‹ Description hydrographique et historique des marais PontinsChapitre 32 sur 155 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Précis historique.

85. Lf. sol Pontin et sa continuation au nord-ouest, au-delà du cap J'Astura, sont une terre classique, sur laquelle on retrouve à chaque pas les lieux décrits et célébrés par les poètes anciens, et sur-tout par Virgile. Tout le monde connaît l'épisode du livre x de V Odyssée, où se trouvent contées les aventures i^iUljsse et de ses compagnons dnns l'île de Circér la guerrière Camille et son père Metabus, chantés par Virgile, ont régné à Piperno ; les scènes des derniers livres de XÉnéïde avaient potir théâtre les pays situés à l'ouest de Cisterna , d'Albano et de Velletri , du côté de la mer, où Ton voit encore Ardea, ancienne capitale des Rutules, dont Turnus était le roi; l'antique Lavinium, maintenant Praiica, Laurentum, etc. Les eaux de la fontaine Feronia, chantée par Horace^ coulent encore près de Terracine, dans le même lieu où était le temple de la déesse, etc., etc. •

Les premiers habitants de ces pays sur lesquels la tradition historique ne soit mêlée d'aucune fiction, sont les Voisques, peuple puissant et guerrier, soumis d'abord à un gouvernement monarchique, et divisé» ensuite en plusieurs petites républiques confédérées. C est à cette dernière forme de gouvernement, qui , en faisant naître des intérêts particuliers et isolés, ou même opposés, divisait et affaiblissait la force générale, qu'oD attribue principalement la conquête des Voisques par les Romains,

Il ne reste aucune trace et aucune tradition des travaux hydrauliques que ces peuples ont pu faire dans leur pays, où Ton trouve d'ailleurs quelques débris de sculpture et cfarchitecture qui leur sont attribués. Le plus ancien monument des marais Pontius , dont l'eiistence soit , à

quelques égards, liée aux recherches hydrauliques, est la célfbrc voie Appia^ commencée 1 an l\l\i de Rome, et achevée en cinq ans, par Jppius ClaudiuSy surnommé Cœcus ^ lequel, pendant sa censure prolongée audelà du terme légal, fit aussi construire le premier aqueduc qiii, suivant Julius FroniinnSy ait amené à Rome les eaux du dehors. Il paraît {frayez la note 7 du discours préliminaire) que la base de là route a été établie sur un sol extrêmement marécageux; mais il serait bien difficile de déterminer si, en construisant cette route , v^^/>/w.v s est occupé du dessèchement , proprement dit; on sait seulement que, cent quarante ans après lui, le consul Cornélius Cethegus l'exécuta ou au moins Tentreprit. Des circonstances politiques firent ensuite négliger ces travaux aux Romains^ jusqu a la dictature perpétuelle de Jules César , qui conçut de vastes projets sur les marais Pontins, dont sa mort empêcha l'exécution. Auguste reprit ces projets f peut-être sur un plan plus étendu. On croit qu'il avait fait creuser, ou du moins rétablir, le long de la voie Appia, un canal qui servait eu même temps à la navigation et au dessèchement. On aperçoit encore les traces d'un autre grand canal qu'on dit avoir été creusé par ses ordres le long de la cote occidentale, entre les lacs de Monaci , Caprolace et Paola , passant au pied du mont Circeo , et se prolongeant ensuite le long de la côte méridionale , vers Terracine.

Outre celle fosse parallèle au rivage, qui pouvait avoir d autres desti* nations que celle de ^écoulement des eaux, on remarque, vers la cote occidentale, deux excavations qui ont eu évidemment le dessèchement pour objet unique ■ Tune est la tranchée de Gorgo Leccino, qui devait, selon toute apparence, conduire les eaux de la partie supérieure des marais hors de leur bassin , du coté de Foce ^erde; l'autre est l'immense ciccavation, connue sous le nom de Rio Martino^ dont la ligne de direction est beancoup moins éloignée du centre des marais que celle de Gorgo Lcccino. C'est liiie des plus grandes entreprises de son genre qui aient jamais été faites; on ignore l'époque de son exécution et le nom de son auteur, car il ne faut tenir aucun compte de l'opinion de ceux qui Fattribnent au pape Martin. Comme nous reviendrons avec beaucoup de détail, dans la suite de cet ouvrage, tant sur le Rio Martino, que sur le Gorgo Leccino , nous nous bornerons , pour le moment , à ce que nous venons d'en dire.

