‹ Description historique et géographique de l'Asie Mineure, comprenant les temps anciens, le moyen age et les temps modernes, avec un précis détaillé des voyages qui ont été faits dans la péninsule, depuis l'époque des croisades jusqu'aux temps les plus récents; précédé d'un tableau de l'hstoire géographique de l'Asie, depuis les plus anciens temps jusqu'à nos joursChapitre 186 sur 189 · VOYAGE DE BE.N-BÀTOCTA · texte numérisé non relu

VOYAGE DE BE.N-BÀTOCTA

visiter toutes les places de ses États, on disait que jamais il ne demeurait un mois entier même dans Brousse sa capitale.

De Boursa, le voyageur se dirige sur Iaznik (Isnik, ou Nicée), Le père d'Orkhan avait assiégé cette place vingt ans auparavant (0 ; mais c'était Orkhan lui-même qui s'en était rendu maître après deux ans de siège. 11 y a à Iaznik un lac de 8 milles d'étendue. Prenant de là sa route à l'Est, Ben Batouta passe le Sakar, voit MotorniW, BouliW, Kardai Boulil*), BarlouW, et enfin Kastamounia , une des plus grandes et des plus belles villes de ces contrées et résidence du puissant sulthan Soleïman. Le sulthan de Kastamounia possédait aussi la ville maritime de Sanoub (Sinub, ou Sinope) , où Ben Batouta, disant adieu aux rivages de Boum , s'embarqua pour traverser la mer Noire et aborder au pays de Krim.

Nous n'avons presque donné que l'itinéraire des courses de Ben Balouta en Asie-Mineure; ce rapide extrait permettra cependant d'apprécier de quel intérêt est la relation du voyageur arabe, pour compléter la connaissance que les autres documents de la même époque nous peuvent donner de l'état de la Péninsule au commencement du quatorzième siècle. Nulle part nous ne voyons se dessiner d'une manière aussi complète la physionomie tout à fait nouvelle que la domination turque a fait prendre à la nomenclature géographique. Batouta confirme d'ailleurs, et complète quelquefois les trop vagues renseignemculs que les chroniqueurs contemporains nous fournissent sur les diverses principautés turques qui surgirent simultanément des débris du sulthanat d'iconium ; jusqu'à un certain point aussi, il peut suppléer au silence de l'histoire quant à la situation intérieure des villes et des populations , à cette époque encore si

* Cette indication, qui ne peut se rapporter qu'à l'expédition de 1308, fixerait le passage de Ben Batouta à l'année 1328, ce qui d'ailleurs concorde bien avec les autres dates du voyage.

* Mouderll, l'ancienne Modrena.

* Boli , que l'on croit être la Claudiopolis des géographes de l'époque romaine.

4 Kérédiboll ou Kérédèh , l'ancienne Cratia Flaviopolis.

9 Nous ne voyons pas à quelle localité peut s'appliquer ce nom. Balndlr et Hamiiiamlu sont les deux seules places notables qui se rencontrent sur la route de Kércdèh à Kaslamouui ; Omerlu est trop loin hors de celle route.

518 ASIE-MINEURE. [l4* SIECLE AP. J.-C.

voisine des terribles agitations qui venaient de remuer et de désoler la contrée tout entière. Enfin, à ne considérer que l'étendue même et la direction des routes suivies par Ben Batouta, depuis les eôles de la nier Égée jusqu'aux bords de l'Euphrate, on peut dire que bien peu de voyageurs ont depuis lors autant prolongé leurs explorations et porté leurs pas dans des cantons d'un aussi grand intérêt.. Une seule condition, une seule, manque au voyageur arabe, de même qu'à tous les voyageurs orientaux, pour rendre ses relations aussi fructueuses pour. la géographie positive qu'elles sont intéressantes pour l'histoire géographique : c'est la méthode scientifique, avec la rigoureuse exactitude de ses observations. Mais celle condition à laquelle sont attachés les progrès réels delà science, plusieurs siècles encore vont s'écouler avant que nous ne la rencontrions chez les voyageurs européens eux-mêmes ; c'est aux explorateurs de notre époque qu'en appartient exclusivement l'honneur.

APPENDICE AU CHAPITRE XIII

Description nautique de la côte méridionale de V Asie-Mineure , tirée du Liber Seoretormn Fidelium Crucit de Marino Sanudo.

(Commencement du xiv* siècle).

