III. ÆAésumé des résultats
1000 parties en poids de l’eau analysée contiennent donc:
D HI AE RCA OUR EL neue eue NE dun Me A date ed 1.870837 a CU ne Sd Diese sde SUAI25O0 Le ET SARA CT RE AS A TAPER 4.177046 PE RPE Un ee en estate esse Os 0 290 LT LOGNNEN NÉS UN CAR PEAR ER DER à FT UE UMNO SSI. AN EEMARLeR: Rtn e 0.297772 Cnicrure deisodiume. Re LR. 10000221 MDorreN depasse 28 SUR ous 0.034130 ANT HeNSIIEIMe SAME LM ndenrraeerte 0005009 MAÉTENO PANIQUE. nee suesdoeu-eeda s sua cles 0.057720 AcidetehloryArqQuenhbres. ends smic 3.525783 Somme — 13.598733 Acidemodhydrgqueslibreses:: es. 0.000196 Snbvandercarbanique LDre..:................10.010100
La somme de ces matières, à l’exception des trois dernières qui se volatilisent lorsqu'on évapore à siccité, est égale à 13.598733 p. m., tandis qu'on a trouvé ci-dessus pour la même quantité, desséchée à 180° C., 13.430249 p. m.
(signé) E. ZIESsLER.
Les éléments principaux sont donc des sulfates de fer, d'aluminium, de calcium et de magnésium, du chlorure de sodium, ainsi que de l’acide chlorhydrique libre en proportion notable. La teneur en sulfate de potassium est faible, de sorte qu'une petite partie seulement du sulfate d'aluminium se trouve combinée avec le sulfate de potassium à l’état d’alun. Un ,,lac d’alun” (ainsi que JUNGHUHN appelle le lac I. c. édit. holl. II p. 1050, édit. allem. Il, p. 716) est donc une expression inexacte. La présence d'acide chlorhydrique libre en quantité notable, et l'absence d'acide sulfurique libre, méritent de fixer l'attention, bien que VAUQUELIN ait trouvé auparavant de l’acide chlorhydrique libre (à côté d'acide sulfurique libre) dans l’eau du Banioupaït recueillie en 1805 par LESCHE- NAULT DE LA TOUR (voir JUNGHUHN Java, édit. holl. II, p. 1027; édit. allem..Il /p. 702, "en note).
Le Kawah Idien n’a pu projeter ses produits fort loin à cause des sommets qui l’environnent; la projection ne put avoir lieu que du côté Sud entre le Ranti et le Mérapi: et c’est aussi en cet endroit que descendirent les fleuves de boue qui, en 1817, coulèrent dans la vallée du Baniou linou et du Bendo jusqu'au sud de Baniouwangui et qui y inondèrent la plaine.
Quelques échantillons äes déjections les plus récentes et fraîches du cratère (No. 58, 59 et 6o) furent recueillis et examinés au microscope. Ce sont des roches gris-clair jusqu'au gris sombre, tantôt poreuses, tantôt compactes, dont quelques-unes contiennent des feldspaths porphyriques qui ont jusqu'à 15 mm. de longueur. Au microscope on voit que le No. 60 contient une pâte microlithique fine avec verre brun; puis des plagioclases porphyriques très limpides, de l'hypersthène, de l’augite et de la magnétite. On n'y trouve pas d'olivine. C’est une andésite à pyroxène très fraîche.
La roche poreuse No. 58 a une pâte dans laquelle se trouvent de petits microlithes d’augite, des grains de minerai de fer et de petits grains bruns; puis du plagioclase porphyrique limpide, de laugite, de l'hypersthène, du minerai de fer. Le verre inclus dans le feldspath est brun et non grenu. L'autre roche, à grands feldspaths vitreux porphyriques (No. 59), contient les mêmes cristaux porphyriques, mais elle a une pâte microlithique fine à verre brun: Aucune des deux ne contient de l’olivine. Ce sont donc l'une et l’autre des andésites à pyroxène fraîches.
3. Le Pawènen est un cirque de cratère qui s'ouvre vers l'Ouest, et qui du Nord au Sud est long de 880 mètres et de 1200 mètres de l'Est à l'Ouest; le plus haut point est à 2180 mètres d'altitude et exactement au Nord du Kawah Idien. Ses produits sont recouverts vers le Sud par ceux du Kawah Idien; au Nord on peut les suivre jusqu’au pied de la paroi du Ringguih.
4. Le Blaou. Une arête circulaire, dont la partie Sud-Ouest seule subsiste encore, indique la position du cratère qui s'élève à 1774 mètres au-dessus de la mer. A l'Est et au Sud, ses produits sont recouverts par des déjections du Papak (voir ci-après); à l'Ouest ils confinent au Baniou paït; au Nord, à l’ancien sol de l’Idien qui apparaît ici sous les déjections du Blaou, et qui a été creusé par les eaux du Baniou paït et d’un de ses bras latéraux de la rive droite jusqu’à une profondeur de 200 à 300 mètres.
5. Le Papak, présente un cirque elliptique très petit, long de 540 mètres de l'Est à l'Ouest et large de 280 mètres du Nord au Sud; ce cirque entoure une plaine sablonneuse également de forme elliptique, longue de 260 mètres, large de 140 mètres. Ce petit cratère se trouve à l'Ouest du Kawah Idien ; le plus haut point du cirque est à 2120 mètres.
d'altitude. Ses projections se sont étendues principalement vers le Nord entre les volcans Blaou et Pawënen, et recouvrent les produits de ces deux petits volcans. Le pied du Papak est limité à l'Ouest par le Baniou paït.
6. Le Widodaren. Un petit sommet au S. W. du Kawah Idien, à 2100 mètres au-dessus de la mer et à mur de cratère ébréché. Ses produits sont circonscrits de tous les côtés par ceux du Papak, du Kawah Idien et du Lëémpouiangan (voir ci-dessous).
7. Le Lémpouiangan. On nomme ainsi une petite colline qui se trouve très près en arrière et à l'Ouest du refuge Ongop ongop. Le refuge est à 1875 mètres, la petite colline à 1883 mètres au-dessus de la mer. Le Lémpouiangan, un point de la ligne de partage des eaux entre les côtes Est et Nord de Java, a une forme semi-lunaire; 1l présente vers le N.W. une pente régulière vers le Baniou paït, tandis que vers l'Est se trouve la plaine d'Ongop ongop. A ce qu'il me semble, le Lémpouiangan est un petit cratère à cirque ouvert vers l'Est, et il faut voir dans la plaine d'Ongop ongop le fond même du cratère de ce petit volcan.
8. Le Rantri. C'est un grand cône haut de 2618 mètres, se terminant en un sommet aigu, sans bord de cratère. À l'Ouest, le Baniou linou forme la limite entre le Ranti et le Mérapi; au Nord, le cône touche au pied du Kawah Idien, au Lémpouiangan, au Lébou agoung, au Koukousan et au Tülik; à l'Ouest, au Tiampid. Ses produits s'étendent dans la plaine jusqu'au Sud de Baniouwangui. Le sommet Ranti tombe un peu en dedans de notre cercle d’effondrement (voir petite carte Fig. 4). La coulée de lave d’andésite à pyroxène du Baniou linou, dont JUNGHUHN a recueilli des échantillons qui furent examinés au microscope par LORIÉ, provient probablement du Ranti.
