Le Gg. Séla (nommé aussi Gg. Bangkok) et le Gg. Wangur
Ces deux cimes abruptes, dont la première a la forme d’une selle, sont situées au nord-est de Madia, tout près de la limite du pied du volcan et des marnes tertiaires.
Le No. 820 est une roche du Gg. Séla ou Gg. Bangkok; elle est gris clair, à aiguilles foncées de hornblende. Au microscope, c’est une vraie andésite à hornblende avec beaucoup de hornblende brune et beaucoup moins d’augite.
Le No. 821 est une roche du Gg. Wangui; elle est encore gris clair à aiguilles foncées de hornblende. C'est aussi une andésite à hornblende avec beaucoup de hornblende brune, peu d’augite, du plagioclase et du minerai de fer. Puis comme produits secondaires de la chlorite, du calcaire spathique et de la pyrite.
Les monticules Témpouh, Paguër barang, Séla et Wangui sont sur une seule et même ligne; il est donc probable qu'ils se rattachent les uns aux autres sous la couverture des couches tertiaires et néo-volcaniques.
B. Ze terrain miocène.
Nous retrouvons ici les mêmes trois divisions du terrain miocène, que nous avons déjà rencontrées dans les résidences précédentes. L'étage supérieur ou calcareux affleure uniquement dans la chaîne de Palimanan; l'étage moyen ou marneux, qui, en partie, renferme de nombreux fossiles, existe principalement au bord septentrional du terrain tertiaire, à proximité de la limite de la plaine, qui s'étend depuis Madialengka, au Sud de Chéribon et de Sindanglaout, jusque près de Waled (au Sud de Trlédouk.)
La chaîne qui s'étend au Sud de Kouningan jusqu’à la rivière Diolang, se prolonge à l'Est jusqu'à Banioumas et à Tégal, et au Nord-Ouest, par Télaga, Madia et Madialengka, vers les Préanguer; elle consiste en roches de l'étage inférieur ou brècheux, comme on l'appelle ; ses couches sont fortement plissées, de sorte qu'il n’est pas rare qu'elles aient une position verticale. Sauf quelques foraminifères microscopiques, il n’y a presque pas de fossiles dans ces couches, qui consistent principalement en brèches et en grès; seulement on trouve parfois de petits coquillages dans des bancs minces de calcaire interposés. Les couches supérieures de ce terrain, au Sud du Ti Diolang et du Ti Monteh, qui constituent p. ex. les monts Gueulis et Kokol et se prolongent au Sud jusqu'au Tii Diolang et au Tii Tandoui, contiennent des pétrifications néo-tertiaires (Nos. 834, 835, 837 et 841), et ont été classées dans notre étage m,.
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Elle sont recouvertes par de l'argile rouge brun, à blocs d'andésite désagrégés, qui probablement ont été projetés par le Sawal.
1. La chaîne située au Sud de Kouningan et le plateau de Rantra. Trois routes partent du Nord vers la vallée du Ti Diolang, rivière qui sépare les districts de Kadouguëdé et Lourahgoung du district de Rantia.
Le district de Rantia forme une plaine en pente douce, une espèce de plateau qui descend, par un bord abrupt, du Gg. Gueulis ou Gg. Sangkour vers la vallée du Ti Diolang, mais qui n'a qu'une pente faible vers le Sud, en passant par le chef-lieu de district Rantia jusqu’à la rivière frontière Ti Tandoui. Ce plateau est appelé par JUNGHUEN, ,,plateau de Rantia.”