De Cramela (0 au mont Caybo (2\ N. 0. (per magistrum),

20 milles W.

Du mont Caybo àZaiVws, 0. S. 0. (per occidenlem versus Garbinum), 15 milles.

De Laïass au port Pallos {Portas Pallorum (<)), 0. S. 0.

1 Sanudo (c. 25, p. 85) compte 15 milles de Cramela à Alexandrctte , ce qui est la distance d Alexandrette au site de l'ancien Issos ; Il est à remarquer d'ailleurs que, sur la carte qui accompagne le portulan, le golfe d'Jssos est désigné sous le nom de Golfe de Cramela. Les 35 milles marqués entre Cramela et Laïass (Aïas) mesurent d'ailleurs assez exactement cet intervalle. Cramela doit donc se placer vers l'embouchure du Pinarus. Ajoutons que Sanudo désigne ce lieu, d'ailleurs inconnu, comme étant alors sur la limite commune des terres du roi d'Arménie et des sulthans d'Égypte. Nous savons par Willebrand (ci-dessus, p. û88) que précédemment cette limite avait été un peu plus au Sud. Nous avons comparé ce portulan de Sanudo avec la belle carte catalane de 1375, qui existe à notre dépôt des cartes de la Bibliothèque Royale, ainsi qu'avec l'atlas de Petro Vessconle, de 1318; sur la carte catalane, on lit Caramela.

* C'est un des sommets des contreforts que l'Amanus septentrional envolé jusqu'aux bords du golfe d'Issos, non loin des anciennes Pyles Amanides, le défilé actuel de Démir-Kapou.

* Les dislances du Portulan, rapportées sur la carte, montrent que le mille employé ici est le mille nautique d'environ 60 au degré, le plus répandu dans la Méditerranée, et qui était en outre autrefois le mille spécial de Venise.

* Cette distance, à partir d'AIas, nous porte un peu au delà du point où la grande carte de KJepert, d'après celle de Beaufort, place l'embouchure actuelle du Djihoun, laquelle n'existait pas encore, à ce qu'il paraît, au quatorzième siècle, ce qui vient en confirmation d'un passage d'Anne Comnène cité par le capitaine Beaufort (Karamania, p. 283). De grands changements se sont opérés dans l'aspect de celte côte depuis les temps anciens; et il semble, comme nous le ferons voir dans la note suivante, que le Pyramos ait eu un écoulement intermédiaire entre l'ancien lit et le lit actuel, avant de prendre définitivement la direction que sa partie inférieure suit aujourd'hui.

APPENDICE AD CHAPITRE XIII

(inter Garbinum et Occidentem) , 10 milles. — Laiass a un port, et devant soi un bas-fonds {sicca) , et un mouillage du côté de la terre-ferme.

Du port Pallos à l'embouchure de la rivière de Malmistra f*)f 10 milles, en naviguant au S. 0. (per Garbinum). — Il est à noter que l'on doit faire le salut d'honneur à un demi-mille de ce point nommé port Pallos, et si l'on y entre, on y trouvera un pavillon qui y reste arboré à demeure. 11 faut en approcher avec précaution.

De l'embouchure de la rivière de Malmistra à Malo (2), 10 milles, 0. N. 0. {versus Magistrum per occidentem). Malo a un port, au devant duquel sont deux îlots distants de la terre ferme d'un quart du mille, et on y est remorqué au moyen de cordes. On jette l'ancre du côté de la terre ferme , où on trouve de deux à trois brasses d'eau.

De Malo, qui est une place fortifiée, jusqu'à l'embouchure de la rivière d' A dena, 0. N. 0., 20 milles.

De l'embouchure de la rivière d'Adena à l'embouchure de la rivière de Tarse, 20 milles (3), 0. N. 0.

De l'embouchure de la rivière de Tarse à Curco, 0. S. 0. {Garbinum versus per Occidentem), on compte 40 milles. Devant ledit Curco, on trouve quelques îlesW.

De Curco à l'embouchure de la rivière de Salef, 10 milles, 0. S. 0.

* II est clair, d'après cette indication , que le Pyramos se jetait alors dans la mer a travers les vaste* lagunes qui existent maintenant dans l'intervalle de l'embouchure actuelle à l'ancien lit sur lequel était située la ville de Mallos.

