‹ Description hydrographique et historique des marais PontinsChapitre 19 sur 155 · CHAPITRE VIL Du Jaugeage des eaux courantes · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL Du Jaugeage des eaux courantes

3g. Apres avoir donné des méthodes approximatives pour calculer la quantité de fluide que doit débiter un canal destiné à recevoir les e^nx pluviales d'orage; nous allons nous occuper d'iuic autre délerminatiou également importante, pour les projets de dessèchement, celle de la quantité de fluide que débite un canal qui reçoit des eaux, ou pérennes ou de torrent, en prenanl: ce canal dans un état déterminé.

Lorsqu'on a l'avantage de pouvoir barrer le canal et faire passer toutes ses eaux par un pcrtuis pratiqué au barrage, sans qu'il en résulte d'extravasion dans la p;irtie supérieure du lit, il est convenable de profiter de celle facilité tt d'exécuter le jaugeage par la méthode suivante.

On attendra que Teau soit parvenue, en amont du barrage, à une hauteur sensiblement invariable^ et, lorsque cette condition sera remplie^

le perlais débitera une quantité d'eau égale à celle qui passait par une section transversale du canal avant rétablissement du barrage.

Le pertuis ou oriGce d'écoulement étant un parallélogramme rectangle, soient

id = Faire de rorificc.

a = sa hauteur, ) ,

^ = sa base , J

i = la hauteur de Teau au-dessus de son centre.

mrttcs

^ = 9, 809 = la vitesse engendrée par la pesanteur, pendant 1".

y = le produit, en mètres cubes, de Técoulement, pendant i" ou de jour moyen

• e4uo

c = le coefficient du à la contraction de la veine fluide.

On aura la valeur cherchée de q sous la forme suivante à laquelle nous l'avons réduite dans notre mémoire sur le jaugeage des eaux courantes^ publié en 1802,

q^J[c<a\/^gi'

40. Cette formule est la plus commode et la plus expéditive de toutes celles qu'on a publiées pour la dépense des pertuis, lorsque ces pertuis sont de grandeurs telles qu'il faille, dans le calcul, avoir égard à leurs formes, et à leurs dimensions; elle est ramenée à la simplicité de la formule qui se rapporte à l'oriâce infiniment petit; il semble, au premier coup-d'œil, que l'évaluation du facteur ^ doive être longue et pénible; mais ce facteur, qui dépend du rapport entre /• et a, jouit de la propriété d'avoir ses valeurs extrêmes comprises dans des limites trèsresserrées; en effet, lorsque /■ peut être regardé comme infini par rapport

à fl , on a ^ = I , et lorsque = 1 on a ^=0, 9/1281, en sortequeles variations de ce facteur j^, pour toutes les valeurs applicables à la question que nous traitons , se trouvent renfermées dans l'étendue de -^

* ISO

d'unité à-très-peu-près.

D'après cette circonstance, on aura toute l'exactitude nécessaire en calculant la fraction ~ avec une seule décimale, et prenant la valeur cor-

J8 IHP MARAIS PONTINS.

respondaate de -^ , ou le logarithme de cette valeur , dans la ^Ule

suivante :

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