‹ Description géologique de l'île d'AmbonChapitre 36 sur 62 · R. Semon. Im australischen Busch und an den Kiisten des · texte numérisé non relu

R. Semon. Im australischen Busch und an den Kiisten des

Korallenmeeres. Leipzig 1896.

37. K. Martin. Reisen in den Molukken. Geologischer Theil. le

Lieferung. Ambon und die Uliasser 1897. S. 1 — 10 und 18—74.

39. J. J. DE HoLLANDER. Handleiding bij de beoefening der Land-

en Volkenkunde van N. O.-Indië. 5e édition, modifiée et

augmentée par R. van Eck. Deel H, 1898, blz. 441 — 443.

39. A. WiCHMANN. Der Wawani auf Amboina und seine angeblichen

Ausbrûehe. Tijdschr. v. h. Kon. Ned. Aardr. Genootschap. Deel XV, 1898, bdz. 1—20 en 200—218; Deel XVI, 1899, bdz. 109—142.

40. K. Martin. Einige Worte ûber den Wawani sowie ùber Spalten-

bildungen und Strandverschiebungen in den Molukken. Tijdscbr. v. h. K. N. Aardr. Genootschap. Deel XVI, 1899, bdz. 709—742.

41. R. D. M. Verberk. Kort verslag over de aardbeving te Ambon

op 6 Januari 1898. Annexe au Javasche Courant du 20 janvier 1899, NO. 6. Batavia.

42. R. D. M. Verbeek. Over de géologie van Ambon (I). Verhand.

der K. Akad. van Wetensch. 2de Scctie. Deel VI, 1899, NO. 7. Amsterdam.

43. R. D. M. Verbeek. Over de géologie van Ambon (II) Vcrh. der

K. Akad. van Wetensch. 2de sectie. Deel VII, 1900, No. 5. Amsterdam.

44. R. D. M. Vp:rbeek. Voorloopig verslag over eene geologische

reis door het Oostelijk gedeelte van den Indischen Archipel in 1899. Avec une carte. Annexe au Javasche Courant du 17 août 1900, N^ 66. Batavia.

45. J. VAN Baren. Beschrijving van het schiereiland Leitimor volgens

W. MiCKLER. Tijdfichr v. h. K. N. Aardr. Genootschap.

Deel XVm, 1901, bdz. 678-687.

4€. A. WicHMANN. Het aandeel van Rumphiub in het mineralogisch

en geologisch onderzoek van den Indischen Archipel.

Rumphius-Gedenkboek. Haarlem 1902, bdz. 137—164. A7. R. Martin. Reisen in den Molukken. Geologischer Theil, 2^^

Lieferung. Nachtrag zu Ambon und den Uliassern. 1902,

411. G. BoEHM. Weiteres aus den Molakken. Zeitschr. d.d. geol.

Gesellschaft. Band 64, 1902, S. 74.

49» K. Martin. Reisen in den Molukken, Geologischer Theil, 3t«

Lieferung. Buru etc. 1903, S. 249 u. ff.

Ml. A WicHMANN. Over den Wawani. 3e Bulletin der Nieuw Guinea-

Expeditie. 1903, bdz. 7.

•incipaux de ces mémoiresi

L'exploration géologique des possessions Néerlandaises des Indes orientales par TAdministration des mines a eu lieu presque exclusivement, dans ces 35 dernières années, dans la partie occidentale de PArchipel et principalement dans les îles de Sumatra, Java, Bangka, Billiton, Bornéo et Célèbes septentrionale.

Si ces îles venaient les premières en ligne de compte pour de nouvelles recherches, Sumatra le devait à la découverte de riches couches de houille dans la résidence des Padangsche Bovenlanden en Tannée 1868; Java, à Texistence de couches de houille dans le sud de la résidence Bantam et à l'espoir de rencontrer encore ailleurs des couches exploitables, principalement dans les Régences de Préanger; Bangka et Billiton, à leur richesse en minerai d'étain ; Bornéo, à l'existence de couches de houille exploitables, et à la découverte

d'or, de platine et de diamants; le Nord de Célèbes, à la présence d'or et de minerais de cuivre.

On ne connaissait dans la partie orientale de l'Archipel ni houille ni minerais de quelque importance, de sorte qu'il n'y avait, pour le gouvernement, aucune raison spéciale i>out faire explorer cette partie géologiqueraent, surtout que les recherches effectuées à l'île de Timor, par l'ingénieur des mines Jonker en 1872, pour découvrir des mines de cuivre, avaient donné un résultat négatif. Du reste, vu le nombre fort restreint d'ingénieurs des mines, disponibles pour l'exploration géologique, on a dû naturellement se borner à la partie principale, et celle-ci était incontestablement la portion occidentale, au point de vue pratique de l'exploitation de minéraux.

