SUR LES BHIGHOUS DE L'HINDOUSTAN
La note suivante nous a été communiquée trop tard par notre savant ami M. de Saulcy, pour pouvoir être imprimée à la place où elle se rapporte (ci-dessus, p. 171).
Les Vedas citent fréquemment (voyez le Rig-Veda de Rosen) des Brighous, peuple que les Ariens, Auxquels appartient probablement la littérature sanskrite la plus antique, avaient pour adversaire, et auquel j'ai entendu mon ami E Burnouf assimiler avec toute apparence de raison les Phrygiens des Grecs.
Les Ariens et les Brighous de l'histoire primitive de Pllindouslan appartenaient également à des races sacerdotales , et ces deux races fuient souvent divisées d'intérêts Ce fut un Brighou qui promulgua le* lois du Manou. Les Brighous, qui demeuraient sur l'indus, furent les promoteurs de la guerre fameuse dans Inquelle succombèrent les Kchatriyas.
11 faut noter que les Brighous des Yédas sont, comme les Phrygiens d'Homère , des cavaliers par excellence.
L'époque à laquelle appartient c» lté lutte entre les Ariens et les Brighous est chronologiquement indéterminée; mais elle est certainement beaucoup plus ancienne que le treizième siècle avant notre ère.
A cet égard , l'expulsion supposée des Brighous du haut Hindoustan à la suite de leur lutte malheureuse contre les Ariens, pourrait se lier parfaitement avec l'apparition des Brighès , ancêtres des Phrygiens, dans les vallées de la Thrace , d'où ils passèrent en Asie-Mineure.
Plus d'un fait singulier fourni par l'étude comparée des langues et par celle des anciennes religions, trouverait ainsi une explication naturelle.