) existe dans la rivière frontière Poutiang, au Sud de Sironggué.

Nous ne faisons que rappeler ceci, car la chaîne a déjà été décrite tout au long en Baguélen.

B. Æoches éocènes.

La zone de roches éocènes, qui se trouvent adossées aux schistes au Sud du signal Kaïou bimo, s'étend depuis Somowongso vers l'Ouest jusqu’ au défilé Lawang awou, à la limite de Banioumas; et puis encore 14 kilomètres plus loin dans cette résidence. Les roches y consistent essentiellement en conglomérats quartzeux.

Le terrain éocène qui se trouve près de Worawari, sur la frontière de Baguëlen et Banioumas, à déjà été décrit en Baguëlen. Il n’existe

en Banioumas qu'une bande étroite de grès éocénes, sur la rive droite du Kali Toulis.

Page 1