Toutefois, la découverte vraiment très importante de couches de formation triasique et de pétrifications jurassiques (lias, dogger et probablement aussi du jura supérieur), faite à Rôti par Wichmann (i) en 1889, a démontré clairement cju'une exploration géologique de la partie orientale, c'est-à-dire principalement des îles qui entourent la mer de Banda, donnerait des résultats scientifiques très intéressants. Bientôt après, des fragments roulés de calcaire à halobies (trias) furent trouvés à Timor par ten Kate (*)

Vint ensuite, en 1892, la découverte d'aptychus et de bélemnites, dans des fragments roulés de calcaire de Bourou, par Martin (') qui les tint pour jurassiques. Et bientôt après, en 1895 et 1896, on reconnut que l'intérieur de Bornéo occidentale renfermait également des couches jurassiijues, tant lias que jura supérieur ; cela résultait de l'examen et de la description, par Martin (*) ((jui crut d'abord (1889) que les pétrifications appartenaient à la période crétacée) Vogel (*) et Krause (•) , des fossiles recueillis par les ingénieurs

(M Wichmann. ,,Bericht ulxîr eine im Jnhre 188S— 1889 auspfefuhrte Heiae mich <l«m Indischcn Archipel". Tijdachr. v. h. K. Nod. Aanlr. Gen. 1802. Mz. 264, 276, 277.

(^) WiouMANN. „Id. id." 1892 blz. 255, H. F. C. tkn Katk. ^Verelng eeuer rein door de Timorgroep en Polynésie". Tijdschr. v. h. K. Ned. Aurdr. Oon. 1894 bdz. 363.

(5) .^Keiscn in den Molukken. Kine Schilderuug von Land und I^euten". Leideu ISO-t. S. 369. Anmerkunp: 1-

(♦) ,,8aininIungon de« geo\. Reichsniuseums zu Loidon'". IV 1890. S. 198—208. ,,Td." V 1895. S. 29—31.. „Id." V 1898. S. 253—256.

(6) ,;Sammlun«ren etc." V 1896 8. 127—153. „ld." VI 1900 S. 40—76. l«) ,J3ammlungen etc." V 1896 S. 154—168.

des mines van Schelle et Wing Easton, et pour une petite partie par le Dr. J. Bosscha. En 1897, Bullbn Newton (*) y ajouta un calcaire jurassique (oolithique moyen) de Sërawak. Et comme le terrain jurassique avait déjà été signalé depuis 1870 dans PAustralie occidentale par Moore(') et en 1889 dans la Nouvelle Guinée Britannique par Etheridge('), il y avait lieu de s'attendre à rencontrer le terrain jurassique, aussi bien que le terrain triasique, dans les différentes îles qui entourent la mer de Banda.

Une circonstance tout à fait particulière, le grand tremblement de terre qui se produisit aux premiers jours de l'année 1898, a été le motif d'une exploration géologique de Pîle d'Ambon, pour constater un déplacement éventuel du chef-lieu Ambon.

Cette exploration me fut confiée dès mon retour d'Europe ; et cette mission eut pour conséquence une expédition étendue à travers tout l'Archipel oriental en 1899, de sorte que j'eus encore l'occasion, avant mon départ définitif pour l'Europe, de fouler et d'explorer ce terrain extraordinairement intéressant

Dans les mémoires cités plus haut noa. i à 37, on trouve tout ce qui était connu de la géologie d'Ambon avant mon arrivée dans cette île; c'est fort peu de chose et très incohérent, en partie même inexact.

!• RuMPHîus, l'observateur consciencieux dans un domaine varié, signale à Ambon du soufre, de la pyrite, du quartz, du sable ferrugineux, du spath calcaire, de la serpentine, de l'argile ainsi que de grandes coquilles fossiles (tridacnes) dans la montagne. Il n'y a pas longtemps, Wichmann (mémoire n®. 46) a publié un ensemble do ses observations dans le Ruraphius-Gedenkboek.

2. Valentyn est la source pour les rapports relatifs à d'anciens tremblements de terre à Ambon. Toutefois, le rapport sur la commotion du 17 février 1674 est attribué à Rumphtus.

4. Labillardière signale le premier l'existence à Ambon d'un granité composé de quartz, de mica et de schorl (?) noir en petites aiguilles (1. c. p. 309 -un beau granit d'un grain fin»). Il ne parle

{^ „A jurassic lamellibmnch from Saniwnk". Qcol. Mogtizinc 1897, p. 407 — ^-IB.

(î) „Quart. Journ. Oeol. Society" XXVI 1870. p. 1-3 and 22C— 2C1.

{«) „Becord8 of the Geol. Survey of New-South Wales" I 18S9. p. 172—179".

pas de feldspath. Il a trouvé aussi de la stéatite (probablement de la serpentine), du grès dur, des schistes argileux tendres, gris clair, et du calcaire d'une grande pureté, jusqu'à l'altitude de 300 m. Et le tout à Leitimor. A la côte sud de Hitou il a rencontré sous les galets de la plage «des laves très poreuses, mais trop lourdes pour flotter ••. Il parle aussi d'un tremblement de terre qui aurait eu lieu à Ambon 12 anné^ avant son arrivée en 1792, donc en 1780.