Nerva et Trajan s'occnpèrent beancoup de la voie Appia; Trajan y fit bâtir des ponts : q^ietques inscriptions existantes attestent Tintérêt qu'il prcxiait aux travaxix de cette route; mais il ne paraît pas que le dessé-

[ble en ce qu'il

encore remarquaDïe en ce qu'il se trouve k la séparatioa de deux parties très-distinctes du périmètre dont il s'agit. Tune composée de montagnes calcaires, dont la chaîne est en très-grande partie à lest du méridien passant par Terracine , Tautre formée par des dunes toutes situées à l'ouest du même méridien.

88. I^a chaîne calcaire commence presque à pic sur la Méditerranée ; le palais de T/iéodonCj dont la distance horizontale au rivage n'est que de 3So°*, a son rez-de-chaussée élevé de 21 a" 45 au-dessus de la bassemer. La route de Terracine à Naples est, sur 3 ou 4ooo"» de longueur, resserrée entre celte chaîne et la mer ; et pour la rendre praticable à la sortie de Terracine, les Romains ont taillé le rocher à pic sur une hauteur de 37"*. On voit encore, sur le parement, les repères de l'escarpement cotés en pieds romains, de 10 en 10 pieds : la cote supérieure est X, et Vinférieure CXX. Les nombres sont parfaitement lisibles, et le parement est très-bien conservé.

Nous avons dit que Terracine était le lieu remarquable le plus méridional du périmètre du bassin; cependant \e parallèle de cette ville laisse au midi une longueur de tSooo'" de la dune qui sépare le bassin de la mer. I^s deux tiers de cette longueur, dirigés <]e l'est à louest en partant de Terracine, forment, avec le prolongement de la dune , un angle près de la tour d'Olevola, à 3ooo" au nord-est de la ville de Saint-Fclice , située sur le revers oriental du mont Circeo (i), et le sommet de cet angle est vraiment le point le plus méridional du périmètre, placé au sud et à 4600" de distance du parallèle de Terracine; ce qui fait une différence xle latitude d'environ a 7 minutes.

La ligne de plus grande longueur du bassin général, qui passe par la tour d'Olevola dont on vient de parler, fait, en partant de cette tour, un angle de a5 f degrés avec le méridien, du côté de l'ouest; sa longueur est de 59500™, et ^llje se jtermine au cul de Baco placé à 7000°^ au nordest de Velletri.

Le bassin général a, outre cet axe qui détermine sa plus grande longueur du midi au nord, un autre axe sur lequel on peut mesurer sa plus grande étendue de Test à Fouest, laquelle est de 48700°*. Le parallèle

(1) On parle dans quelques écrits an mont Circeo, de maniùre' à faire penser que soa refera septentrional limite le bassin des marais et y verse ses eaux; mais c'e«t une erreur, ou une équivoque d'expression. Le revers dont il s'agit est fort peu éloi^é, mais hors du bassin , ^on;me on le veira dans la suite de cet ouvragr-

SECTION I. CHAPITRE III. 8i

de Piperno se confond presque avec ce second axe , et donne par conséquent sa position à rgfioo" au nord du parallèle de Terracinc.

, Enfin le développement du périmètre de ce bassin donne une longueur de 182900". Nous parlerons de sa surface dans un chapitre particulier.

