CHAPITRE XL
Oh^en'ations générales f^lattWs aiuv derniers Projets qui ont pour o\ jet les moyens de contenir dans des lits fvguUers et de faire écouler les Eaux supérieures.
3/19. Les eaux supérieures ri-dessus désignées, et d'autres eaux qu*0D peut ranger dans la méuie classe, comme celles de la Ninfa, celles di
SECTION III. CHAPITRE XI. a57
osso di Sermonetta, et même celles de la Cavata supérieure, oti Fosso S. Nicolo, ont été dès longtemps l'objet des sollicitudes des gouvernements qui se sont successivement occupés de la bonification des maruis Pontins. 11 parait même que de grandes entreprises , qu'on croit avoir eu pour but général celte bonification complète , avaient pour but spécial et unique les eaux dont nous parlons ; et, dans le f;iil, leur expulsion des marais procurait, seule, d'assez grands avantages ])our déterminer à des sacrifices considérables. L'idée de les jeter dans la mer pnr le chemin le plus court, en traversant la dune, a dû se présenter naturellement ; et c'est dans celte vue, qu'on a creusé la fosse de Gorgo Lecino , et qu'on a forme l'excavation colossale du Rio Martino. Nous n'entreprendrons pas d'éclaircir ïs questions qui concernent les auteurs et les époques du creusement de îS canaux; ces recherches présentent des incertitudes qu'on ne parvien- [3ra peut-^tre jamais à lever. Il serait plus utile de savoir si, effectivement, ils ont jamais donné passage aux eaux des marais Poiitins. On a élevé des loutessur ce fait; on a soupçonné que ces immenses tranchées pouvaient [être des monuments d'espérances déçues ^ vestigia irritœ spei. Cette opinion est beaucoup plus vraisemblable pour le Gorgo Lecino que pour le Rio I Martino; mais sa discussion offre encore, pour Yun et l'autre canal, de I ^gramls embarras ; et il est à-présent beaucoup moins difficile de savoir ce ^■qu'on peut faire du Rio Martino, que de deviner ce qu'on en a fait. ^B 35o. Il est inutile de donner Thistoire des divers projets de travaux ^R)roposés sur les eaux supérieures qui ont précédé l'époque de la forraa- ^Kion du nouveau canal de la Ninfa et du Fiume Sisto: ces projets, anté- ^Hpieurs aux grands changements opérés dans les marais, ne sont plus appli- ^^c a Lies à l'état actuel des choses, auquel il est indispensable d'avoir égard. I On peut cepen<lant consulter, comme objets de curiosité, les Mémoires l de Xirnénès , Boscovich, Manfredi ^ etc.
^P Nous croyons aussi ne devoir faire aucune mention des projets par I lesquels on propose de ramener les eaux supérieures dans la ligne I*io ou dans linlérieur des marais: d'après tout ce que nous avons dit sur cette matière, il nous paraît évident qu'un semblable parti est absolument inadmissible, quel que soit le j^iode d'exécution. I Les projets qui méritent d'être examinés , se réduisent donc à ceux par
lesquels on veut faire franchir la dune aux eaux supérieures, et à ceux
Kar lesquels on les envoie à la mer par le Fiume Sisto. On n'a fait , relativement à ce dernier parti, que de simples proposixioDSi sur lesquelles nous reviendrons dans la quatrième section de cet
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a58 ' * MARAIS PONTINS.
ouvrage; mais le moyen d'écoulement par un canal traverftanl la dune a été l'objet de trois projets dont nous allons rendre compte. Deux de ces projets sont de Hapini ; Tautre est de f^ici^ avec quelques modifications de Passega , adoptées par Fici.