Grès calcaire spathique
8. Calcaire blanc , friable , fissile , à fragmens de coquilles analogues à celles de
Beauchamp près Pierrelaie.
Nous avons rapporté cette disposition avec détail , parce qu’elle nous offre une nouvelle preuve que le grès de Pierrelaie appartient aux assises supérieures de la formation marine.
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leuse, qui forment une masse d’environ 3 mètres d’épaisseur. On voit parmi les lits supérieurs cette couche de sable quarzeux , agglutiné, qui caractérise généralement les premières assises de la formation calcaire ; on trouve ensuite les bancs qui renferment les lucines et les cérites des pierres, les corbules anatines, etc., des miliolites en quantité prodigieuse ; ces bancs nous ont paru plus puissans ici qu ailleurs. Au milieu d’eux et immédiatement audessous d’un banc rouge presque uniquement composé de cérites , se voit une couche de calcaire marneux qui présente de nombreuses empreintes de feuilles. Cette couche très-mince de feuilles, placée entre des bancs de calcaire marin, dont les supérieurs renferment les mêmes espèces de coquilles que les inférieurs, est un fait assez remarquable et dont nous allons retrouver bientôt de nouveaux exemples. Cette carrière nous a offert 7 mètres et demi de bancs calcaires exploités ; les plus inférieurs contiennent des citherea nitïdula, des carcLiuni obliquum, des terebellum conçoluturn , et des orbitolites plana • il n’y a pas de doute qu’en creusant plus profondément, on ne trouvât le calcaire sablonneux à coquilles de Grignon et à fer chloriteux granulaire; mais comme il n’est pas susceptible d’être employé , on n’a aucune raison pour entamer ces bancs. Pour qu’on puisse les voir, il faut que quelques circonstances les mettent à découvert, et c’est ce qui a lieu à peu de distance de la carrière que nous venons de détailler. En allant vers Issy on rencontre d’abord des carrières c[ui ressemblent à la précédente; mais derrière le parc qui dépend de la première maison de ce village du côté de Paris, il y a des escarpemens qui font voir le calcaire sablonneux à coquilles très-variées, et souvent nacrées (1), et à fer chloriteux ; ici ces bancs sont visibles , parce qu’ils sont comme relevés par l ile de craie qui se montre à Meudon, au milieu du bassin de calcaire grossier que nous décrivons.
On retrouve dans les carrières de Clamart la même couche mince
(1) Il est inutile d’énumérer ici ces coquilles , elles sont absolument de même espèce que celles que nous allons citer plus bas , et que toutes celles des couches inférieures du calcaire.
de feuilles très-bien conservées; elle est située au milieu des cérites et des lucines des pierres.
Le monticule calcaire qui porte Fleury et Meudon, quoique placé sur une protubérance de la craie et comme soulevée par celle-ci , présente cependant toutes les couches de la formation calcaire,' depuis les plus inférieures jusqu’aux marnes les plus superficielles; il est facile de les suivre dans les diverses carrières placées les unes au-dessus des autres.
On peut observer presque au-dessus de la verrerie, mais un peu versl’est, la craie, l’argile plastique ferrugineuse (i) qui la recouvre, et les premiers bancs de sable et de calcaire sablonneux à fer chloriteux granulaire qui reposent sur l’argile. Ce banc très-épais et situé à environ quarante mètres au-dessus des moyennes eaux de la Seine au bas des moulineaux, est d’un jaune de rouille; il est friable et renferme une grande quantité de coquilles très-variées, mais de même espèce que celles qu’on trouve à Grignon.
Nous avons compté dans cette carrière vingt bancs distincts de marne calcaire et de calcaire marin coquillier, qui forment, en y comprenant le calcaire sablonneux, une masse de 28 à 24 mètres d’épaisseur , dont 011 trouvera ci-dessous le détail (2). Il ri’y a au-dessus
(1) Cette argile n’est, visible que dans un seul point , et quelquefois la cavité dans laquelle on la voit est remplie de décombres et l’argile n’est plus visible ; mais quelques coups de pioche la font retrouver.
(2) Carrières de Meudon , au-dessus des cray'eres exploitées.
Prise à partir de l’argile plastique qui est au-dessus de la craie.
Jï°. 1. Calcaire friable, d’un jaune d’ocre , plus dur dans certaines parties, se désagrégeant à l’air ; il est composé de calcaire à gros grains de sable , de chlorite granulée , et d’une quantité prodigieuse de coquilles presque toutes analogues à celles qu’on trouve à Grignon ; savoir :
Calyptrcea trochifonnis.
Terebellum convolutum.
Pyrula lœvis.
Voluta harpœformis.
Turritella imbricata.
— sulcata.
Cerithium giganteum.
Ampullaria patula.
Venericardia imbricata.
Lucina concentrica.
— lamelle sa.
Cytherea nitidula.
Pectunculus puloinatus.
Car dit a ÿvicularia.
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que 3 mètres au plus de marne calcaire sans coquilles, mais on doit remarquer aussi qu’on ne trouve pas les couches sablonneuses et quarzeuses qui caractérisent les marnes superficielles.