89. Passant au détail des parties du périmètre, nous commencerons par La chaîne de montagnes calcaires, qui forme un appendice de la grande chaîne des Apennins, connue sous le nom de ChaUie des monts Lcpine^ et se trouve, ainsi qu^on l'a déjà dit, placée en grande partie ;i Test du méridien de Tcrrachie, où elle a son origine sur le bord de la mer. Cette chaîne, depuis Terracinc jusqu'à un point situé à environ Sooo" de Sonino, suit une courbe légèrement sinueuse, dont la direction générale est du sud au nord, laissant le lac de Fondi à Test. Â environ 4000™ au nord du Monte Romano j elle s'infléchit vers Test jusqu'à un point situé à 3o5o" au nord de Fondi; là, elle se dirige de nouveau vers le nord, jusqu'à Castro. C'est dans les environs de Castro, que les revers de cette chaîne opposés aux marais Pontins, après avoir contourné une moitié environ du périmètre du bassin du lac de Fondi, commencent à border la vallée du Heuve Sacco, lequel réuni au Liri , au-dessous de Ceprano, à ncoo"" environ de Castro, forme le Car/gliano, qui se jette dans la mer à Test de Gaéte, près des ruines de Tanliqne Minturne.

Ces revers opposés aux marais Pontins continuent à verser dans le Sacco, depuis les environs de Castro jusqu*ati territoire de Monte-Fortino, à environ 9000" au nord-ouest de Velletri, sur une ligne qui a G4000" de longueur, à partir de Castro, et qui, après avoir coupé le méridien de Terracine à i34oo" de Castro, passe à louest du même méridien. La direction générale ou moyenne de cette ligne va de Test à l'ouest, en s*inclinant de a5 à 3o degrés vers le nord; elle est composée de deux parties, qui n'offrent pas chacune en particulier de très-grandes inflexions. La première , celle qui a son origine près de Castro , dont la longueur est de a3ooo", est unie à la seconde, qui aboutit à 9000" de Velletri, par une 1, forte inflexion ou un ressaut de 7000" qui rapproche celle-ci de la mer.

C'est du coté de cette chaîne, et dans rinlérieur du bassin général des marais Pontins, que se trouvent les villes de Saint -Lorenzo, Sonino, Piperno, Sezze, Sermonetta, les ruines de Ninfa et Cori.

La même chaîne, en quittant la vallée du Sacco, après avoir fait une inflexion, commence, vis-à-vis le Monte Artemisio, à se diriger du nord au sud , passe à 1700"* de Veliotri qu'elle laisse à l'ouest en dehors du bassin général des marais > continue sa direction vers le sud, arrive à 400

8a MARAIS PONTINS.

ou 5oo™ de Cisterna qui se trouve comprise dans le bassin général, et se réunit, à 3ooo ou /|Ooo°» au midi de cette dernitre ville, avec le sol dalluvion cl la ligne de dunes qui séparent la mer du bassin général des

marais.

oo. Nous ne devons pas oublier de dire que la chaîne calcaire dont nous venons de décrire le contour, est interrompue, entre le point où elle quitte la vallée du Sacco et Torigine du prolongement du périmètre du bassin dans les alluvions et les dunes , par le sfratum volcanique au milieu duquel Rome est située. Ce slnUuin renferme Vellelri , s'avance jusqu'à Cisterna; et la ligne qui le sépare du sol d'alhivion, passe au sud de cette dernière ville. Il est à présumer que la chaîne calcaire se continue sous le stratum volcanique par lequel elle a été recouverte.

gi. Nous allons maintenant , revenant à notre premier point de départ, prendre cette ligne de dunes à son origine à Terracine. Depuis cette origine, elle suit le rivage de la mer, dans une direction qui va, corome on l'a dit précédemment, de Test à l'ouest, en s'inclinant un peu vers le sud; et à laSoo" environ du point de départ, sa direction tourne au nord-ouest, près de la tour d'Olevola, en conservant son parallélisme avec le rivage de la mer, dont la direction subit un changement pareil après le mont Cîrcco. Ce parallélisme se maintient jusque vis-à-vis la pointe occidentale du lac de Fogliano, où la limite d'alluvion s'écarte de ta mer pour retourner au nord joindre la première partie du périmètre précédemment décrite.

ga. La circonscription des dunes dont nous venons de parler, donne lieu à des remarques qu'il est important de ne pas omettre.