9. Le Lébou agoung présente un mur de cratère en fer à cheval, ouvert vers le Nord et ayant au milieu une plaine horizontale sablonneuse. Dans la partie méridionale, le mur est à 1880 mètres au-dessus de la mer, et la plaine à 1740 mètres. Le diamètre du cirque est de ‘1080 mètres de l'Ouest à l'Est et de 1280 mètres du Nord au Sud. Ainsi qu'on le voit sur la carte, les 4 pieds du Lébou agoung, du Lémpouiangan, du Widodaren et du Papak se réunissent près du Banioupaït, et cela juste près de la cascade, un peu au-dessus du point où le sentier rencontre la rivière. Cette circonstance fait qu'on ne sait pas avec certitude de quel cratère s’est échappée la coulée de lave qui est à découvert en cet endroit. Ce qu'il y a de plus vraisemblable, c'est que cette coulée est issue du Papak, et qu’elle est couverte par Jes déjections meubles du Lébou agoung et du Lémpouiangan; mais il est impossible d'acquérir une certitude suffisante à cet égard. La roche de la cascade, recueillie par JUNGHUHN, est d’après LORIÉ un
basalte, tandis que STÔHR décrit une andésite à pyroxène de ce mème endroit ou d’une localité très proche. Nous avons recueilli des échan: tillons gris-foncé (No. 61), à nombreux feldspaths porphyriques, de grands blocs qui se trouvent près de la cascade et qui, à ce qu'il me semble, se sont détachés de la coulée de lave. Au microscope, on voit que c'est une andésite à pyroxène très fraïche à verre brun dans une pâte microlithique. Quelques hypersthènes sont entourés d'une zone d'augite, fait qui se présente rarement.
Il paraît donc que la coulée de lave consiste en andésite à pyroxène et que les déjections plus récentes qui les recouvrent, dont quelques-unes furent probablement recueillies par JUNGHUHN, consistent en basalte; ces dernières proviennent peut-être du Lëmpouiangan, volcan dont ROSEN- BUSCH décrit un basalte au voisinage d'Ongop ongop.
10. Le Koukousan est à l'Ouest du précédent. C'est un cirque fermé, bas, de 1820 mètres d'altitude, avec une plaine sablonneuse horizontale nommée Télogo wero (sur la carte topographique Wéroen), à 1720 mètres au-dessus de la mer. C'est de ce cratère que vient la coulée de lave que l’on peut suivre dans une direction N. N. W. à travers la plaine Trétih jusqu'à la plaine Watou tiapil non loin de la halte Blawan. La surface de cette coulée est inégale et raboteuse, les fragments noirs et anguleux sont encore très frais. On recueillit des échantillons (No. 62) de l'extrémité de cette coulée; ils sont grisfoncé et très poreux, avec des feldspaths porphyriques. Au microscope, ce qui frappe tout d'abord, c'est la pâte, avec des baguettes très nombreuses de feldspath, petites, étroites et de forme rectangulaire, ainsi que du verre grenu noir. Dans cette pâte se trouvent un peu d’augites porphyriques de, couleur très claire, quelques plagioclases plus volumineux, des olivines nombreuses petites mais limpides, ainsi que du minerai de fer. C'est un basalte pauvre en olivine.
Le courant de lave du Koukousan confine à l'Est au Baniou pait, et à l'Ouest à une autre coulée de lave issue du Guënteng.
11. Le Délaman, est un petit anneau elliptique, de 1740 mètres d'altitude, ouvert vers l'Est; au milieu une petite plaine de sable qui est à 1580 mètres au-dessus de la mer, et qui est nommée Kawah wouroung. Les déjections de ce volcan ne s'étendent pas fort loin.
12. Le Gg. Pondok, exactement au nord du refuge Guëénding walouh, avec le signal Guënding walouh, à 1521 mètres d'altitude. C'est un petit volcan en miniature, avec bord de cratère semi-lunaire, et ouvert vers l'Est. Ce petit sommet a fourni des déjections meubles (No. 63) qui sont gris-clair, poreuses, parfois désagrégées et, dans ce cas, pyritifères. Au microscope, la roche est à base vitreuse foncée et grenue et renferme des olivines très limpides. C'est un basalte.
13. Le Tilik, situé au Sud au Délaman, entre les volcans Tiampid et Ranti. C'est un cône régulier à sommet petit et plat, sans cirque de cratère; le sommet est à 1670 mètres au-dessus de la mer.
14. Le Tiampid, un cône étendu, à cratère très profond, escarpé et en forme de fer à cheval, qui s'ouvre du côté du Nord. Le plus haut point de ce cirque est au sud, et là est établi le signal Péndil, à une altitude de 2338 mètres. Le point le plus bas de ce puits en fer-à-cheval est à 1800 mètres, donc plus de 500 mètres en-dessous du signal Pëndil. Les déjections de ce volcan s'étendent en direction méridionale jusqu’au delà de Rogodiampi; vers l'Est, ils confinent au Ranti; vers l'Ouest, au Raoun et au Soukët; vers le Nord, au Pëndil et au Tülik.
15. Ze Pendil, un très beau cône régulier, à l'Ouest du Tülik. Le cirque en fer-à-cheval atteint sa plus grande hauteur du côté de l'Ouest et sy trouve à 1850 mètres d'altitude ; ce cirque est ouvert vers le Nord. Le diamètre est de 1000 mètres, dans les deux directions. Le fond du cratère, peu étendu, est à 1640 mètres, ou 210 mètres plus bas que le bord.
16. Le Guenteng, au Nord du Péëndil. Un petit cône escarpé et régulier à sommet plat et circulaire de 300 mètres de diamètre, circonscrivant un puits de cratère profond de 90 mètres et en forme d’entonnoir. Le point le plus bas est à 1620 mètres, le bord à 1710 mètres au-dessus de la mer. Ce cratère a laissé échapper une coulée de lave basaltique en direction septentrionale jusque près Blawan; cette coulée est à la surface aussi raboteuse que celle du Koukousan, à laquelle elle touche. Le Guéntëng est entouré d’un cirque de cratère plus ancien en forme d’ellipse irrégulière, dont les axes mesurent 1600 et 1200 mètres.
17. L’'Antar, un petit cône à l'Ouest du Guëntëéng, qui n'a pu projeter ses produits fort loin, puisqu'il est enfermé entre le Lingkër, le Guënteng, le Péndil, le Tiampid et le Soukét. Le mur est à 1720 mètres, le fond du puits intérieur à 1620 mètres d'altitude. Le diamètre du cirque est de 280 mètres.
18. Le Lingkeèr. C'est un cirque en fer à cheval, au Nord de l'Aniar, ouvert au Nord, haut de 1620 m. vers le Sud. De ce point est issue une longue coulée de lave qui s’est dirigée vers le Nord jusqu’au delà de Blawan. On traverse ce massif accidenté lorsqu'on va de Blawan vers l'Ouest à la petite hutte de Sémpol. Près du refuge Sémpol, où apparaît un ruisseau très limpide, le Kali Sëmpol, un peu en-dessous de la coulée de lave, nous avons recueilli un échantillon (No. 64) de celle-ci, qui ressemble parfaitement à la roche de la coulée du Koukousan (No. 62). Elle est aussi poreuse que cette dernière. Au microscope, c’est aussi le même basalte pauvre en olivine, à augites de couleur claire, avec olivines encore plus claires, ainsi que du verre grenu noir dans la pâte et de nombreux rectangles allongés de plagioclase.
