‹ Description géologique des environs de ParisChapitre 87 sur 94 · C. Valve inférieure non épineuse · texte numérisé non relu

C. Valve inférieure non épineuse

Il seroit possible que cette coquille fût plutôt un podopsis qu’une plagiostome. C’est la seule qui présente l’ouverture triangulaire qu’on vient de mentionner, ouverture très-remarquable dans les podopsis.

Fig. 3. Plagiostoma Mantelli , A. Br (Pag* 84-)

Cette espèce s’éloigne beaucoup de la précédente , mais elle se rapproche aussi des autres plagiostomes et notamment du PI. gigantea, Sow. ; elleestsuborbiculaire, bombée, les plis d’accroissement sont très-sensibles , on ne voit de stries divergentes que sur les côtés antérieurs et postérieurs , l’oreillette antérieure est marquée de trois ou quatre gros plis longitudinaux, l’oreille postérieure est à peine sensible. Cette partie antérieure AB est profondément enfoncée.

Sur un individu des environs de Brighton , envoyé par M. Mantell.

Fig. 4. Mjtilus lœvis. Defr (Pag* i5.)

Cette coquille assez remarquable dans la craie , est de la collection de M. Defrance, l’échantillon étoit en mauvais état et mal caractérisé.

Fig. 5, A. B. C. Terebratula plicatilis, Sow. , tab. CXVIII , fig. 1 . (P. i5. ) Pour ne pas établir de nouvelles espèces dans un genre déjà si

nombreux, je rapporte celte térébratule au T. plicatilis deSow. , autant qu’il est possible de déterminer des espèces si voisines par des descriptions ou même par des figures lorsque celles-ci ne sont pas faites avec une grande pureté de contours et un soin minutieux.

Fig. 6, A. B. C. Terebratula alata } Lam. , n° 43 ( Pag. i5. )

Fig. 7, A. B. C. Terebratula caraea, Sow., t. XV, f. 5,6. (Pag. i5. )

Fig. 8, A. B. C. Terebratula octoplicata, Sow.,t.CXVIII,f. 2. (P.i5.)

( Il y a dans le texte pl. LXXXIII, fig. 1. C’est une erreur. )

Fig. 9, A. B. C. Magas pumiluSjSow., tab. CXIX, fig. i-5. (Pag. i5.)

Terebratula pumila , Lam. , n° 58.

La figure est presque le double de la grandeur ordinaire de celle coquille.

Fig. 10, A. E. F. G. H. I. Catillus Cuvieri , A. Br. . . . (Pag. i5.)

Inoceramus Cuvieri , Sow. , Park.

On a donné le nom d’ Inoceramus à des coquilles qui me semblent présenter des différences si nombreuses et si frappantes , que je n’ai pu me décider à les laisser réunies , malgré la loi que je me suis imposée de n’apporter aucun changement dans la division des coquilles , telle qu’elle a été établie par les maîtres de l’art. Il suffit de comparer les coquilles fossiles que je réunis ici sous le nom de Catillus avec les Inoceramus } fig. 1 1 et 1 2 , pl . VI , pour être frappé de cette dissemblance. Les espèces de ces deux genres habitent les terrains de craie , mais elles se trouvent dans des couches de ces terrains qui sont très-éloignées les unes des autres.

J’ai cru devoir conserver le nom d 'Inoceramus au genre composé des coquilles que M. Parkinson a fait connoître et figuré sous ce nom dans le premier volume des Transactions de la Soc. géol. de Londres, que M. Sowerby a établi et présenté sous le même nom à la Société linnéenne de Londres en 1 8 1 4 , et dont il vient de publier les figures dans les planches 3o5 et 3o6 de sa Conchyologie , et j’ai préféré donner un nouveau nom à l’espèce dont je ne vois de description et de figure exacte nulle part.