La première de ces routes se dirige au Sud de Kadouguëdé, par Bounigueulis et le Gg. Tioulaméga, vers le village de Tiantilan, sur le Tii Diolang. Entre Kadouguëdé et Bounigueulis, dans l’arête qui joint le Guëguër béas au Gg. Séla et au Pasir Salam, les couches inclinent constamment au Nord; la direction y varie entre 90° et 110°; la pente, entre 30° et 60. À environ 1 kilomètre au Nord de Bounigueulis, on a observé, entre autres, une pente de 55° au Nord; plus au Sud, elle augmente jusqu'à ce que, près Bounigueulis, les couches soient complètement verticales. Plus au Sud encore, on a des pentes au Sud; à la montée abrupte vers le Tioulaméga, on a observé D. = 1257, | = 40° autoud et D— 12201 4— "35% au Sud; on trouve ici, Jusqu'au/somméet, des brèches, des grès et des argiles blanches. Entre le sommet et Tiantilan l’inclinaison est presque constamment au Sud; cependant en un seul endroit on a observé dans des grès, sur une petite étendue, Bo r lau, Nord Mais ul-Seeprésente ensuite, dans des marnes et des argiles, des pentes raides de 70° à 85° au Sud; tout près de Tiantilan, on a observé aussi une position verticale et une pente très raide au Nord, mais cette dernière peut résulter de ce que les têtes des couches, qui inclinent d’ailleurs au Sud, sont infléchies, comme on l’a réellement observé plus à l'Est dans de pareilles couches, redressées. En aval de Tiantilan, jusqu'à l'embouchure du Ti Monteh, le Tii Diolang suit exactement la direction des couches, qui est ici en moyenne de 100”; la pente y est partout très raide, de 80° à 85, le plus souvent au Sud, parfois aussi au Nord.
La seconde route s'étend de Kadougëdé par Tükétak, et à l’est du Gg. Séla, vers Longkéwang sur le Tii Songo, Rambatan sur le Tii Awi et Tünirou sur le Ti Pédak. Les couches y inclinent partout au Nord; près de Longkéwang, on a mesuré d’abord D. = 80°, I. — 25° au Nord; et un peu plus au Sud, D. — 80°, I. — 50° au Nord. Entre Rambatan et Tünirou affleure un banc de calcaire (No. 830), épais au moins de 15 mètres, et 3 couches calcaires plus minces (No. 829); au demeurant, les couches y consistent aussi en brèches, en grès et en argiles. Un
peu au Nord du pasanggrahan Tiünirou, il existe une source boueuse, qui dégage de l’eau salée chaude et de l'argile grise, fine (Planche No. 15); le sol qui entoure la source, nommée Ti Ouïa, est complètement: dénudé. Sur l'argile, on trouve des croûtes minces de tuf calcareux. Dans le Tii Pédak, près de Tiinirou, on a constaté D. — 75°, I. — 85° au Nord; les couches y sont donc sensiblement verticales; un peu plus au Sud, à la montée escarpée vers la Pasir Halang, un peu au-delà de la bifurcation vers Tiipëdes et Tiipakëm, on a mesuré D 4591: — "10040 Sud-Est plus haut, Do Eau au village de’ Pinara, D'="50 11 — 350 au Sud-EstPuis, jusqu au mont Pasir Halang et encore au Sud de celui-ci, jusqu'à 1000 mètres de distance du sommet, il n'y a plus moyen de mesurer ni direction ni inclinaison; les couches paraissent peu inclinées. Plus loin, sur une petite étendue, il se présente des couches à pente opposée; D. — 50, LL — 35° au Nord-Ouest. Mais immédiatement après on a des argiles et des marnes inclinant au Sud; d’abord, au-dessus du village defikantiana D =Wro, Vo aun Sud-Est purs D=%00) I. — 80° au Sud; enfin, dans la rivière Ti Kantiana elle même, D. — 100, I. — 9o°, et cette disposition verticale ou très redressée (80°) se maintient jusqu'à Koutamanggou et à l’ouest de cette localité jusqu'à Tubéroung, ainsi qu'au Sud de ce village sur la route de Tiitapen, où l’on a trouvé, près du passage du Tii Diolang, D.— 87°, I. = 80° au Sud.
Une troisième route part de Lourahgoung et prend par Pabouaran, Paiembang, Walahar, Tiipakëm et Sitouguëdé vers Soubang, sur le Tu Monteh. Après avoir traversé le plateau volcanique de Lourahgoung et l’alluvium de la rivière Sanggaroung, on trouve, dans cette rivière,
des grès et des marnes en position verticale, D. = 90°. A la montée, D 0, 1 W%ot-aneNord-Onest: et uns peusplus loin D #10) I. — 30° au Sud-Est. Cette direction est la même que celle de l’arête
située à l’est du chemin, arête qui se continue jusque Sitouguëdé; dans la chaîne située plus à l’est, notamment au village de Tiwarou, dans le Ti Pahing (affluent du Ti Taäl) la direction des couches est encore de 40°.
