Ta-sha-kia, appareil pour tordre à la main
Lorsque les Chinois veulent faire du cordonnet ou une soie montée à plusieurs bouts qui réclame un tordage forcé, ils se servent de piliers sur lesquels ils étendent les fils qu'ils tiennent tirants au moins de poids, et puis ils donnent une torsion au fil ou à la réunion des fils au moyen de deux planchettes rabotleuses.
Voici les pièces qui composent ce simple appareil :
1° Mou-tchu , pilier de devant supportant une barre garnie de cintres servant de filières.
2° Tchu-tz , poteau placé à une dislance assez considérable du pilier servant à étendre les fils de soie.
3° Sse-kio-hing-kia, appareil portatif, garni de roquets ou petits guindres, servant à étendre les fils de soie depuis le pilier jusqu'au poteau et vice versa.
4° Youen-tchoui, boules en plomb et garnies d'un crochet servant de poids que l'on place à l'extrémité des bouts de soie qui pendent des filières de la barre du pilier de devant.
5° Pi-mou-pan , deux tablettes en bois non rabotteux, servant à donner la torsion aux fils.