6. Reinwardt fait mention de calcaire corallien recouvert d'une terre argileuse, dans les collines en arrière d'Ambon; de fragments roulés de grès, de quartz et de schistes dans les contreforts, tandis que la haute montagne serait composée de basalte. A Leitimor il visita la grotte «Bat ou lobang» (une mauvaise planche en accompagne la description) et le village Soja di atas. A Hitou, il suivit la côte du nord, depuis Hitou lama jusqu'à Ceit (Saïd) et gravit la montagne Ateti ou Wawani au sud-est de Saïd (il est écrit sud-ouest, mais ce sera bien là une erreur, car dans ces régions il n'existe qu'un seul gisement de soufre) jusqu'à la soufrière, et il dit que cette montagne est constituée par du porphyre basaltique. De plus, il a trouvé au littoral, près de Hila,«des fragments de jaspe, d'agate et de calcédoine.

7. Lesson est le second auteur qui parle de granité à Ambon. Il a trouvé en outre des schistes tendres, à 700 pieds d'altitude, du calcaire et de l'argile rouge. A Ambon, au-dessus de Routoung, les schistes gisent réellement à la hauteur indiquée, les grès môme plus haut encore, mais je ne crois pas qu'il ait visité cet endroit.

H. Dans un travail publié séparément, à Bruxelles en 1839, Lesson ne donne que 300 pieds pour la hauteur du gisement des schistes, et il y fait mention d'un tremblement de terre à Ambon, le 19 octobre 1823.

9. MuiiLBR a fait examiner les roches qu'il a recueillies par le professeur von Lkoniiard à Heidelberg, lequel a déterminé: du granité, de la serpentine, du conglomérat de frottement, du porphyre feldspathique (entre autres de Batou merah), des roches trachytic^ues à pâte gris clair, enfermant des cristaux de tourmaline bleue, du feldspath et du mica. La tourmaline bleue sera sans doute de la cordiérite, de sorte que ces roches sont évidemment nos Ambonites.

Eînsuite von Leonhard signale encore «de jeunes roches calcaires et de Pargile commune». La partie inférieure du calcaire, qui repose sur de la serpentine ou sur du gravier roulé de serpentine, renferme toujours beaucoup de particules de serpentine, et forme une jeune ophicalce; c'est à cette roche qu'appartient le «conglomérat de frottement» cité tantôt.

Nous avons ainsi nommé sinon toutes, du moins les principales roches d'Ambon, auxquelles les explorateurs qui ont suivi n'ont pour ainsi dire rien ajouté.

lO. HoMBRON prétend que du calcaire existe dans le nord et le nord-est de Hitou, à une altitude de 200 à 300 m. au-dessus de la mer et reposant sur du basalte ; mais cette dernière assertion est fausse.

11 et 12. Epp cite du calcaire corallien et du trachyte ; 14 Bbnsen, du trachyte, du basalte et de l'obsidienne, ainsi que du calcaire corallien. 13 Junghuhn ne donne pas d'observations personnelles, mais nomme seulement les roches déterminées par Leonhard.

Les mémoires 16 de Bleeker, 21 de Lûdeking, 2? et 2S de Schneider et 31 de Riedel ont de l'importance dans un autre domaine, mais peuvent être laissés de côté au point de vue géologique, car ces écrits montrent clairement que leurs auteurs n'avaient pas la moindre notion de géologie. Lorsque Bleeker p. ex. écrit 1. c. II p. 57: « Lors de ce soulèvement (savoir de Hitou et Leitimor,V.) le calcaire corallien fut poussé au travers du grès et jeté de côté», un pareil non sens ne vaut certes pas la critique.

Les données de Wallace (le et 22) sont aussi de minime importance pour la géologie; il cite du basalte et de la lave, des fragments roulés de roches volcaniques, de l'argile et du calcaire corallien; il tient le Wawani pour un volcan encore actif, bien qu'il n'ait pas visité lui-même cette montagne.

23. Gerdessen a fait l'ascension du Salahoutou, notamment du sommet qu'on peut atteindre de Waë et de Toulehou et qui, d'après nos mesures, a une altitude de 985 m. Toutefois d'autres cimes sont plus élevées; les deux plus hautes, qui sont inaccessibles, ou qui du moins sont considérées comme telles, atteignent les altitudes de 1024 et de 1027 m. Bleeker a donné 1200 m. pour la hauteur de cette montagne; Forsten 1221, Riedel 1225, Martin même 1300 m.

Dans son exploration, Oerdbssen n'a pas trouvé de roches compactes, mais uniquen^ent de l'argile grasse jaune.

