‹ Description hydrographique et historique des marais PontinsChapitre 137 sur 155 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Des Moyens de contenir VVJfcnîedans la partie de son lit qui se trompe sur la direction de la fosse milliaire 48, d'oii ses eaux s'échappent par l'affaissement continuel de la digue. — Projet de recreusement général du lit de ce fleuve, (Planche XI.)

470. Les déterminations à prendre sur le cours entier de TUffenle sont essentiellement liées à l'objet traité dans le présent chapitre. Les articles 143, a3o et ag4 renferment tous les détails relatifs aux accidents qu'a éprouvés la partie du nouveau lit de ce fleuve qui se trouve sur la direction de la fosse milliaire 4*^; ces accidents doivent être rangés parmi les plus malheureux et les plus embarrassants de ceux auxquels on a à remédier dans les n)arais Ponlins.

On a vu, dans les articles cités, que, la digue faite en même temps qu'on creusait le nouveau lit sétant affaissée, on a voulu y subsister d'abord une digue rectiligne en retraite de la première, puis une seconde digue en demi-ovale, désignée par le nom de mezza-luna ou par celui de coronella^ et enfin une grande coronelUi de r iSo" de corde, ou base, mesurés le long du fleuve, sur 6u4" de flèche mesurés dans la directioa de la fosse milliaire 4^» et 161 1" de longueur développée.

Nous avons donné , à l'article ag4 , les résultats des dernières inspections que nous avons faites des localités. La crête de la grande coronella n'f'taît^H élevée, en plusieurs points, que de 4 ou 5 décimètres au-dessus de l'é-^^ tiage, et l'eau s'échappait par filiration au travers de la digue.

471. Il faut d'abord faire observer que tous les désastres cités dans cet ouvrage, ou dont nous avons été témoins^ qui sont relatils à TafTaisse-

SECTION IV. CHAPITRE XVIIl

ment de la digue , ne tiennent en aucune manière à la penlc et an gonflement des eaux: bien loin de là, cette pente, qui, valeur moyenne, est de o,oooQa sur le cours entier du fleuve, et de 0,00016 depuis l'origine du nouveau lit de TUffente jusqu'au point de rencontre de rancicn lit de TAniaseno, se trouve, eu égard à la quantité d'eau débitée, même en temps dVtiage, plus que suffisante pour l'écoulement et le transport du peu de limon que charrie le fleuve.

Il est manifeste, par tout ce qui a été dit précédemment, que la vraie cause du mal est la mauvaise qualité du sol riverain ; et à cette cause permanente se joint une cause accidentelle, le défaut d'entretien du lit, les retards qu'on apporte à le nettoyer et à le débarrasser des plantes qui Tobstruent.

47a. Deux moyens se présentent d'abord naturellement pour empêcher Vextravasioti des eaux de TUffeute : l'un est le chargement de la digue , continué jusqu'à ce que sa base se soit tellement enfoncée , (|u'elle repose enfin ou sur un sol incompressible , ou sur une matière assez comprimée pour supporter la charge supérieure sans s*a£faisser; l'autre est Timmission des eaux <le TUffente dans un autre lit. Parlons d'abord du premier moyen.

Les résultais de sondes consignés dans l'art. i3j prouvent que ce moyen est possible, mais ne peuvent pas fournir une approximation de la quantité de travail que son emploi exigerait , et nous devons dire franchement <ju'il est impossible de faire d'avance une semblable appréciation. Il est bien sur qu» la base de la digue ne descendra pas jusqu'à la surface <Iu sable et gravier dont la sonde nous a prouvé l'existence; avant ce terme, la couche de tourbe interposée aura acquis par la charge supérieure, combinée avec la pression latérale de la tourbe ambiante, une condensation qui la rendra capable d'opposer la résistance suffisante. Mais à quelle profondeur l'équilibre sera-t-il établi? aucune notion théorique , aucune donnée expérimentale, ne peut conduire à une solution précise de cette question.

/173. Supposant que la base de la digue s'enfonce jusqu'aux deux tiers delà plus grande profondeur de tourbe donnée par les sondes de l'art. a3x au-dessous des basses eaux de l'Uffentc , c'est-à-dire , d'environ i^^iîïuxjquels il faut ajouter u"" pour la hauteur de la digue au-dessus des basses eaux, en tout jô", donnant a'"5u d'épaisseur à la crête de la digue, ci faisant le talus moyen, tant extérieur qu'intérieur, de { de base sur 1 de hauteur , eu égard à ce que ces digues seront enfoncées , au-dessous du

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fiol (le la campagne, dos l environ de leur hauteur, on a une épaisseur nioycnnedc io"'5o, et une surface de section transversale égaleà 168 métrés carrés.

