‹ Description méthodique des produits divers recueillis dans un voyage en ChineChapitre 164 sur 303 · JVang-lang, racine jaune · texte numérisé non relu

JVang-lang, racine jaune

La plante, qui fournil celte substance, ressemble à un rotin ; elle vient de la province du Kwang-si. Elle se présente, chez les teinturiers, en fragments de racines ou sarments de 10 à 15 millimètres de diamèlre , tortueux, noueux, couverls d'une écorce brun rougeàlrc , ridée el plissée. Celle écorce se détache facilement. Quand le sarment se sèche el se tourmente, la texture interne esl mise à nu. C'est un faisceau radié de lamelles flexueuses, étroites, appuyées les unes sur les autres el rayonnant vers un centre commun; leur couleur est d'un beau jaune vif , leur saveur est a mère et il n'est pas rare de les voir se disjoindre el se séparer entièrement.

Pour la teinture de la .«oie . on doit faire infuser les racine- de Wang-tang pendant 5 ou 4 jours, cl puis on plonge dans celte disssolution les soies sans employc r aucun mordant.

Pour teindre en verd clair, on commence par donner un fonds de jaune par le wanglang, puis on donne un bain dé feuilles de lan sans aucun mordant.

Le ivantj long ligure au premier rang dans l'ordre de solidité des teintures chinoises en jaune.

Le wanglang serait, d'après M. D. Inigo de Azaola de Ma ni le, la racine d'une plante connue, dans la Flore des Philippines, sous le nom de Menispermum soma. Il aurait, suivant nos teinturiers de Si-Etienne, beaucoup d'analogie avec l'épinevinette, inoins la solidité.

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