CHAPITRE IV
Agriculture. — Tableau offrant le Cadastre des diverses Possessions
rurales des Marais Pantins.
3ii. Lf3 principaux produits sur lesquels la richesse des marais Pontîns a été fondée jusqu'à-pré-sent, sont le froment, le maïs, les pâturages cl les bois; il est peu de pays où, sur une surface donnée de terrain, ces diverses productions soient aussi abondantes et aussi belles. On côn-
Marais pontins.
l'état d'
•fecti
été
lîsément, d après 1 état cl tmperlection où la boniBeation qu'à- présent, qu'on aa pas tiré parti de toutes les terre» qui deviendraient productives, si cette bonification était complète; et l'on arbitre que, dans les temps les plus favorables, il y a au moins un tiers de ces terres en non-valeur ; cependant, d'après les états dressés à Toffice du commissaire <le Terraciiic, on sait que la somme des récoltes sesl élevée en certaines années, dans les seuls marais emphytéotiques, à douze mille rubbiù de blé et à vingt-quatre mille rubblo de maïs, indépendamment de Ta* voine et autres menues productions. Le rubbio équivaut, en stère ou mètre cube, à o'^^'^ag^S : ainsi la récolle dont nous venons de parler, & excédé 35oo stères en blé, et 7000 stères en maïs; quantités qui pourraient être presque doublées, si la bonification était complète.
Nous avons vu en plusieurs endroits de très-beaux établissements pour l'agriculture , parmi lesquels nous citerons celui de M. Sindici, situé sur la rive droite de TUffente, dans la Tenula del Tabio. La grajide quantité de maiis que nous avons trouvée emmagasinée dans ses vastes greniers, nous donne lieu de penser qu'il suit ce genre de culture avec beaucoup de zèle et de succès.
3 12. Les pâturages sont une autre source de richesse extrêmement importante dans les marais Pontins, et qui a, jusqu'à un certain point, Tavantage de ne pas dépendre entièrement des travaux ultérieurs destinés à opérer la bonification complète. Plusieurs terrains inondés pendant une partie de Tannée fournissent , pendant l'autre partie , de très-bons pâturages.
Le buffle, qui se plaît et profite parfaitement bici^dans les marais, est une des grandes ressources du pays pour le laitage, le labour et les transports. Un troupeau de soixante ou de soixante-dix de ces animaux, qui appartient au gouvernement, est employé aux travaux des canaux; il y a des portions de terrain réservées pour sa pâture, et qui, en coosé- J quence, n'ont pas été mises en empbytéose. ^H
3i3. Les bois, ou machie, peuvent, sur une grande partie de leur surface, recevoir des troupeaux ; on y nourrit un très-grand nombre de porcs; ils fournissent, pour le chauffage, d'amples provisions, et pour la charpente des bâtiments, des pièces très-belles^ et susceptibles même d'être employées à la construilion des bAtiuients de mer. Le plus beau ténement de ce genre, compris dans les marais cmphjtéotiques, est la Macchia di Piano ^ située à la partie droite près le canal délie Faite ^ dont la surface est de 71G hectares. Mais les niaraisticmphyléotiques et les terrains coa-
SECTION m. CHAPITRE IV
tribuables de première et de deuxième classe contiennent, proporlionDclle. ment, beaucoup moins de bois que les dunes comprises entre leFiumeSisto et la mer: là sont de vastes forêts qui s*étendent, sur la direction du sudest au nord ouest, beaucoup au-delà des marais Ponlins, et qui renferment de gr;uides richesses. On en trouve aussi du côté desmoiuagnes, et particulièrement dans la partie de Piperno et dans le bassin de TAmazeno.
3i4- T^n allasse des animaux aquatiques paraît » dans Tètat actuel des marais Ponlins, f»ffrir quelques moyens de subsistance et daisance à une partie de leurs babitants. Nous en jugeons par le grand nombre de chas- &€Ufs de la classe la plus pauvre, qui, les matins et les soirs, sont répandus dans la campagne, et par rabondatice et le bon marché du gibier.
3i5. Il est infiniment probable que quelques espèces de culture intéressantes, celles, par exemple, de la soude, du coton, du tabac, etc., pourront être introduites dans les marais Poutins, sur-tout après leur boniB-* cation ultérieure. Il en est cependant quelques-unes, applicables à leur sol , sur l'adoption desquelles il faudrait être très-cirronspfct, pour ne pas contrarier les effets des travaux de bonification ; nous voulons jiarler des cultures qui , viciant des masses d'eau étendues en grandes surfaces, répandent, par suite, dans ratmosphère, des gaz délétère» : (elles sont les cultures du riz, du lin et du chanvre.
3i6. Pour compléter ce que nous venons de dire sur Tagriculture des marais Pontins, nous donnons le tableau -cadastre, qui suit, des différentes espèces de possessions rurales que renferment les marais emphytéotiques, dans lequel on trouvera une colonne séparée des portions de terrain brûlées, dont le résultat a déjà été cité dans ce rapport, et qui représente l'état du sol en 1810. Un état pareil avait été dressé par une commission établie, à la fin de 1809, en vertu d'un arrêté de la consulte romaine , pour s'occuper de tout ce qui était relatif à ramélioration des marais Pontins; mais cet état ne se trouvait pas d'accord avec la mesure générale du sol Pontin , même en déduisant les parties du sol qui ne sont d'aucun rapport agricole, telles que les chemins, canaux, digues, etc. Nous Tavons corrigé, complété et réduit en mesures Irancjaises; les surfaces occupées par les chemins, canaux, digues , etc , sont évaluées st'parénient, et le tout est coul'ornie aux conleims des tableaux (art. 1 17 et 1 18). Les bois sont compris dans la colonne des pâturages, par les raisons cidessus données. Il suffira de savoir que les surfaces des terrains boisés sont, pour les marais emphytéotiques.
Dans la partie droite, de 3458'*
Dans la partie gauche, de i6'j4-
Nous avons donné (art ii8)les résultais du métrage des terrains contribuables de première et de deuxième classe, en y joignant ce qu'il importe le plus de savoir relativement à ces terrains; toutes les espèces de culture y sont en vigueur; et Ton n'aurait rien à désirer, quant à leur produit, si les champs Settini^ les champs de Piscinnra ^ et quelques au* très portions de terrain, étaient délivrés des eaux, dont le séjour sur leur sol est, eu grande partie, le résultat des vices du système des travaux exécutés.
Yoici le tableau des différentes parties de ces terrains distingués pur communes :
Territoire de Terracioe
— de Sonino
-<- de Pîpcrno « . . . .
— de Sezxe
— de ATonie Piedinolfo..
"^m de S^rmoof I ta
^- au duc de Sermonetta.
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CLàSSE,
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