HT DIVISION
P., PL TX , fig. 5.
— 20- Une pendule de galerie sur socle carré, dite pendule géographique. Haut, totale 2m,20c.
Le cadran de celte pendule a la forme d’un bouclier rond attaché à une gaine qui porte les bustes accolés d’Apollon (Je soleil ), et de Diane (la lune').
Le bouclier, sur le rebord duquel sont marquées les heures , tourne en vingtquatre heures ; l’aiguille est une pointe fixe placée au-dessus.
Il porte , vers sa circonférence, douze tableaux ronds qui représentent les divers lieux de la terre où il est midi, lorsqu’il est à Paris deux heures, quatre heures, six heures du soir, et ainsi de suite de deux heures en deux heures , et comme le donne la liste suivante :
Midi à Paris. — • Vue du Palais-Royal.
A 2. h. du s. à Paris. — • Midi aux Açores. — > Vue des Açores. — • Vaisseau espagnol.
A 4 h. Midi dans la baie de Baffin. — « Entrevue de l’équipage du capitaine Ross avec les Esquimaux.
A 6 h. Midi au Mexique, dans les environs de Chiapa. — 'Vue de la pyramide de Cholula. — Antiquités mexicaines. — 'Costume des habitants actuels. A 8 h. Midi dans la Californie. — Moment de la mort de l’astronome Chappe.
A 1 0 h. Midi à Otaïti. — • Danse des naturels du pays devant Cook.
Minuit à Paris. Midi à la Nouvelle-Zélande. — Vue de l’intérieur d’un hippah, ou habitation des naturels.
A 2 h. du m. Midi à la Nouvelle-Hollande. — Nouvelle-Galles du Sud.
A 4 h. Midi en Chine. — Vue de la grotte dite du Carnoens, à Macao.
A 6 h. Midi au Thibet. — Vue du palais du Lama.
A 8 h; Midi en Perse. — Vue de Téhéran. On voit dans le fond le mont Ararat. \lGh. Midi en Égypte. — Les pyramides du Caire.
La gaine en plaques de porcelaine matte, dite biscuit, représente des ornements et attributs analogues au soleil. Elle est élevée sur un piédestal composé de plaques de porcelaine sur lesquelles on a peint, en imitation de sardoine, les figures allégoriques de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique. Les guirlandes et les ornements offrent les fruits et les animaux qui caractérisent ces trois parties du monde.
Les ornements et leur ajustement ont été composés par M. Fragonard et exécutés par M. Regnier. Les tableaux du cadran ont été peints par M. Devellt; les camées du piédestal par M. Huard, 1822.
ARTICLE r.
P„ PL IX , fig. 4.
S. — 21 . Une pendule de grand salon, en pièces de porcelaine en biscuit doré, et en plaques peintes, monture en bronze. Haut. 0,80e, larg. 0,37e.
Les trois principales époques de l’horlogerie ou de l’art de mesurer le temps , représentées par des sujets peints en coloris.
Première époque. — 'Les clepsydres ou horloges à eau. — ■ Un tribunal chez les Romains : on fixe à un avocat, au moyen d’une clepsydre , le temps qui lui est accordé pour parler, etc.
Seconde époque. • — • Les horloges a rouages. — On vient d’élever à Padoue la première horloge de ce genre , construite en 1 364 , par Jacques Dondis, médecin et mathématicien, surnommé pour ce fait, orologio.
Troisième époque. — Les horloges a pendule. — Huyghens, inventeur de l’application du pendule aux horloges , vers 1 656 , est censé faire voir dans son cabinet, à des personnages distingués de La Haye , une horloge à laquelle il vient d’adapter le pendule.
Les camées sont relatifs aux secours que les sciences mathématiques , la mécanique, l’astronomie et la physique, prêtent à l’art de l’horlogerie. — D’autres offrent des têtes qui sont censées être les portraits de plusieurs horlogers célèbres.
Les ajustements et les sujets ont été composés par M. Fragonard, d’après un programme donné. Les sujets ont été peints par M. Réranger , 1 824.
P., PI. IX, fig. 3.