Je n’ai pu voir encore aucun individu entier de cette espèce, en sorte que le genre est lui-même difficile à caractériser 5 mais avecle secours des fragmensde charnières recueillies dans diverses collections , avec les figures publiées par MM. Parkinson et Mantell , on peut arriver à caractériser suffisamment ce genre pour le faire reconnoître par les géologues , et leur donner le moyen de désigner d’une manière uniforme une coquille si remarquable et qui se trouve si constamment dans la craie blanche.

Le Catillus (1) paroît êtreunecoquilleàvalves à peu près égales, dont la charnière disposée sur une ligne droite ( E. F. D. et dans la figure B), est formée d’une espèce de gros bourrelet comme tordu , creusé d’un sillon en cône très-allongé et d’un grand nombre de cavités propres à recevoir le ligament comme dans les Pernes. Ce bourrelet paroît se plier presque à angle droit ( D. H. G. ), pour former un des bords de la coquille ; il est probable que c’estle bord postérieur, et la surface arrondie et lisse de ce bord peut faire présumer qu’il y avoit dans cette place , ainsi que dans les Pernes, une ouverture par laquelle sortoit un byssus. En général, le Catillus me paroît avoir beaucoup de ressemblance avec les coquilles du genre Perne , et par conséquent différer considérablement des Inoceramus.

La première espèce , celle que je désigne par le nom de Catillus Cuvieri avec les conchyologistes anglais qui en ont fait mention , confirme par sa forme extérieure cette analogie.

Je n’ai jamais pu en voir des individus entiers , mais j’ai vu l’empreinte d’une coquille probablement entière sur le plafond d'une grande excavation des carrières de craie de Meudon ; je l’ai dessinée sur le lieu avec beaucoup de difficultés , en sorte que la figure A ne doit être considérée que comme une indication de la forme générale et des plis d’accroissement de cette coquille. Elle avoit 45 centimètres ( un pied six pouces ) au moins dans sa plus grande dimension , et 3o dans sa plus grande largeur 5 la ligne droite supérieure en A, indique la position de la charnière 5 cette coquille étoit très-plate , comme le faisoient déjà présumer les nombreux fragmens que l’on en connoissoit , fragmens qui sont à peine bombés , marqués de stries ou plis d’accroissement , quelquefois très-sensibles , très-réguliers , et s’imbriquant comme dans la figure 1 , ce qui fait soupçonner à M. Défiance qu’il y en a deux espèces très-voisines l’une de l’autre dans la craie , et la comparaison des fragmens des charnières contribue à appuyer cette opinion j on reconnoîtra dans la figure A à peu près la forme et les plis d’accroissement du Perna ephippium, les portions de charnières E , F , G et H , paroissent avoir appartenu à de trèsgros individus de cette espèce, puisque la figure F représente un morceau qui a 6 centimètres de long sur un diamètre de 2cent,5 ; il vient des environs d’Amiens. On sait que la structure de cette coquille est fibreuse , et que ses fibres très-fines, qui l’ont fait com-

(0 Nom d’une sorte de plat cliez les Romains.

parer à une coquille du genre pinne , sont perpendiculaires à la surface.

La figure B est copiée de la figure 8, pl. XXVII , de l’ouvrage de M. Mantell que nous avons déjà cité, et réduite d’environ un tiers -, elle étoit importante parce qu’elle fait bien voir la position de la charnière dans ce genre, quoique dans une espèce très-différente de la précédente et que nous n’avons pas encore trouvée dans la craie de France. C’est celle que M. Parkinson a nommée Inoceramus Lamarkii et que nous appellerons Catillus Lamarkii; il est probable que les charnières C et D appartiennent à des individus de cette espèce.

