‹ Description géologique des environs de ParisChapitre 49 sur 94 · Marne et silex parfaitement semblables au n · texte numérisé non relu

Marne et silex parfaitement semblables au n

15. Marne argileuse blanche, feuilletée, renfermant une grande quantité de cjclostoma mumia , attaquable par l’acide, mais non dissoluble. . .

16. Calcaire gris , dur , poreux , en feuillets ondulés, renfermant une zone de quatre à cinq centimètres de moules de coquilles univalves et

bivalves , non déterminables , mais reconnoissables pour être des co- V g,52 quilles marines. On y distingue quelques cérites I

17. Calcaire gris dur, non homogène, renfermant des débris blancs de k

coquilles marines I

18. Le même , mais plus dur, plus brun , et très-sableux , avec des taches I

noirâtres comme charbonneuses /

On doit reconnoître dans ce passage intéressant du terrain gypseux et marneux d’eau douce au terrain calcaire marin, la succession de couches et de fossiles que nous avons déjà observée ailleurs. On voit,

après les gypses, les marnes à limnées et planorbes, ensuite les marnes à cyclostomes, qui touchent toujours le calcaire, comme on Fa vu à Mantes , à Grignon, ensuite le calcaire marin. Nous avons même un échantillon cle grès marin venant du fond d’un de ces puits; mais comme le morceau est mal caractérisé, et qu’il vient d’un autre puits que de celui dont nous venons de décrire les couches, nous n’avons pu en faire une mention expresse.

En allant à l’ouest, la première colline gypseuse qu’on rencontre, et qui borde la vallée de la Seine , est celle de Sanois. C’est une colline très-élevée que l’on voit à l’horison de presque toutes les campagnes du nord-est de Paris, et cpii n’est pas moins remarquable que Montmartre par sa structure et par la puissance des couches de gypse qu’elle renferme.

Les lits y sont disposés presque de la même manière. Ainsi on trouve sur les sommets des amas épais de sables gris et rouge. Ceux de la montagne de Sanois, beaucoup plus élevée que la butte cl’Orgemont , portent des meulières d’eau douce ; ceux de la butte d’Orgemont , qui a à peu près la même hauteur que Montmartre , renferment des coquilles marines analogues à celles qu’on trouve dans les sables qui recouvrent le sommet de cette dernière colline.

Ces sables de diverses couleurs (n°. j ) forment un banc d’environ i 2 décimètres d’épaisseur.

On trouve ensuite des couches alternatives de marnes et de gypse. Le détail ci-joint (i) prouve l’analogie qu’il y a entre la structure de celte colline et celle de Montmartre.

(i) 2. Marne calcaire grise , un peu sablonneuse, renfermant de petites huîtres.

( Ostréa lingulata.) 0,21

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