25, Studbr rapporte de la plage de Hitou, en face du chef-lieu Âmbon, «des galets de roches volcaniques, entre autres de trachyte quartzifère de teinte claire»; plus avant dans l'intérieur, il a trouvé • un conglomérat, avec fragments roulés de trachyte quartzifère dans une masse tuffeuse.» Les données qu'il fournit au sujet de Leitimor sont fort peu nombreuses. «Au sud de la ville, le sol consiste en un sable rouge jaunâtre, dans lequel gisent des blocs

de granité et de calcaire noir Plus au sud, on trouve un

grès rouge altéré, consistant en grains de quartz dans un ciment

calcarifère Je n'ai pas trouvé de granité sur place, ni de

calcaire ..... Selon S. Mùller le granité doit former la base du massif montagneux d'Ambon et être partiellement couvert par la

serpentine A IV, heure environ au sud de la ville d'Am-

boine existe la grotte à stalactites Batou lobang .... L'entrée est une large ouverture, dans un plateau étroit adossé contre la montagne plus élevée. L'accès est fourni par un puits de 18 m. (?) environ de profondeur, qui pénètre obliquement dans le sol, et dans lequel une échelle on bambou permet d'atteindre le fond de la grotte. Celle-ci s'étend horizontalement à une distance de 300 pas environ, dans la direction nord-sud. Elle consiste en 3 cavités, de plus de hauteur d'homme ; dans la 2e et la 3e le sol est recouvert d'eau».

SO FoRBRs et 36 Semon ont observé diverses terrasses de calcaire corallien superposées; la première près de Tôngah-tôngah, la dernière près de Souli.

29t Martin a examiné des calcaires et le «conglomérat de frottement» dont il a été question plus haut, provenant de la collection MÛLLER (Macklot), et il est arrivé à ce résultat que les deux roches ne sont pas plus âgées que le tertiaire.

87. En 1891 Martin a visité lui-même Ambon, mais très rapidement. Dans Leitimor il n'a fait qu'une excursion de 6 jours (du 5 au 10 décembre) et une autre dans Hitou, aussi de 6 jours (du 13 au 18 décembre); comme il ne suivait pas, autant qu'il le pouvait, les lits des rivières, mais qu'il prenait toujours les routes ordinaires, il n'y a pas lieu de s'étonner qu'il n'ait pas vu grand' chose. lorsque

plus tard, après une visite aux îles Ouliasser, à Céram et à Bourou, il revint à Ambon, il était trop malade pour y faire de plus amples recherches. Les roches qu'il a recueillies furent examinées au microscope et décrites par Schroeder van der Kolk (34 et 36); c'est là certes un résultat important du voyage de Martin à travers Ambon. Ainsi que je Pai fait observer ailleurs (voir mémoire n®. 4!ï), en beaucoup de points je ne suis pas d'accord avec l'aperçu géologique que Martin rédigea après l'examen de ses roches d' Ambon par VAN der Kolk.

La péridotite, il la tint d'abord pour archéenne et plus âgée que le granité. Cette détermination d'âge était conforme à ce que l'on avait appris au sujet de la présence de la péridotite sur l'île voisine de Céram (mémoire 39, p. 21). Plus tard cependant on s'est aperçu que cette détermination était loin d'être sûre et ne reposait à vrai dire sur aucune base solide (mémoire n». 417, pp. 145, 148, 149), parce que le gisement n'est pas clair -infolge des Fehlens brauchbarer Aufschlûsse» (Le. p. 148). A présent, il déclare que la péridotite est plus jeune que le granité, mais cela pour l'unique raison que, suivant Verbeek, il en est ainsi à Ambon (n**. 47, p. 145); ce motif ne peut pas être considéré cpmme une preuve concluante, car à cette époque n'avaient encore paru que quelques courts rapports préliminaires sur mes recherches à Ambon, rédigés avant que ces recherches fussent définitivement terminées. Il persiste à regarder les péridotites comme des roches éruptives très anciennes, appartenant aux schistes cristallins, toutefois avec cette restriction, que probablement les péridotites de Céram ne sont pas toutes du même âge (1. c. p. 149). Et â la même page 149, à la note 2, il entrevoit même la possibiliUf que les péridotites fussent plus jeunes que les grès, ainsi que le croyait Verbeek ; elles seraient notamment crétacées, ce qui serait naturellement en contradiction formelle avec son opinion de tantôt, que ce seraient des roches très anciennes. On voit par là que sa détermination de l'âge de la péridotite de C'éram et d'Ambon n'est qu'une détermination en l'air, comme je viens de le dire.

Ijorsque Martin exposa ces vues, j'étais déjà, pour des considérations diverses, revenu de mon idée, que les péridotites de la partie orientale de l'Archipel Indien seraient du même âge que celles

de Java, lesquelles je persiste à rattacher au terrain crétacé. Mais je ne puis nullement accorder qu'il résulterait de mon profil fig. 3, mémoire 41, que la péridotite d'Ambon serait, non pas plus jeune, mais plus ancienne que les grès. Cette assertion, émise par Martin à deux reprises (Tijdschr. v. h. K. N. Aardr. Genootschap, XVI, 1899, bdz. 656; et le mémoire n**. 4?, S. 149, Anmerkung2) est toujours restée pour moi une parfaite énigme. Voici ce qui en est. Dans le profil en question, j'ai figuré les grès il l'est du Horiel, en couches inclinées adossées à la péridotite. Pourquoi, — toujours d'après le profil, — cette roche éruptive n'aurait-elle donc pas pu percer les grès et être plus jeune que ceux-ci? Si les grès avaient été dessinés en une situation parfaitement horizontale sur la péridotite, il y aurait eu un argument en faveur de l'âge plus jeune des sédiments; mais à présent il n'y en a pas. Mon profil ne donne pas une réponse définitive à la question de l'âge relatif de la péridotite et du grès.