19. Le Mélaten. Un petit cône à sommet plat, à 1540 mètres d'altitude. De ce petit sommet s’est encore échappée une coulée de lave basaltique, qui se dirige vers le Nord. ;
Les coulées de lave des cratères Mélaten, Lingkér, Guënteng et Koukousan forment en quelque sorte un seul champ de lave à surface très accidentée. Aussi leurs laves se ressemblent-elles tellement par le degré de désagrégation, d’ailleurs très faible, qu'il est incontestable qu'il n’y a pas entre elles beaucoup de différence en ce qui concerne l’âge. Elles appartiennent, sinon aux plus récents, du moins aux produits récents du volcan Idien.
20. Le Gg. Tiémoro, un petit cône escarpé, qui surgit des produits environnants du Soukët au S.W. du Mélaten, à une hauteur moyenne de 300 mètres. Le diamètre du sommet plat et circulaire est de 240 mètres, l'altitude de 1780 mètres. A l’intérieur il y a un puits; le fond du cratère est à 1720 mètres au-dessus de la mer, donc 60 mètres en-dessous du bord.
21. Le Souket. C'est un très grand cône, au S.W. du Mélaten, qui a répandu ses produits principalement vers le N.W., mais qui a contribué aussi à combler l’angle Sud-Ouest du plateau de l’Idien. A l'Ouest et au Sud le Soukët avoisine le Raoun; à l'Est, le Tiampid, l’Aniar, le Lingkër et le Mëlaten; au Nord, l’ancien cirque de l’Idien, près du signal Këndeng IIT. Si on suit l’arête qui de ce signal (1666 m. d’altitude) conduit au Raoun, on descend d’abord vers le défilé entre le dos de l’Idien et le pied du Soukët, qui est à 1525 mètres au-dessus de la mer. On gravit alors le Soukët vers le signal Soukët II à 2932 mètres, et un peu plus loin vers le signal Soukët I à 2950 mètres au-dessus de la mer; puis on redescend jusqu'au défilé entre le Soukët et le Raoun, à 2610 mètres, pour gravir enfin le flanc du Raoun jusqu’au point le plus au N.-E. de son grand cirque, qui est à 3213 mètres d'altitude. La limite vers l'Ouest entre les massifs du Raoun et du Soukët doit être prise près d'un ravin profond qui descend depuis le défilé (2610 m.) dans une direction Nord-Ouest. La limite entre le Soukët et l’ancien pied de l'Idien s'étend aussi du défilé (1525 m.) dans une direction Nord-Ouest, mais ne peut être déterminée que par approximation, puisqu'ils consistent tous les deux en produits meubles et que les deux arêtes étroites présentent le même caractère d’érosion. Par contre, la limite entre le Soukët et Tiampid peut être fixée d’une manière très précise aussi bien sur le terrain par les pentes convergentes que sur la carte par le concours des courbes de niveau.
Les sommets Soukët I et II se trouvent sur le bord oriental d’un cirque. parfaitement circulaire, dont les trois-quarts subsistent encore et qui s'ouvre seulement du côté Nord-Ouest. Le diamètre de ce cratère circulaire est de 1040 mètres, le rayon est donc de 520 mètres. Le Soukèt a projeté principalement des produits meubles.
Un coup d'œil sur notre petite carte Fig. 4 fait voir que le fond de cratère du sommet effondré de l’Idien est presque totalement recouvert par des produits plus récents. On ne peut plus rien voir de ce fond, sauf du côté Nord près la halte Sémpol, près la halte Blawan, et à l’est de celle-ci dans la vallée du Baniou paït. La halte Blawan se trouve dans une belle plaine gazonnée; au Nord-Est 1l existe dans la vallée du Baniou paït des sources thermales, mais le temps nous a fait défaut pour les visiter. M. le forestier KOORDERS assure qu'il y en a trois, la Baniou wédang I, la Baniou wédang II et la Diëding; cette dernière est la plus importante.
22. Le Raoun. Ce cône volcanique énorme s'élève par le plus haut sommet du bord de son cratère à 3332 mètres d'altitude, et :il appartient donc aux saillies les plus considérables de Java (Sémerou 3676 m., Slamat 3472 m., Ardiouno 3339 m., Soumbing 3336 m., Raoun 3332 m. et Lawou 3265 m.)
A l'Ouest, on peut suivre les déjections de cette montagne jusque près Diémbér, Soukowono (Soukokërto) et jusque dans le voisinage de Bondowoso, où son pied se joint à l’ancien pied de l’Idien. Au Sud, on les trouve contre les anciennes montagnes de brèches et jusque près de Gambiran et de Kradenan; au Sud-Est et à l'Est, son pied est limité par le Tiampid ; au Nord et au Nord-Ouest, par le Soukèt. Les déjections les plus jeunes de ce volcan consistent en sables meubles de couleur grise, qui forment sur de grandes étendues la couche supérieure des produits volcaniques.
Le cratère, probablement le plus profond de tout le globe, ne paraît pas avoir subi de changements importants depuis l’époque de JUNGHUHN, abstraction faite d’un faible ébrèchement des bords. La Fig. 5 est une copie de la carte de ce cratère, faite d’après le relevé topographique. Ce cratère est elliptique; le grand axe, dirigé sensiblement du S.W. au N.E., a une longueur de 2280 mètres; le petit axe, perpendiculaire à la direction précédente, est long de 1760 mètres. À partir du Nord-Ouest, les signaux placés sur le bord ont les hauteurs suivantes: 3198, 3175, M2 100 0221903218, 032064, :3283 et 3332 mètres au-dessus dela mer; les sommets les plus élevés sont donc du côté Sud. A la face intérieure, le cratère est partout très escarpé, de sorte que jamais personne n’a mis le pied sur le fond. Ce fond est sensiblement plan, elliptique aussi, long de 1400 mètres, large de 700 mètres en moyenne; la hauteur varie de 2720 à 2700 mètres d'altitude; la profondeur en dessous du plus haut point est donc de 630 mètres, celle en dessous du bord septentrional, de 460 mètres en moyenne. Lors du relevé topographique, il y avait, non pas exactement au milieu du fond, mais un peu vers le N.E., un puits dont on ne put mesurer exactement la profondeur. C'était alors probablement l'ouverture du cratère, laquelle change
sans doute de forme et de place après chaque éruption: Les calculs de JUNGHUHN ont donné pour la longueur, la largeur et la profondeur du cratère respectivement 10.000, 5700 et 2000 pieds, ce qui correspond à 3248, 1851 et 650 mètres, puisqu'il se servait de pieds de Paris de 0. 3248. Ces nombres sont donc tous trop forts, la longueur surtout qui est trop grande de 1000 mètres environ. Toutefois, la forme générale est évidemment restée la même.