* C'est l'ancienne Mallos , qui n'existe plus aujourd'hui. Tous les anciens s'accordent à placer Mallos sur le Pyramos, non loin de la mer — La distance donnée parle portulan entre la station précédente, fauces fluminis Mal' mistrœ, tt celle ci , nous porte un peu à l'Ouest du point où la carte du capil. Beaufort indique l'ancienne bouche du Pyramus. - La carte catalane écrit Mallo.

8 Chiffre évidemment corrompu. C'est 2 milles qu'il faut lire.

* Entre Tarse et Curco. la carte catalane inscrit trois noms : Lamo (le Lamas de nos cartes actuelles), Bonbolizo et Ianuzo. Ce dernier lieu parait être Ilasch , entre Lamos et Korghos ; et le mot Bonbolizo semblerait garder la trace de l'ancien nom de Pompeiopolis , n'était-ce que Pompdopolis était entre Tarse et Lamos.

APPENDICI? AD CHAPITRE XIII

De la rivière de Salef à Lena de LabagaxaW, 10 milles, S. 0. (à Grœco et à Garbino). — Ce point de Labagaxa est bas et uni. Le fond y est sablonneux, et la mer est peu profonde jusqu'à la distance de près d'un mille.

De Labagaxa au port Pino W, 15 milles , N. 0. (à Syroco et à Magistro). Ce port est assez spacieux et a un bon fond.

Du port Pino à Porto Cavalière, 10 milles, 0. jS. 0. (per quartam Ponentis versus Garbinum). Ce port a un bon abri et un bon fond.

De Porto Cavalière au Scoglio Prodensal (*), 15 milles , 0. Derrière cette île il y a un abri et beaucoup d'eau ; et sur ladite île il y a quelques murailles, non loin desquelles est un abri.

De Scoglio Prodensal à Sequin, on compte 60 milles, faisant route à l'O. 7 S. 0. On y peut jeter l'ancre, et on y est à couvert du côté du couchant. Sequin a pareillement une rivière, qui se jette dans la mer (*).

1 Ce droit être la pointe avancée marquée sur la carte du capit. Beau fort, sous le nom de Lissan-el-Kahpèh , l'ancien Sarpedonium Promontorium , trèsexactement désigné dans le Sladiasme par les mots èrt àxpav àfjLjxtôoTj <jtevt4v , lapiteôoviav xaXoujxévTjv, «vers la pointe étroite et sablonneuse appelée Sarpedonia»,

2 Ce nom , qui doit être cherché au fond du golfe que la pointe de Lissan couvre à l'Est, nous paraît répondre au Mylè du Stadiasme.

9 Ce nom, que quelques vieilles cartes italiennes changent en Provençal, ne garderait-il pas les traces de V Aphrodisias du Stadiasme? Postérieurement an quatorzième siècle, l'usage a prévalu d'appliquer le nom à'tle Provençale à l'Ile qui est au nord de Porto Cavalière; mais cette Ile ne saurait être le Scoglio Prodensal de notre portulan. Nous devons dire, toutefois, que dans la carte catalane, la Proental précède Porto Cavalière.

4 Cette rivière est évidemment le Sighy-lchal de la grande carte de M. Kie* pert. D'Anville (Asie-Mineure de sa troisième partie de la carte d'Europe) nomme cette rivière Draganto; mais il y marque, non loin de l'erabôuchure, un lieu du nom de Siki , assis sur une montagne. Il est beaucoup question de ce château de Siki ou Sighi dans les documents de quinzième siècle. L'embouchure de la rivière de Sighy est à 10 milles nautiques vers l'Est du cap Anamour, et à environ 35 milles Ouest de Porto Cavalière. Le chiffre de Sanudo serait donc fautif sur ce point; aussi ne le donne-t-il qu'avec l'expression du doute, «Sexaginta milliaria esse dicunlur.n II ne nous parait pas douteux, du reste, qu'à partir de Porto Cavalière , le module du mille employé pour marquer les distances ne soit plus guère que la moitié de celui que nous avons reconnu jusqu'ici pour le mille nautique de 60 au degré. Sanudo, qui aura compilé son portulan d'après des matériaux de source différente, ne s'est pas

522 APPENDICE AL' CflAPlTRE XIII.

De Sequin à Stallimuro (0, 20 milles, S. 0. On peut jeter l'ancre à Stallimuro , et on est pareillement à couvert du coté du Couchant.