Depuis la maison du garde qui se trouve sur la direction de la fosse niilliairc 4^1 ^^ où Ton a remarqué raffaissemenl le plus voisin de li source, jusqu'à la Codarda, poiut près duquel eommence le terrain colmaté par TAmaseno, la longueur est 7449""; le produit de cette longueur, par une section transversale de 168 mètres carrés, donne un volume de I a5o 096 mètres cubes de remblai.

On a proposé de former ce remblai de couches alternatives et superposées de pierre et de terre; mais nous pensons que l'emploi de la terre est préférable. On prendra cette terre dans la montagne, et on Terobarquera pour la conduire à sa destination. Le prix moyen du mètre cube employé ne pourra pas être moindre de ■> francs 5o centimes; re qui donne, pour les 1 260 096 mètres cubes, une somme de 3, 1216, a4o francs.

La quantité de remblai est indubitablement exagérée dans l'évaluation précédente; mais on n'a, comme nous Tavons remarqué, aucun moyen dapprécier cette exagération.

474' Nous avons indiqué un second moyen de remédier aux raaux résultant de laffais-sement des digues de TUffente dans la campagne, celui de jeter ses eaux dans un autre lit. Pour peu que Ton connaisse les loca. blés et les motifs qui ont déterminé Bapinik faire de ce fleuve une espèce de canal d'enceinte, on sentira que, si l'on a à changer encore une fois son cours, ce ne doit pas être pour le remettre dans Tinlérieur des marais; on ne peut pas non plus 1 établir entre le lit actuel et la montagne , sur une étendue de terrain marécageuse, d'où surgissent les eaux des lacs d'Ochio a Terra, del Vescovo , de' Gricilh , et où Ton retrouverait les mêmes inconvénients auxquels on veut échapper. Le seul parti à preudre serait donc de se diriger sur la montagne; ce qui entraînerait la nécessité d'un canal souterrain, en tout ou en grande partie.

Ce canal devrait commencer au point où le lit actuel est rencontré par la direction de la fosse milliaire 46, et, coupant en ligne droite la saillie que le Pratone fait sur le marais, il irait passer près de Caste! Valenlino; fi'infléchissant ensuite vers le sud, dans la Machia di Fossa ISuova , il rejoindrait le lit actuti à la Codarda.

La longueur de cette ligne de direction serait de 7030"; la pente totale, de i"45 ; et la pente rapportée à l'unité de longueur, de o-oooioôS.

Nous jugeons, d'après TcxAmen de la montagne, que son intérieur est rempli d^aufractuosités et fissures, et qu*on ne rendrait le canal bien étanchéqu^en revèkissant sa paroi intérieure; les mêmes raisons devraient faire voûter les parties souterraines. Voyons quelles seraient les dimensions transversales du canal.

Nous avons vu, art. i5o et i5a,queruffenle débitait , en temps d'étiage, 6 mètres cubes d'eau par seconde, et en temps de crue; i5 mètres cubes. Une partie dé ces eaux est fournie par les sources des lacs d'Occhio a Terra , del Vescovo et de* Gricilli, qui ont leurs points d*affluence au-dessous du point de dérivation que nous avons choisi : mais, comme il est à présumer qu'on rencontrera, en perçant la montagne, les nappes d'eau qui alimentent ces sources, il est convenable de fixer les dimensions du canal de dérivation sans faire de réduction aux résultats des jauges.

D'après ces données et celles que nous avons consignées arl. 3a5 sur les dimensions et les tirants d'eau des bateaux, il est convenable de donner au canal lo" de largeur dans le fond; et, comme les cotés de ce canal seraient ou revêtus ou taillés dans le roc vif , ou peut réduire le talus à i de base sur lo de hauteur.

En calculant, par les méthode* que nous avons données dans nos Recherches physicO' mathématiques sur la théorie des eaux courantes , la profondeur que leau aurait dans un canal dont le profil transversal serait assujetti à ces conditions, avec la pente et les produits d'eau ci -dessus rapportés, on trouve que cette profondeur serait de o^ijS à Tétiage, et de i^So en temps de crue.