I^a première ligne de cette circonscription , comprise entre Terracine et la tour d'Olevola « est, de toutes les parties du périmètre du bassin général, celle qui se trouve la plus voisine de la mer, sa plus grande distance du rivage n'étant que d'environ 4oo™.

C'est au travers de cette première ligne de dunes que passe le grand canal appelé Portatorc di Badino (i), par lequel se décharge dans la mer la presque totalité des eaux du bassin général des marais Pontins. Nous

(i) Nout observerons, pour prévenir toute coufu&ion , qu'on verra sur les plan» une des rivières des niamis Pontins appelée Cavafa, désignée, dans la partie de son cours qui avoisine la source, par le nom de Pnrtatore. Le même nom se donne aussi quelquefois à d'autres canaux ou rivicres qui transportent tbus leurs lits les eaux de plusieurs aflluents; mais le mot Poriatore , employé seul , désigne généralement et spécialement , dans tous les marais

disons la presque totalité des eaux, parce qu'une petite portion de la surface de ce bassin général écoule une partie de ses eaux à Terracine : il existe mènie, comme on le verra par la suite, une autre fosse dont le fond , incline vers la mer, a le sommet de sa pente dans l'intérieur du bassin général ; c'est le célèbre Rio Martino dont nous avons parlé art. 85.

Le Portatore a son embouchure à côté de la tour de Badine, a 574a" de son origine placée, sur le canal Pio ^ qui borde la voie jippia^ comme on le verra ci-après.

Il a existé autrefois un écoulement j>rès de la tour d'Olevola ; on voit encore la fosse par laquelle les eaux s^échappaient , mais qui est bouchée par les dunes.

Deux canaux, qui ont leurs embouchures dans le Portatore, coulent parallèlement à cette même ligne de dunes; la plus grande distance de ces canaux à la mer n*est que de 8 à 900 mètres : la dune se trouve trèsresserrée entre leurs directions et celle du rivage de la Médilerranée.

Le premier de ces canaux, qui part du canal de Terracine, s'appelle Mortaccino; l'autre s'appelle canal Délie Folte.

93. I^e Mortaccino et le canal Délie Volte ont, le long de leur rive, du côté de la voie Appia , une pnrtie du marais qui ne peut pas ctrc desséchée par écotilement : mais ce terrain bas ne forme, comme on le verra par la suite, qu'une partie de la surface des marais Pontins qu*on pourrait nppeler infiniment petite par rapport à la surface totale; par-tout ailleurs le sol est supérieur à la mer,

94. Enfin, les canaux Mortaccino et Délie Volte, sur lesquels nous reviendrons encore plusieurs fois , et les bas - fonds marécageux qui les bordent , sont compris entre les dunes, du côté de la mer, dont on a vu qu'ils étaient fort voisins, et une colline, du côté des terres, qui, près de l'endroit 011 elle est interrompue par le Portatore, se prolonge en mamelons et va se joindre à la montagne vers la voie Appia. La portion continue de la surface du sol ainsi sur-élevée, est ce qu'on appelle /<2 Tenuta di Piano; sur le principal mamelon est le lieu appelé S. Martino,

Il .paraît que celte colline est une ancienne dune, séparée postérieu-

Ponlins, le canal de déchargp qui a son erabouchure à Badino. Qnand nous aurons à parler du Portatore qui appartient à la Cavata, nous l'appellerons (favata supérieure ; et nous cvi* teroHA également tonte équivoque, par des indications particulières, quand il s'agira d'an Poitatort quelconque autre que celui de Badino,

reraent de la mer par la dune qui forme la limite actuelle des marais; et ce» deux dunes doivent naturellement comprendre entre elles la partie la plus basse, parce qu'elle est moins ancienne.

Le sol élevé sur lequel se trouve la Tenuia di Piano, se prolonge de Test à Touest , à partir du Portatore, et du côté de la rive droite du Fiume Sisto^ qui le traverse, jusqu'à la seconde ligue de dunes dont nous allons parler.

Leur point de rencontre est à environ 3000°* du sommet de Tangle du périmètre actuel , situé près de la tour d'Olevola.