Au plus haut point de la route, en-deçà de la descente vers le village de Tiipakëém, les couches sont disposées d’une manière très irrégulière;
en deux points à petite distance l’un de l’autre, on a mesuré D. = 140», Lys" auaNord Este D = 20 0 Lost l'ESPeSulnnente vers iipakém, on a constaté D 907 11. —"bo0%au Sudiet D =#00} [ — 55° au Sud. Au-delà de Tiipakëm, les couches sont fort redressées, D. = 130, I. — 8o° au Nord: A la montée abrupte vers la désa Tiiguërout, on a D. — 120° à 140°; la pente, au Sud-Ouest, est de 30° à 40. Tout près de Tiiguëérout, on trouve une irrégularité, D. — 70’, Il — 35° au Nord; mais plus loin, entre Tiiguérout et Sitouguëdé,
l’inclinaison des brèches et grès, désagrégés en écailles concentriques, est
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de nouveau au Sud, D. — 90°, I. — 35°. A environ un kilomètre au Sud de Sitouguëdé, on trouve de nouveau, sur une certaine longueur, une inclinaison vers le Nord, (ce sont probablement les mêmes couches que celles qui, au Sud du Pasir Halang, inclinent au Nord); D. = 80°, PE bo tan Ne de ND 230, 1 — 80 au Nord-Est.' Puis on arrive définitivement dans des couches redressées d’argiles, de grès et de marnes; à 1} kilomètre au Nord de Soubang, on a constaté D. = 100°, I. — 80° au Sud; et, dans le Tü Tiüs (affluent du Ti Monteh), tout Dres de Soubane D E=#100. 1:85 au Sud.
La grande irrégularité dans la disposition des couches sur cette route résulte probablement de ce que le chemin passe tout près d'une cassure ou d'une faille dans le massif, accident qui est révélé par le cours des rivières Sirigading et Tii Pakëm, et par une portion de celui du Sanggaroung même, jusqu’à l'Est de Lourahgoung. A l'Ouest de cette ligne, la direction des couches est, le plus souvent, de 80° à 120 ; elle se rapproche en moyenne de la direction Ouest-Est; à l'Est de la ligne, la direction des couches est d'une quarantaine de degrés; il faut donc s'attendre à trouver en certains endroits une irrégularité au contact de ces deux couches, dont les directions sont tout-à-fait différentes.
Soubang est située sur le Tii Monteh, qui de sa source à son embouchure a une direction de 100 à 280°, et coule donc sensiblement de l'Est à l'Ouest. Le Ti Diolang suit la même direction, depuis Tiantilan jusqu'à son confluent avec le Ti Monteh, mais en sens opposé; la vallée du Ti Diolang et celle du Ti Monteh se trouvent donc dans le prolongement l’une de l’autre. En aval du confluent avec le Tii Monteh, le Tii Diolang change de direction; il prend au Sud, par Tiourouk jusqu'à Bantardendeng et puis au Sud-Est, vers la frontière de Banioumas. Près du grand coude, en forme de boucle, du Ti Diolang, non loin de Tiourouk, les couches sont encore fort redressées, D. — 100", 1. = 70 au Sud. (Planche No. 16). Plus au Sud, cependant, elles sont sensiblement horizontales et même légèrement recourbées en bassin, car à
Tiguintoung, on a pu constater D. = 135°, |. — + 10° au Sud-Ouest; et à Bantardendeng, D. — 130°, I. — + 10° au Nord-Est. Au Sud de bantutenden D #60, 1.135 au Sud. Si l’on. observe,
de Tanlapa ou de Tiiguintoung, la tranche abrupte par laquelle le Gg. Gueulis (ou Sangkour) se termine à l'Est, les couches semblent, à en juger d’après les plans de contact qu'on peut voir çà et là, être sensiblement horizontales dans cette montagne. Toutefois, on ne peut y voir grand chose ni de la direction ni de l’inclinaison. Au Titapen,
nonvloimtduseiiolane on’ a trouvés D:—" 95, L.:— "80 'au Sud; mais, entre Tutapen et Tilamat, tout près de la paroi rocheuse à inscriptions, les mesures ont donné D. = 110°, I. — 3o° au Sud. Au
bord du Gg. Gueulis, la disposition est souvent irrégulière, peut-être
à la suite d'un glissement de certaines parties des couches. C'est
