PAR LE MÊME
6y. Un grand et superbe paysage, composé d’une ville fortifiée, de beaux groupes d’arbres, de rocher et d’une belle chaîne de montagnes : il est présumable que la scène se passe dans les environs de Jérusalem, qui est à la droite du spectateur. Au centre de ce lieu sévèrement pittoresque , Dominiquin a représenté saint Jean-Baptiste dans un âge avancé.
conversant avec deux de ses disciples auxquels il montre dans le lointain Jésus-Christ, qui s’avance vers la ville oii se sont passés les faits les plus remarquables de riîistoire de sa vie.
Ce beau tableau , que des connaisseurs avaient attribué à Albane, mais que nous reconnaissons pour être de Dominiquin, donne une idée des sites de la belle Italie, dont ce peintre avait fait une étude particulière; ses paysages sont autant recherchés que ses tableaux bistorisques.
La ville de Bologne vit naître Dominiquin en 1 58 1 . Il entra d’abord chez Denis Calvart, où il se lia d’amitié avec Albane. Denis Calvart l’ayant maltraité parce qu’il le trouva copiant un dessin d’Annibal Carracbe dont il jalousait le talent, Dominiquin se réfugia dans l’école de celui-ci. Dominiquin, après avoir produit les plus beaux ouvrages à la fresque et à l’buile, passa à Naples, pour fuir les tracasseries sans iioîubre que lui suscitèrent les envieux de son rare mérite; il y mourut à l’age de soixante ans, en 1 64 f .