Calcaire dur , spathique , en rognons irréguliers
Epaisseur moyenne 0,10
26. Marne calcaire très-friable , avec quelques filets jaunâtres horizontaux.
Jusqu’à la terre végétale 0,80
Total de la marne calcaire sans coquilles environ 3™^-
indiquer la cause. Nous avons déjà dit que les couches calcaires les plus inférieures, celles qui se rapprochent le plus de la craie étoient presque toujours sablonneuses et même friables, d’un jaune ferrugineux , et pénétrées de fer chloriteux ; que lorsqu’elles étoient solides dans la carrière, elles ne tardoient pas à se désaggréger à l’air et à tomber en poussière, de sorte qu’on n’exploitoit jamais ces derniers bancs, même quand ils se présentoient à fleur de terre.
La craie qui se montre au jour, et dans une position très-relevée, non-seulement à Meudon, mais encore à Sèvres au pied de la colline de Bellevue, et dans le parc de Saint-Cloud au pied du pavillon d’Italie, a rehaussé tous les bancs calcaires, en sorte que la plupart des carrières, et surtout celles du bas de Sèvres, ne présentent que les bancs inférieurs du calcaire grossier, ceux qui sont les plus voisins de la craie. La roche, c’est-à-dire les bancs durs à cérites, y manquent quelquefois entièrement; et quand ils s’y trouvent, ils sont minces ; ou enfin s’ils sont épais, ils donnent une pierre qui se détruit à l’air par partie et qui est généralement de mauvaise qualité.
Sur la gauche en montant on trouve d’abord les carrières qui sont au pied du plateau de Bellevue, ensuite celles de la manufacture de porcelaine, et on en trouve ainsi de distance en distance jusqu’à. Chaville.
Sur le coté gauche du vallon, nous regardons, comme la première carrière, celle qui est dans le parc de Saint-Cloud, presque en face du pavillon d’Italie; tout le bord du plateau calcaire de Saint-Cloud est ainsi percé de carrières jusqu’à Chaville.
Ces carrières que nous avons examinées avec soin et dont on trouvera ci-dessous les détails (i), offrent quelques particularités.
(i) Carrières de Sèvres, en partant des couches visibles les plus inférieures. — Seconde carrière en montant.
N°. i. Calcaire jaunâtre pointillé de blanc, friable.
Miliolites et moules intérieurs de turritelies.
(Comme c’est le plus inférieur, et qu’on n’a pu le voir en entier , il n’a pas été mesuré. )
2, Calcaire jaune tendre , séparé du précédent par une couche d’argile très-
On trouve dans les lits supérieurs de marne sans coquilles, et même dans les assises supérieures du calcaire proprement dit, des couches de sable à gros grains, souvent mêlé de calcaire ou pénétré d’infil-
mince, avec des moules intérieurs de coquilles indéterminables K Area mènes.
scapulina , de tellines , de turritelles , de miliolites 0,18
N*. 3. Calcaire plus dur. . o,34
Cerithium rugosum. Cardium Lima.
— thiara ? Miliolites.
— lamellosum.
4- Banc tendre d’un cendré verdâtre lorsqu’il est humide , nommé à cause de cela banc vert, ne renfermant que peu de coquilles ; partie inférieure plus tendre , remplie d’empreintes brunes de feuilles posées à plat. Partie supérieure plus dure, présentant des fissures remplies de calcaire jaune grossier o,5o
Troisième carrière.
N*, r. Calcaire jaunâtre , peu dur , renfermant peu de coquilles , mais de grandes coquilles bivalves, avec des infiltrations siliceuses et des silex coquilliers à
sa partie inférieure., I,5o
On voit dans le calcaire , au-dessous des silex , des miliolites et des moules peu entiers de cythérées, de cérites , d’ampullaires , de cardium ; mais les espèces ne sont pas déterminables.
Ces silex renferment une grande quantité de coquilles ; comme ce ne sont que des moules intérieurs , elles sont, très-difficiles à déterminer ; nous avons cru pouvoir y reconnoitre les espèces suivantes :
Cerithium serratum. Cardium Lima.
Ampullaria spirata ? Lucina saxorum.
Citherea elegans ? Miliolites.
Venus callosa ?
2. Calcaire marneux, très-friable , renfermant des empreintes de feuilles et
quelques coquilles brisées dans sa partie supérieure 0, 4°
3. Calcaire blanc assez compacte, dur, renfermant beaucoup de cérites des
pierres o,8o
4- Calcaire jaunâtre tendre, renfermant des miliolites et quelques cérites... o,4o Nous y avons vu un fragment du Pinna margaritacea.
