‹ Description géologique de Java et MadouraChapitre 212 sur 244 · XIX. KRAWANG · texte numérisé non relu

XIX. KRAWANG

Annexes: Catalogue de roches Nos. 873 à 897.

Topographie.

La résidence de Krawang confine à l'Est à Chéribon et aux Préanguer; au Sud, aux Préanguer; à l'Ouest, à Batavia; et au Nord, à la mer.

Bassin. Toute la résidence appartient au bassin de la côte Nord; les principales rivières sont :

1. Le 7% Séwou et son affluent le 777 Batoung; il forme la frontière de Chéribon.

2. Le Zoupounagara, qui prend sa source, par plusieurs branches, sur le Boukit Tounggoul; dans une partie de son cours, cette rivière forme, avec son affluent le 777 Xramas, la limite des Préanguer et de Chéribon. Un affluent de gauche important est le 77%? Lamatan, dont une branche se nomme le Ti Leuieui. Le Tioupounagara passe par Pamanoukan et se jette dans la mer par deux bras, le Bobos et le Tioupounagara proprement dit.

3. Le 7% Aseém, qui naît sur le Tangkouban prahou et qui passe par la localité Tiiasém.

4. Le 7%? Lamaïa, qui vient du Bourangrang et forme la limite occidentale entre la grande plantation privée Pamanoukan et Tiiasem.

5. Le 77% Taroum, qui vient des Préanguer, passe par Kandangsapi, Tiükao, Tiampel, Télokdiambé, Krawang et Tiabangbounguin, et débouche dans la mer, par plusieurs bras, dans la résidence de Batavia; le bras nommé Pounguin sépare Krawang de Batavia.

Affluents du Ti Taroum:

Le 777 Somansg, qui a son origine au Bourangrang et borne les Préanguer.

Le 777 Dadap, et son bras le 777 Bodas, deux rivières formant la frontière des Préanguer.

Le 777 Kao, qui a sa source sur le Bourangrang, arrose Pourwakarta et se joint au Ti Taroum près de Tiükao.

Le 7% Béet et son propre affluent le 77%? Omas sont deux rivières formant la frontière de Batavia. A partir du confluent avec le Tu Béet, à l'Ouest de Krawang, le Ti Taroum établit lui-même la limite de Krawang et de Batavia.

Le territoire triangulaire, borné par le Ti Somang, le Ti Taroum et le Ti Kao, forme le district de Gandasouli, qui primitivement appartenait aux Préanguer, mais fait à présent partie de la résidence de Krawang.

La partie méridionale de Krawang est un pays de montagnes; le centre, un pays de collines; la partie septentrionale est une plaine, constituée d’atterrissements anciens et récents des rivières. La ,,pointe de Krawang’” des cartes marines, qui s’avance bien loin vers le Nord, est formée par le delta du Ti Taroum. Dans la partie Sud-Ouest de la résidence, à la limite des Préanguer, sont situées les cimes volcaniques le Bourangrang (2063 m.), le Tangkouban prahou (2075 m.), et le Boukit ou Gounoung Tounggoul (2208 m.); ce sont les plus hauts points de la résidence.

A. Andésites anciennes.

Dans la partie occidentale de Krawang seulement, notamment en Gandasouli et sur les terres de Tègalwarou (une plantation privée à l’ouest du Ti Taroum), affleurent des andésites tertiaires. En Gandasouli, elles forment la chaîne de Parang avec les cimes très abruptes Parang et Bongkok (965 m.); le terrain andésitique des plantations de Tégalwarou atteint sa plus grande altitude dans le Sanggabouwana, aux confins de Batavia, des Préanguer et de Krawang, savoir 1300 mètres (signal Sanggabouwana 1291 m. d’alt.)

