C. Dépôts quaternaïres et modernes
La partie septentrionale de Pékalongan est plate et consiste en couches horizontales de matériaux volcaniques, des tufs fins, alternant avec des matériaux plus grossiers, des bancs de cailloux roulés, des grès grossiers de gravier volcanique, etc., qui, par désagrégation, passent à l’état d'argile brune. A la limite des roches tertiaires, les sédiments quaternaires et modernes contiennent aussi de l'argile brune et des fragments d’'andésite, originaires des couches tertiaires.
Il faut faire ici de nouveau une distinction entre les sédiments anciens et récents de la plaine. Les premiers se trouvent à une altitude comprise entre 10 et 50 à 60 mètres; les derniers sont à moins de 10 mètres d’altitude. Les premiers ont presque toujours des teintes rouges ou brunes; les autres consistent, tout près de la côte, en argile grise: qui, à une.certaine distance de la mer, devient plus arénacée.
La limite entre les pieds des volcans et les anciens sédiments de la plaine n’est pas bien tranchée; ils passent graduellement les uns aux autres. Les rivières qui descendent des volcans en ont entrainé les matériaux pour les déposer dans la mer.
La limite des matériaux anciens et récents de la plaine n'est pas, :l est vrai, nettement établie partout; mais elle l'est cependant en certains points. Si de Batang on suit, vers l'Est, la grande route postale, on franchit la limite des sédiments d’alluvion et des dépôts anciens
(quaternaires) près du poteau 64. Si l’on se dirige maintenant au Nord, par le chemin de traverse, près du village Bakalan (poteau 10), on atteint bientôt le monticule Oudioung gounoung, haut de 31 mètres et sis à la mer. Ce monticule consiste en couches de tufs volcaniques parfaitement horizontales, avec quelques gros fragments d’andésite, qui sont disséminés en grand nombre sur le rivage. A l'Est et à l'Ouest de ce monticule se trouve de l’alluvium, qui ne s'élève que de quelques mètres (3 à 4 m.) au-dessus du niveau de la mer. Il est évident que les sédiments quaternaires s’étendaient jadis plus loin, mais les flots les ont entraînés en partie, et à leur place se sont formés des dépôts de sable et d’argile alluviale. Seul le monticule Oudioung gounoung est demeuré debout sur le rivage, mais il est probable qu'avec le temps, il finira aussi par disparaître.
Au bord septenfrional du terrain tertiaire de Soubah on trouve aussi des dépôts quaternaires, de 30 à 40 mètres d'altitude; la limite méridionale s'étend depuis Kouripan jusqu'à Sendang et les sédiments quaternaires peuvent se suivre jusqu'à la mer. C’est seulement le long de la rivière frontière Kouto que l’on trouve une zone alluviale, ainsi que depuis Kouripan jusqu'à l'Oudioung gounoung. A l'Ouest de ce monticule commence une vaste plaine alluviale, dans laquelle sont situés les villages Batang, Masin, Sragui, Wiradésa, Mritian et Pékalongan, et qui aboutit à la plaine d’alluvions de Tégal. La limite des dépôts modernes et quaternaires s'étend depuis Soukosari, à la limite de Tégal, par Masin, vers le sommet Oudioung gounoung; et celle des dépôts quaternaires et des pieds des volcans peut être adoptée à peu près telle qu’elle est figurée sur la carte. Elle commence aux confins de Tégal, près de la chaîne tertiaire, et se dirige par Tambaksari, Bouwaran, Doro et Diëétak vers Bédi. Puis arrive, le long de la rivière Boïo, la limite de la chaîne tertiaire qui s'étend jusqu'à Rohan. Mais, comme on la dit, on ne saurait établir partout une délimitation bien nette entre le massif volcanique proprement dit et le terrain quaternaire en plateau qui est généralement beaucoup moins accidenté. Çà et là mème, ils passent graduellement l’un à l’autre.
XVI TEGAL.
Annexes: Profil No. XXIV. Catalogue de roches Nos. 788 à 813. Planche No. 14.
Topographie.
Tégal est bornée à l'Est par Pékalongan; au Sud, par Banioumas; à l'Ouest, par Chéribon; au Nord, par la mer.
Cette résidence appartient tout entière au bassin de la côte Nord: la ligne de partage suit sans cesse la limite entre Tégal et Banioumas, en passant par les cimes Poulosari (1134 m.), Gg. Slamat (3472 m.), Podiok tiga I (521 m.), Mérouioung (735 m.), Païoung (745 m.) et Podiok tiga IT (1347 m.). De ce point, la ligne s'étend jusqu'au Gg. Guëmbol, en suivant la frontière de Banioumas et Chéribon.
La partie septentrionale de Tégal est plate; à l'Est, elle se rattache à la plaine de Pékalongan ; à l'Ouest, à celle de Chéribon; en moyenne, elle a une largeur de 10 à 15 kilomètres; mais, au Sud du chef-lieu Tégal, elle s'étend, jusqu'à la chaîne de montagnes, sur une étendue qui n'est pas inférieure à 27 kilomètres. Au pied de la chaîne, la plaine est à peu près à 130 mètres d'altitude; elle a une pente douce au Nord, de 1:125 dans la partie supérieure, et, dans la partie inférieure, jusqu'à la côte, de r : 8oo tout au plus.
La portion centrale de Tègal est un pays de collines tertiaires ; au voisinage de la frontière de Banioumas, ce terrain augmente en altitude et devient montagneux, avec des cimes de 700 et de 1300 mètres. Le tout est dominé cependant par le géant volcanique le Slamat, qui est, après le Sémérou, la plus haute montagne de Java; au Sud du cheflieu Tégal, le Slamat s'élève à l'altitude de 3472 mètres environ, donc bien au-dessus du terrain tertiaire qui l’environne.
