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II. Terrain d'eau douce des environs de Soissons

Celui-ci a été observé et décrit par M. Héricart-Ferrand; il est superficiel et ne doit pas être confondu avec le premier terrain d’eau douce de nos terrains de sédiment supérieur , qui est accompagné de lignite et d’argile plastique, et dont nous avons parlé p. 22 et p. 108.

Ce terrain H. (pl. I. B. fig. 1 , coupes AB et AC) est composé en général d’un calcaire marneux coquillier, de silex et de meulière qui contiennent dans quelques lieux (à Louastre) des gyrogonites et des coquilles d’eau douce, qu’on peut rapporter au planorbis ro tundatus , au limneus corneus , etc.

Il est toujours superficiel, et ne se montre même que sur les points les plus élevés, comme le font voir les coupes AB et AC , allant la première du nord -est au sud-ouest de Soissons en B à Louastre, et la seconde du nord au sudde Soissons aupont Bernard^ sur l’Ourcq.

Les couches sur lesquelles il est placé sont en allant de haut en bas :

FGE un banc de sable sans coquilles renfermant des masses et des grès également sans coquilles.

D des assises plus ou moins multipliées de calcaire grossier coquillier analogue au calcaire grossier des environs de Paris, renfermant les mêmes coquilles que lui.

C une masse considérable de sable qui recouvre les lits B d’argile plastique et de lignites.

Les caractères minéralogiques de ce terrain d’eau douce se rapportent tous à celui de la formation supérieure. Les circonstances qui peuvent jeter quelques doutes sur ce rapprochement, sont toutes négatives et tiennent à l’absence du gypse, du terrain d’eau douce moyen, ou calcaire siliceux, et du terrain marin supérieur au gypse, mais on sait que les environs de Soissons sont tout-à-fait hors de notre bassin gypseux, qui ne paroît pas s’étendre au nord-est au delà de Nanteuil-le-Haudouin , et le relèvement des couches par l’augmentation considérable dans l’épaisseur du banc de sable au dessous du calcaire grossier semble indiquer la cause de la cessation du gypse dans ce canton.

Il nous paroît donc très-probable que le terrain d’eau douce superficiel des plaines élevées au sud de Soissons, et qui se montre en place plus particulièrement à Louastre , au plateau de Cugnyles-Ouches, au plateau du Plessis-Huleux , au plateau d’Hartanne, et en fragmens épars au mont de Soissons et sur le plateau du Château de Fere , il nous paroît, disons-nous, que ce terrain appartient à la 3™e. et dernière formation d’eau douce, comme le présume M. Héricart-Ferrand dans la lettre qu’il nous a fait l’honneur de nous écrire à ce sujet, et qui donne sur ce terrain des détails propres à faire très-bien connoître les cantons qu’il a visités (i).

(i) Voyez Ann. des Mines, vol. de 1821 , p. 4*9-

DE QUELQUES TERRAINS

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