Cardium porulosum.
Crassatella lamellosa.
Tellina palellaris.
Modiola cor data.
Mytilus rimosus.
Venus texta.
Turbinolites. (Lm.)
Pinna margaritacea.
Orbitolites plana.
Fungia Guettardi (pi. VIII, fig.5).
mètres.
V°. 2. Banc blanc assez tendre, formé de lits séparés par de la chaux carbonatée farineuse. Il renferme dans ses dernières assises les mêmes espèces de coquilles que le banc n°. i ; mais il n’est point friable comme lui , il ne contient point autant de sable et ne renferme que très-peu de fer chloriteux ; il contient
des milioliles en très-grande abondance 3,io
3. Banc tendre d’un blanc jaunâtre , renfermant des empreintes blanchâtres rhomboïdales allongées de quinze millimètres de longueur, ressemblant à des feuilles. On ne peut y voir aucune nervure , et nous soupçonnons que ce
spnt des empreintes de Jlustres i ,oo
4- Banc tendre. Il est très-tendre et même friable. On y voit des terebellum convolutum , et des veines plus jaunes formées d’une pâte grossière de coquilles brisées 0,70
5. Calcaire plus dur , plus grossier que le précédent ; encore quelques orbitolites ; beaucoup de miliolites °>4°
6. (La roche des Carriers.) Calcaire jaune dur, surtout vers son milieu, quoiqu’à grain grossier , renfermant beaucoup de moules de coquilles , notamment :
Miliolites.
Cardium Lima ?
— obliquum.
Turritella imbricata.
Ampullaria spirata ?t Cerithium serratum en grande quantité 1,20
Un filet de marne argileuse feuilletée le sépare du banc suivant.
7. Calcaire dur jaunâtre très-coquillier , renfermant les mêmes espèces de
coquilles que le n°. précédent , et de plus Lucina saxorum o,i5
8. Calcaire moins dur, très-peu coquillier, fragmens indéterminables 0,12
g. Calcaire très-friable , se divisant en feuillets perpendiculaires , renfermant des masses dures et quelques coquilles bivalves blanches qui paroissent
être des fragmens de la lucine des pierres 0,60
10. Calcaire gris assez dur , mais fragile et même friable dans sa partie
inférieure 0,6
Coquilles. Cerithium serratum.
Lucina saxorum.
Miliolites , etc. et autres coquilles des numéros 7 et suivans.
j 58 DESCRIPTION GÉOLOGIQUE
Ces couches se retrouvent dans des carrières plus élevées que celles-ci, et situées au-dessus des moulineaux; on y trouve même du quarz lenticulaire, comme à Passy.
N°. ii. Calcaire jaunâtre assez compacte , presque point de coquilles , des mènes.
milioliles 0,22
12. Calcaire très-coquillier , presque toutes les coquilles sont des cerithium serrcitum et des ampullaria spirata ? On y voit aussi quelques lucines des pierres , quelques cardium lima et des miliolites. Il est dur à sa partie inférieure , et friable â sa partie supérieure 0,92
)3. Calcaire à grain fin, assez compacte, argileux, et même fissile dans sa partie inférieure , ayant la cassure conchoïde dans son milieu , des fissures perpendiculaires très-nombreuses , dont les parois sont teintes en jaune d’ocre
et couvertes de dendrites. Il ne renferme que des cerithium lapidum, des
corbules lisses et peu de miliolites 0,25
14. Calcaire jaune un peu rougeâtre , dur dans sa partie supérieure , composé d’une pâte de coquilles brisées. On y trouve des cérites, des corbules et des miliolites comme dans les couches précédentes o,3o
15. Calcaire dur très-compacte , en lits minces , ondulés, renfermant quel-
ques coquilles entières dans son épaisseur et beaucoup de coquilles écrasées à sa face inférieure. Mêmes espèces que dans le précédent. Epaisseur variable o,o5
16. Calcaire dur , compacte , avec dendrites noires , ne renfermant que des cérites lisses. ( Cerithium lapidum. )
L’épaisseur de ce banc est variable , il se réduit presque à rien dans certains points, et est remplacé par de la marne blanche à retrait prismatique, qui paroît venir de la couche supérieure 0,1 5
17. Couche de marne calcaire, composée, en allant de bas en haut, i°. de rognons ovoïdes pesans, remplis de larges fentes dans leur milieu ; ces fentes sont quelquefois tapissées de petits cristaux blancs de chaux carbonatée ; le tout est entièrement dissoluble dans l’acide nitrique ; 2°. de masses blanches comme crayeuses; 3°. d’un lit inégalement renflé de marne calcaire dure, rempli de noyaux de cérite lisse ( cerithium lapidum) , et d’un lit de marne
calcaire dure, à fissures perpendiculaires, sans coquilles apparentes 0,2 >
18. Marne calcaire assez compacte , mais fragmentaire , les fissures couvertes d’un enduit jaunâtre et de dendrites noires; coquilles très-rares, probablement cérites lisses o,qo
Ce banc est divisé en quatre assises ; on remarque des rognons vers la partie supérieure; il est séparé du banc suivant par une petite couche
d’argile.