La sone côtière méridionale
Ainsi qu'en Baguëlen, il existe sous la plaine très basse du Sud de Banioumas, entre Idiou, Soumpiouh, Adirédia et Tulatiap, des roches tertiaires que l’on peut voir Çà et là dans la plaine, entre autres près Diati lawang. Là-dessus se trouve un terrain alluvial ancien, de même qu'entre Koutoardio et Pourworëdio. L’'argile brune, qui constitue essentiellement ce terrain, apparaît aussi plus à l'Est, au bord des collines tertiaires, ainsi que dans une petite colline sise au Nord de la halte Kroïa; vers le Sud, celle-ci fait place à de l'argile alluviale, qui est très basse et très marécageuse, s’élevant à peine à 10 mètres d'altitude.
Une nouvelle route carossable conduit actuellement d'Adirëdia à Bountou. A l'endroit où cette route coupe la voie ferrée, non loin du village de Sëkampou, on voit une argile bleue qui contient beaucoup de débris de plantes et qui commence ainsi à ressembler à une espèce de tourbe. Toutefois, la proportion de matières organiques dans cette argile est trop faible pour qu'on puisse l'utiliser comme combustible. La nature du bois et des autres débris de plantes, qui n’ont subi que peu de modification, fait supposer que ce dépôt d'argile est d'époque très récente. Il faut que l'argile, aussi bien que le bois, aient été apportés de la montagne par les rivières et déposés ici jadis, soit dans la mer, soitprès de la mer, dans des marécages.
A l'Ouest, la plaine alluviale d’Idiou-Tulatiap se rattache à la grande plaine qui comprend Sidarëdia et Wanarëédia, longe la frontière de Banioumas et du Préanguer, et s'étend même jusque dans cette dernière résidence. Ce sont les rivières Ti) Tandoui et ses affluents, Ti Bérém et Ti Ahour, qui ont transporté les matières ténues, principalement du sable fin et de l'argile, composant cette plaine et qui les ont déposées dans une baie existant ici auparavant. Le Ségara anakan ou Kinder-zee est encore un vestige de ce golfe primitif.
A la surface, la plaine marécageuse de Madiënang consiste en argile grise, déposée dans un bassin qu'y forment les couches tertiaires, ainsi
qu'il a déjà été dit plus haut. Cette plaine est horizontale et il est évident qu’elle était jadis inondée, lorsque le Ti Kawoung n'avait pas encore percé jusqu'au niveau actuel la chaîne de montagnes près Wanarèédia. Les matières alluviales de la plaine ont été apportées par le Ti Kawoung et ses affluents, le Ti Diataké, le Ti Lopadang et d’autres cours d’eau. Elle n'a probablement pas plus de 50 mètres d'altitude ; quant à l'altitude exacte de Madiénang, elle n’est pas connue.
XVI PEKALONGAN.
Annexes: Profil No. XXIII. Catalogue de roches Nos. 775—787. Dessins Fig. 41, 42.
Topographie.
La résidence de Pékalongan a pour limites, à l'Est, Sémarang; au Sud, Banioumas; à l'Ouest, Tëgal; et au Nord, la mer. D'autre part, à l'angle Sud-Est, près du Gg. Prahoe, les résidences de Baguëlen et Këdou vont concourir en un même point avec Sémarang, Pékalongan et Banioumas.
Pékalongan est la plus petite des résidences de Java. Elle appartient tout entière au bassin de la côte Nord, car la ligne de partage suit exactement la frontière entre Pëkalongan et Banioumas, en passant par les sommets Prahou (2565 m.), Rogodiambangan (2175 m.) et Languit (1623 m.).
La partie septentrionale de Pëékalongan est plate, sauf une arête de collines près Soubah, qui, en certains points, atteint une altitude de 366 mètres (signal Prikso) et même de 429 mètres (signal Lendiong). Il s'élève encore dans la plaine ure arête étroite au Nord de Kadien; c'est le Guëéguër gadoung, haut de 117 mètres.
La partie méridionale est un terrain de montagnes puissantes, appartenant presque tout entier au domaine des volcans Prahou et Rogodiambangan et des cimes voisines. Seule la partie occidentale, à la frontière de Tégal, consiste en sédiments tertiaires.
Dans la partie volcanique, des ravins très profonds alternent avec des arètes étroites et aiguës, qui sont dirigées le plus souvent du Nord au Sud et que l’on doit donc traverser lorsqu'on se déplace dans ce terrain de l'Ouest à l'Est, ou inversement. C’est un des terrains de Java les plus difficiles à explorer.
Bassin. Les rivières principales, qui presque toutes ont leur cours du Sud au Nord, sont:
1. Le Xouto, rivière frontière de Sémarang. Dans son cours supérieur, il se nomme Xa/? Lampir, et passe par l'hôpital militaire Pélantoungan, où jaillit une source thermale, dans la vallée de la rivière. Les branches
supérieures du Kouto sont le Pélo, l’Arous et le Pétoung, qui après leur union prennent le nom de Saériran.
2. Le Langséan, ou rivière de Soubah, avec son affluent le B/zmbrng.
3. Le PBoïo, dont les branches supérieures se nomment 7ardiou et 7?nap.
4. Le Lodiahan, prend sa source sur la ligne de partage des eaux, passe par Bandar sédaïou et à l’est de Batang, et se jette dans la mer sous le nom de Xa/r Samboung.
5. Le ÆXalï Peékalongan, qui résulte de la jonction du Xoupansg, dont la source est sur la ligne de partage, près du lac Télaga Indro, et du Soumrlir.
6. Le Boungangan dont les deux grandes branches supérieures sont le Sengkarang et le Wélo.
7. Le Sragui et ses affluents le Paninggaran et l’'Outomo. Dans son cours inférieur, le Sragur forme la limite de Tégal.
8. Le Guënteng; cette rivière forme, avec son affluent supérieur le Kerouh, la frontière de Tégal. Primitivement, le Guënteng se réunissait au Tiomal, rivière de Tégal; mais actuellement son cours inférieur a été totalement modifié par un grand nombre d’aqueducs. Le Guënteng se divise en Zaïangan et Gawé, dont le premier s’unit directement au Tiomal, tandis que le Gawé se subdivise en trois canaux nommés le Tiomal, le Sraguri ou Toumbal et le Xe nongo ou Doungkal. Le Kënongo se jette dans la rivière Sragui, de même que le Toumbal, qui passe par la fabrique de sucre Sragui. Le canal Tiomal passe par la fabrique de sucre Tiomal et va se perdre plus loin dans les sawahs.
Ainsi donc, la limite entre Pékalongan et Tégal est formée successivement par le Kérouh, le Guënteng, le Laïangan, le Toumbal et enfin par la rivière Sragui.
Géologie.
À. Le terrain miocène et les andésites anciennes.
Des andésites compactes ne se montrent qu'en peu d’endroits sous les roches tertiaires; il sera plus raisonnable de les décrire en même temps que les roches miocènes.