PORCELAINES DÉCORÉES EN DORURE
La dorure chinoise qui diffère d’aspect avec la dorure européenne, diffère aussi dans les moyens de préparation et d’application. On voit, dans le P. i> Entrecolles, que les Chinois se servent d’or battu qu’ils broient et réduisent ensuite par le lavage, jusqu à la plus grande ténuité. Pour l’appliquer, ils emploient l’eau gommée, ayant préalablement ajouté à l’or le fondant nécessaire pour le faire adhérer par le feu ; ils dégradent avec cet or, des teintes , comme avec la couleur.
86. Moyen vase, forme dite lancelle, anses en forme de bâtons rompus, fond bleu au grand feu; décoration a paysage, etc. Haut. 0,53e.
87. Moyen vase couvert, forme ovoïde, fond bleu au grand feu, décoration à fleurs, oiseaux et arbustes. Haut. 0,40e.
88. Moyen vase cylindroïde, à bord renversé, forme dite cornet, fond bleu au grand feu , décoration analogue à celle du vase précédent. Haut. 0,35e.
89. Bouteille sphéroïdale , à long col, fond noir au grand feu, arabesque à ramage damassé ; le col est orné à sa base d’une frise à quadrille surmontée de feuilles de bananier. Haut. 0,45e, diam. 0,20e.
90. Petit vase couvert, forme ovoïde, fond bleu au grand feu : un paysage montueux, animé d’oiseaux aquatiques, orne son pourtour.
91 . Petit vase cylindroïde, à bord renversé, forme dite cornet, décoré dans le même principe.
92. Bouteille à thé, forme cylindrique, fond bleu-clair au grand feu, dit de Perse; sa surface est ornée de représentation de vases de formes variées.
93. Cafetière ovoïde, fond bleu-clair ardoisé au grand feu; un lion rugissant environné de flammes, sur ses deux faces.
94. Cafetière de même forme, d apparence métallique, dorée en pleine surface; un fond brunâtre paraissant avoir été appliqué au grand feu, sert de base à cette dorure dont il dissimule l’extrême ténuité.
PORCELAINE DURE
7. — 95. Petit réservoir à écrire, forme oblongue à deux lobes, doré en pleine surface comme la cafetière ci-dessus.
96. Couronnement de pagode, en forme de gourde, fond rouge-sanguin; arabesque filigrane en dorure; sur le pourtour, six salamandres en relief, à queues bifurquées, peintes en bleu-grisâtre au grand feu et dorées (M., Pl. XLIX, % 11).
Au point de vue céramique, le mérite de ce beau fragment réside dans la finesse d’exécution des délicates salamandres dont il est orné ; mais cette application qui, à la première vue, semble être insignifiante et toute de caprice, offre un sujet intéressant d’étude, par la rencontre de la même idée remarquée sur des vases péruviens de forme analogue, dont le n° 552 a des poteries du premier ordre, page 77, offre un exemple (1).
97. Sous ce numéro sont comprises les diverses pièces décorées en dorure, qui n’ont pas paru susceptibles de description.