Nous parlerons plus loin de l'âge effectif de la péridotite d'Ambon ; je puis heureusement arriver à présent avec des preuves convaincantes.

On peut expliquer comment il se fait que Martin n'ait pas rencontré, à l'état de roche massive, le mélaph3rre parmi les roches jeunes et la diabase parmi les anciennes. Sa route ne l'a pas conduit par les endroits où ces roches se présentent. Mais on ne comprend pas bien qu'il n'ait pas remarqué les belles teiTasses que l'on observe sur la route d'Ambon à Soja di atas, et que d'autre part il n'ait pas observé, que celles-ci consistent essentiellement en matériaux meubles (avec calcaire corallien). Du moins, il ne parle nulle part des formes topographiques si remarquables le long de cette route ('); et il ressort de sa description géologique (n*». 3î, p. 66), qu'il regarde le sol rouge comme un produit local de désagrégation de

(i) I^ seul endroit, où Martin parle d*uno structure en forme de terrasses près d^Ambon, se trouve dans son mémoire 87, p. 10: ,3iidwest1ich (?) von der Stadt stei^t aber das Land terrassenartig- an, wic man vom Gipfel des Batoe merah (?) aus sehen kann*'. Les cimes plates des monts Batou merah, Karang pandjang, Batou medja et Batou gadjah ne sont toutefois rien d'autre que des portions d'une seul et môme terrasse ou plateau, séparées par des ravins profonds, et elles sont toutes situées au nord-est. à lest et au 8ud-est d'Ambon, et non au sud-ouest. Peut être a-t-il en vue la petite colline entre le Batou g'adjah et Wai Nitou, à moins qu'il n'ait écrit par erreur ,v8ûdwestlich'* au lieu de ,^udô3tlich" ? ,3atou merah" devra d'ailleurs être ,,Batou medja".

roches éruptives sous-jacentes, et non comme des matériaux sédimentaires plus jeunes qui recouvrent horizontalement les roches plue anciennes, et entre lestiuels s'interpose aussi un peu de calcaire corallien, à 106 m. d'altitude. D'après Martin, la direction des grès et des schistes argileux serait, dans ce sentier, de 45°; selon moi, elle est en partie de 140®.

Le gneiss n'affleure nulle part dans toute l'île d'Ambon ; cependant, suivant Martin (87, p. 21), cette roche existerait sur la route de Routoung î\ Ambon, à l'ouest de Waë Hila (Waï lia). Mais cela n'est guère possible, car on est déjà là en terrain quaternaire, où l'on a pu tout au plus rencontrer un fragment de cette roche, ou d'un granité schisteux ('). La même chose peut se dire de la diabase, à mi-chemin d'Ambon à Soja di atas; il ne peut y avoir eu là encore qu'un fragment interposé dans les couches quaternaires.

Les observations de Martin à Hitou sont également fort incomplètes. Ainsi, sur la route de Roumah tiga à Hitou lama il n'a de nouveau pas remarqué que le sol est constitué partout par des matériaux incohérents à côté de calcaire corallien. Du côté sud de la ligne de partage des eaux il y a observé ({uelques terrasses, qu'il nomme « Brandungsterrassen «• .

La route de Hitou lama par Hila jusqu'au pied du Touna s'étend presque tout entière sur des matériaux très jeunes, quaternaires et novaires, où n'apparaît qu'en quelques points seulement une roche compacte. Aussi, la représentation de la partie de la côte nord de Hitou, entre Hitou lama et Hila, sur la carte I de Martin (mémoire n°. 32), et entre Saïd, Hitou et Liang sur sa carte synoptique ni, d'après laquelle la roche éruptive se rapprocherait de très près du littoral, est-elle absolument fautive. La roche compacte se trouve partout assez haut et loin dans l'intérieur, et elle est recouverte, jusqu'à une altitude considérable, de matériaux quaternaires meubles — conglomérats, brèches, sable — et du calcaire corallien. Ce n'est que dans le lit des rivières que la roche

(1) La présonce de pneiss à Ambon a é\j^ rétractée par Martin (49, p. 249). Mais que penae-t-il des jfros blocs roulés do schiste micacé de la Wai lia (87. p. 21). dont il ne dit plus rien ? Le schiste micacé, pas i)lus ([ue le gneiss, ne se présente pas à Ambon. Il veut parler probablement de granités riches en quartz, tant soit peu schisteux.

éruptive, tant l'ancienne que la jeune, est parfois visible, les matériaux meubles ayant été entraînés par les eaux; et aussi en quelques points de la côte.

Il a fait Pascension du Touna ou Wawani du côté du nord et il a déclaré que cette montagne était un volcan encore actif.