ainsi qu'au dessus de Bantardendeng, on a observé D. = 140, I. — 20° au Sud-Ouest. Au nord de Tühawar, D. — 50°, |. — 45 au Sud-Est. Entre Tihawar et Tigahérang, dans la rivière Tu Poutat, D. = 150°, fr rite ul Est; L'etitun peut plus lon De 0 RE RES à: J'Est:: : Ici ‘on trouve des marnes Là iossiles (Non) eEnime Tigahérang et Tiimadang, D. — 80°, I. — 30° au Sud. Or, comme
au Gg. Gueulis aussi bien qu'au Gg. Kokol, les couches sont horizontales ou n’ont qu'une faible inclinaison au Sud; qu'au bord septentrional de ces montagnes les couches sont presque verticales et qu'au Gg. Gueulis on ne peut voir trace d'une flexion de ces couches, j'ai admis dans le temps qu'il existe une faille à l'endroit où passent maintenant le Tii Diolang et le Ti Monteh, et que les couches redressées venaient y buter contre celles qui sont disposées horizontalement. J'ai développé cette opinion dans mon mémoire ,,Over de dikte der tertiaire afzettingen op Java (Verh. der Kon. Ak. v. Wetenschappen, afd. Natuurk. Tome XXIIT 1883). Mais la vallée du Ti Monteh n'avait pas encore été explorée à cette époque (voir le mémoire susdit p. 3), et plus tard on a reconnu qu'il n’y existe pas de faille et que les roches y passent, sur une petite étendue, de la position verticale à une position à peu près horizontale. Toutes les couches marneuses et argileuses s’y succèdent donc régulièrement, et les vallées profondes du Tii Diolang (300 m. de profondeur) et du Ti Monteh ne doivent leur origine qu’à l'érosion. En effet, si l’on examine les couches dans le Tii Monteh, depuis Tiükaronii jusqu'à Soubang, on trouve de toutes parts les inclinaisons connues D. — 100, I. — 80° et 85° au Sud. Si de Soubang on suit le sentier qui mène au Sud vers le Gg. Kokol et le village de Pamoulihan, on observe, au point où le chemin coupe le Ti Monteh, un bel affleurement des deux côtés du passage. En aval de celui-ci et sur la rive droite, les couches sont complètement verticales et leur extrémité supérieure est parfois recourbée (voir Fig. 43). En amont du passage et sur la rive gauche, le beau profil Fig. 44 est à découvert. Les couches y sont aussi verticales dans leur portion supérieure, et assez souvent recourbées à l'extrémité (Planche No. 17). Vers le bas toutefois la pente décroît très rapidement, et au niveau de la rivière Monteh elle n'est plus que de 66° à 68°. Si l'on gravit maintenant le flanc abrupt du Kokol, on trouve, au point le plus élevé, D. = 90°, I — 60 au Sud; à Pamoulihan, on a aussi D. — 900, I. — 60° au Sud. Si l’on descend ensuite vers la rivière Soubang (nommée Pakoembangan sur la carte topogr.), située bien plus bas, l’inclinaison diminue sans cesse; et dans le Soubang même, on a trouvé D. = 100, [. — 10° au Sud IISest donc évident que c’est seulement à leur point d'apparition que Îles couches présentent ces pentes abruptes de 90° à 80, mais que cette
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GEOLOGISCHE BESCHRIJVING VAN JAVA EN MADOERA.
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Steil opgerichte mioceene lagen, in het dal der Tji Monteh bij Soebang, in Cheribon.
pente décroît très rapidement jusque 10 et même au dessous. Il ne peut donc être question ici d’une faille. Les marnes arénacées (No. 836) du Ti Soubang à Pamoulihan contiennent quelques fossiles (No. 837); et plus au Sud, sur la rive droite du Tu Diolang, au village de Garaténgah, on a trouvé de beaux fossiles (No. 835) dans les marnes arénacées.
On peut voir ici précisément, dans le petit affluent de droite le Tu Nounggoul, la limite des brèches et des marnes du lit du Ti
Diolang ; les marnes recouvrent irrégulièrement les brèches; D. — 40, PE cotrau NordOuest;"mais un peu-plus en amont, D'—:T00! J. — 20 au Sud. Si l’on monte sur les marnes, on rencontre déjà à
30 mètres au-dessus de la rivière des grès et des conglomérats sans fossiles; et puis, de l'argile rouge avec blocs d’andésite, agglomérés parfois en une brèche incohérente; ce sont les couches supérieures de tout le plateau de Rantia.