Ces deux terrains d'andésite sont séparés par le Ti Taroum et par une zone de couches tertiaires situées de part et d'autre de la rivière. Au Sud-Est de Tianting, se dressent, isolées dans les brèches, deux petites cimes d'andésite, le Gg. Patenggang ét le Gg. Batou; cette dernière est au Nord du village de Tiüleuntia. A l’andésite de la chaîne de Parang appartiennent les sommets Tioupou (près Pléred), Aseupan, Sindanglenguis, Mioun, Anaga, Bongkok (965 m.), Parang (930 m.), Salasi, Lémbou, Tilalawi, Pountiakgombong et Diambé. La plupart de ces sommets sont abrupts et plus ou moins pointus, de sorte que la chaîne attire déjà de loin le regard par son allure singulière. Elle se voit distinctement lorsque, par un temps clair, on longe en steamer la côte septentrionale de Java.

Dans les terres de Tégalwarou se dressent deux cimes d’andésite isolées, le Gg. Batou, tout près de la rivière frontière le Ti Dadap, et un petit sommet antérieur du Pasir Nangka. Au grand massif appartiennent des cimes nombreuses, le Sanggabouwana (1300 m.), le signal Sanggabouwana (1291 m.), le Wangoun ou Dingding hari, le Pasir Kadou, le Bodiong halimoun. le Kéroud, le Gouliguir, le Dingding hari, le Gg. Haour (séparé du massif principal par des couches tertiaires), le

Tupitioung, le Sonolanggoung, le Boutak, le Kananga, l’Aseupan, le Tüpaga, le Kamouning, le Goüng et nombre d’autres. Cette andésite s'étend encore vers l'Ouest, en Buitenzorg, et vers le Sud dans les Préanguer.

Analyse microscopique. Les roches dont il vient d’être question font toutes partie des andésites à hornblende ; elles sont, la plupart, gris clair ; quelques-unes sont de teinte gris-verdâtre ; elles sont en partie d'un grain fin, en partie aussi porphyriques, grâce aux grands cristaux de hornblende.

No. 873. Du Gg. Tioupou, à Tulalawi, non loin de Pléred. Andésite à hornblende à grain fin; la hornblende y est, en grande partie, décomposée en augite, mica brun et minerai de fer.

No. 874. Roche du Gg. Bongkok à Tukandang. Contient beaucoup de hornblendes vert sombre, parfois maclées suivant un dôme; des augites vert clair, du plagioclase, du minerai de fer. Certains cristaux de hornblende sont décomposés en mica brun et en augite. C’est une andésite à hornblende (avec augite, comme presque toujours d’ailleurs).

No. 875. Du flanc occidental du Gg. Parang, au Nord de Tiikandang. Andésite à hornblende commune.

No. 876. Du Gg. Parang, au village de Tihouni. Même roche, andésite. à hornblende.

No. 877. Roche massive dans le Tu Panangaïan, au village de Tiimanggou. Elle s’écarte des autres roches, car elle possède une pâte microlithique à verre brun, tandis que les autres n'ont qu'une pâte microcristalline, à peu près dépourvue de verre. En cristaux porphyriques, de grandes hornblendes brunes à bords noirs, beaucoup d’'augites vert clair, du plagioclase et du minerai de fer. Dans la pâte il y a deci delà un peu de calcédoine. Andésite à hornblende et à augite.

No. 878. Du Gg. Batou, à Paroungbanteng, près de la frontière des Préanguer. Appartient aux basaltes cristallins à caractère ancien, de même que le No. 1110 de Tiigounounghérang, à l’autre bord du Tu Taroum. Toutefois, dans le No. 878 toute l’olivine est serpentinisée, le feldspath y est rare, le minerai de fer {ilménite) est fort altéré et à bord blanc de leucoxène; seuls, les grains d’augite y sont encore frais. Pas de verre; la pâte est microcristalline. C’est un basalte cristallin altéré.

No. 879. Du Gg. Gouliguir, au Nord de Kandangsapi. Andésite à hornblende et à augite; quelques augites ont un noyau de hornblende.

No. 880. Du Gg. Lésang, contrefort antérieur du Gg. Haour, au Nord de Soukamana (près Pagadoungan). Andésite à hornblende ; dans les formes de la hornblende on trouve des grains d’augite et de minerai de fer ainsi que du mica brun. Andésite à hornblende, altérée.