Fig. 1 1, A, B, C. Spatangus Coranguinum , Lam. , Anim. sans vert. ,

tom. III, pag. 32, n°. 5 ( Pag. 16. )

Cette espèce est principalement remarquable par sa forme en cœur, raccourcie etassez épaisse, etparla gouttière médiocrement profonde qui se rend de son sommet à sa bouche. Si l’on ne considéroit que sa figure générale on pourroit la confondre avec le Spcitangus gibbus Lam. ( Encycl., pl. CLVI.fig. 4, 5, 6.); mais celui-ci a le sommet infiniment plus élevé , en forme de dôme, et l’anus placé bien plus bas. Enfin le genre Ananchytes de Lamarck renferme des échinites absolument semblables aux Spatangues par la disposition des ouvertures qu’on a nommées bouche et anus , et l’un d’eux surtout ( Ananchytes Spatangus , Lamarck , An. sans vert. , tom. III , pag. 26 , n°. 9. ) ne paroît différer du Spatangus Coranguinum , que parce que ses ambulacres sont complets , ce qui est le caractère du genre où il est placé.

Fig. 12, A, B. Galerites albo-galerus , Lam., Anim. sans vert.,

tom. III, pag. 20 , n°. 1 (Pag. i5. )

Il estovo-conoïdal; son sommet offre une légère dépression 5 son anus est assez exactement placé dans le bord du test. Les espèces dont cet échinite se rapproche le plus , sont: i°. le Galerites vulgaris ; mais celui-ci est plus petit, plus ovoïde et point du tout conique. 20. Le Galerites pyramidalis , conique comme lui; mais présentant des faces assez planes dans les intervalles qui séparent les ambulacres entre eux , ce qui lui donne l’apparence d’une pyramide surbaissée.

Pl. V, Fig. 1 , A, B. Pecten asper , Lam. , tom. VI, pag. 180 , n°. 8. ( Pag. 84. ) C’est une des coquilles dont la présence est la plus commune et la plus constante dans la craie tufau , et peut-être dans le cal-

caire compacte qui lui est inférieur. B Profil réduit de ce peigne pour faire voir sa convexité longitudinale. On n’a terminé dans la figure que trois des espaces intercostaux.

Fig. 2, A,B,C. Podopsis truncata , Lam. , tom. VI, pag. 194, n°. i. (Pag- 83.)

A valve inférieure, face externe; B face interne montrant les replis du bord ; C crochet tronqué vu de profil.

Fig. 2, A, B. Podopsis striata j Defr.. . (Pag- 83.)

Cette espèce paroît différer beaucoup de la précédente par la troncature considérable du crochet de la valve inférieure , mais cette troncature est déjà indiquée dans l’espèce qui en a pris le nom. Il paroît que cette coquille étoit adhérente par cette partie. La dépression de la valve supérieure paroît être accidentelle.

De la collection de M. Defrance.

Fig. 4, A, B, C. Spatangus Bufo , A. Br (Pag- 84.)

Il est presque globuleux, sans gouttière antérieure, ayant les ambulacres courts et enfoncés , l’anus très-relevé dans une face marginale large. On pourroit présumer que cette espèce soit la même que le Sp. Prunella, Lamarck ; mais ni la phrase extrêmement brève qui la désigne , ni la figure très-imparfaite , n°. 2 , pl. XSN , de l’ouvrage de Faujas sur la montagne de Saint-Pierre, près Maestricht , ni la figure encore plus imparfaite de l’Encyclopédie méthodique , pl. CLVIII , fi g. 3-6 , que M. de Lamarck cite , ne peuvent suffire pour établir cette identité.

Fig. 5 , A , B, C. Spatangus suborbicularis } Defr (Pag- 84- )

Ovalaire un peu déprimé et appartenant à la division des Spatangues à quatre ambulacres visibles. Sa gouttière antérieure est plus étroite et plus profonde que celle du Spatangus ornatus ; ses ambulacres peu marqués et assez prolongés, sont formés par deux lignes de pores qui s’écartent insensiblement l’une de l’autre sans tendre à se rapprocher; l’espace inter-ambulacraire postérieur est légèrement caréné , ce qui relève la facette marginale sur le milieu de laquelle est percé l’anus.

Fig. 6 , A , B , C. Spatangus ornatus , Defr ( Pag. 86.)

