D2 DESCRIPTION GÉOLOGIQUE
En descendant de Versailles dans le grand vallon qui court du sud-est au nord-ouest, et qui se jette dans la vallée de la Maudre, on retrouve encore les couches supérieures de la formation gypseuse. Près de la ménagerie, et à trois ou quatre mètres au-dessous d’une sablonnière qui est sur le bord delà route, on voit presque à la surface du sol les coquilles marines qui recouvrent le terrain gypseux, c’est-à-dire des huîtres semblables à celles de Montmartre, et placées comme elles dans un sable argileux grisâtre ; des cythérées, des cérites (i), même des glossopètres et des fragmens épars de fer limoneux.
Les marnes vertes et les huîtres qui précèdent les différentes coquilles marines des marnes qui recouvrent le gypse, telles que les cerithium conoidale , plicatum , etc., se montrent encore en face de la grille du parc de Pontchartrain, au bas du même plateau près du moulin de Pontel, dans un ravin auprès du moulin de la Richarderie, et dans beaucoup d’autres points au pied de la colline qui porte Neaufle-le-Vieux , les Bordes, etc. En suivant les pentes méridionales du plateau de la forêt de Marly, qui borde au nord le vallon de Versailles , on retrouve souvent les marnes vertes , et notamment au-dessus des villages de Saint -Nom, de Grepières et d’Herbeville. On remarque la même disposition sur les pentes septentrionales du même plateau. La carte indique les lieux où l’on connoît et où l’on exploite des marnes vertes pour en faire de la tuile.
Mais entre ce plateau et la Seine il y a deux buttes qui offrent
-(i) Cerithium cunctum.
— plicatum.
— semigranosum ?
Trochus , voisin du tr. sulcatus , mais ombiliqué.
Melania corrugata.
JBulla.
Auricula miliola ?
— acicula.
Ampullaria pygmea.
Ampullaria canaliculata.
Citherea nitidula.
Pectunculus angusticostatus.
Corbula rugosa.
Erycina trigona ?
Cardium.
Ostrea longiroslris.
— linguatula ?
— cyathula ?
la formation gypseuse complète; ce sont les collines de Fresne et le Mont-Valérien.
Nous n’avons aucun détail à donner sur la colline de Fresne, qui est au-dessus de Médan. Le Mont-Valérien, qui terminera la description du terrain gypseux, estime butte conique isolée, semblable par sa forme à celle de Montmartre. Elle n’appartient cependant pas à la même ligne de gypse; mais elle fait partie de la seconde ligne du sud, qui comprend Bagneux, Clamait, etc. Elle est située, comme toutes les buttes de gypse de cette ligne, sur un plateau calcaire épais et très-relevé, et n’est composée comme elles que d’une masse de gypse.
La description que nous en donnons ci-dessous fait voir que la disposition générale de ses couches est d’ailleurs la même.
Le sommet de la montagne offre une masse de sable rouge et jaune d’une épaisseur considérable. Nous n’y avons vu aucune coquille. On trouve au-dessous la couche de sable argileux grisâtre qui renferme les coquilles d’huîtres, puis les couches suivantes de marne et gypse (i) :
Nous n’avons pu déterminer l’épaisseur de la dernière masse de marne , ni par conséquent savoir précisément comment se fait ici le passage de la formation gypseuse à la formation calcaire; mais les coquilles marines qu’on voit à Montmartre , dans le fond de la troisième masse, celles que nous avons vues dans les couches de gypse
fi) i. Environ seize lits de marne de diverses natures et couleurs , formant une mènes.
épaisseur de 7,15