Dans son mémoire n^. 39, Wicfoiann est parti en guerre contre cette assertion; et il a fait voir qu'il n'a jamais été question d'une éruption en 1674, comme on a cru le voir dans le récit original, qui est attribué à Rumphius, mais seulement d'un tremblement de terre, accompagné d'éboulements du sol dans la montagne, qui ont occasionné l'obstruction des rivières, et ont donné lieu plus tard à des torrents de boue, quand les eaux ont percé les digues. En même temps il y a eu une commotion dans la mer. Même dans la suite le Touna n'a jamais eu d'éruption; si cette montagne a eu la réputation d'être encore en activité, il faut l'attribuer à une fausse interprétation du rapport sur l'événement de 1674, jointe à cette circonstance qu'au versant occidental de la montagne il se dégage de l'hydrogène sulfuré et qu'il s'y dépose un peu de soufre.

Martin s'est défendu à ce sujet (mémoire no. 40), en disant que le récit de Rumphius était peu clair et lui avait donné cette idée fausse, que le volcan avait été actif encore en 1674. Il me semble que Martin, lorsqu'il était sur le sommet le plus élevé, — et celui-ci il l'a atteint réellement, bien que ce soit à tort révoqué en doute par Wichmann (39) — , aurait dû s'apercevoir que cette montagne ne pouvait en aucune façon appartenir aux volcans actifs, et que par suite le récit d'une éruption antérieure, ei tant est que ce récit existât, devait être nécessairement erroné. D'ailleurs, le récit de Rumphius n'est pas obscur, et en le lisant attentivement il est impossible d'en déduire une éruption. (*)

Après la démonstration de Wichmann (39) et les recherches de Vërbeek à Ambon (41 et 42), Martin a modifié son opinion que le Touna ou Wawani serait un volcan actif; à présent il considère

(1) C'est ainsi que Eotô, entre autres^ à la lecture du travail ifi. 87 de Martin, est arrivé à la conclusion, que les événements de 1674 devaient être attribués <°u-(r/twir<w«n/ à des tremblements de terre. (B. Kotô. On the g^olog^ic structure of the Malayan Archipelago. Journal of the Collège of Science. Tokyo 1899, p. 97).

cette montagne comme une ruine volcanique d'âge tertiaire-inférieur (mémoire 40, p. 723.)

84 et 36* Un mot seulement sur la description microscopique, généralement très bonne, des roches d'Ambon par Schroeder van

DER KOLK.

Parmi les granités, il décrit en détail deux échantillons (34, pp. 80 et 81), savoir le n**. 6 de Batou merah, qui doit être selon Martin (37, p. 69, note) le n*. 9 de Batou medja, sur la route d'Ambon à Soja di atas; et le n^. 10, à peu près du même endroit, mais d'un peu plus loin, sur la limite des grès. Dans la dernière roche, il est signalé à côté de quartz, plagioclase et biotite une grande quantité d'amphibole. Comme en 1898 je n'avais trouvé à Ambon aucun granité à hornblende, j'ai visité l'endroit en question une seconde fois en 1899, et en deux points de son affleurement fort restreint (le granité n'est à découvert, sur la route d'Ambon à Soja di atas, que sur une longueur de 60 m.) j'ai recueilli des échantillons de cette roche. L'examen microscopique fit voir que c'étaient tous deux des granitites ordinaires, sans aucune trace de hornblende. En 1904 j'ai été pour la troisième fois, à la même place, à la recherche de granités à hornblende, mais encore en vain. Le morceau recueilli par Martin est donc probablement une sécrétion basicjue homblendifère de la granitite, qui ne se présente que rarement et a été trouvée par hasard; il n'existe certainement pas à l'état de roche de quelque étendue.

Le nom du lieu de provenance de ces granités, «Batou medjah», n'est pas exact, car la montagne plate de ce nom, de 140 m. de hauteur, se trouve plus au nord-est, entre les rivières Tomo këtjil et Tomo (voir feuille 2 de notre carte II).

Les péridotitea d'Ambon sont rangées par Schroeder van der Kolk (84, p. 84) en partie parmi les picrites il amphibole. Je pense que cela n'est pas exact, parce (jue, ainsi que je l'ai déjà fait remarquer auparavant (43, p. 8), l'amphibole est toujours secondaire dans ces roches, qu'elle a pris naissance aux dépens de la diallage, et ne se présente pas uniquement comme une ouralite finement fibreuse, mais même à l'état de petits prismes compactes de hornblende, d'actinolite etc. Bien qu'il ne le mentionne nulle part d'une manière formelle.

ScHROEDER VAN DER KoLK Semble 86 rallier à cette manière de voir; du moins, il décrit plus tard les péridotites de Céram comme des roches à olivine et p3rroxène ou olivine et diallage; il ne trouve de l'amphibole que dans un seul échantillon (n». 403) et notamment sous forme d'actinolite, donc probablement secondaire (Sammlungen des geol. Reichsmuseums in Leiden, Ser. I, Band VI, 1899, S. 13 — 17).