Cette espèce voisine d’un Spatangue vivant , dont le test est conservé dans la collection du Muséum sous le nom de Spatangus planulatus , est cordiforme , déprimé, avec une gouttière antérieure large et peu profonde. Elle appartient à la division des Spatangues dont quatre ambulacres seulement sont bien apparens. Ces

>o DESCRIPTION GÉOLOGIQUE

ambulacres sont au niveau du test , et les lignes de pores , assez droites, dessinent plutôt des angles que des fleurons. Les intervalles des ambulacres présentent des points ocellés ou des tubercules plus ou moins nombreux , plus ou moins grands et toujours irrégulièrement disposés -, l’anus est percé sur le haut de la facette marginale postérieure. M. Desmarest décrit une variété de cette espèce des environs de Schio, dans le Vicentin, qui lui a été communiquée par M. Maraschini , et qui est particulièrement ‘ remarquable par la grosseur des points ocellés , qui d’ailleurs n’existent point dans l’espace inter-ambulacraire postérieur.

Fig. 7 , A, B, C. Ananchytes ov ata, Lam., t. III, p. 25, n°. i. (Pag. i5.) Cet échinite de forme ovale allongée assez régulière, médiocrement élevée et déprimée au sommet, sans gouttière antérieure, et très-légèrement carénée sur le milieu de l’espace inter-ambulacraire postérieur, a ses ambulacres très-peu marqués par deux doubles lignes de pores , qui sont même presque invisibles sous sa face inférieure. L ' Ananchytes gibba est celui qui s’en rapproche le plus par sa forme ovalaire, mais il est plus déprimé et sa carène postérieure est plus saillante.

V, Fig. 8 , A, B, C. Ananchytes hemispherica (moule siliceux), désignée p. i5 sous le nom de Ananchytes pustulosa , Lam.

Elle est ovale , mais moins allongée que la précédente , et plus surbaissée, sans néanmoins que son sommet soit aussi déprimé.

Par ce caractère elle s’éloigne surtout de X Ananchytes pustulosa de Lamarck, ou Echinocorytes pustulosus Leske dans Klein, tab.XVI, fig. A, B. — Encycl. , pl. CLIV, fig. \.

Cette Ananchytes pustulosa (que nous n’avons pas fait figurer) en diffère, ainsi que des Ananchytes ovata et gibba, par sa forme plus élevée, conoïde, et par son sommet saillant, mais un peu obtus. Sa figure a un peu d’analogie avec celle du Galerites albo-galerus ; mais les caractères génériques suffisent pour bien distinguer ces deux échinites. Cette espèce , qu’on trouve le plus souvent à l’état de moule siliceux, est remarquable par les protubérances bien apparentes qui correspondent aux pores du test , et que l’on a comparées à des pustules. L 'Ananchytes hemispherica en a de pareilles.

Fig. 9 , Aj B, C. Cidantes variolaris , A. Br (Pag. 84- )

Il appartient à la division des cidariles diadèmes de M. de Lamarck ; sa forme est tout-à-fait orbiculaire, fort déprimée. Chaque

DES ENVIRONS DE PARIS. 3ç)i

ambulacre renferme deux séries de tubercules de médiocre grosseur, perforés à leur sommet, et chaque espace inter-ambulacraire en offre quatre séries semblables entre elles , disposées par paires , à distance telle , qu’elles sont écartées également des séries ambulacraires. Quelques légers tubercules sont à la base de ces dernières et surtout dans l’espace qui sépare les deux paires. Il est possible que cette espèce soit la même que celle que M. de Lamarck a nommée Cidarites pseudodiadema ; mais une phrase caractéristique ne peut pas suffire pour distinguer une espèce qui ressemble à tant d’autres.

Fig. io, A, B. Pecten intextus , A. Br (Pag- 84- )

Les deux valves sont égales et très-peu bombées, les oreillettes manquent, les côtes longitudinales sont petites, nombreuses, égales , garnies de petites écailles relevées et creuses en dessous comme les aspérités d’une râpe. L’espace entre ces côtes est plane et orné de stries très-fines dirigées obliquement par rapport aux côtes , comme le représente à peu près la fig. io , B.