On peut admettre avec certitude que ce cirque de cratère doit son origine à l'effondrement d’un sommet primitif aigu et plus élevé. D'après JUNGHUHN il existe des coulées de lave non-seulement entre les couches de produits meubles, mais aussi au-dessus de celles-ci. Comme on ne voudra assurément pas admettre que cette énorme chaudière ait été un jour complètement remplie de lave et ait débordé, ces coulées de lave, dont la pente est en dehors, doivent s'être échappées d’un point situé primitivement plus haut et qui s’est effondré depuis. Les bords escarpés et les grandes dimensions du cratère, qui surpassent p. ex. celles du cratère effondré du Soukët, viennent aussi confirmer un effondrement.
Bien que ce cratère ait une étendue étonnante, il n’est cependant pas le plus grand cratère du Raoun, n1 même le cratère primitif, car à l'Ouest se trouvent encore deux cirques beaucoup plus étendus (Fig. 4), qui sont en partie effondrés et creusés par les eaux, mais qu'on peut encore reconnaître distinctement comme des cratères. Le premier cirque touche immédiatement au cratère décrit plus haut, du côté Ouest; le bord circulaire a un diamètre de 3480 mètres (r — 1740 m.), passe par le signal Watës (2796 m.) et à peu près par le plus haut sommet du Raoun (3332 m.) et l'extrémité occidentale du cratère elliptique. Plus vers l'Ouest, ou plutôt au N.W. du précédent, se trouve enfin un 3€ grand cirque de cratère, d’un diamètre de 3000 mètres (r = 1500 m); ce cirque passe par le signal Gadoung (2390 m.) et touche au précédent au S.E. A l'intérieur de ce bord se trouve un cône d’éruption pointu plus jeune, haut de 2350 mètres; un dos de jonction étroit conduit du signal Gadoung, en direction occidentale, vers ce sommet; le point le plus bas de ce dos est à 2100 mètres d'altitude. Ces deux anciens cratères ont produit non-seulement des déjections meubles, mais probablement encore des coulées de lave fort étendues, ainsi que nous le verrons tantôt.
Sur la pente Nord du Raoun se trouvent encore deux points d’éruption. Le premier est un petit cratère en fer à cheval, ouvert au N.W., et dont le diamètre n’est que de 240 mètres. Du côté Sud de ce cirque se trouve le signal Lémongan à 1057 mètres d'altitude. Le second point d'éruption est situé de nouveau beaucoup plus bas, près du village de Pakisan, et consiste en deux dos dont l’un, nommé Woulouan, est au Sud de Pakisan; l’autre nommé’ Soulëk, est à l'Est. Les deux sommets
ont la mème hauteur (741.8 m. et 741.4 m. d'altitude). Autour d’êux et entre eux se trouvent des matériaux du Raoun, du sable volcanique meuble, à une hauteur moyenne de 500 mètres. Les deux dos présentent chacun vers l’intérieur une pente fort escarpée ; les faces convexes de ces pentes sont tournées l’une vers l’autre; les deux dos font partie d'un anneau de cratère colossal, qui doit avoir eu un diamètre de 4000 mètres environ (r — 2000 m.) et qui surpasse donc encore le plus grand de tous les cirques de cratère du Raoun. Vers le Sud-Est le bord est très bas et les matériaux du Raoun y ont pénétré en cet endroit. Les parois de ce volcan Pakisan consistent en matériaux meubles, en sable, cendres et pierres, durcis en partie à l’état de brèche. Des échantillons des deux sommets furent recueillis (No. 65 et 66); ce sont, à l'œil nu, des roches brun-gris et gris sombre, compactes, dans lesquelles on peut voir à la loupe des plagioclases et des augites. Au microscope, on constate que ce sont toutes deux des basaltes ‘ordinaires. La roche du Woulouan (No. 65) contient un peu d’olivine, qui passe au brun dans les fissures et sur le bord. Dans la roche du Soulëk (No. 66) on peut voir plus d'olivine limpide, transformée partiellement en fibres de serpentine de teinte vert-clair.
Ce sont là tous les monts coniques de la pente du Raoun, dans lesquels on peut reconnaître d'anciens cratères. Nous devons encore faire mention maintenant des petites collines qui, dans la section Diëémbèër et principalement dans le district Soukokërto (chef-lieu Soukokérto), font saillle par centaines dans la plaine de sable environnante et attirent fort l'attention par cette allure singulière. Ces collines ne se rencontrent qu'au pied du Raoun et non sur la pente du Soukët ni sur l'ancien pied de l’Idien; on ne les trouve pas davantage sur la pente de la chaîne de l'Hnang. Ce sont la plupart des collines ou des montagnes petites mais escarpées, n'ayant à leur pied que 100 à 200 mètres de diamètre, et dont la hauteur varie de 10 à 50 mètres et atteint parfois 8o à 00 mètres. Ils n'ont pas de cratère à leur sommet et ils consistent, sinon tous du moins en grande partie, en lave gris-clair cohérente qu'il n’est pas rare de trouver fendue en plaques presque horizontales. Les collines prennent naissance en deux rangées qui se rejoignent bientôt, l’une au Nord et l’autre au Sud de la désa Tiouméëdak ; le terrain où commencent ces collines est à environ 450 mètres d'altitude; il descend graduellement vers la plaine à l'Est de Diémber, dans des directions Ouest et Sud- Ouest, jusqu'à 150 mètres environ au-dessus de la mer.
L'inspection de la carte fait déjà ressortir distinctement qu'on ne peut songer ici à des points d’éruption indépendants qui aient apparu dans des fentes, ainsi qu’on l’admet pour les cônes de lave (bocche) de l’'Etna ; les sommets sont disséminés irrégulièrement sur une surface étendue et non rangés en séries l'un derrière l’autre.
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A notre avis, ce sont de petits cônes d'éruption qui se sont fait jour à la surface d'une énorme coulée de lave, laquelle a jailli d'un des anciens cratères du Raoun et qui est recouverte à présent de toutes parts par des couches volcaniques de sable plus jeunes, de plusieurs dizaines de mètres d'épaisseur. On s'explique que ces petits cônes commencent près Tioumëdak et ne sont plus visibles plus loin vers le Nord-Est contre la pente du Raoun, par cette circonstance que les déjections meubles sus-jacentes du Raoun ont été entraînées par les eaux exactement en cet endroit et sur une épaisseur de plus de 100 mètres; et que près du signal Malang entre autres, la pente de la montagne se termine brusquement par un mur à pic haut de 100 mètres pour passer à un terrain beaucoup plus plat. Par suite de cette érosion, la coulée de lave elle-même n'est pas devenue visible, mais il en a été ainsi pour les points d'éruptions nombreux de son arête, entourés partout par le sable volcanique gris, qui s'y trouvait déjà ou qui y a été apporté ultérieurement par les eaux.
Les collines, ainsi qu'on l’a vu plus haut, se divisent près Tioumëdak en deux terrains, ce qui prouve que probablement deux coulées de lave sont descendues ici de la montagne, pour se réunir plus loin. Il me semble que ces coulées sont issues d'un des deux anciens cratères du Raoun ou des deux à la fois; par contre, les produits meubles susjacents proviendraient du cratère elliptique actuel.