No. 881. Du Gg. Sanggabouwana, à 3 kilomètres au Sud de Babakanmountiang, qui à son tour est au Sud de Tégalwarou Audésite à hornblende, dont la hornblende n'est fraîche qu’en partie.

No. 882. Du Gg. Sanggabouwana, à Wangoun. (Ou plutôt du contrefort antérieur Wangoun, ou Dingding hari.) Belle roche, à grandes hornblendes. Andésite à hornblende, qui contient relativement beaucoup d’augite.

No. 883. Roche massive dans le Tii Omas, rivière-frontière de Batavia; échantillon récolté près du village de Tondiong. Andésite à hornblende fraïche.

B. Le terrain miocène.

Les brèches, grès et marnes miocènes de la section Soumédang de la résidence des Préanguer, s'étendent vers l'Ouest en Krawang jusque Pourwakarta; puis, avec une petite interruption produite par des roches volcaniques et des dépôts quaternaires, ils se continuent par la section Gandasouli jusqu'aux plantations de Tégalwarou, où on peut les suivre en direction septentrionale jusqu'au sud de Krawang; à l'Ouest, ils se rattachent aux sédiments tertiaires de la résidence de Batavia, et au Sud, à ceux des Préanguer.

1. Ze terrain de l'Est, depuis la limite de Souméëdang jusqu'à Pourwakarta, consiste, dans sa partie méridionale, en brèches, conglomérats et grès de l'étage m,, dont sont constitués, entre autres, les monts Pasir Koudiang (667 m.) au Nord de Ténggueragoung (Ségalahérang), Batou Kapour et Pasir Madang (269 m.) à l’est de Pourwakarta. Le nom Batou Kapour dérive d’un dépôt de tuf calcaire, produit par une source auparavant en activité. Dans la partie septentrionale, on trouve des roches plus tendres, consistant en grès et en marnes arénacées, que nous avons rangés dans l'étage m,, bien qu'on n'y ait pas rencontré de fossiles. Mais, comme ces roches tendres ne sont pas nettement séparées des grès de m,, elles pourraient aussi appartenir aux couches supérieures de cet étage. Au Pasir Koudiang les couches inclinent au Nord-Est, D. — 140°, IL: — 20° environ au Nord-Est; plus à l'Ouest, dans la vallée du Tu Nangka (affluent du Tu Asém), au Nord de Teéngguëragoung et du Tiourouk-(cascade) agoung, DV 50 1 = 07 Malo aumSud-Est MS SSonbane Ne en d’autres endroits au bord septentrional de la chaîne, l’inclinaison semble généralement avoir lieu au Nord, mais il est rare de rencontrer dans ce terrain de bons affleurements. En deux endroits, des matériaux volcaniques du Tangkouban prahou ont pénétré dans d'anciennes dépressions du terrain tertiaire, notamment entre Téngguëéragoung et Soubang, jusque près du village de Pangkalan, et dans la vallée du Ti Nangka, entre Téngguëéragoung et Kalidiati, jusque près des villages de Tüsapi et Tukangkoung.

2. Entre Pourwakarta et Dawouan s'étend un terrain mamelonné,

bas, qui s'élève au plus de 50 mètres au-dessus de la plaine environnante; il consiste en marnes tendres (m,).

3. Le terrain tertiaire en Gandasoulr environne de toutes parts l’andésite ancienne de la chaîne de Parang; il s'étend au Sud jusqu’à la vallée du Ti Taroum. Au Sud de Pourwakarta, les couches se rattachent, par une bande étroite, au terrain que l’on peut suivre à l'Ouest, par Tüanting, jusqu'à la rivière frontière le Ti Somang et à l'Est dans la vallée du Ti Kao, jusque Tileuntia.