Pl. VI. Fig. i , A , B. Ammonites inflatus, Sow. , CLXXVIII. (Pag. 83 et 95. ) Les individus de cette espèce présentent des différences assez grandes qui paroissent dues à l’âge, et dont on peut prendre une idée en comparant dans la figure la disposition des premiers tours de la spire avec les derniers.

Fig. 2 , A, B. Ammonites rhotomagensis , Defr (Pag- 83. )

La forme presque carrée de son ouverture que fait bien voir la fig. A , et l’absence de la carène saillante, caractérisent assez bien cette espèce dans laquelle les petits et les grands individus se ressemblent beaucoup. Elle acquiert quelquefois plus d’un décimètre de diamètre.

Il a quelque ressemblance avecl’^. Mantelli de Sow. , tab. LV; mais en comparant les figures on reconnoîtra qu’il en diffère par plusieurs points.

Fig. 3, A, B, C. Ammonites Coupei } A. Br (Pag- 83.)

Son ouverture est rectangulaire au lieu d’être carrée , mais le rectangle est peu allongé. La figure C le représente vu par le dos.

Dédié à M. Coupé , le premier naturaliste qui ait donné une idée assez exacte des diflférens terrains qui constituent le sol du bassin de Paris.

Fig. 4, A, B. Ammonites Deluci , A. Br (Pag- 9^. )

Cet ammonite présente de nombreuses ressemblances avec XA.

3gi DESCRIPTION GÉOLOGIQUE

communis Sow . ; l 'A. Braikenridgii, Sow. , tab. CLXXXIV; et XA. Herveyi , Sow. , tab. CXCV, qui paroît être le même que le précédent; mais aucun de ces ammonites ne montre les tubercules qui réunissent alternativement deux côtes sur quatre dans XA. De luci. Ce caractèi'e joint à l’absence de toute carène me paroît distinguer assez nettement cette espèce.

Fig. 5, A, B, C. Ammonites varians , Sow. , tab. CLXXVI

(Pag- 83 et 99.)

Malgré les différences qu’offre l’individu figuré avec ceux auxquels M. Sowerby a donné ce nom , j’ai cru devoir l’y rapporter , pour ne pas trop multiplier les nouvelles espèces sans une nécessité évidente. D’ailleurs son nom indique, comme j’ai eu occasion de le remarquer, qu’il est susceptible d’offrir beaucoup de variétés. Il ressemble entièrement pour la disposition et le dessin des côtes saillantes à XA. Coupei } fig. 3 , mais il suffit de comparer la forme des ouvertures représentées dans la figure B pour reconnoître leur différence et celle qu’il offre aussi avec XA. vertebralis , Sow. , tab. CLXV.

Fig. 6, A, B. Ammonites Gentoni , Defr (Pag- 83.)

Une ouverture presque circulaire, trois rangées de tubercules sur le dos , point de carène réelle ou continue , un tubercule à l’extrémité intérieure de chaque troisième ou deuxième côte, caractérisent assez bien cette espèce. Elle paroît avoir quelque ressemblance avec l’ammonite figuré dansKnorr, P. II, pl. I, fig. 6, et nomme A. colubrinus par Reineke ( Mar. prot. Naut. , etc. , 1 8 1 8, pl. XII, fig. 72) qui cite Knorr ; mais il suffit de comparer ces figures avec la nôtre pour voir les différences réelles qui se trouvent entre ces coquilles (1).

Fig. 7 , A , B. Ammonites canteriatus , Defr (Pag. 95.)

(1) M. de Schlottheiin , dans son Mémoire inséré dans le Taschenbuch , etc. de Léonard , 7e. année, p. 35, avoit nommé Ammonites annulatus l’espèce figurée dans Knorr, pl. I, fig. 6 , etc. en citant cet auteur. Dans son nouvel ouvrage intitulé Petrefactenbunde , etc., il donne aussi un ammonite sous le nom d’ Annulatus , mais il ne cite plus Knorr; il rapporte néanmoins cet annulatus àl’ Amm. colubrinus de Reineke, qui cite la pl. I, fig. 6 de Knorr, et il donne , p. 73 , n°. 21 , le nom d 'A. bifurcatus à l’espèce de Knorr, à laquelle il avoit donné précédemment le nom d’ annulatus . Ces hésitations , dont ce naturaliste ne nous donne pas les motifs , jètent , dans une nomenclature dont la précision est si importante pour la géologie, une confusion qui en rend l’usage très-compliqué et par conséquent très-difiicile.

