Tché-tsin, moulin à tordre la soie et à la doubler
Cet appareil ne diffère du précédent que par la position des quatre poulies d'engrenage, qui sont placées toutes quatre sur la face extérieure du pilier voisin de la roue d'engrenage.
Ce dessin a été fait par M. Ad. Comte, de Lyon, d'après le modèle rapporté de la Chine par M. Hedde.
479. Tour Marin , machine à filer et à organsiner la soie, en même temps, procédé comparatif avec le système chinois.
Cet appareil est composé de dix bassines, garnies chacune d'une roulette qui reçoit le fil provenant de brins croisés sur eux-mêmes, à la sortie des co-
cons , et qui transmet ce fil à la tournetle. L'appareil est composé de dix tournetles, garnies chacune d'un petit tambour qui, d'après la grandeur, donne un tors plus ou moins considérable au fil de soie. Le plus petit donne 720 tors au mètre, et le plus grand 360. Les tambours de grandeurs intermédiaires donnent des tors proportionnels.
Un axe, ou menard , à l'aide d'une courroie , fait agir les dix tournetles de la machine. De chaque coté, sont placés des guindres de flottage , d'une longueur déterminée , de sorte qu'on peut donner à la flotte un nombre de tours et de mètres comptés.
L'avantage consiste à supprimer quatre points de notre travail ordinaire :
1° Le dévidage à la tavelle;
2° Le premier apprêt;
3° Le doublage;
4° Le retors.
La soie peut être employée en fabrique immédiatement après la filature, soit pour chaîne, soit pour trame. Elle peut être employée teinte et cuite avec la plus grande facilité.
Cette machine a pour but de filer la soie, propre à chaque tissu différent, ainsi que le pratiquent les chinois.
Cet appareil , monté dans le local de la Condition des soies , à Lyon , porte le nom de l'inventeur , M. Marin, qui l'a confectionné d'après Je système des chinois et aux frais de la Chambre de Commerce de Lyon.
Renvoi au numéros précédents et aux planches 44 à M des dessins de Sun-Kwa , ainsi qu'à l'examen des matières chinoises.