95. La seconde ligne de dunes, partant de ce sommet d angle qui est presque un angle droit, se maintient parallèlement à la mer sur une longueur de 37 à u8 mille mètres, et à une distance du rivage dont la valeur moyenne est de 4ooo à 45oo° ; c'est le décuple environ de la distance trouvée entre la première ligne de dunes et le rivage. La mer s'écarte au-delà du lac de Fogliano, de cette ligne, laquelle, s'inflécliissant ensuite vers le nord , va se rattacher à la partie du périmètre général décrite depuis fart. 88 à Tart. 91,

g6. A l'origine de la zone , ainsi existante extérieurement au bassin général, entre la seconde ligne de dunes dont il est parlé au n» précédent, et la mer, se trouve le mont Circeo, placé au sommet du promontoire formé par les deux directions du rivage auxquelles la partie du périmètre dont il est question depuis le l'art, gr , est parallèle. C'est une masse calcaire, garantie par sa dureté, des érosions que faction de la vague tend à produire. Nous y avons remarqué des carrières d'albâtre calcaire dont on pourrait tirer parti. L'élévation au-dessus de la mer, de son pic le plus élevé, est de 5^5"; elle domine la vaste plaine d'alluvion, dont elle occupe et protège l'extrémité, et s'aperçoit, dans toutes les directions, à une très-grande distance. Ses revers méridional, oriental et occidental, ayant It-urs bases dans la mer, y versent immédiatement leurs eaux. Le revers septentrional, sur lequel surgissent de petites sources, verse dans le lac Paola et les mackie di S. Feiice ; une partie des eaux de source passe sous la roue d'un moulin après lequel elles vont à la mer, da côté de l'est, près de l;i tour Vittoria.

97. Le surplus de cette zone, depuis le mont Circeo jusqu'à Foce Fenle, limité par les dunes du côté des terres, est bordé, du côté de la mer, par plusieurs lacs ou va'stes étangs, ayant leurs axes longitudinaux dirigés dans uii sens parallèle à la mer. Ces étangs existent à une petite distance du rivage, qui, comptée de leurs axes parallèles au même rivage, est

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indis que les dislances de ces axes aux dunes sont de 35oo à /|Ooo'".

■ Le lac Je plus voisin du mont Cîreeo est le lac Paola , qui a ôSoC" de longueur sur 3oo*" de largeur moyenne. Viennent ensuite le lac de Capro- Lace, de aaoo™ de longueur sur Soo" de largeur moyenne; le lac de Monaci, de iioo" de longueur sur 600" de largeur; et enfin le lac de Fogliano, de 55oo" de longueur sur 700* de largeur moyenne.

1g8. Nous avons reconnu, en visitant les lacs dont nous venons de parler, qu'ils s'attérissent sensiblement, et qu'il se formait entre eux et la mer une nouvelle dune, qui, d'après les accroissements qu'elle doit naturellement prendre avec le temps , séparera de la mer le terrain compris entre elle et Tancienne dune, comme cette ancienne dune en a

■ séparé le bassin actuel des marais Pontins. 9g. On a vu , art. 92 , que le Portatore , qui traverse la ligne des dunes comprise entre Terracine et la tour d'Olevola, était, à peu de chose près, la seule décharge da la totalité des eaux du bassin général, et qu*une autre décharge avait existé près de la tour d'Olevola. H paraît, ainsi que nous l'avons donné à entendre dans le Précis historique , art. 85, qu'on a ou obtenu ou tenté d'obtenir d'autres canaux d'évacuation sur la partie

I^u rivage qui s'étend depuis le mont Circeo jusqu'à la pointe d'Astura, ou plutôt jusqu'à Foce Inertie; les preuves eu sont dans riramcnse excarvation connue sous le nom de Bio Martino , qui traverse la dune visji-vis le lac de Monaci, en la coupant sur les deux tiers au moins de «a plus grande hauteur, et dans l'autre excavation beaucoup moins considérable, qui cependant coupe aussi la crête de la dune, et qu'on appelle Gorgo Lecctno. Les projets d'écoulement par ces anciennes tranchées ont été renouvelés sous le pape Fie A7, et nous y reviendrons avec détail.

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