Il y a aussi dans Sowerby, tab. CCXXII , un Ammonites annulatus qui est encore différent et de XA. Gcntoni et des précédens.

En voyant cette espèce on la croit figurée presque partout , mais quand on compare cet ammonite avec ces figures , on ne peut lui en rapporter aucune exactement , il est bien probable que cela est en partie dû à leur imperfection.

C’est l’absence de carène et la disposition des côtes sur le dos en espèces de chevrons qui caractérisent cette espèce.

Il seroit donc possible que ce fût VA mm. de Knorr , II , I , tab. A , II , fig. i , cité par M. Schloltheim, comme figure de son Amm. franconiens , ou VA. dorsigerans de Schlottheim citant Bayer , oryct. nor. , tab. III , fig. 125 mais que peut-on déterminer d’après de telles figures ?

Fig. 8 , A , B. Gryphea Columba , Lam. , An. sans vert. , t. VI , p. 198 , n°. (Pag. 84.)

Celle qui est figurée ici se trouve assez constamment dans les terrains de craie tufau. Il y en a une autre du calcaire alpin qui lui ressemble beaucoup et dont il est même difficile de définir la différence. Ce pourroitlnen être l’espèce désignée par M. Schlottheim , sous le nom de Gryphites ratisbonensis , citant Knorr , II , pl. D , III , c, fig. i,2,3.

Fig. 9, A, B. Gryphea auricularis , A. Br (Pag- 85.)

Elle a bien quelques rapports avec le Gr. lituola, mais outre que la carène de celle-ci n’existe pas dans la Gr. auriculaire , cette dernière est généralement beaucoup plus petite. Il seroit possible que ce fût le Gr. angusta n° . 10, deM. de Lamarck, mais les espèces doivent être déterminées au moyen des livres qui sont à la disposition de tout le monde et non au moyen des collections. C’eût donc été annoncer une identité très - incertaine que de décider d’après une phrase d’une ligne qui peut convenir à bien des espèces (1), que celle que nous donnons est la même que la gryphée indiquée par cette phrase.

Cette espèce ou au moins une qui en est très-voisine se trouve à la Rochelle dans un terrain qu’on peut aussi rapporter à la craie tufau.

Fig. xo, A j, B. Cassis avellana, A. Br (Pag. 83, 96 , 100.)

On prend au premier aspect cette coquille pour une ampullaire ou un turbo , mais les dentelures de la partie interne du bord extérieur de l’ouverture, qu’on voit même sur les moules de l’intérieur, comme en B, le canal recourbé , le rebord de la lèvre en font

(1 Testa oblongà angustatà , curvâ, subtus obsolète carinata , unco lalerali.

un vrai casque assez voisiu du cassis obliquata ( buccinum obi. , Brocc. ), qui lui-même a des analogies de forme , de strie , etc. , avec l’espèce vivante nommée cassis granulosa.

Fig. 1 1 , A, B. Inoceramus concentricus , Park. , Trans. of. the geol. soc. , vol. V, pl. I , fig. 4- — Sow. , tab. CCCV. . ( Pag. 97 , 100. )

Fig . 12, A, B. Inoceramus sulcatus , id. , ib. , fig. 5. — Sow., tab. CCCVI (Pag. 97 > 100.)

Fig. i3. S caphites obliquas ^ Sow. , tab. XVIII , fig. 4-7 • (Pag. 83, 99.)

Fig. 14. Ammonites clavatus , Deluc (Pag. 99. )

Cette espèce est très -remarquable par ses tubercules saillans , un peu aplatis, disposés sur quatre rangées et sur un fond lisse ; et par sa double crête dentelée en scie, qui ne se remarquoit dans l’individu figuré qu’à l’extrémité de la spire.

