Taï-hao-tié, étiquettes de rubans velours, premiers
articles de soierie propres à la consommation chinoise, envoyés, en 1846, par la maison Ponson aîné, Philippe et Vibert, de Saint-Etienne.
Voici la traduction de ces étiquettes : France. — Saint-Etienne. — Rubans velours noir. Longueur, 20 mètres, N° Expédiés sur les indications de M. Hedde, délégué pour les soies.
817 * Taï-pien-toung-tz , collection des principaux articles de rubanerie et passementerie de Kwang- Tchou, de Hang-Tchou et de Sou-Tchou.
Les pien-taï, ou rubans en général , sont appelés lan-han , c'est-à-dire , à balustrade , quand la frange est à picots , ou à un seul crin. On les appelé Keouya-pien, ou rubans à dents de cbien , lorsqu'ils sont à dents de scie, soit à plusieurs crins. Ces franges ne sont que d'un seul côté. Les noms suivants se rapportent à la couleur et à la forme du dessin , quelquefois à l'usage auquel il est destiné.
larg. poids. prix. long.
iiiill. gram. fr. c. les 10 met.
1. Youen-lien, taffetas noir noir et poil façonné , 13 9 0 90 »
Le nom de youen-lien est celui de la couleur , c'est-à-dire , noir naturel de nénuphar, (nelumbium speciosum, Williams).
2. Tchi-mei, taffetas boulon d'or et poil façonné, 7 6 0 90 »
L'arbre mei est souvent reproduit dans les peintures chinoises : il est célèbre en littérature à cause de ses fleurs simples, mais charmantes. D'après le P. Basile , ce serait un abricotier sauvage , mala armenica acida. Callery et Medhurst le désignent sous le nom de prunier. 5. Meou-lan, taffetas bleu céleste et poil façonne, 7 6- 0 90 »