22. Un candélabre en porcelaine blanche dorée, avec une pendule dans la base. Haut. 1ra,20c.
Sur le fût, les douze signes du zodiaque, en or peint. — Sur la base, d’un côté, le char d’Apollon , ou le jour ; sur l’autre, le char de Diane, ou la nuit.
Composé par M. Fragonard, exécuté par M. Regnier, 1826.
P., PL IX, fig. 6.
23. Une petite corbeille en forme de coupe, à deux anses, pour pendule, exécutée en 1828. Haut. 0,1 5e, diam. 0,14e.
P-, PL IX, fig. 7.
24. Une petite coupe couverte, pour pendule, dite coupe AB, exécutée en 1828 sur le dessin deM. Leloy. Haut. 0,12e, diam. 0,16e.
IIP DIVISION.
P., PI. IV, fig. 2.
— 25. Une table à huit pans, dite guéridon, style chinois, portant un service de thé en pièces de porcelaine du même style; le tout exécuté en 1835, d’après les dessins de M. Chenavard. Diam. du plateau, 0,80e. Haut, totale du guéridon, 1m,00c.
Le plateau et ses revers pendants , la tige du pied et son empattement sont en porcelaine ; la monture est en bronze et en ivoire.
p., Pi. v.
26. Une grande table ronde à quatre pieds, exécutée en 1838, d’après les dessins de M. Chenavard. Haut. 1m,00c, diam. du plateau, 1m,02e.
Sur le plateau, une grande et riche couronne de fleurs composée et exécutée d’après nature , par M. Schilt.
Les modèles des parties en sculpture de porcelaine, ont été faits par M. Hyacinthe Piegnier. — < Les enfants portant la sphère, sont de M. Desboeufs.
p., Pl. VIII.
27. Un petit meuble de console dit cabinet, relatif au mariage de S. A. R. Mgr Se Duc d’Orléans, exécuté en 1838, d’après les dessins de M. J. Bouchet, architecte. Haut. 1"',00c, larg. 1m,20c.
Cinq tableaux représentant les principaux actes qui ont précédé et accompagné le mariage.
Le premier, à gauche, sur le côté : L’arrivée de la Princesse Hélène à Fontainebleau.
Le second , sur la face , à gauche : La réception de la Princesse par le Roi, à Fontainebleau , au haut du grand escalier.
Le troisième, sur la face, au centre : L’acte civil du mariage, dans la galerie de Henri H.
Le quatrième, sur la face, à droite : L’acte religieux catholique, dans la chapelle de la Sainte-Trinité.
Le cinquième, en retour, sur le côté droit : L’acte religieux protestant , dans la galeiie Louis-Philippe.
Au-dessous de ces tableaux , sont de petits cartels en couleur bistrée , rappelant f itinéraire de son Altesse Royale.
1° La vue de son habitation à Schwérin, dans le Mecklenbourg.
2° L’hôtel de la Préfecture à Metz.
3° Le camp de Fontainebleau.
4° L’arc de triomphe de f Étoile.
ARTICLE r.
5° L’Hôtel de Ville de Paris.
Les tableaux colorés ont été peints par M. Develly, d’après des croquis pris par cet artiste sur les lieux pendant les cérémonies. — • Les modèles des figures en relief ont été exécutés par M. Jaley.
Nota. Cet objet fait aujourd’hui partie de l’ameublement du palais de Fontainebleau.
P., PI. VII ,fig. 1.
S. — 28. Une cheminée dans le style de la renaissance, en plaques de porcelaine sans couverte, dite biscuit, avec dorure en or mat, les fonds peints en couleurs d’émail; exécutée en 1838, pour le salon dit des tapisseries, au palais de Fontainebleau. Haut. 1m,85c, larg. 2m,Q0c.
La composition générale est de M. Dubreuil, architecte du Roi. — • L’exécution des modèles est de M. Klagmann.
P., PI. VI, fis- 1.
29. Une moyenne table ronde dite guéridon , consacrée à Raphaël , exécutée en 1840. Haut. 0,87e, diam. du plateau, 0,89e.
Sur le plateau : Un petit tableau représentant le père de Raphaël , présentant son fils au Pérugin, composition de M. Bézard. — Autour de ce tableau : Médaillons en camaïeux , rappelant les principaux ouvrages de Raphaël , savoir : Les guirlandes, tirées des compositions dites les tapisseries du pape, et les camaïeux représentant, la plupart d’après Raphaël, la Poésie, la Philosophie, les Sciences, etc. Le tout exécuté par Mmc Ducluzeau.
