Wei-hwa , substance dont les Chinois se servent
pour teindre en jaune clair et foncé. Le prix est, à Canton, de 5 à 6 taels le picul, environ 55 à 65 les 100 kilogr.
Cette substance se présente en graines semblables à l'anis , mais un peu allongées et s'éfilant au bout. La pellicule renfermant la semence est ordinairement d'un
jaune brunâtre, sans saveur ni odeur. Elle est ordinairement mélangée de petites tiges brisées et de différents débris de la plante.
Celle substance intéressante ayant fixé l'attention des agriculteurs et des chimistes, il est peul-élre utile de donner les différent! avis di>s savants qui s'en sont occupés.
A l'article hoiany de la Chresiomaihie du révérend E. C. Biidgman, l'ai lue nui ilonne ce produit est désigné sous le nom canton nais de Wei-shu [ash treè) ou frêne.
Dans le dictionnaire de Medhursl, la fleur porte le nom de hwae-hwa 10/75, el elle est indiquée sous le nom d'anagris fwtida. On ajoule que quelques personnes pensent que c'est la senna.
Ces jugements sont évidemment erronés, à moins qu'ils ne s'appliquent à d'autres substances que celles qui nous occupent, et ayant un nom similaire.
Dans le dictionnaire de Guignes, sous le nom de hoày 10/75, on l'appelle espèce d'accacia, et, dans les mémoires publies par les missionnaires de Pékin, on dit [volume 5) que l'on se sert généralement en Chine, pour teindre en jaune, des Heurs du faux accacia, el l'on indique la manière de les cueillir el de les préparer pour les conserver.
Enfin, dans le dictionnaire de S. Wells William-, page 404, on indique la fleur du /maisons le nom de Cassiu sophora.
M. J. E. Hénon, D. M., secrétaire de la Société Royale d'Agriculture de Lyon, a examiné avec beaucoup de soin celle substance, el a reconnu qu'elle était le bouton peu développé de la fleur d'un arbre assez commun dans nos conlrées, le sophora japouicu. Renvoi à la Notice de M. Hénon, Annales publiées par la Sucii'te l, aie d'Agriculture de Lyon, novembre. 1847.
Pour teindre avec le wei-htva, on le fait bouillir pendant une demi heure, et puis, dans ce bain, on plonge la soie qui doit être mordancée, dès la veille, avec l'alun.
On a [.lacé celle substance la première dans la classe des jaunes, bien que, dans l'ordre de solidité, elle n'occupe que le second rar.g.