Plus au Sud encore, on a rencontré des fossiles dans des marnes arénacées brunes désagrégées du village de Margahina (No. 834), à la rive droite du Tu Diolang. Déjà au village de Kaso, sur le Tii Diolang, les brèches atteignent leur extrémité; seule, la colline Babakan, près de Silouman, consiste encore en couches de brèches grossières.
Les marnes et les argiles de Tiantilan, Koutamanggou, Tukantiana et Soubang, qui ont une direction d’une centaine de degrés, des inclinaisons très fortes de 80° à 90 , et qui reposent sur les brèches du dos du Pougak, ont été rangées dans notre étage m,; car, bien qu’elles soient elles-mêmes privées de fossiles, elles se trouvent en concordance en-dessous des marnes à pétrifications dont il a été question plus haut et qui constituent tout le plateau de Rantia. Celles-ci ne sont recouvertes que par l'argile brune à blocs incohérents dont nous avons également parlé tantôt, mais qu'il nous a été difficile de représenter séparément sur la carte.
Il importe de faire observer que pour des couches pareilles, qui inclinent ax Sud et qui sont repliées vers le haut, comme il en affleure dans le Ti Monteh, on est fort porté à croire qu'on a affaire à des couches fortement inclinées (85°) au Nord, lorsque seule l'extrémité supérieure de ces couches réfléchies est visible. Il serait néanmoins plus exact de parler, non d’une inclinaison de 85° au Nord, mais d'une inclinaison de 05 au Sud, pour bien faire ressortir que ce sont des couches inclinant au Sud, dont les extrémités sont recourbées de 5. Pour de pareilles couches, très redressées, l’ observation d’une seule pente au Nord, l'inclinaison étant d’ailleurs forte et au Sud, n’est donc pas une preuve de l'existence d’une selle aigue ou d’un bassin ; il se peut fort bien que ce soient des couches réfléchies.
Epaisseur des couches. Si nous avons décrit d'une manière si détaillée le terrain situé au Sud de Kouningan, c’est parce que c'est un des
rares terrains de Java où l'énorme épaisseur des dépôts miocènes puisse se calculer avec un assez haut degré de précision; cependant le mur de l'étage brècheux miocène n’est pas à découvert, car 1l n’affleure pas de roches éocènes ni de roches plus anciennes. J'ai cru, dans le temps, que le dos du Pougak (arête qui s'étend de Tioulaméga à Pasir Halang, et dont fait partie la cime Pougak) consistait en une selle de brèches, à laquelle étaient adossés, tant au Nord qu'au Sud, des grès et des marnes (voir le profil fig. 8 dans mon mémoire cité ci-dessus); mais maintenant que cette montagne a été explorée dans toutes ses parties, je dois rectifier cette opinion. Les couches les plus profondes du terrain ne se trouvent pas au dos du Pougak, mais plus au Nord, notamment à Bounigueulis, à Tünirou, et au Tii Sanggaroung, au Sud de Lourahgoung, où les couches sont en position verticale. Au nord de la ligne qui réunit ces 3 points, les couches inclinent au Nord; elles inclinent vers le Sud, au Sud de cette ligne, abstraction faite de quelques exceptions et des irrégularités déjà mentionnées qui se montrent près Tiipakem. Les couches verticales inférieures sont en partie des brèches, en partie des argiles et des grès; là dessus reposent des couches pareilles, mais à inclinaison plus faible; au Nord de Tunirou, 1l se montre du calcaire (Nos. 829 et 830); au Sud de Bounigueulis, beaucoup d’argiles blanches, et au dos du Pougak beaucoup de brèches, exactement comme dans l’arête Guëguër béas-Gg. Séla-Pasir Salam; arrivent ensuite, au Sud du Pougak, les marnes, les argiles et les grès m,, en position verticale, de la vallée du Tu Diolang et, au Sud de cette rivière, les grès marneux moins inclinés des monts Gg. Gueulis et Kokol et du cours inférieur du Ti Diolang, qui contiennent quelques fossiles. Ces couches se continuent, faiblement inclinées et ondulées, vers le Sud jusqu'à la rivière Ti Tandoui; elles atteignent une altitude d’environ 550 mètres au Gg. Gueulis et celle d'une cinquantaine de mètres au Tu Tandoui, à Tisaga. Elles sont donc en pente douce (1: 50) vers le Sud. Du cours supérieur du Ti Monteh, où finissent les marnes, on peut suivre la limite de m, et de m, vers l'Ouest en passant par Tiantilan, au Sud des cimes Tiidiolang ou Bitoung et Tiéndana, jusqu'aux confins des Préanguer. Là les marnes disparaissent, un peu au-delà de la frontière, sous les matériaux volcaniques. Au village de Houdioungtiwou, au nord de Pëndialou, s'étend dans les marnes une petite plaine, un fond de lac desséché.