A l'Est du Gg. Parang, on trouve un petit terrain de couches sédimentaires, presque entièrement circonscrit par de l’andésite. Dans ce terrain, sont situés les villages de Tükandang, Tiüsarouwa, Parakan, Tuguintoung, Tadiour, Tiürantia, Tühouni et Tiüparang; il a 4 kilomètres de longueur et 14 kilomètre de largeur, et consiste en schistes argileux et siliceux noirs, qui se désagrègent en une argile rouge sombre et s’effritent fortement. La surface est couverte d'un grand nombre de blocs roulés d’andésite, dont les uns ont été apportés par les rivières, tandis que les autres se trouvaient peut-être primitivement inclus dans les schistes et sont demeurés en place lors de l'érosion et de la désagrégation des roches tendres. On trouve encore ces schistes foncés au versant occidental du Gg. Parang, mais toujours dans le voisinage immédiat de l’andésite. Je tiens donc ces schistes argileux et siliceux pour des marnes et des argiles miocènes métamorphiques de l’étage m,, qui, à une certaine distance de l’andésite, reprennent leur caractère pétrographique ordinaire. Comme, en certains points, ils sont passablement riches en pyrite et renferment aussi de petits cordons quartzeux,

à cavités tapissées de cristaux de quartz — p. ex. entre Türantia, tout près de Tuhouni, et Parakan — on s’est avisé, dans l’ancien temps,

d'y creuser des galeries, dans l'espoir de rencontrer des minerais; l’une de ces galeries a été percée à la limite méridionale du Gg. Parang, au Nord-Est de Tikandang; une autre, du côté Ouest du Gg. Parang luimême. On n’a rencontré que des schistes et un peu de pyrite. Mais comme cette pyrite présente une certaine teneur en or, extrêmement faible d’ailleurs, on s’est cru autorisé à en déduire que la chaîne de Parang serait riche en ce métal; c’est là une opinion qui ne repose sur aucune donnée scientifique, et que l’on doit reléguer parmi les fables. 1)

Non loin de Tikandang, apparaït entre les schistes une couche mince de calcaire, devenu totalement cristallin, et qui ne renferme, malheureusement, pas de fossiles. Dans certains schistes on ne peut voir qu’au microscope quelques pétrifications peu distinctes, qui ne fournissent aucune indication précise quant à l'âge de la roche. C'eût été

1) Voir la brochure de M. le contrôleur FOKKENS ,,Goud op Java.”

cependant fort à propos, car la disposition des schistes relativement à l’andésite n’est pas bien nette et le caractère pétrographique tout à fait anormal, analogue à celui de certains schistes éocènes de Bantam, fait songer à un âge plus reculé que miocène. Néanmoins je les tiens, tout comme les schistes argileux et siliceux noirs du mont Guëdé, en Buitenzorg occidental (voir plus loin), pour des roches miocènes modifiées de l'étage inférieur m,. Certains schistes gris foncé sont tachetés de noir et passent par altération à l'état d'une masse blanche avec des parties noires, non encore désagrégées. Ces schistes bigarrés rappellent certaines roches anciennes, modifiées sous l'influence des granites et des diabases; et l'on pourrait attribuer ici les taches noires à l’andésite, qui les aurait produites lors de son éruption; dans ce cas, l’andésite serait naturellement plus récente, et cette modification appartiendrait aux métamorphismes de contact exomorphes. Mais on peut encore s'expliquer comme suit la métamorphose des roches miocènes en schistes noirs et l’origine des taches: dans les sédiments déposés sur l’andésite, à la limite de la roche éruptive, circulaient des liquides, principalement de l'eau tenant en dissolution du sulfate ferreux et de l'acide silicique, qui ont provoqué la décomposition et ont donné lieu à la formation de pyrite (No. 891), de cordons de quartz et de cristaux de quartz (No. 890).

A côté de la pyrite, on trouve aussi communément de petits cristaux blanc de gypse ou d’alun, produits par l'oxydation de la pyrite et la combinaison de l'acide sulfurique avec la chaux ou l’alumine des schistes. Nous avons rencontré en nombre d’autres endroits, et également à Sumatra (p. ex. dans la chaîne du Siboumboun) des décompositions analogues de sédiments, à la limite de roches éruptives p/us anciennes, par des liquides qui y ont circulé postérieurement.