5. Calcaire jaunâtre dur , renfermant des miliolites , des cerithium serratum,
des ampullaires et des cythérées; le tout brisé i;oo
C’est dans ce banc ou aux environs que se trouvent les moules intérieurs d’ampullaires , de cérites et de lucines entièrement siliceux , et composés d’un silex translucide noirâtre dont la surface blanchâtre représente trèsexactement la coquille qu’il a remplacée.
trations calcaires; quelquefois la matière siliceuse s’est aggrégée de manière à former des bandes de silex corné ( Homstein ). Cette disposition se voit dans la carrière du parc de Saint-Cloud, dans celle de la butte de Bellevue et dans la troisième carrière du côté gauche du vallon de Sèvres; dans cette même carrière, les bancs qui appartiennent h la famille des ampuîlaires, des cérites et des grandes cythérées, renferment ces mêmes coquilles dont le vide est rempli de silex noir; lorsque ce vide a été trop grand, comme dans les cythérées , pour être rempli entièrement , les parois sont tapissées d’espèces de stalactites siliceuses, contournées comme le flos-ferri et souvent hérissées de très-petites pointes de quarz. On trouve dans ces mêmes couches des lits de silex pyromaque, comme pétris de coquilles des genres précédens; les cavités de ces coquilles renferment de l’eau qu’on en voit sortir en cassant ces silex, long-temps même après leur extraction de la carrière; cette eau n’a aucune saveur, et ne nous a paru avoir aucune action sur le nitrate d’argent.
Enfin, au milieu des bancs à cérites, se trouve un lit de calcaire marneux, présentant des empreintes de diverses plantes; elles sont noires, charbonneuses, et par conséquent friables; ces empreintes, quoique peu reconnoissables , ne ressemblent cependant point aux empreintes de feuilles, dont nous avons parlé précédemment. Nous
N°. 6. Calcaire jaunâtre très-dur ; mêmes espèces que dans le n°. précédent ; très-peu de miliolites.
Il renferme vers sa partie supérieure une zone continue de silex rubanné mètres.
de calcaire o,5o
7. Calcaire marneux tendre, avec une zone dure, et très-fragmentaire
vers son milieu 0,60
8. Banc d’argile continu , recouvert d’une couche de sable calcaire blanc. . . o,i5 Dans quelques endroits ce sable devient plus pur, et s’agglutine même en silex corné zonaire.
g. Calcaire jaunâtre assez dur, rempli de fragmens blancs de coquilles qui sont des cerilhium serralum, des corbula striata ? S’il y a des miliolites elles
y sont rares.. o,6o
On trouve à sa face inférieure une couche d’argile qui renferme les mêmes coquilles écrasées.
io. Banc de calcaire sableux , et même un peu spathique et carié °,6o
devons seulement faire remarquer à leur sujet, qu’elles se trouvent dans les mêmes couches calcaires que celles de Chàtillon, etc., c’està-dire au milieu des cérites; mais qu’au lieu d’être sur un banc de calcaire solide, comme dans les lieux cités plus haut, elles se trouvent au milieu d’une marne calcaire friable.
En suivant ce plateau du sud au nord , on y rencontre encore d’autres carrières qui en font voir la structure. On en trouve d’abord une derrière le palais de Saint-Cloud et dans l’enceinte même de ce palais. Il y en a deux autres sur la pente S. E. i°. Une au S. E. du Mont-Valérien du côté de Surêne et presque au pied de ce monticule, ce qui est une nouvelle preuve de la position du gypse sur le calcaire marin; 2°. deux autres sur les deux côtés de la route en descendant au pont de Neuilly. C’est dans les couches de marnes calcaires de celles-ci qu’on a trouvé ce lit de quarz cristallisé dodécaèdre bisalterne , mêlé de chaux carbonatée inverse et de chaux fluatée (i) , dont nous avons fait mention plusieurs fois. Nous donnons en note (2) la succession des couches qui renferment ces quarz et la chaux fluatée.
Sur la pente nord-ouest du même plateau 011 remarque les grandes et belles carrières de Nanterre qui bordent les deux côtés de la
(1) C’est M. Lambotin qui a reconnu le premier la présence de la chaux flatuée en petits cubes jaunâtres dans cette couche. Il l’a vue d’abord près du Marché aux Chevaux , au S. E. de Paris , ensuite à Neuilly.
(?) Les carrières et escarpemens du N. et du S. de la route sont généralement semblables entre elles. Les couches supérieures qui renferment le quarz , etc. , se suivent ainsi en allant de haut en bas.
N°. 1 . Marne calcaire en fragmens irréguliers.
2. Banc puissant de calcaire extrêmement friable, renfermant des moules de coquilles marines, assez variées, mais dans lesquelles nous n’avons pu reconnoître que le cardïum obliquum.