De Stallimuro à Calandro (*) , 30 milles, N. 0. Il y a un bon port.

De Calandro à Salmade (3), 25 milles, N. 0. j 0. De Salmade à Antiochetay on compte 20 milles, naviguant à l'O. N. 0.

D'Antiocheta (lisez de Salmade; à Castel Lombardo (*), 25 milles, 0. f N. 0.

De Castel Lombardo à Candeloro, 10 milles, 0. Candeloro est une ville avec un port ouvert au Sud-Ouest (*).

De Candeloro à Scogtio Sancto Focha, 30 milles, O.N.O».

De Scoglio Sancto Focha à Satalia la Vieille, 40 milles, N. 0. | 0. (*>.

De Satalia la Vieille à la Nouvelle Satalia, il y a, dit-on,

aperçu de ce changement. Le nouveau mille qu'il emploie, de Porto Cavalière à Satalia Nova, est sans doute quelque mille grec local. — Entre Porto Cavalière et Sequin, la carte catalane marque cinq noms i Papadolla (Papadoulatchaï, au N. O. de Capo Cavalière), Pallopolli, Crionari ou Cap Noir, Spurie et Insula de Olline.

1 Évidemment Anemour.

' Karadran, l'ancienne Kharadros-

s Selinti , l'ancienne Selimis-Trajanopolis.

* Ce Casl< 1 Lombardo ne diffère probablement pas du Castel Vbaldo des vieilles cartes italiennes dont d'Anville, faute de matériaux meilleurs, s'est servi pour le tracé, très défectueux sur ses cartes, de cette partie de la côte. Il identifie Castel Ubaldo avec Alanich (Alaïa). Aucun de ces vieux noms italiens, comme le fait observer le cap laine Beaufort {Karamania, p. 168) n'est aujourd'hui connu dans ces parages.

* Celle indication , aussi bien que la distance , répondent à l'emplacement d'Alaïa (voy. Beaufort, Karamania , p. 166).

6 La carte du capitaine Beaufort marque plusieurs Iles le long du rivage à la distance indiquée par le portulan. Ces Iles sont peu éloignées vers l'Est du Kara-Bouroun ou Cap Noir. — Entre Candeloro et Satalia la Vieille , la carte catalane marque San Nicolao et San Grigor.

7 C'est une localité aujourd'hui inhabitée, que le capitaine Beaufort (Karamania , 139) désigne comme représentant l'ancienne Sidô, mais à laquelle la tradition du pays attache, on ne sait sur quel fondement, le nom d'Eski Adalia^ ou Adalia la Vieille. Cette tradition remonte loin, puisqu'elle existait déjà au quatorzième siècle. Il est cerlain que l'ancienne Atalla était bien plus rapprochée de la ville qui a reçu le nom d'Alalia Nova, aujourd'hui

APPENDICE AU CHAPITRE XIII

40 milles, 0. La Nouvelle Satalia est une grande ville , en avant de laquelle il y a un ceueil qui s'étend bien à 8 milles en mer, écucil qui porte le nom particulier ftAgiopendi. On y trouve un bon abri.

De la Nouvelle Satalic à Renathia^), 15 milles W. Satalia a un bon port , sûr du côté de la terre, et dans lequel se jette un fleuve.

De Renathia aux Cyprianes, 10 milles — Renathia a un bon port dans une île , sûr du côté de la terre et de la mer. Elle a aussi de l'eau de rivière en abondance.

Des Cypriancs à Porto Genovese, 10 milles. — Le port est sûr, pourvu que ceux qui y abordent se gardent des Turks , tant du côté de la terre que du côté de la mer. La plage ne manque pas d'eau de rivière.

De Porto Genovese à Chipasco, 8 milles. C'est un bon port, avec une rivière. Néanmoins il faut se tenir en garde contre les gens du pays.

De Chipasco à Cambruxa, 6 milles. 11 y a un bon mouillage et l'eau y abonde. 11 y a en avant de ce port une île W qui en est éloignée d'environ 3 milles.

De Cambruxa aux écueils Chelidoni, 10 milles faibles. Il y a un mouillage, et on y jette l'ancre. Néanmoins du côté de la mer l'abri est peu sûr, quoiqu'il puisse être sans danger du côté de terre de la part des habitants.

Des Chelidoni à San Stefano, 3 milles. Il y a un bon port et abondance d'eau. Il faut pourtant se défier des gens du pays.