Je n’ai trouvé ni dans Knorr, ni dans Sowerby, ni dans Reineke, ni même dans les collections que j’ai pu consulter, aucune espèce qu’on put confondre avec celle-ci.

Corps organisés fossiles de la craie ancienne.

Fig. 1. Ammonites Selliguinus , A. Br (Pag- 99-)

J’ai cru au premier aspect que cette espèce avoit été déjà déterminée , ou au moins indiquée par des figures , mais en la comparant avec celles qui lui ressemblent, telles que les ammonites Greenoughi j heterophyllus , etc., de Sowerby; et en comparant ces figures avec celle de Y ammonite que j’ai nommé Selliguinus , on verra des différences qu’il semble suffisant d’indiquer. Ainsi les côtes transversales, dontj’aurois vu quelques indices sur l’empreinte extérieure d’une partie de cet ammonite , et la forme de l’ouverture le distinguent du Greenoughi, ou du moins la figure n’est pas assez nette pour qu’on puisse en conclure l’identité. J’en dirai autant de Y heterophyllus dont M. Sowerby n’a pas donné la forme de l’ouverture, mais qu’on peut présumer d’après celle de la carène , etc.

Je ne tire aucune différence caractéristique de la forme ellipsoïde, quoiqu’elle se montre dans deux individus, il est très-possible quelle soit due à un état de compression particulier.

L’individu figuré qui m’a été donné par M. Selligue de Genève, a 22 centimètres dans sa plus grande dimension.

Fig. 2 , A , B , C. Ammonites Beudanti ( Pag. g5 , 99. )

Cette espèce a beaucoup de ressemblance avec Y A. discus de

Sow. , cependant si la figure de cet auteur est exacte , c’est-àdire, si elle représente les caractères de l’espèce et non les circonstances particulières à l’individu représenté , on voit que la forme de l’ouverture de Y A. Beudanti en diffère par les angles arrondis , que les premiers tours de spires ne sont pas entièrement recouverts, que les dentelures des articulations sont bien plus profondément découpées, etc. Cette espèce a été trouvée dernièrement par MM. Lajonkaire et Basterot à Rhetel , département des Ardennes, dans un terrain analogue à ceux des Fis et de la perte du Rhône. La figure 2, A, B, représentant un individu de la montagne des Fis, paroît avoir éprouvé le même mode de déformation que l’espèce précédente.

Fig. 3. Turrilites Bergen } A. Br ( Pag. 99. )

Au premier moment j’ai regardé cette espèce, très-commune à la montagne des Fis , comme semblable au Turr. costatus de Sainte- Catherine, près Rouen. Mais en comparant les figures on remarquera des différences qui sont constantes et qui consistent dans le nombre de rangées des tubercules qui est constamment de quatre dans le Turr. Bergen , dont trois sont dégagés des tours de spire et visibles, et dans la forme allongée de la rangée de tubercules qui est cachée par la spire , comme le représente la figure 3 , B.

Fig. 4- Turrilites costatus , Sow., tab. XXXVI (Pag- 83.)

Fig. 5 , A , B , C. Hamites rotundus , Sow. , tab. LXI, fig. 3

( Pag. 83 , 95. )

Fig. 6 , A , B. Hamites virgulatus , A. Br ( Pag. 99. )

La forme de sa coupe transversale qui est elliptique , et ses côtes plus écartées sont les seules différences qu’on puisse indiquer entre cette espèce et la précédente.

Fig. 7 , A, B , C. Hamites funatus , A. Br (Pag. 96, 99.)

La forme ellipsoïde de sa coupe transversale , mais surtout l’obliquité très-tranchée de ses côtes en sont le caractère distinctif.

Fig. 8 , A , B. Hamites canteriatus , A. Br ( Pag. 96. )

Celle-ci est cylindrique , les côtes sont horizontales , très-écartées , mais ce qui la caractérise essentiellement, si toutefois cette particularité est spécifique, c’est la réunion en forme de chevrons de plusieurs de ces côtes.

