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le Brivol)
36 1 ippelé
i un autre torrent
Fosso Venereo^ dont nous avons parlé art. 106: ce torrent a son bassin à Touest du bassin du Brivolco, se répand dans la campagne au-dessous de la route de Sezze à Sermonetia , cl la pente du terrain fait écouler ses eaux dans la Selcella , et de là dans la Schiazza, qui serait soulagée de cet affluent, si le projet de réunion s'exécutait; un autre avantage serait celui d'augmenter les moyens d'opérer les colmates dont nous parlerons bientôt.
Un plan et un nivellement ont été faits à roccasion de ce projet; la ligne du uivellenicut part du Fosso Venereo,à un point distant de 45"' de rintersectîon de ce torrent et de Tancienne voie Consulaire , du côté d'aval , et arrive au point du Brivolco placé à lao" en amont du pont sous lequel ce torrent traverse la même voie Consulaire. La distance entre les deux points , suivant la ligue du nivellement, est de 1364'"; et la pente totale de Tun à l'autre, de i5"'ic)3; ce qui donne une déclivité de o",©! 1 14. Cette déclivité serait exorbitante, s'il sagissait d'eaux pérennes et d'un produit considérable; il y a même, dans le cas dont il s'agit ici, une circonstance qui le rend encore plus embarrassant; c'est que les \ de la pente environ se trouvent sur les 200 premiers mètres, dont la déclivité est, par con* séquent , d'environ o^joG. Mais le nivellement, et le plan que nous venons de citer, ne sont que des opérations préliminaires, dont le but est de faire connaître le plus ou le moins de difficulté du projet; et Ion voit que les localités ne s'opposent point à ce qu'en faisant un peu varier le& points de départ et d'arrivée, et pratiquant, s'il est nécessaire, une chute au point de départ, on puisse opérer la réunion désirée avec une déclivité continue et réglée, forte, il est vrai, mais n'excédant pas les limites convenables à un courant d'eau pluviale qui ne coule qu'une petite partie de Tannée.
488. Les deux courants réunis pourraient être employés à produire des colmates sur une surface de terrain basse et marécageuse qui longe la rive gauche de TUffente Nuovo, et qu'on disposerait pour recevoir les eaux et faciliter la déposition de leurs sédiments. Les progrès successifs de ces colmates seraient dirigés suivant les méthodes usitées en Italie, et Ton pourrait, avec le temps, les conduire jusqu'à la Codarda;ce qui assainirait et fortifierait toute la partie défectueuse de la rive gauche de l*l]ffenfe , et ferait gagner à l'agriculture des terrains précieux.
On aurait, de plus, l'avantage de ne faire affluer dans rUfïeute les eaux des torrents que lorsqu'elles seraient clarifiées > et celui de former , à la
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proxirailé du fleuve, une couche de terre de Irês-bonne qualité pour la formation des digues.
489. L'auU'C affluent de TUfifente e*t la Ceriara, qui a son origine dans une gorge de montagnes entre Sezze et Piperno, et qui , après 5*êtrc répandue dans une petite plaine limitrophe des marai», conduit ses eaux dans TUffenle, en y charriant quelques sédiraenU, par la fosse de Morlola.
La surface de son bassin est de 8089 hectares, et peut fournir, au maximum de crue, un produit de \\\m\l ou 6" "*^' 18 par seconde. Mais un pareil produit, tant pour ce torrent que pour ceux dont nous avons parlé précédemment, doit, lorsqu'il a lieu, être de très-courte dufée.
La déclivité de la Ceriara, dans la partie la plus abaissée de son cours, est, d*aprc8 un nivellement de M. Scaccia , de Oj^oi.
490. Ce torrent a formé, par ses dépositions, toute la petite plaine qu*on trouve entre TUffente et lu montagne au-dessus des Gricilli ; il se réjKindait encore dans cette plaine à Tépoque du commencement d< travaux ordonnés par Pie FI ; Bapini le fit digiier pour quil ne vînt pas jeter ses sédiments dans TUffente Nuovo, et, le dirigeant \e long de la montagne, le conduisit dans les marais des Grîcillij jusqu'au lac del Yescovo; mais, comme en «'approchant des marais il passait d'une très-forte k une très-faible pente, son lit fut bientôt atléri, comblé, et il se répandit dans la campagne. On a réparé plusieurs fois les ruptures de ses digues; mais, comme on a vu que c'était peine perdue» un a cessé les réparations.
491. On pourrait cependant se servir de la Ceriara pour former une colmate régulière, ou disposant convenablement sa pente dans la partie de son cours qui précède le lieu où il doit déposer ses sédiments; on remploierait alors à bonifier une portion de terre dans Tiutérieur du circondario des marais, et sur la rive gauche de TUffente, dans lequel ses eaux entreraient ensuite lorsqu'elles seraient clarifiées.
49a. L'Uffente a encore d'autres affluents : \cts Pextrémité supérieure" de ruffeute Nuovo, se trouvent les fosses de Valle Tinca et Ca^so Nuove; mais on peut regarder ce qui les concerne comnae une dépendance de la Ceriara. On voit ensuite, vers l'extrémité inférieure, le Mazzochio, sor tant du lac de Gricilli; la fos.se de" GricilU, qui vient de la fontaine des GridlUy située à l'est du lac; eiifin les écouleiueuts des champs de Pi-
perno, coulant dans quatre fosses nommées délie Cotele^ Sanâalara^ de* Lorenzi cl Torre del f^escovo. Tous ces différents affluent», avec leurs ramifications, n'exigent qu'un entretiea et des curages faits k temps et soignés.
493, Le lecteur aura siïrement réfléchi, en Usant le chapitre que nous terminons, aux avantages qui résulteraient, pour les bonificatioas de terrain qui y sont proposées, de rabaissement des eaux de rUffenie, dont on a donné le projet au chapitre XVIII. Cet abaissement suffirait seul, peut-être, pour rendre cultivable une partie des terrains à colmater qui ne le sont pas; mais, à coup si'u', il accélérera les jouissances de Ta* griculture, en diminuant considérablement la hauteur à donner aux coU mates.
Ces considérations nous paraissent devoir fournir des motifs nouveaux et puissants k l'adoption du projet exposé art. 47^ et suivants.