C'est un fait connu qu'une coulée de lave porte parfois à sa surface de petits cônes d'éruption; et il s'explique par la pression exercée par la lave encore fluide qui se trouvait sous la surface déjà solidifiée, ainsi que par les gaz — de la vapeur d’eau principalement — qui se trouvaient emprisonnés dans la lave et qui se sont dégagés par le refroidissement.
Les -échantillons (No. 67) d’un monticule situé à l'Ouest du petit sommet portant le signal Adioung (332 m. d’alt.) sont de couleur gris-clair et à grain fin. Sous le microscope, ils présentent une pâte très fine de baguettes de plagioclase, d'augite et de magnétite, dans laquelle se trouvent des feldspaths porphyriques plus volumineux, de l’augite, de la magnétite et des olivines très fraîches en cristaux nombreux. C’est un basalte très frais.
Age des cratères de l’Idien. Pour terminer, nous jetterons encore un coup d'œil sur la grande chaîne volcanique de l'Idien et sur ses divers cônes d'éruption, à l'effet d'examiner s’il y a encore quelque chose à dire aussi de leur Âge relatif. Il faut d’abord faire observer à ce sujet que quelques uns de ces cônes ont évidemment été actifs pendant de longues périodes; que par suite la partie inférieure de leur manteau est parfois bien plus ancienne que les produits sus-jacents, qui
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ont été assez fréquemment projetés par un autre cratère. Toutefois, à un examen très détaillé, il ne sera pas toujours possible, même pour les cratères voisins, de déterminer quels sont les produits récents, et quels sont les produits anciens; mais on peut d'une manière générale, en considérant la végétation qui couvre ces volcans, la profondeur plus ou moins grande des ravins creusés dans leur manteau, les bords de cratères brisés ou minés par l’eau etc., admettre ce qui suit:
1. Massif le plus ancien. Le pied de l’Idien aux côtés Nord et Nord- Ouest du dos du Këndëng, ainsi que le Këéndëng lui-même.
2. Cônes anciens. La partie inférieure du Mérapi, le Pawënen, le Blaou, le Ranti, le Tiampid, le Soukët et les 2 anciens cratères du Raoun; donc la partie inférieure du manteau du Raoun.
3. Cônes récents. Le Kawah Idien, la partie supérieure du Mérapi, et les petits cratères du plateau (Papak, Widodaren, Lémpouiangan, Lébou agoung, Koukousan, Déëlaman, Gg. Pondok, Péndil, Guënteng, Aniar, Lingkèr, Méëlaten et Tiémoro); ainsi que le cratère actuel du Raoun, qui a fourni les produits meubles supérieurs de ce volcan.
Nous avons essayé, sur notre petite carte Fig. 4, de figurer les limites superficielles des produits de chaque point d’éruption, lesquelles devront toutefois, à un examen plus détaillé, subir çà et là quelque changement.
Les produits fournis par le volcan sont des andésites à pyroxène (peu d’andésites à hornblende) et des basaltes, en coulées de lave et en produits meubles. Cependant les andésites et les basaltes diffèrent ici par leur composition moins que pour d’autres volcans. A Sumatra, la teneur en anhydride silicique varie de 45 à 50 %, celle des andésites est comprise entre 32 et 61 %. Les roches vitreuses sont toujours plus riches en silice. Deux cratères très voisins du Krakatau ont fourni des basaltes avec 49 % d'anhydride silicique et des andésites à hypersthène, outre leurs roches vitreuses, ayant 66 à 70 % de silice. D'après les analyses de STüHR, le basalte de Watou dodol a 54 % d’anhydride silicique, deux andésites à pyroxène du Kawah Idien en ont respectivement 538 et 60 %, et une andésite à pyroxène de Gambiran (pente du Raoun) en contient presque 63 %. (La roche du Gradiagan, que STÔHR décrit comme une roche du Raoun, n'appartient pas en réalité aux roches de ce volcan, mais bien aux andésites anciennes). Il semble donc résulter de ces analyses que les basaltes du massif de l’Idien ont une teneur en anhydride silicique assez élevée, et se trouvent donc à la limite des andésites, ce qui est confirmé d’ailleurs par la faible proportion d’olivine dans ces roches que révèle l'observation microscopique.
Le volcan de l’Idien fournira encore ample matière à des observations ultérieures. Pour en faire une description détaillée, il sera nécessaire
d'examiner scrupuleusement sur le terrain la nature et l'étendue des produits de chacun des points d’éruption, de recueillir de nombreux échantillons de leurs roches, et de faire de celles-ci une minutieuse étude microscopique et chimique; c'est là un travail qui exigera plusieurs mois.
Eryuption du Raoun de 1586. Pour terminer la description du volcan de l'Idien, nous devons encore faire mention de la grande éruption de 15806, laquelle d'après STGHR 1) appartiendrait au Raoun, mais que JUNGHUHN attribue au Ringguit. JUNGHUHN a publié dans son ,, Java” trois esquisses de CORNELIS HOUTMAN de l’année 1597, alors que le volcan émettait encore d'épais nuages de fumée. À deux de ces profils il a ajouté aussi des relèvements à la boussole, mais pour le troisième profil, seule la position du vaisseau peut être donnée avec une réelle approximation, savoir à l'Ouest ou au N. W. du Cap de la Table de l’île de Bal. Or, si l'on ne tient compte que du premier profil avec les trois levés qui l’accompagnent, il est incontestable que JUNGHUHN a raison, Car l'observation ,,à l'Ouest, un peu au Sud” (west ten zuiden) ne peut s'appliquer qu'au Ringguit et non au Raoun, lequel d’ailleurs devrait se trouver, vu de la station A. des levés (voir son Ringguit fig. 7) non à droite du Balouran, mais à gauche ou en arrière de celui-ci. Toutefois, dans le premier profil, le détroit de Bali est figuré entièrement ouvert, et selon la nouvelle carte marine, la visée du point A. sur le détroit (ou sur la montagne voisine dans Bali) ne peut dans ce cas être exacte puisqu'alors le détroit ne serait pas ouvert. Cela prouve qu'il n'est pas certain que la position du navire, telle qu'elle est indiquée dans le 1r. profil de JUNGHUHN (station A.), soit bien exacte.
Dans le profil 2 de JUNGHUHN üïl n’y à aucun indice du ,,brandende berg' (montagne en feu) bien qu'il mentionne que de cette station (B. pour JUNGHUHN) on pouvait voir la colonne de fumée. Enfin dans le 3e profil, pris de la station C. près de la pointe de la Table de Bali, il n'y a pas de levés, mais le nom de ,brandende berg” y figure au-dessus d'un sommet qui est évidemment le Raoun; et JUNGHUHN est de cet avis. Ce dernier toutefois croyait que la fumée s’échappait du Ringguit et apparaissait derrière le Raoun, ce qui fit croire à HOUT- MAN et ses compagnons que le Raoun lui-même était la ,,montagne en feu”. Mais il y a à objecter à ceci, que vu de la station C., le Ringguit #'est pas derrière le Raoun mais derrière le Ranti2) et que la fumée vue au-dessus du Raoun ne pouvait en aucune façon se rapporter au Ringguit. Parmi les volcans actifs de l'extrémité orientale de Java on pourrait songer un instant au Sëmerou et au Lémongan; mais ces
1) STÔHR. Der erloschene Vulkan Ringgit in Ost-Java und sein angeblicher Ausbruch, 1586. Neues Jahrb. f. Min, 1864. S. 436—453. Publié aussi dans le Nat. Tijdsch. v. N. I. XXVII, page 132.