Fig. 9 , A , B , C. Ammonites cristatus , Deluc

(Pag. 9.5.)

Cette belle espèce de la craie inférieure de Folkstone, mentionnée pag. 87 , est remarquable par sa crête saillante et par ses côtes presque tranchantes, alternativement très-élevées et moins élevées. J’ai donné la figure du fragment qui m’a été confié par M. Deluc, parce que je n’ai trouvé cette espèce décrite ni figurée nulle part, et qu’elle est importante pour la comparaison avec l’espèce suivante.

Fig. 10, A , B, C. Ammonites subcristatus , Deluc ( Pag. g5. )

J’ai d’abord cru cet ammonite semblable à l’espèce précédente et en effet il en diffère peu. Les figures expriment beaucoup mieux ces différences que ne pourroit le faire une description qui par sa longueur nous éloigneroit de l’objet de cet ouvrage.

PL VIII. Différens corps organisés fossiles des couches de formation

marine des environs de Paris.

Fig. 1. Empreintes de feuilles et de végétaux des lits supérieurs du calcaire marin grossier.

Mentionnées page 32, 35, 166.

A. Phyllites mucroncita.

B C. Phyllites neriifolia.

D. Phyllites Lancœa.

E. Palmacites parisiensis.

F. Culmites nodosus.

G. Tige ou culmites indéterminable.

Ces empreintes et celles de la figure 6 sont décrites à l’article des végétaux fossiles.

Fig. 2, A, B. Turbinolia elliptica , A. Br (Pag. 33.)

A. Réunion des lames grossie.

B. Face latérale d’une des lames de l’intérieur.

Cette espèce , très-commune à Chaumont , a sa base ellipsoïde et diffère parla du turbinolia carjophjllus de Lam. 5 elle est plus longue et moins comprimée que la Turb. compressa de Lamouroux.

Fig. 3. Turbinolia sulcata, Lam (Pag. 33.)

Fig. 4- Turbinolia crispa , Lam., Enc. , pl. CCCCLXXXHI, fig. 4- * (Pag- 33.)

Fig. 5 , A , B. Fungia Guettardi , A. Br. — Guettard, tom. 3, pl. XIJ, fig- 1-8 (Pag. 34.)

Fig. 6. Culmites ambiguus , Ad. Br.

Fig. 7 , A . B. Cytherea? convexa, A. Br. (Pag. 4 G, » 222 et 226. )

^F^ 8? E ^ } Qytherea ? plana ^ A. Br.

Fig. 7 , S. Spirorbis ? mêlées avec ces coquilles. . . ( Pag. 222 et 226. ) L’état de conservation de ces coquilles et surtout l’ignorance où nous sommes de la forme de la charnière des coquilles bivalves, ne nous a permis de rapporter qu’avec doute ces différentes coquilles aux genres sous lesquels nous les avons désignées. La forme des bivalves est la seule circonstance qui les rapproche des cythérées, elles pourroient appartenir également à des unio , à des crassines et même à des cyrènes.

Fig. 9, A, B. Lunulites urceolata , Lam ( Pag. 34- )

A. Détail des pores.

Au sommet de la figure entière vers le point A , on voit un petit grain de quarz transparent qui se trouve constamment à la partie supérieure de ce polypier , et qui semble être le point d’appui à l’entour duquel les cellules des polypes ont commencé à se réunir; on le trouve sur les plus petits lunulites qui sont plats et qui n’ont encore que 3 à 4 rangées de pores.

Fig. io, A , B. Amphiioïtes parisiensis , Desm. , Nouv. bull, des Sc. ,

tom. II, pl. II, fig. 44 (Pag* a34* )

Corps marin dont les empreintes se trouvent sur les marnes inférieures du gypse à la Hutte-au-Garde au N. O. de Montmartre , et sur les pierres calcaires de la plaine de Montrouge.

A. Tige rameuse.

B. Partie de la tige faisant voir les cils qui la garnissent.

Page 1