Profil No. XXV. Le profil No. XXV représente une coupe du terrain entre Kouningan et le Gg. Gueulis, en passant par le Pasir Salam, Longkéwang, Rambatan, Tiinirou, le dos du Pougak et le Tii Diolang; elle a été tracée, autant que possible, perpendiculairement à la direction moyenne des couches. A partir de Kouningan (532 m.), on coupe d'abord le Tii Sanggaroung, puis on monte jusqu'à l'arète Pasir
Salam (759 m.); ensuite on descend par Longkéwang et Rambatan jusque Tiinirou (300 m. environ); ici toutes les couches inclinent au Nord; à Tunirou, dans la rivière Tu Pédak, elles sont déjà très redressées et un peu plus au Sud elles sont verticales. On arrive alors à la montée vers le dos du Pougak (Pasir Halang, etc.) où les couches inclinent au Sud (en moyenne de 40°) jusqu’à Pinara; à proximité du sommet, les couches semblent moins inclinées; au-delà de l’arête du Pougak (850 m.), sur la pente abrupte vers Koutamanggou, les couches inclinent d’abord au Nord au point d, et comme cette inclinaison au Nord se présente aussi entre le Gg. Tioulaméga et Tiantilan, ainsi qu'entre Sitouguëdé et Soubang, il est évident que la ligne de faîte de la selle ne coïncide pas avec le sommet de l’arête du Pougak, mais qu'elle se trouve plus au Sud, au point d (profil No. XXV). Depuis d jusqu'au Tu Diolang (250 m.), on descend d’abord sur des couches brècheuses, en pente raide au Sud; puis sur des marnes, des argiles et des grès, en position sensiblement verticale, que nous rangeons déjà dans l'étage m,; finalement, on monte pour la dernière fois vers le mont abrupt Gg. Gueulis ou Sangkour (550 m.), où les couches ont tout au plus une inclinaison de 10 vers le Sud. Du Gg. Gueulis, le terrain descend par Kawounglarang vers Rantia et plus encore au Sud, en dehors de notre profil. Cette dernière partie est ce qu'on nomme le plateau de Rantia.
L'épaisseur des couches miocènes ici à découvert est égale à celle des couches situées entre le point a et Pinara, augmentée de l'épaisseur des couches situées entre le point d et le Tii Diolang et de celle des couches du Gg. Gueulis; cette dernière est de 375 mètres environ. Or, comme entre a et b la pente moyenne des couches est de 40; celle entre dhetie den007//qué ab} "85004mètres el! d e —=,3300mètres, nous trouvons pour épaisseur des couches miocènes :
GRODI SIN..40 0—.2250/ mètres ABOON 2 LS OD 2260 vi, Couches du: Ge:: Gueulis = 2375 »,, Total 5875 mètres.
On voit que l’on n’a pas tenu compte séparément de l'épaisseur des couches entre b et d; c’est tout naturel, puisque cette épaisseur est déjà comprise dans celle entre d et e.
L'épaisseur de l'aile gauche de la selle, entre le point a et le Pasir Salam, où la pente moyenne est de 35° environ, est égale à
5300 m. *X sin. 35 — 3040 mètres, nombre qui correspond sensiblement à l'épaisseur des couches entre a et le point f au-dessus de Koutamanggou. Les couches qui correspondent à celles situées entre f et e et aux couches fossilifères du Gg. Gueulis ne sont pas représentées dans notre profil, au nord du Pasir Salam; mais nous les retrouverons plus tard dans le Nord de Chéribon.
La chaîne au Sud de Kouningan consiste donc essentiellemént en deux selles; l’anticlinale de l’une se trouve au-dessus de Tünirou: celle de l’autre, au-dessus du point d (profil No. XXV); et /e ferrain miocène y atteint l'épaisseur énorme de 6000 mètres environ, dont plus de la moitié revient à l'étage m,.