Bassin. Les principales rivières sont :
1. Le Sragur,, qui reçoit des eaux du Guënteng par les canaux Toumbal et Kenongo, et dont le cours inférieur forme la frontière de Pékalongan.
2. Le 77omal, qui a sa source sur le Slamat, arrose Banioumoudal (Moga), Randoudongkal, Sëmingkir et Tiomal, pour se jeter dans la
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mer près de la pointe de Pémalang. L’affluent le Guenténg qui vient de Pékalongan, et qui se nomme Zaïangan dans son cours inférieur, forme, ainsi que sa branche supérieure le X@rouh, la limite entre Tégal et Pékalongan; plus loin, il forme le canal 7Zoumbal et finalement la rivière Sragui. Un autre affluent du Tiomal, c'est le Poulogo, qui arrose Bongas.
3. Le Rambout, qui naît également sur le Slamat; 1l passe par le pasangerahan Simpar et perce la chaîne tertiaire, entre Diatinègoro et le pasanggrahan Tipérouh (près du Gg. Gadia).
Le Rambout se jette dans la mer à l'ouest de Pémalang.
4. Le Gong, venant aussi du Slamat, passe à 1 kilomètre à l’est de Boumidiawa, et coule par Lébaksiou, Slawi, Adiwëérna et Tégal; une grande partie de l’eau de cette rivière est interceptée dans son cours inférieur par divers aqueducs.
Le Pamali ou rivière de Brèbes prend sa source près du défilé Patougouran, à l’ouest du Slamat, aux confins de Banioumas; près de Tandioungsari, il reçoit le Kérouh qui vient de Boumiaïou. (Ce Kérouh prend sa source tout près du petit lac Télaga Randieng, non loin de la limite du Banioumas et se joint, à Boumiaïou, au Ti Hérang, qui est la décharge même du lac en question). De. Tandioung sari, le Pamali prend vers Bantarkawoung; et plus au Nord, il reçoit le grand affluent Tii Gounoung, qui traverse le district de Salém tout entier et qui a sa source sur la cime Podiok tiga II (1347 m.), tout près de la limite entre les 3 résidences Banioumas, Chéribon et Tegal. Plus loin, le Pamali prend une direction essentiellement septentrionale vers Brébés, et au nord de cette place 1l se jette dans la mer par divers bras.
6. Le PBabakan, qui prend sa source au flanc Nord du Gg. Koumbang et débouche dans la mer au nord de Tandioung. Un grand affluent, le Xeébouïoutan, arrose Bandiarhardia et, sur une petite étendue, suit la frontière de Chéribon.
7. Le 7% Sanggaroung ou Xali Losari, comme on l'appelle dans son cours inférieur, naît en Chéribon, et son cours inférieur établit la limite entre cette résidence et Tégal. Son affluent de droite, le Tu Angkéëlok, est aussi une rivière-frontière. Le Losari se jette dans la mer, par plusieurs bras, près du cap Losari.
Géologie.
À. Les andésites anciennes.
PULe Go Gaia (Planche No#r4).
De la rade de Tégal, les regards sont aussitôt attirés par une montagne qui s'élève au Sud-Est, comme un cône tronqué, au-dessus des
collines environnantes. (C'est le Gg. Gadia, haut de 309 mètres, qui consiste en andésite et qui est environné par des marnes. On atteint cette montagne lorsque quittant, à Kédoung késambi, la grande route postale de Tégal à Pémalang, on se dirige vers le Sud pour suivre le chemin de traverse qui va, par Diambang warou, au pasanggrahan Tipérouh. Ce chemin passe d’abord par de l’alluvium (sable et argile grise), puis par de l'argile brune avec blocs roulés (quaternaire), jusque près de Tiüpérouh, où affleurent des marnes dont D. = 1007, l:— 30 ‘au Sud. "Sion passe la mivière, Rambout, à -Miperouh on arrive au village de Gongseng, d’où part un sentier qui conduit au
flanc méridional du Gg. Gadia. Celui-ci, en cet endroit, présente une paroi verticale.
A l'ouest de cette montagne se dressent encore les cimes jumelles Gg. Sah et Gg. Kémouning, et le Gg. Boutak, qui consistent probablement en andésite compacte ou bien en brèches; on n’a pu les visiter faute de temps et on les a teintées comme andésite sur la carte.
No. 788. . La roche du Gg. Gadia est une andésite gris clair à aiguilles étroites de hornblende. Au microscope, on voit une pâte de teinte claire formée de plagioclase, d'un peu d’augite, devenue partiellement brune, de minerai de fer et de fort peu de verre limpide. Dans cette pâte, il y a de gros cristaux d’augite vert clair, décomposés en partie en une masse terne vert brunâtre, probablement par un commencement d'ouralitisation. Puis, de la hornblende brune, pourvue parfois de longues cassures parallèles, rappelant l'ouralite, et issue peut-être en partie d'argile. Enfin, du plagioclase limpide et de la magnétite. Andésite à pyroxène et à hornblende.
De ECHNPCMOULTR:
Cette cime s'élève dans la plaine quaternaire, au Sud de Pémalang; elle est haute de 111 mètres et on y arrive le plus facilement en venant de Soungapan. Ce monticule consiste en andésite de teinte claire (No. 789), quelque peu altérée, dans laquelle, à l’œil nu, on aperçoit des cristaux de hornblende vert terne et de mica sombre. Au microscope, la roche ressemble à celle du Gg. Gadia. On y trouve des sections transversales nettes de hornblende, à angles de 124’, qui toutefois sont totalement décomposées en un agrégat de petits grains d’augite, de magnétite et de mica brun. Donc, andésite à pyroxène et à hornblende, micacée.