41, 42, 4S, 44. En 1898 j'opérais à Ambon du 14 mars au 23 juillet (sauf une excursion à Amahei en Céram du 27 au 30 avril), assisté par l'ingénieur des mines M. Koperberq, le topographe W. VAN DEN Bos et l'inspecteur de 1"^ classe de l'administration des mines J. F. de Corte; mais une violente inflammation de l'articulation du genou ne permit à ce dernier de faire qu'une petite partie de son service. Nous avons travaillé alors dans des circonstances très défavorables, car notre exploration eut lieu précisément pendant les mois des fortes pluies; il est vrai qu'en ce qui concerne notre santé nous n'en avons nullement soufiert, bien que nous fussions très souvent trempés jusqu'aux os; mais les violentes averses furent néanmoins très gênantes dans l'examen des terrains et dans les levés, et le fond des vallées de quelques rivières ne put être exploré suffisamment à cause de la hauteur des eaux. Il vint s'y ajouter, spécialement pour Ambon, les inconvénients d'une végétation dense existant presque partout, et d'une épaisse couverture de mousse sur les montagnes tant soit peu élevées.

En 1899, dans mon voyage à travers les Moluques, j'ai abordé encore une fois à Ambon, pour commencer de cet endroit mon excursion dans les îles appartenant à la résidence d'Amboine. J'ai pu faire alors, du 26 mars au 2 avril, encore quelques excursions à Ambon, pour compléter mon exploration de 1898, entre autres dans la vallée de la Waï Loi, parce qu'à cette époque il faisait encore très sec à Ambon et que le niveau des rivières était particulièrement bas.

Dans les mémoires 41, 42 et 4S on trouve quelques courtes notes préliminaires sur mes recherches à Ambon, et dans le n°. 44, sur la position des calcaires coralliens soulevés.

Tout en rédigeant le rapport géologique détaillé que l'on trouvera dans les pages suivantes, il me devint de plus en plus évident que la péridotite, que j'avais considérée jusqu'alors comme du même âge

que la roche correspondante de Java, — en partie par l'absence de coupes de terrain d'une netteté suffisante, et en partie aussi parce qu'il me paraissait invraisemblable que dans l'Archipel des Indes Néerlandaises existassent des péridotites d'âges dififérents, de sorte que j'étais imbu de l'idée que toutes les péridotites de l'Inde étaient d'âge récent — , devait appartenir à une époque plus ancienne, c'està-dire antérieure à ceUe de notre grès. C'est pourquoi je n'ai redouté ni les difficultés ni les frais d'un voyage de Hollande à Ambon, pour visiter derechef cette île aux mois d'avril et de mai de l'année 1904, non seulement afin de tirer parfaitement au clair la question dont il s'agit, mais encore pour explorer quelques points de Hitou, que je n'avais pu visiter en 1898 à cause du temps éminemment défavorable. En effet, Hitou avait bien été reconnue au point de vue géologique, mais elle n'avait pas été examinée complètement sous ce rapport, parce que cette opération ne pouvait avoir lieu qu'après le levé topographi(iue détaillé de cette presiju'île. La durée de ce levé avait été évaluée à un an environ et celle du relèvement géologique subséquent à environ 8 mois ; et le temps et les moyens nécessaires à ces opérations faisaient défaut. H est donc évident qu'il reste encore beaucoup à faire à Hitou sous le rapport géologique.

Ce que j'ai communiqué dans mes mémoires 41, 42 et 43 sur Vâge de la péridotite et de son produit de transformation, la serpentine, est erroné.

Une seconde modification a été apportée dans la d^07ntnaito7i d'une partie des roches éruptives jeunes, mais non à la détermination de leur âge; ce changement est donc de peu d'importance.

Dans mon mémoire 42, j'ai fait voir que les roches éruptives jeunes d' Ambon présentent des différences notables avec les roches éruptives tertiaires de Java, Sumatra et Bornéo, connues jusqu'ici; tandis qu'un certain groupe, savoir un mélaphyre à croûtes vitreuses d' Ambon, correspond parfaitement, au point de vue pétrographique, à un même mélaphyre de Java occidental, laquelle roche appartient, avec les diabases qui l'accompagnent, â la période crétacée. J'en ai tiré cette conclusion que les roches éruptives d' Ambon seraient également crétacées et j'ai proposé pour ces roches «où sont combinées d'une manière remarquable certaines propriétés des roches éruptives jeunes à d'autres appartenant aux roches anciennes»- (48, p. 19), le nom •d'Ambonites»,

Me tenant à l'habitude encore usuelle, mais qui de nos jours ne mérite plus d'être recommandée, de dénommer les roches pré-tertiaires autrement que les roches correspondantes tertiaires ou d'âge plus récent encore, je les ai appelées des - porphy rites • ; et comme elles contiennent essentiellement du pyroxène rhombiqtte^ j'ai été obligé de les appeler des «porphy rites nori tiques»-. Or, ce mot a été improprement choisi, en tant qu'il rappelle immédiatement les norites et par suite les gabbros, auxquels les Ambonites n'appartiennent certainement pas; mais une fois que je conservais l'usage dont je viens de parler, il me fallait bien les nommer des porphyrites, puisqu'il n'existe pas de qualification spéciale pour des roches éruptives crétacées. J'ai déjà fait remarquer (42, p. 19) que ces roches présentent plus de ressemblance avec les roches tertiaires qu'avec celles des terrains carbonifère et triasique; c'est naturel d'ailleurs, puisque par leur âge elles se rapprochent davantage des premières. Une diflûculté du même genre s'est présentée à Java pour certaines roches éruptives éocènes; je continuais à les classer parmi les andésites, tout en y ajoutant l'observation «î\ habitus ancien». Si j'avais à les décrire encore une fois, je les appellerais tout simplement, malgré leur Age tertiaire, des diorites et des diabases, auxquelles elles correspondent parfaitement au point de vue pétrographiciue.

