‹ Description géologique des environs de ParisChapitre 88 sur 94 · IX. Corps organisés fossiles des terrains de craie ancienne · texte numérisé non relu

IX. Corps organisés fossiles des terrains de craie ancienne

Fi'g. 1 , A, B, C. Terebratula semiglobosa, Sow. , tab. XV, fig. 9. . .

( Pag. 84. )

Fig. 2, A, B. C. Terebratula Gallina , A. Br (Pag- 84.)

Le nombre des térébratules plissées comme celle-ci est très-considérable , les espèces dont elle se rapproche le plus sont : le Ter. plicatilis ; mais elle est plus large , moins bombée et présente au moins neuf plis dans la partie moyenne qui descendent insensiblement vers ceux des parties latérales au lieu de finir tout à coup

et par une ligne droite; le Ter. alata; celle-ci est bien plus large, plus déprimée, etc.

Fig. 3, A , B , C. Terebratula p ectita , Sow. , tab. CXXXVI1I, fig. i. (Pag- B4-)

Fig. 4, A, B, C. Orbitolites lenticulata , Lam. , An. sans vert. , t. II, pag. 197 , n°. 3, sous le nom d 'orbulites ; mais ce nom ayant été déjà donné par M. de Lamarck à une coquille de la famille des ammonites , il m’a paru convenable de restituer à ce polypier celui d’orbitolites que ce même naturaliste lui avoit donné précédemment , et qui aura été probablement altéré par mégarde.

Fig. 5 , A , B. Trigonia s cabra , Lam. , Enc. , pl. CCXXX'VII , fig. 1.

(Pag- 97-)

Fig. 6. Spondylus ? Strigilis , A. Br ( Pag. 97. )

J’ai hésité entre le genre spondyle et le genre placune dans la détermination de cette coquille. Les côtes épineuses , à très-courtes épines et un indice d’oreille la rapprochent des spondyles. L’une des deux valves est un peu plus plate que l’autre, toutes deux sont marquées des mêmes côtes divergentes presque épineuses.

Mais une coquille qui ressemble beaucoup à celle-ci par la forme, l’aplatissement , les côtes divergentes composées d’une série d’épines courtes mais creusées en dessous , et qui se montre adhérente en grand nombre sur une giyphea arcuata , laisse voir sur la valve adhérente une charnière composée de deux dents divergentes absolument semblables à celles des placunes. Or , comme nous n’avons pu voir la charnière de la coquille dont nous donnons ici

la figure , la question reste indécise.

Fig. 7, A, B. Trochus Gurgitis , A. Br ( Pag. 96. )

Fig. 8, A, B. Trochus? Rhodani , A. Br (Pag- 96. )

On ne peut douter que la coquille précédente n’appartienne au genre trochus, quoique ni l’ombilic, ni l’ouverture ne soient visibles , la forme suffit ; mais celle-ci beaucoup plus aplatie , s’éloigne davantage de ce genre pour se rapprocher des solarium qui ne sont eux-mêmes qu’une division du genre trochus.

Fig. 9, A, B. Trochus ? cirroides , A. Br ( Pag. 96.)

Ce que j’en ai dit dans le texte suffit pour faire remarquer ce que cette coquille fossile offre de particulier.

Fig. io. Cerithium excavatum , A. Br.

Quoique je n’aie pas vu l’ouverture de cette coquille parfaitement dégagée, je ne doute presque pas que ce ne soit une céritlie. Elle est lisse, ses tours de spire excavés offrent un caractère qui ne se voit dans aucune autre espèce , mais qui se présente dans une coquille du calcaire compacte du Jura qui paroît appartenir à un genre voisin des turri telles.

Fig. ii, A , B , C. Giyphea Aquila, A. Br ( Pag. 96. )

Cette gryphée montre beaucoup de ressemblance avec celle que M. de Lamarck a indiquée sous le nom de Gr. lituola , mais la carène est ici beaucoup moins sentie et les plis plus marqués. Elle paroît aussi avoir de l’analogie avec le gryphea plicatajhku.^w0 y.

Les figures A, B représentent les individus de la perte du Rhône, et la figure C , celui des environs de la Rochelle 5 j’attribue aux corps sur lesquels ce dernier s’est attaché les plis obliques qu’il présente.