Du port Santo Stefano à Scoglio Finigha 15 milles. Bon port entouré d'écueils, avec de l'eau de citerne. Il faut cependant se garder du côté de la terre. A 6 milles de distance dans les terres

changé en Satalièh, et qui répond à VOlbia des auteurs classiques [voy. ci-dessus, p. 409). Il y a dans tout ceci une singulière complication de méprises.

* Ernatia de d'AnUlle, l'île Rachat du capit. Beau fort.

* Ici commence un nouveau portulan. Les directions cessent d'être marquées, et a partir de Renathia ou Rachat, les distances sont de nouveau indiquées en milles de 60 au degré.

» Grambousa.

* Phinoka. — Ici nouveau changement dans la valeur du mille. La mesure employée jusqu'à la fin du portulan répond assez exactement au mille grec ordinaire , dont trois ne valent que deux milles nautiques.

APPENDICE AU CHAPITRÉ XIIÏ

il y a un château ; de plus, les montagnes voisines sont infestées tant de Grecs que de Turks.

De Finigha à Santo Nicholao deStamiri (0f 15 milles. Il y a aussi un bon port, sûr du côté de la mer; mais du côté de la terre il faut faire bonne garde. L'entrée du port est étroite, et il y a là nombre de sources d eau douce qui vont se perdre dans la mer.

De Santo-Nicliolao de Stamiri à Caccàbo 5 milles. Il v a un bon port, et de l'eau de citerne dans les îlots. A l'opposé du port, il y a un estuaire. Il faut se tenir en garde contre les gens du pays.

De Caccabo à Vile des Courants , 20 milles. 11 y a un bon mouillage, abondance d'eau de citernes, et il n'y a rien à craindre de la part des habitants du côté de la terre.

De File des Courants à Ghia, A milles. Il y a un bon port, sûr du côté de la mer , quoiqu'il le soit moins du côté de la terre. Sur la plage , il y a de l'eau de rivière.

De Ghia à l'île Castel Rosso , 20 milles. Il y a un bon port et de l'eau en abondance -, il n'y a non plus rien à craindre du côté de la terre. Le port est auprès d'un estuaire, et tout autour il y a beaucoup de bas-fonds.

De Castel-Rosso à l'île Polcello, 15 milles. Il y a là un bon port, sûr du côté de la terre; seulement il n'y a pas de bonne eau. Au-dessus de cette île et de la terre ferme, il y a un basfonds étendu recouvert de trois pieds d'eau.

De l'île Polcello à Mègradic, sous Patra, 15 milles (3>. Il y a un bon port du côté du Levant, sauf que l'eau y manque. Du côté de la terre il faut être sur ses gardes.

De Mégradic à Pcrdichia, 30 milles. Il y a un bon port et abondance d'eau ; du côté de la terre on est en sûreté.

De Perdichia à San-Nicholao de Livixo , 4 milles. Bon port et eau en abondance. Du côté de la terre, rien à craindre.

De San-Nicholao de Livixo au cap Trachili, 5 milles. Il y

1 L'anciem e Myra.

1 Ile Kakava.

» Soit dans ce chiffre , soit dans le précédent , il y a erreur de la dixalne. La distance de Castel Uosso à Patara ne mesure que 20 milles, 15 pour une des deux staUons , 5 pour l'autre

APPENDICE Atî CHAPITRE XII!. 525

a un bon port, et, dans l'île , de l'eau de citerne en abondance. Rien à craindre du côte de la terre.

De Trachili au port de la terre de Macré, 15 milles. Bon port, à l'entrée duquel, sous environ deux ou trois pieds d'eau, il y a un bas-fonds. Eau potable en abondance, et rien à craindre du côté de la terre.

De Macré à Copi, 10 milles. Port bon et sûr, tant du côté de la mer que du côté de la terre. Il y a dans une île de l'eau de citerne en abondance.

De Copi à Guia , 20 milles. Il y a un bon port, sûr du côté de la terre, et de l'eau en abondance, tant dans l'île que dans l'estuaire.

De Guia à Prepia, 10 milles. Bon port dans la saison d'été, et toute sécurité du côté de la terre. De là on entre dans une rivière qui a sept pieds d'eau. C'est là que les navires qui portent des bois en Égypte prennent leur ebarge.

ASIE- MINCL'BE. [lV« SIÈCLE AP. I.-C.

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