D'après ces résultats, il faudrait établir le trottoir ou chemin de halage à 2" au-dessus du fond; donnant à ce chemin de halage un mètre de largeur, la distance entre les naissances de la voûte, dans les parties qu'il faudrait voûter, serait de i T'u : ces naissances ne pourraient pas être élevées de moins de i" au-<iessus du trottoir, ou de 3" au-dessus du fond; et il serait convenable, pour la durée ou la solidité, de construire les voûtes en ogi\'e ou liers-poinî,

Uairedc la section transversale, y compris le vide de la voûte en ogive» serait de 109 mètres carrés ~, quon pourrait réduire à 8r mètres carrés i2^, en construisant celle voûte en plein cintre.

475. Le nouveau canal recevrait les eaux du BrivokOf du Fosso délie Case nuo\e, du Fosso délia Ceriara , du Fosso délia Falle Tirica ; et l'on conserverait le lit actuel de TUlTente pour servir de fosse d'écouleaieut aux eaux des lacsd'Occ/wo a Terra^ del FescovOy de' Gricilli, et en général

pour être le récipient de toutes les eaux niarécngeoscs qui désolent celte partie de la bordure des marais. Dans le cas où ce lit, transformé en fossé d'écoulemeut, n'aurait plus une embouchure assez avantageuse à la Co* darda, on le prolongerait, comme contre-fossé, du côté de la rive droite pour le faire aboutir à un point plus bas, et Ton pourrait au besoin, pour faciliter le dégorgement, y jeter un filet d'eau dérivé du canal souterrain, au moyen d'un régulateur qu'on établirait pour cet effet.

476. Le canal dont nous venons de parler serait sans doute aa beau monument^ et remplirait parfaitement bien son objet ; mais la dépense en serait énorme. Pour avoir d'avance une évaluation approchée de cette dépense , il faudrait creuser , sur la ligne du tracé , des puits de «onde, escarper à la poudre quelques masses de rochers, connaître les positions et les hauteurs des nappes d'eau qui coulent en source dans les marais inférieurs, etc. Nous n'avions pas, à beaucoup près, lorsque nous étions sur les lieux , les moyens de faire ces essais et ces reconnaissances; tout ce qu'on peut affirmer, c'est que le creusement de ce canal exigerait des sommes beaucoup plus considérables que la construction des digues dont nous avons parlé aux art. 47^ et 473.

477. On pourrait proposer de conserver à la navigation le lit actuel de rUffente, où ou laisserait la quantité d'eau qui coule en temps d'ctiagc, c'est-à-dire, un produit de 5 mètres cubes par seconde, et de pratiquer, du côté de la montagne, un émissaire qu'on chargerait du surplus des eaux, et qui devrait par conséquent avoir la capacité nécessaire pour débiter jusqu'à 10 mètres cubes d'eau par seconde. En prenant ce parti, on réduirait considérablement la section du canal latéral, et l'on réduirait» par conséquent, la dépense; mais, d'après la nature de ce travail, la diminution de cette dépense ne serait pas proportionnelle à celle de l'excavation. Si l'on donnait à ce canal 5™ de largeur dans le fond, le talus de la paroi, soit taillée dans le roc vif, soit revêtue, étant, comme précédemment, de tV, le produit de 10 mètres cubes d'eau par seconde comporterait une profondeur de 4'"i 5 (en calculant d'après nos métliodes cidessus mentionnées}. Une pareille hauteur d'eau est trop forte, eu égard à la pente totale, à la condition d'avoir un point commun de confluence pour l'émissaire et l'ancien canal, et à d'autres circonstances embarrassantes. Mais, en donnant 8™ de largeur dans le fond, et conservant le talus de 0,1, le produit de 10 mètres cubes d'eau par seconde ne comporte plus qu'une profondeur de i^ByCn sorte qu'on pourrait établir les naissances des voûtes à 2" au-dessus du fond.

La section transversale, y compris le vide de la voûte, serait de 4< métrés carres -rrr^ dans le cas où Ton construirait cette voûte en plein cintre, et de 55 mètres carrés -—-i-y dans le cas où on la construirait en arcs d'ogive.

478. Les détails dans lesquels nons venons d'entrer, rendent manifesteS| sinon rimpossibilité , du moins les difficultés et Ténorme dépense dans lesquelles on se jelerait si Ton voulait remédier ;tux mouvements résultant de Taffaissement de la digue de TUffeule, par les moyens qui se présentent le plus naturellement à l'esprit dans de pareilles circonstances. 11 est donc important de voir si quelque autre moyen plus praticable ne pourrait pas conduire au même but.