On voit donc (juc, de même c^u'en Amérique et en tant d'autres régions, dans l'Archipel des Indes Néerlandaises aussi la distinction entre roches éruptives anciennes et récentes, d'après leur caractère pétro(jraphique seul, n'est guère possible; et de plus que la limite entre les deux groupes ne tombe nullement à l'origine de la période tertiaire, parce (lue des roches à caractère ancien apparaissent encore dans l'éocene et (jue parfois des roches à caractère jeune se présentent déjà à des époc^ues plus anciennes.

Il est donc plus que temps de laisser tomber ces doubles dénominations pour une même roche; et les savante (jui font autorité dans le domaine pétrographi(iuc sont dej)uis longtenij)S de cet avis. Si on lit p. ex. ce que Rosenbusch dit de «l'âge des roches éruptives», dans ses Elemente der Gesteinslehre 19()1 j)p. 61 à 63, on reconnaît clairement qu'une distinction pétrographique entre des roches éruptives

jeunes et anciennes n'existe pas dans beaucoup de cas; du moins, il est impossible d'établir une séparation. Aussi longtemps qu'on n'avait qu'à distinguer (principalement en Allemagne) entre roches éruptives permiennes et plus anciennes encore d'une part et roches tertiaires et plus jeunes d'autre part, la distinction était aisée et l'emploi de deux noms pour les roches correspondantes était pratique. Mais depuis cette époque on a trouvé nombre de roches éruptives qui, pour l'âge, se placent entre le permien et le tertiaire et qui correspondent, sous le rapport pétrographique, en partie aux produits anciens, en partie aux produits plus récents. On n'a pas introduit de noms particuliers pour ces roches, p. ex. pour les roches éruptives triasiques et crétacées, et il serait donc pratique de ne donner qu'un seul nom à toutes les roches éruptives analogues, quelle que soit la formation à laciuelle elles appartiennent. C'est ce qu'on a fait déjà pour certaines roches, sans que personne y ait trouvé à redire ; pour d'autres, il n'en fut pas encore ainsi. C'est ainsi qu'on parle de granité, de peridotite, de gabbro et de serpentine dans tous les terrains ; mais tel n'est pas le cas pour les porphyrites et les andésites, et pour le mélaphyre et le basalte pas davantage ; à ces dénominations s'attache encore toujours l'idée dTige (pré-tertiaire d'une part, tertiaire et plus jeune d'autre part); et certes il faudra encore du temps avant qu'on n'ait introduit la nomenclature simplifiée pour les roches éruptives d'âges les plus divers.

Mais si la différence des noms pour des roches analogues anciennes et récentes a beaucoup perdu de sa valeur, la détermination de Vâge des roches érui)tive8 demeure naturellement une question d'une grande importance géologique. A mon avis, les roches éruptives jeunes d'Ambon sont crétacées, sinon toutes, au moins en majeure partie; parmi elles il s'en trouve qui, tant sous le rapport macroscopique qu'au point de vue microscopique, ressemblent à des mélaphyres et à des porphyres quartzifères ou kératophyres, tandis que d'autres présentent plus d'analogie avec des dacites tertiaires ou des andésites quartzifères. Ce sont précisément ces d(îrnières qui ont été examinées par ScHRoEDER VAX DER KoLK, et décritcs sous des noms de jeunes roches; or je puis me rallier â ces dénominations, parce que les roches examinées présentent plus d'analogie avec les dacites et les

andésites déjà connues qu'avec les porphyrites noritiques. Pour bien faire ressortir l'âge mésozoïque, on pourrait parler de méso-dacites etc., ainsi que Pa fait Al. Lagorio pour ses roches éruptives crétacées de la Crimée, au sud de Sébastopol (Vergleichend petrographische Studien ûber die massigen Gesteine der Krym, Dorpat). Les groupes basiques et les plus acides de mes Ambonites n'ont pas été décrits par ScHROEDER VAN DER KoLK, Car ils font défaut dans la collection de Martin. Je conserve toujours le nom de mélaphyre pour le groupe basi(iue, parce que les roches de ce groupe présentent le caractère d'anciennes roches, et ont peu d'analogie avec nos basaltes tertiaires de l'Inde. On pourrait encore les nommer des méifO-mélaphyre8,

E. GEOLOGIE DE LEITIMOR.

(CARTE N*. n).

Comme la partie méridionale, la plus petite (PAmboii a été levée topographicjuement et explorée géologiquement avec beaucoup plue de précision que la presqu'île du nord, Hitou, qui est beaucoup plus grande, ces deux jmrties seront décrites séparément, bien que leur constitution géologique concorde parfaitement.

On rencontre à Ambon les formations suivantes:

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