On n'a pu que rarement mesurer la direction et l’inclinaison des schistes noirs, car les couches étaient fort effritées. A proximité de l'ancienne -palerie percée à Tükandans Son a mesure DES PER APESt

À quelque distance de l’andésite, on ne trouve que des grès et des brèches miocènes ordinaires, parfois à couches interposées de calcaire contenant des cycloclypées. La direction de ces couches varie de 100 à 135 ; l’inclinaison est alternativement au Sud et au Nord, de sorte que les couches forment une surface ondulée, une succession de selles et de bassins. C'est ainsi que dans le Ti Taroum, au Sud de Gandasouli, et près de Tukaroïa et du passage de la rivière sur la route

de »Manïis, en Préangüer, on a trouvé D 00 = omautsude Au Sud de Tüanting, sur la grande route qui conduit par Tukalong à Tupadalarang, tout près du signal Neuënol, D. = 100", I. — 75 au Sud.

Entre Tüanting et Pourwakarta, aux poteaux 24 et 3, dans des couches

de grès et de conglomérats à fragments d’'andésite à hornblende (No. 884),

D. = 135, L — 25 au Nord-Est. Entre Sampih et Tiimanggou, près BnPanviere nn ea CD Mn — 357 au Sud-Ouest." Dans ERA Paroun an Ge Bonheur D" — 100 1.:—"20 au Nord:

et cette pente au Nord se maintient jusque Babakan Lowa. Mais plus au Nord, et déjà au Sud du Gg. Gouligur, l’inclinaison a lieu vers le Sud. Au passage d’eau à proximité de Tiouroukdendeng, D. = 100, I. — 20° au Sud; et, un peu au-dessus de Sémpeureuh, D. — 100’, I. — 25 au Sud. Jusqu'ici, les couches appartiennent à l'étage brècheux. On a ensuite, jusqu'à Tukao, des couches qui le plus souvent inclinent au Sud, des marnes, des grès, des argiles blanches et des calcaires 2 eycloclypees-meinigouha D} "160 environ, LL — 20" au Sud: Dibpamonne mDe=fr20 = 40" à So au Sud: An Sud” de nan Er 2040 Sud-Ouest ;et autnord'de Tikao! à Parounghalang, on a pour la première fois, D. = 100, I. = 20° au Nord. Plus en aval, ces couches font place à des marnes tendres, avec interposition de minces couches de calcaire, qui ont une direction et une inclinaison entièrement différentes. Le Tii Taroum y paraît longer une faille. Dans une couche dure de calcaire, à Paroungkadali, on a mesuré D ro, L'— 15° à l'Est; la mème couche est encore coupée’près Tübébér, où elle a même direction et même pente. Plus en aval, il n'y a plus de direction bien nette à mesurer; elle paraît s’infléchir peu à peu vers l'Est, en même temps que la pente se maintient légèrement au Nord.

4. Enfin, /es couches tertiaires dans les piantations de Téval warou sont le prolongement de celles situées en Gandasouli; dans le voisinage du Ti Taroum, elles ont même direction et même inclinaison que ces dernières. Tout près du Gg. Gouliguir, on trouve des schistes noirs; au demeurant, ce sont les brèches, grès, argiles, marnes et calcaires à cycloclypées miocènes ordinaires.

Au nord de Pangkalan s'étend un vaste terrain calcaire, dans lequel il y a des grottes à nids d’hirondelles. Vers le Sud, les couches de calcaire HD = Nr 00255" au Sud-Ouest;tce sont probablement les mêmes couches que les calcaires à cycloclypées de Tiikao. A Pangkalan même, le calcaire est recouvert pas des grès marneux qui inclinent également au Sud-Ouest; entre Tinambo et Kionor, ils inclinent au Sud; mais à Tidorok (à l'Ouest de Tégalwarou) la pente est au Nord. Ces couches tendres, interposées en forme de bassin entre l’andésite du Sanggabouwana et le calcaire de Pangkalan, recouvrent donc ce calcaire que l’on peut, comme celui de Titrap (Batavia) et de Tukao, ranger dans l'étage m,. On n'a pu trouver, malheureusement, aucun fossile dans les marnes supérieures. Au Nord de Tëégalwarou, à Palasari, on vrecontre des mernes avee Di "1101 —; 20° au Nord; plus à HÉsEn ae Mrtiansortdesprèches -dont}D5— + 60, | — 20° au Sud;

et, non loin de la limite de Kandangsapi et de Tégalwarou, encore des brèches et des argiles à couches calcaires interposées : D. — 6o°, Pet 0 ameNord:

Le calcaire de Pangkalan se prolonge encore jusqu'en Buitenzorg: vers le Sud, il incline au Sud ou plutôt au Sud-Ouest; vers le Nord, il est, paraît-il, en pente douce au Nord. Plus au Nord encore, dans le Tu Kréték, pente au Nord-Est dans des marnes; et au Nord du Tu Baregbeg, les couches sont horizontales ou à inclinaison très faible au Nord, jusqu'à ce qu'elles disparaissent, à Babakandiati et Kalipandan, sous les alluvions du Ti Taroum.

Au S.W. de Tiiampel jaillit une source salée, nommée Tiibëléng ; d'après une analyse, publiée dans le ,,Natuurk. Tijdschr. van Ned.-Indië,” X p. 389, l’eau contient 26.81 parties pour mille de matières fixes, dont 25.53 de chlorure de sodium et 0.0778 d'iodure de magnésium (— 0.0709 d’iode).

On ne peut se prononcer avec certitude sur l'épaisseur des couches tertiaires en Krawang, à cause des plissements nombreux et des affleurements insuffisants. En certains points, cette épaisseur atteint assurément 1500 à 2000 mètres; mais elle est naturellement bien plus faible dans le voisinage de l’andésite.

Analyse microscopique. No. 884. Caillou roulé originaire de couches de conglomérats inclinées, à 4 kilomètres au Sud de Pourwakarta, sur la route de Tranting. Andésite à hornblende et à augite, dont les cristaux de hornblende sont tous décomposés en grains noirs.

No. 885. Couche mince de calcaire interposée dans les schistes noirs, à proximité du Gg. Bongkok. Calcaire compact à nombreux petits cristaux de pyrite et à particules noires de minerai de fer. Pas de foraminifères visibles.

No. 887. Du flanc occidental du Gg. Parang. Schiste gris à taches sombres. Pâte limpide de particules de quartz, totalement remplie de cristaux et de grains d’un vert extrêmement clair, de l’augite probablement. Dans cette pâte, on voit des sections rondes et elliptiques de foraminifères, parmi lesquels des globigérines à bords crénelés. Scrste stliceux dont la structure et le caractère général s’écartent de ceux des schistes siliceux anciens ordinaires.

No. 888. Du flanc occidental du Gg. Parang. Schiste désagrégé, tout-à-fait blanc, dans lequel se trouvent encore quelques particules noires inaltérées. Cette roche ressemble à la précédente, mais elle est de teinte plus claire. On peut y voir encore diverses sections découpées de foraminifères (globigérines). Schrste siliceux.

No. 892. Calcaire à cycloclypées, dans le Ti Taroum, en amont de Tikao. Contient un très grand nombre de foraminifères, parmi lesquels hgurent au premier plan des cycloclypées et des orbitoïdes à chambres

médianes spatuliformes. Les cycloclypées ont, à la surface, de nombreux anneaux de la taill: de 8, 10 jusqu'à 16 mm. Les orbitoïdes sont les unes à grande chambre centrale, les autres à petite chambre; elles sont plus petites que les cycloclypées, mais également nombreuses ; puis, des globigérines, des amphistégines et quelques autres espèces. Dans la pâte calcaire, il y a un nombre extraordinairement grand de petits fragments anguleux de quartz, à inclusions liquides nombreuses. Calcaire à cycloclypées ou à orbitoïdes.

No. 894. Calcaire des grottes à nids d’hirondelles de Pangkalan. Contient des amphistégines, des globigérines et d’autres espèces. Quelques rares fragments de cycloclypées. Calcaïre.

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