Un examen attentif de la pente actuelle des eaux de ruffente et de celle qui suffirait à leur écoulement, si Ton disposait convenablement le lit du Ûeuve, a suggéré un expédient qui, en introduisant dans les marais Pontins l'usage d'une espèce de machine à curer , employée ailleurs avec le plus grand succès, nous paraît lever les difficultés, et réduire le travail à une dépense proposable.

Nous observons d'abord que l'intensité et la durée des inondations sont considérablement diminuées , lorsqu'on a le plus grand soin de tenir le lit du fleuve entièrement purgé des herbes aquatiques, dont la végétation est aussi rapide que vigoureuse: cette simple précaution peut tenir constamment les eaux encaissées en temps d'étiage, et même dans de petites crues; et Ton n aura pas de peine à le croire, d'après ce que nous avons dit, art. 83 et ailleurs, sur le gonflement des eaux occasioné par les plantes qui embarrassent leur cours.

Dun autre côté, on sait, par la description que nous avons donnée du cours de TUffente, combien ce cours est sinueux et embarrassé dans sa partie inférieure, et combien son embouchure est peu favorablement disposée. On a, ainsi que nous favons dit, le projet de diminuer consi* dérablement la longueur de ce cours inférieur, et de le délivrer de tous les obstacles qui nuisent au mouvement et au débouché des eaux , en creusant, à travers le Pantano d'Inferno, un nouveau lit qui aboutirait directement sous le nouveau pont dont îl a été question art. 457 et suivants.

L'exécution de ce projet, et des mesures capables d'assurer constamment et rigoureusement le service du nettoiement des canaux, produi- I raient certainement une amélioration très-sensible dans l'étal actuel des choses, et faciliteraient considérablement l'exécution d'un projet dont

nous allons parler , celui de recreuser et dVIargir le lit du fleuve , de manière que ses eaux soient toujours encaissées, ou ne s'élèvent jamais aude&SLis de la hauteur ordinaire du sol des canipa^Mies riveraines.

479. Avant de prendre un pareil parti, il faut d'al>ord savoir si Ton peut, sans nuire à Técoulement, faire subir 4 la pente des eaux la diminution qui résultera nécessairement de ropéralion préposée.

La <léclivité moyenne de TUffente rapportée à Tunité de longueur, depuis ses sources jusqu'au Ponie IWaggiore , est île ©"^ooo^^ ; et , en ne considérant que la partie de son cours comprise entre Toriginc du nouveau lit et le point où TUffente entre dans l'ancien lit de TAmaseno » celte déclivité moyenne est de o'",oooiG. Dans cet état, il ne se fait aucune déposition sensible dans le fleuve, tant parce que la vitesse est d'environ o^SS à la surface, que parce que ce fleuve cliahe très -peu de limon. Les inégalités que son fond présente en quelques points, doivent être principalement attribuées à la non-exécution des règlements de police relatifs aux bestiaux.

Le redressement de TUffente au travers du Pantano d'Inferno doit augmenter la pente moyenne; et quelques vues que nous proposerons sur les torrents qui descendent des montagnes, fourniront le moyen de diminuer encore la petite quantité de limon que charrie TUffente: mais la déclivité moyenne générale de o",ûooaa excède sensiblement celle qui est I nécessaire pour l'écoulement le mieux conditionné. La quantité d'eau que ruffente débite, même en temps d'étiage, aurait une vitesse suffisante, sous une déclivité de o"',oooi , en supposant que les sections transversales eussent les dimensions convenables, quon est toujours le maître de leur] donner, et sur-tout que le nettoiement du lit se fît avec la plus grande exactitude : cette déclivité est plus forte que celle du Portatore di Badino» qui débite très-bien ses eaux, malgré quelques imperfections de son Ut, que nous avons relevées art. 191 et suivants.