2) STÔHR a déjà, et avec raison, appelé l'attention là-dessus (1. c. p. 448).
volcans ne sont pas davantäge en arrière du Raoun lorsqu'on les observe de la station C. et ils sont d’ailleurs trop éloignés du détroit de Bali. Comme selon toute apparence le Ringguit a cessé d’être actif depuis fort longtemps, il ne reste plus, à notre avis, qu'à admettre que les pointages indiqués au profil 1 sont inexacts. S'il était permis d'admettre que l'écart de la boussole de HOUTMAN s'élevait à 25 ou 3 rumbs, le navire aurait pu se trouver à + 7 milles au N. E. de Meindertsdroogte, d'où l’on voit la bouche du détroit et d’où l’on relève comme suit le promontoire de Bali, le sommet S. E. du Balouran ainsi que le sommet du Raoun: S. + W.; S.W. déviant au S. & S.; S.W.; ces relèvements diffèrent respectivement de 24, 2k et 3 rumbs de ceux de HOUTMAN, rapportés par JUNGHUHN! Il est toutefois difficile d'admettre pour la boussole un écart si colossal. Cette erreur dans les relèvements ne peut non plus résulter d'une variation dans la déclinaison, depuis 1597 jusqu'à l’époque actuelle — en supposant que les relèvements de HOUTMAN n'aient pas été corrigés, ne soient pas ,,bien orientés” comme on dit — car d’abord aux Indes la déclinaison ne varie qu'entre + 23 degrés Est et 2, degrés Ouest; et d'autre part HOUTMAN lui-même indique qu’en 1597 la déclinaison était de 2° 25! Ouest 1). STÔHR ajoute encore que lors de la traversée vers Madoura il reconnut distinctement, bien qu'il ne soit pas très exact, le profil 1 de HOUTMAN, ainsi que le Balouran et les cratères fumants de l'Idien et du Raoun, tandis que le Ringguit se voyait #ren loin sous forme d’une crête dentelée. Il n’est donc vraiment pas facile de voir comment il faudrait expliquer ces divergences dans les relèvements; mais il est désormais hors de doute qu'en 1597 HOUTMAN a vu fumer le Raoun, et aussi que c’est à cette montagne-c1 et on au Ringguit qu'il faut attribuer la grande éruption de 1586.
ST Fitang. 2)
L'Hiiang est le volcan le plus occidental de Bësouki; au Sud, son pied se rattache à la plaine de Diatiroto-Tanggoul-Diémber; à l'Est, ce pied touche au Raoun et au Bèsèr; au Nord, à la mer et au volcan Lourous. Le flanc Ouest de cette montagne se trouve dans la résidence
1) Ce fait assurément important n’est pas mentionné par JUNGHUHN. STôHR le signale cependant, en l’empruntant à l’édition allemande de /ndiae orientahis, qui existe à la bibliothèque de Zurich, III Theil. 2 Abtheilung begreifend: der Holländer Schifffahrt in den orientalischen Insulen, Javan und Sumatra, sampt Sitten, Leben und Superstition der Vülker. Alles trewlichst von neuem aus dem Niederländischen Exemplar in Hochdeutsch bracht durch Jo Tueovor und Jo ISRAEL DE BRY Gebrüder, gedruckt zu Frankfurt am Mayn durch MATH. BECKER, 1599.
A la page 161 de ce livre, on fait mention d’une détermination de latitude près de l’île Le Bock (Bawéan) ainsi qu'une détermination de déclinaison: ,, Wir befanden, das der Süd
sich erhob 6° 10’, und dass die Nadel des Kompasses hatte 2° 25° abgehend Nord, Wes-
terung.” 2) Se prononce: Hi-iang ou Iang.
de Probolinggo. Au Nord-Ouest son pied se continue avec la plaine de Kraksaän, et à l'Ouest il confine au Lémongan.
Si l'on observe le volcan de l'Est, on constate que seuls les pieds Nord et Sud ont conservé la pente naturelle des volcans, tandis que le restant de la crête est très irrégulier et dentelé et doit par conséquent son origine à des effondrements et à l’action des eaux. Cependant, par suite de l'érosion violente que ce volcan a éprouvée dans la suite des temps, il est ici bien plus difficile que pour l’Idien, de reconnaître les anciens cirques des cratères effondrés. Des ravins et des crevasses: de 500, 700, même de 1000 mètres se montrent ici en nombre d’endroits et ont profondément modifié la forme primitive du volcan.
La pente régulière peut se suivre de bas en haut, au bord septentrional, jusqu'au Gg. Malang (2280 m. d'altit.); du coté Est jusqu'au Gg. Krintung (2773 m.), à la face Sud jusqu'au Gg. Pinggang (2286 m.). Nous pouvons donc considérer cette partie inférieure de la montagne comme ayant gardé encore sa forme première; mais ce qui se trouve plus haut doit être le resultat d’éboulements et d’une éditication ultérieure. Si on trace maintenant une circonférence par les trois points susnommés (Malang, Krintiüng et Pinggang), ce cercle aura un rayon de 8 kilomètres et passera, du côté de la montagne qui est en Probolinggo, par les sommets Patrol (1520 m.) et Saëng (2103 m.). On doit se contenter de ces 5 points pour représenter ce qui reste du cirque qui doit presque à coup sûr, d'après la forme de la montagne, avoir existé ici auparavant; on ne peut découvrir une portion plus étendue de ce cirque que près du sommet Krinting; et encore cette partie a-t-elle éprouvé de grands changements du fait de l'érosion.
I se fait par hasard que l'ancien cirque d’effondrement est aussi grand que celui de l’Idien; mais tandis que chez ce dernier la partie Nord: le dos du Keëndëng, avait été épargnée, pour l'Hnang presque toute trace d'un massif de montagnes circulaire a disparu par suite de l’érosion ultérieure.
Tout ce qui se trouve au-dessus de ce cercle de 8 kilomètres de rayon a été édifié par divers points d’éruption, dont 3 au moins se sont effondrés.
1. Le plus ancien de ces cirques doit avoir eu un rayon de 44 kilomètres environ; le centre (le cratère) se trouve un peu plus au Nord de celui du plus grand cercle, savoir à 1000 mètres au S. S. E. du signal Sëémerou; celui du grand cercle est à 1200 mètres au Sud de l’autre centre. Il sera inutile de rappeler que cette détermination de la situation des anciens cratères ne peut être exacte gw'approximativement, parce qu'on ne peut plus voir grand’chose des cirques eux-mêmes; inutile de rappeler aussi que ces cirques n’ont jamais été parfaitement circulaires.
Le cercle de 44 kilomètres de rayon passe par les sommets Guilap (2479 m.) et Koukousan (2220 m.), par une petite portion du bord (2000 à 2340 m.) qui ferme dans la partie Nord-Ouest le ravin très profond de la rivière Tanggoul ainsi que par un sommet de 2300 mètres au Sud du Gg. Malang. Plus loin, il ne reste plus rien de ce bord. Le fond de ce cratère du Gutlap-Koukousan existe encore dans sa partie orientale et y constitue l'Aloun aloun bësar (2219 m.), une belle plaine gazonnée où, lors d’une visite à la montagne, on passe habituellement la nuit tout près de la source de la rivière Délouwang. Au Nord de l'Aloun aloun, le sol a été emporté par le Délouwang et ses affluents, et ailleurs il est recouvert par des produits d’éruption plus récents.