Fig. 12 , A, B , C. Spantangus lœvis , Deluc ( Pag. 97. )

Celui-ci est en cœur un peu déprimé, et légèrement bombé en dessus , sa partie postérieure étant assez largement tronquée. Sa forme générale est analogue à celle du spatangus oblongus de Deluc, et de Yechinus quaternatus de Schlotheim. Néanmoins il en diffère éminemment en ce que les cinq ambulacres sont bien appareils , ce qui le rapporte à la seconde division des spatangues de M. de Lamarck. Sa gouttière antérieure est à peine indiquée ; ses ambulacres à fleur du test , sont très-peu appareils et se prolongent jusqu’aux bords , sans que les lignes de pores qui les forment paroissent tendre à se rapprocher.

PL IX, Fig. i3. Galentes Rotula , A. Br (Pag- 100.)

( Moule intérieur. ) Cette espèce qui doit être rapportée au genre Galerite à cause de sa forme orbiculaire , se rapproche assez des Nucléolites par la position relevée de son anus , et a été décrite dans le texte sous ce nom, mais avec doute. Un examen plus approfondi fait par M. Desmarest, de plusieurs individus , l’a décidé à rapporter cet échinite au genre Galerite ; il est hémisphérique , sa face intérieure est plane et granulée , et la supérieure régulièrement arrondie. Les pièces qui composent son test , étant planes , il en résulte qu’elles présentent en totalité des faces méplates concentriques.

Fig. 14, A, B, C. Nucleolites Castanea } A. Br (Pag- 100.)

(Moule intérieur). Ovale, plus large en avant qu’en arrière,

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peu élevé pour sa longueur. Cet écliinite, dont la forme générale est celle des Nucléolites, a l’anus placé un peu bas , comparativement à celui des autres espèces de ce genre. Les ambulacres sont bien distincts et striés en travers.

Fig. 1 5 , A , B , C. Lutraiia ? Gurgitis , A. Br ( Pag. 97 . )

Quoique je n’aie pas pu voir la charnière de cette coquille , je ne puis guère douter qu’elle n’appartienne au genr e Lutraire; sa forme, la position du crochet , l’ouverture postérieure baillante, la disposition des plis d’accroissement, sont des caractères qui concourent à le prouver . Elle diffère de celles du calcaire compacte du Jura par des caractères spécifiques que je ne puis indiquer ici , mais que la figure que j’ai donnée ailleurs (1) du lutmria jurassi font voir suffisamment.

Fig. 16, A, B, C. Turrilites? Babeli , A. Br ( Pag. 99.)

Je n’ai vu qu’un fragment de cette coquille 5 l’obliquité du plan de la spire suffit pour faire voir qu’il ne peut provenir d’un ammonite , et il est difficile de présumer que ce soit à la compression qu’il doive cette disposition. C’est alors aux turrilites qu’on doit le rapporter , et je ne connois aucune espèce avec laquelle on puisse le confondre.

La figure C montre la coupe transversale et indique par conséquent à peu près la forme de l’ouverture.

Fig. 17 , A, B , C. Nucleolites depressa , A. Br (Pag- 100. )

J’avois soupçonné que cet écliinite pouvoit être une Galerite et même l’espèce nommée par M. de Lamarck G. depressus ,• M. Desmarest pense que c’est une Nucléolite, et comme il a fait une étude spéciale de cette famille et qu’il a même bien voulu contribuer à la description des espèces figurées dans ces planches , j’ai dû me rendre à son opinion.

Cette Nucléolite est assez régulièrement ovalaire , médiocrement bombée , ses lignes d’ambulacres sont peu apparentes, ce qui est peut-être causé parle mauvais état du fossile, qui paroît avoir perdu son test et être un moule intérieur. L’anus est percé , dans le bord un peu plus haut que dans le nucleolites Castanea , mais moins que dans les autres espèces du même genre.

PI. X. Végétaux fossiles des terrains de Paris , par M. Ad. Brongniart.

Fig. 1. Endogenites echinatus.

(1) Arm. des Mines, 1821 , p. 570 , pl. VU, fig. 4-

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Fig. 2. Phyllites multinervis.

Fig. 3. Equisetum brachyodon.

a. b. De grandeur naturelle.

A. B. Les mêmes grossis.

Fig. 4- P hy llites remiformis.

Fig. 5. P hy lûtes retus a.

Fig. 6. Phyllites spatulata.

Fig. 7. Phyllites linearis.

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