TOMBEAU DE LOUIS DE BRÉZÉ
Le tombeau de Louis de Brézé, placé à droite de la chapelle, est d'une composition beaucoup plus pure que le précédent : con-^ sidéré c6mme mdnument d'architecture et
de sculpture 9 il se rapproche darantage de la perfection de l'art, dégagé qu'il est de tout ornement du style qui venait d'expirer , pour faire place à des conceptions plus classiques. Ce mausolée, l'un des plus beaux ouvrages du seizième siècle, a sS pieds 4 pouces de haut sur lo de large : il est posé sur un soubassement en marbre noir; au milieu se voit un sarcophage de même marbre d^une très-belle forme, sur lequel est couchée la statue en albâtre du duc de Brézé, représenté dans l'état de mort, la tête légèrement inclinée en arrière comme pour trouver un point d'appui, et à demi coiffé d'un linceul , les yeux caves et dans un commencement de décomposition physique. Cette statue, habilement mo* delée , fixe principalement l'attention des artistes, et prouve une connaissance approfondie de l'anatomie. Au*dessus de l'effigie du duc, sur un grand panneau d'albâtre, sont deux cartouches formés d'entrelacs, qui contenaiept deux inscriptions, dont l'une a été conservée et replacée par feu M, Riaux, de Rouen ; la voici :
LOYS DE BRBSZÉ ,. EN SON YIVAJNT GHEVÀLiSa DE JLORDEE PREMIER CBAMD^LAN DU ROT »
GRAND SénESCHAL LIEUTBNAN1H>él«ÉRAL ET GOCYERNBUR PO^ LED. S*^ BN SES PATS BT DUCHÉ DE NORRENDIE , CAPITAINE BB CENT GENTILZ HOMMES DE LA MAISON DUD* S^ ET DE CENT HOMMES DARMES DE SES ORDONNANCES CAPITAINE DE ROUEN ET DE CABN. CONTE DE MAULEYRIER, BARON DB MAUNT Et DU BEC CRESPIN y SEIGNE^ GHASTELLAm DE NOGENT LE ROY. ENNET. BRÉYAL ET MONCHAUYET.
APRÈS AYOIR YESCU PAR LE COURS DE NATU- RE EN CE MONDE EN YERTU JUSQUES A LAA- GE DE LXXn ANS y LA MORT LA FAlCT MBCTRE EN CE TOMBEAU, POUR RETOURNES YIYRE PERPÉTUELLEMENT. LEQUEL DÉCÉDA LE DT- MENCE X&iri^ JOUR DB JUILLET MIL Y^. XXXL
L'autre inscription n'a pas été retrouvée; mais comme elle est rapportée dans V Histoire de la Cathédrale y de dom Pommeraye, il serait convenable de la rétablir; on a lieu d'être surpris que les administrateurs de la fabrique n'aient pas encore pris ce soin ; voici cette se*conde épitaphe, qui était écrite en lettres d'or sur un marbre noir :