2. On reconnaît un second point d’éruption effondré dans le vo/can Pinggang, qui se trouve sur le versant méridional, près du cirque le plus grand et le plus ancien. Il ne reste plus que deux fragments de ce cratère, faisant partie à l'heure qu'il est des parois de la profonde vallée du Tanggoul. Sur le fragment occidental se trouve le signal Pinggang (2286 m.); sur le fragment oriental, le signal Tiëmoro kandang (2248 m.); le cirque effondré avait un rayon de 24 kilomètres environ. Entre ces deux fragments qui sont fortement redressés, parfois presque verticaux, coule la rivière Tanggoul à plus de 1000 mètres au-dessous des signaux Pinggang et Tiëmoro kandang. Le Tanggoul prend sa source au sommet Pandou (voir plus loin), coule en direction méridionale et à l’ouest du sommet Koukousan où elle a emporté en partie notre 2e cirque, et passe ensuite par le cratère Pinggang où elle a creusé une des vallées les plus profondes de l’Hiang.
3. Un troisième point d'éruption, encore plus récent, peut être nommé le volcan Sémerou 1) On peut voir encore une partie du bord de ce volcan, également effondré, dans l’arête qui conduit du pied du sommet Argopouro proprement dit, dans une direction Est, vers le signal Sémerou (2947 m.), et d'ici vers le sommet Pandou (2780 m.) Le cratère se trouvait juste à l'endroit du petit marais que l’on passe lorsqu'on suit le sentier ordinaire du Pandou à l’Argopouro, ou bien il était situé dans le voisinage. Ce petit marais est à 2680 mètres au-dessus de la mer. Le rayon du cirque d’effondrement mesure environ o.9 de kilomètre. On peut suivre les déjections du Sémerou par-dessus le Pandou jusque près du refuge sur l’Aloun aloun.
4. L'Argopouro. C'est un sommet conique, aigu, à la limite des résidences de Bésouki et de Probolinggo, à 3088 mètres d'altitude, et qui constitue le point le plus élevé de la chaîne de l'Hiiang. Sur le sommet, il n'y a aucun vestige de cratère. La pente de cette montagne est régulière aux côtés Nord, Ouest et Sud; vers l'Est seulement elle
1) Bien à distinguer du Sëmerou à la limite du Probolinggo et de Pasourouhan,
a été modifiée par un éboulement latéral qui s’est produit sur le versant oriental, mais qui a respecté le sommet. Une partie du bord occidental se reconnaît encore très distinctement. Le rayon de l’espace effondré mesure 700 mètres (voir Fig. 6.)
On voit que les cirques des cratères d'effondrement sont d'autant plus distincts qu'ils sont plus jeunes, et qu'en même temps ils deviennent de plus en plus petits. Le rayon du plus ancien était de 8 kilomètres, celui du second de 44, du troisième de 24, du quatrième de 0.9 et celui du cirque d'effondrement latéral de l'Argopouro, de 0.7 km. Les points d’éruption plus récents encore, que nous allons décrire maintenant, ne se sont pas effondrés du tout et finissent en un sommet pointu ou se terminent par un petit cratère. L'Alas batour seul appartient encore aux cratères effondrés anciens.
5. Le Diambangan, au Nord de l'Aloun aloun. C'est une montagne conique à sommet plat et circulaire, de 270 mètres de diamètre, avec un creux en forme de cratère de + 50 mètres de profondeur... Le plus haut point du bord de ce cratère est à 2492 mètres d'altitude. Le sentier de Badèran à l'Aloun aloun suit le versant de cette montagne. Au N. E. du Diambangan se trouve, plus bas, à 1870 mètres
d'altitude, un petit lac marécageux entouré d'un cirque — évidemment un petit point d'éruption — dont le mur est haut de 12 à 15 mètres.
Les trois points suivants sont situés en Probolinggo:
6. Un sommet non dénommé, au N. du Sëémerou. Le sommet de cette montagne conique se termine en pointe aigue; il est dépourvu de cratère et se trouve à 2900 mètres d'altitude.
7. Un autre sommet sans nom, au S. W. du sommet Argopouro; il est conique et très pointu; l'extrémité plane et sensiblement circulaire est à 2600 mètres d'altitude; elle a un diamètre de 300 mètres et renferme un creux en forme de cratère dont le fond est à 2560 mètres d'alt. ou à 40 mètres en-dessous du bord,
8. Z’Alas batour, à l'Ouest du précédent, est un ancien point d'éruption assez considérable avec cratère d'effondrement; il porte un lac long de 400 mètres à 1930 mètres d'altitude, enfermé dans un cirque elliptique, long de 1400 m., large dé 900 m. et haut de 2000 à 2090 mètres. Vers l’intérieur, la muraille est très escarpée et entoure non pas un cratère primitif mais un cratère d’effondrement. Le lac est circonscrit par un sol plat et il est probable qu'il s’étendait jadis jusqu'à la muraille escarpée.
9, 10, 11, et 12. Les cratères les plus jeunes de la chaîne de l’Hiiang. Tandis que chez tous les cratères décrits ci-dessus il n'y a aucune activité à remarquer, l’un au moins de ces quatre derniers est encore actif à un faible degré. Cela se borne au dégagement d'un peu
d'anhydride sulfureux, reconnaissable seulement à son odeur, car on ne voit plus s'élever de vapeurs nulle part. Cet anhydride a blanchi toutes les roches des environs. Trois de ces dépressions en forme de cuve sont très voisines l’une de l'autre et se trouvent dans l’espace effondré dont il vient d’être question, sur le versant oriental de l’Argopouro (voir Fig. 6); la quatrième est en dehors. Le plus septentrional des trois premiers cratères est circulaire; il a 200 mètres de diamètre environ et 140 m. de profondeur. De son ouverture s’échappent encore de temps et temps des vapeurs d'anhydride sulfureux. Le second petit cratère est plutôt carré; il a 240 mètres en longueur et en largeur et 110 mètres de profondeur. Le troisième est rectangulaire, long de 300 mètres, large de 200 m. et profond de 100 mètres. Ils ont tous les trois un fond de sable plat et des parois très escarpées.
Entre le 2e et le 3e petit cratère existe encore une cavité plus petite p.; et au Sud de celle-ci, la ruine d’un bâtiment & dont il est difficile de voir encore autre chose que les fondations. Sur le dos entre le 1e et le 2€ cratère existent aussi en quatre endroits différents des ruines de monuments (4, c, d et e) de l’époque hindoue, dont les murs ont encore en partie 2 à 3 mètres de hauteur. Les pierres des murs ainsi que les fragments d’andésite qui les entourent près du cratère No. I sont tous décomposés par les vapeurs acides, et transformés en une masse friable et blanchâtre. Il est à remarquer que JUNGHUHN ne parle que d'une seule solfatare et d’un seul cratère, tandis qu'il y a actuellement 3 cratères assez semblables l’un à côté de l’autre. Sa description de l'Argopouro laisse à désirer; car, bien que la forme des cratères ait changé depuis son époque, on ne peut pas admettre p. ex. que le sommet sur lequel se trouvent les antiquités (entre nos cratères No. I et II) fût alors le point le plus élevé de l'Hiiang, tandis que le sommet de l’Argopouro dépasse actuellement ce point de 46 mètres. Aussi estil bien douteux que le troisième cratère se soit formé dans les 50 dernières années et n'existât pas encore du temps de JUNGHUHN.
