‹ Description géologique des environs de ParisChapitre 23 sur 94 · Marne blanc-verdâtre fissile · texte numérisé non relu

Marne blanc-verdâtre fissile

Nous devons faire remarquer que ces bancs très-distincts s’inclinent un peu du sud au nord , et semblent par conséquent plonger sous Montmartre.

C’est à Passy qu’on voit les bancs calcaires dans leur plus grande épaisseur, ils présentent une masse de 12 à i3 mètres.

Avant d’arriver aux premiers lits de pierre calcaire, on traverse environ vingt-quatre couches, tantôt calcaires, tantôt sablonneuses; les couches supérieures renferment souvent des masses de quarz composées de cristaux lenticulaires, groupés et convergens. Ces masses, connues sous le nom de quarz lenticulaires , semblent avoir pris la place du gypse, qui, dans les couches inférieures des carrières de Montmartre, affecte précisément la même forme.

Ces diverses couches forment une épaisseur d’environ 7 mètres. Les bancs calcaires qu’on trouve au-dessous ne contiennent que le cerithium lapiclum et le lucina saxoruni Lam. ; ce qui concourt , avec l’observation précédente, à nous apprendre qu’on ne voit dans ce lieu que les couches supérieures de la formation calcaire.

On peut suivre les bancs calcaires au-delà d’Auteuil, de Passy et de Chaillot , et on les perd vis-à-vis Chaillot, à 1 10 et i5o mètres du bord de la Seine, etvis-à-vis Passy, à45o mètres. Maisd’après quelques observations que les fouilles qu’on vient de faire dans les faubourgs du nord de Paris nous ont permis de recueillir, il paroît que cette

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