Cependant, pour être, à cet égard, au-dessus de toute crainte, et, ce qui est un motif bien plus déterminant, pour diminuer considérahlement le travail du recreusenient du ht, portons à ©""^gooiS la déclivité moyenne générale à donner aux eaux, cVst-à-dire, faisons-la sensiblement égale à celle qui a lieu depuis Torigine du nouveau lit, creusé par Jîapini , jusqu'au point de rencontre avec Tancicn lit de TAmaseno (il faut se rappeler que la pente des eaux n'entre absolument pour rien dans lés désastres qui out eu lieu sur le nouveau lit de rUffente), et voyons, en partant du point de rembouchure dans le Portatore di Uadnio, à quelle hauteur elle

portera la surface des grandes eaux, au point ou le lit est rencontré parla direction de la fosse milliaire 48.

La distance entre ces deux points est de i635o", qui, k raison de o",oooi5 de pente par chaque mètre, donnent une pente totale de a'/iSa.

La hauteur, au-dessus de la basse mer, des grandes eaux du Portatore di Badino aux Macerie^ est de i? 978-

Somme 4, 43o.

Celle hauteur de 4'"4^ serait donc la hauteur , au-dessus de la mer, des grandes eaux de TUfTente, vis-à-vis la coroneiia^ ou le point du lit qui répond à la fosse milliaire 4^ , si ces eaux coulaient sous une pente de o^jOOoiS, laquelle, ainsi que nous l'avons observé, est plus que suffisante. Or, au même point de la coronellay la hauteur, au-dessus de la mer, du sol riverain actuellement inondé par suite de Taffaissement de la digue, est de 4"8o : donc, dans Thypothèse d*une déclivité générale moyenne de o" ,0001 5, à partir de la surface des eaux du Portatore, les grandes eaux de TUffente se trouveraient abaissées de o^Sy au-dessous du sol naturel, à l'endroit même où actuellement elles surmontent la digue, et cette digue deviendrait ainsi parfaitement inutile.

Il est bon de faire observer qu'à cet avantage se réunirait celui d'améliorer considérablement l'écoulement des eaux de la surface de terrain comprise entre la rive gauche de TUffente et la limite des marais, sur laquelle se trouvent les lacs d'Occhio a Terra, del Vescovo et de' Gricilli; la nappe d'eau qui les alimente, éprouverait un abaissement permanent, et la culture du terrain y gagnerait beaucoup.

480. Le moyen unique et assuré de donner aux eaux de ruffente la pente que nous venons d'indiquer , est donc de recreuser son lit. Pour juger de la quantité de travail que ce recreusement exigera, il faut considérer d'abord que ce lit pourra et devra être disposé de manière que la ligne de pente moyenne uniforme du fond soit sensiblement parallèle à la surface de Teau; d'après cela, plaçant le point de rencontre de cette ligne de fond, et du plan horizontal qui représente la surface de la^er, à 1000* en amont de remplacement du Ponte Maggiore (disposition sensiblement conforme à l'état réel des choses), on aura, depuis ce point jusqu'aux sources, en traversant le Pantano d'Inferno , une longueur de ^ 18000", qui, à raison de ©"oooiS par mètre, donne une chiite totale de ^^ i"70 du fond, pris au-dessous des sources, jusqu'à la mer. La hauteur

actuelle de ce fond au-defisus de la mer, à la chute des moulins Muti et

Pani, est de 4"'4o.

Hauteur diaprés le projet 3, 70 >

Différence t, 70.

Ainsi Ton aurait à recreuser de 1" 70 k l'origine, si Ton plaçait cette origine à la chute des moulins; depuis ce point jusqu'à l'origine de la CO' ronellof la profondeur moyenne de recreusement serait de i" 3o, et diminuerait ensuite considérablement. Le fond de l'Uffente, vis-à-vis la corone/la, et un peu au-dessous, est plus bas que la ligne de pente partant d'un point placé au niveau de la mer à 1000" en amont du Ponte Maggiore ; et dans toute la partie comprise entre la coronella et le Pantano d'Inferno, les plus grarides élévations du fond au-dessus de cette nouvelle ligne de pente sont d'environ un demi-mètre.

Le plus grand volume des terrasses , dans la partie inférieure à la coroneilUf serait dû à Télargisseraent du fleuve; il faudrait lui donner 10" de largeur dans le fond, en conservant aux terres leur talus actuel, et nous pensons qu'il serait convenable de faire la totalité de la fouille du côte de la rive gauche : la largeur du fleuve se trouverait ainsi augmentée , valeur moyenne , de 4" 3. ^

Le volume total des terrasses, tant pour lapprofondissèment que pour Télargissement, depuis les sources jusqu'au point où TUffente doit entrer dans le Pantano d'Inferno, serait d'environ .i5oooo mètres cubes.

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