Le petit sommet le plus élevé entre les cratères No. I et IT est à 3040 mètres d'altitude, et le bord entre les cratères No. IT et ITT à 2980 mètres. Comme les ruines hindoues ne sont pas recouvertes d'une couche de déjections et qu’on peut évaluer l’âge de ces monuments au moins à 500 ans (probablement davantage), il en résulte que les éruptions des 3 cratères n'ont pas eu grande importance dans les 5 derniers siècles, et que l'activité s'est bornée au dégagement de vapeurs sulfureuses. Au Nord du petit cratère No. I, mais juste en dehors du cirque d’effondrement de l'Argopouro, se trouve encore un 4€ petit cratère à fond de sable, profond dé 100 mètres, de forme carrée, long et large de 200 mètres. Il importe encore de mentionner une petite plaine de sable située au S. E. des cratères, mais déjà beaucoup plus
bas, à 2500 mètres d'altitude seulement (hors des limites de notre petite carte Fig. 6). Il se peut que jadis des fumerolles seules se soient dégagées ici, car la petite plaine ne présente aucun bord de produits éruptifs.
Nous terminons par là la description du sommet, et nous passons à présent à l’'énumération de quelques anciens points d’éruption, que l'on trouve sur le manteau.
13. Le volcan Karang selo. Au sud du sommet Krinting se trouve un volcan effondré avec deux cirques volcaniques conservés encore en partie. Le cirque extérieur, le plus septentrional, a deux sommets hauts de 1670 et 1673 (signal Gg. Malang I) mètres au-dessus de la mer. Le rayon de ce cirque, encore assez bien conservé entre les deux sommets dont il vient d'être question, est r — 2050 mètres. A l'intérieur se trouve un cirque plus petit, de r — 1350 mètres, dont deux fragments se reconnaissent encore distinctement. Sur le mur du cirque existe un sommet non dénommé (1270 m. d’alt.) et le signal Karang
Selo (1252 m. d’alt.) Enfin, à l'intérieur de cet anneau, on voit même encore les restes d'un petit cône d’éruption plus récent dont le sommet est à 1200 mètres d'altitude.
14. Le Peénguepok, au S. E. du précédent. Un point d'éruption plus petit, avec cirque ouvert vers le S. E. Le plus haut point est à 754 mètres d'altitude.
15. Le Tanah woulan, à l'ouest de Mahesan; c'est un mont conique pointu qui déjà de loin attire le regard dans le terrain en pente peu accusée qui l'entoure; il est à 761 mètres d'altitude. Ce petit volcan consiste en déjections meubles avec de gros fragments d'une roche qui, en échantillons est brun gris et quelque peu désagrégée (No. 68). Au microscope, on voit une pâte de plagioclase, d'augite, de minerai de fer, avec des îlots d'hydroxyde ferrique et un peu de verre. Dans cette masse se trouvent des cristaux porphyriques de plagioclase, des grains de magnétite, de grandes apatites brunes et des cristaux bruns très volumineux de hornblende à bord grenu, lequel est devenu brun par décomposition de même que la substance de la hornblende elle même. C'est une andésite à hornblende quelque peu altérée.
16. Le Sahing. C'est un cratère d’effrondrement dont le bord est fort érodé et dont quelques sommets sont restés debout sous forme d'arêtes pointues. Le rayon de l'espace effondré mesure environ 920 mètres. Le plus haut sommet avec signal est au Nord, à 1606 mètres d'altitude; et au dessous de ce sommet la paroi descend presque verticalement de 600 mètres. On peut visiter à cheval la plus grande partie de cette montagne bizarre, en partant de l'entrepôt de café de Nangkaän (à 2 kilomètres au sud de Bondowoso) et passant par les désas Koupang et Séletring; toutefois il faut faire à pied la dernière partie du
chemin. Le paroi escarpée se compose en grande partie de déjections meubles, cendres, sable et pierres, entre lesquelles se trouvent quelques coulées de lave. Les blocs détachés (No. 69) consistent en une roche cristalline, finement grenue, de couleur gris-foncé avec de grandes augites (jusqu'à 6 mm.) et quelques feldspaths brillants.
Au microscope, on observe des augites vertes très grandes, des cristaux plus petits et moins nombreux d’hypersthène, peu d’olivine, du plagioclase et de la magnétite; ce dernier minéral est aussi inclus dans les augites. La pâte est microlithique et formée d’augite et de plagioclase avec du minerai de fer. La roche est une andésite à pyroxène olivinifère; ce n’est pas un vrai basalte.
17. Le Pournomo. Un cirque situé au N. N. W. de Bondowoso, à 604 mètres d'altitude, et contre le pied du Bèsèr.
Tels sont les points d’éruption les plus importants qui existent en Béësouki; quelques sommets se trouvent en Probolinggo et seront décrits lorsque nous traiterons de cette résidence.
L'Hiiang à projeté dans une direction septentrionale diverses coulées de lave, dont l’une se jette dans la mer à l’est de Lourous, près le poteau 34 à l’ouest de Bésouki; à l'extrémité de cette coulée se trouve le petit sommet Témporah, haut de 99 mètres; c’est un petit point d’éruption dépourvu de cratère.
L'entaille en forme de demi cercle, dont parle JUNGHUHN (Java IT édition allemande p. 729) et qui existe sur le versant septentrional de la montagne, se trouve près du sommet Sinoungan et a été formée par érosion. Les deux bords sont respectivement à 1690 m. et 1720 m. d'altitude; le point le plus profond de l’entaille est à 1530 mètres au-dessus de la mer.
Roches de l'Hiiang. La plus grande partie, et de beaucoup, de l'Hiiang consiste en produits meubles, cendres, sable et pierres, dont quelques unes atteignent des dimensions colossales. Nous décrirons en détail quelques uns des principaux échantillons.
Près des poteaux 5, 4 et 34, sur la grande route postale et à l’ouest de Bésouki, on trouve une coulée de lave étendue qui est descendue du versant septentrional de la montagne et sur laquelle, ainsi qu’on l’a dit plus haut, se trouve le Témporah, qui s’y élève sous forme d’un petit cône à sommet plat à 99 m. de hauteur. Nous avons recueilli des échantillons de cette coulée près du poteau 3 (No. 70) ainsi qu'à la tranchée de la route près du Témporah, au poteau 34 (No. 71). Ce sont l’un et l’autre des roches grises, à cavités, rondes pour la première, plates pour la seconde, et à feldspaths brillants. Au microscope, elles ont même apparence: une pâte avec des plagioclases étroits, des grains d’augite, du minerai de fer et du verre grenu brun-foncé; dans cette pâte des cristaux porphyriques plus grands de plagioclase, très