‹ Description géologique des environs de ParisChapitre 29 sur 94 · Marne blanche friable · texte numérisé non relu

Marne blanche friable

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grande route, à la descente du plateau; ni ces carrières, ni celles du loup , qui se trouvent plus au nord et qui ont une étendue imposante, ne nous ont offert aucune particularité. On sait qu’on trouve sur les parois des fissures des carrières de Nanterre, ce calcaire cotonneux , qu’on nomme vulgairement farine fossile.

En suivant le bord septentrional du plateau que nous décrivons on arrive aux crayères de Bougival; elles sont surmontées, comme celles de Meudon, de bancs de calcaire marin : les plus inférieurs de ces bancs sont friables, et remplis de fer chloriteux; ils contiennent en outre des coquilles marines, souvent nacrées et d’espèces très-variées semblables à celles de Grignon; ces bancs reposent sur une couche de sable très-épaisse. Cette disposition est donc absolument semblable à celle qu’on observe à Meudon sur le bord méridional du même plateau.

§ XI. Plateau de Saint- Germain.

On sait qu’on monte rapidement lorsqu’on veut gagner le sommet de ce plateau à Saint-Germain même. Ses bords escarpés présentent la coupe des couches calcaires qui le composent : on voit dans ses couches inférieures les grains de fer chloriteux et les espèces de coquilles qui annoncent le voisinage de la craie.

La colline de Lucienne appartient à ce plateau; les fouilles qu’on y a faites, depuis le pied de l’aqueduc de Marly qui est situé sur le sable de son sommet , jusqu’au premier réservoir de Marly près de sa base, font très-bien coilnoître la nature de cette colline et nous offrent une nouvelle confirmation des règles de superposition que nous avons reconnues; car on a percé successivement les sables sans coquilles des hauteurs, les marnes du gypse, le calcaire marin jusqu’à l’argile plastique qui recouvre la craie, et qui a ici une épaisseur considérable. On peut en lire les détails dans la note cidessous (i).

(i) On réunit ici les ciilFérens terrains traversés par les cinq puits qui sont situés les uns

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Ce plateau descend au nord en pente insensible vers la Seine , et se confond avec le terrain d’alluvion, par lequel il est en grande partie recouvert.

Nous ne connoissons l’extrémité occidentale de ce plateau, qui se prolonge jusqu’à Bouaffle, que par l’examen que nous en avons fait de la rive droite de la Seine , et par les renseignemens que nous

avons reçus.

En revenant sur nos pas , nous allons reprendre le plateau calcaire qui s’étend de Versailles jusqu’à Maulle.

au-dessus des autres. On n’a trouvé le sable des hauteurs que dans le premier et le second puits.

N®, i. Sable jaune argileux sans coquilles.

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