La composition générale est de M. Chenavard. — -Le modèle du pied, qui est en porcelaine, a été fait par M. Combette, sculpteur.
p., PI. XIV.
30. Un grand meuble dit jardinière de salon , à six pieds, portant une cuvette hexagone, et dans son milieu une grande jatte à fleurs. Haut, base comprise, 1m,33c, diam. aux angles, 1n1,22e.
Composé entièrement, et modèle exécuté par M. Hyacinthe Regnier , 1844.
p., pi. xv.
31. Un meuble en forme d’armoire, porté sur une console, dit [cabinet chinois, exécuté d’après les dessins de M. Léon Feuchère, 1844. Haut. 2m,05e.
Six tableaux représentant des sites de la Chine, et des sujets de la vie civile des Chinois, exécutés sur porcelaine, par MM. Langlacé, Develly, et Jules André,
IIIe DIVISION.
d’ après des tableaux peints à l’huile, parM. E.Borget, sur des dessins faits par cet artiste sur les lieux.
Les tableaux du devant représentent : Celui du milieu, Bateau de mandarin sur un des canaux de Honan, faubourg de Canton. — 'Au-dessous : Le poète Ly-taï-pé , se promenant dans les jardins de l’Empereur, dont les serviteurs ont ordre de l’escorter, portant des coupes d’or pleines de vin. — Celui de gauche : Une vue de Canton. — Celui de droite : Un temple sur les collines de Hong-Shang.
Ceux des faces latérales représentent : — Celui de droite, un repos (Farniente) dans une villa près Fou-Chou-Fou (Fo-Kien) : — Celui de gauche, des bergers faisant paître leurs troupeaux entre Canton et Macao.
Section III. — Pièces diverses iiour le service de table et celui de déjeuné.
P., PI. XII , fig. s.
— '32. Un groupe, les trois Grâces, en porcelaine sans couverte, pour surtout de table; exécutées en 1800, sur un modèle de M. Chaudet, statuaire. Haut. 0,55.
Elles portent sur la tête une corbeille treillissée , en forme de vasque , destinée â recevoir des fruits.
On a quelquefois remplacé cette corbeille par une sphère en verre dans laquelle était placé un mouvement de pendule qui marquait les heures sur un cercle mobile de cuivre placé sur l’équateur de la sphère.
P., PI. XII , fig. 3.
33. Un groupe en forme de trophée, en biscuit de porcelaine blanche, pour surtout de table; composé d’attributs caractéristiques des productions de l’été. Il est porté par un socle circulaire, avec un bas-relief d’enfants relatif aux quatre saisons. Haut. 0,55e, diam. 0,27e.
Le pendant de ce groupe est consacré aux productions de l’automne.
La composition générale et les dessins ont été donnés parM. A. T. Brongniart, architecte : les modèles ont été exécutés par M. Brachard aîné, 1807.
P., PI. XIII, fig. i.
34. Une corbeille à fruits forme hémisphérique, à baguettes et treillis, dite corbeille -jatte , exécutée en 1807. Haut. 0,12e, diam. 0,25e.
P., PI. XIII , fig 8.
35. Une corbeille cylindrique, élevée, â palmes et lauriers, avec un bandeau uni à la base, exécutée en 1812. Haut. 0,25e, diam. 0,33e.
ARTICLE Ier.
P„ PI. XIII , fig. I.
S. — 36. Une corbeille riche pour milieu de table, dite Corbeille ronde cygne, exécutée en 1814, sur le dessin de M. A. T. Brongniart, architecte. Haut. 0,40% diam. 0,40e.
P., PL XIII , fig. b.
37. Une grande corbeille de surtout, portée par quatre figures de femmes, dites canéphores, couronnées des fruits des quatre saisons. Haut, totale 0,55% larg. à la base, 0,65e.
Composée par M. Fragonard. Modèle exécuté par M. Guersant, 1818.
P-, Pi- XII , fig. 2,
38. Une petite corbeille à palmettes , portée par un lion , pouvant servir d’accompagnement à la corbeille précédente. Haut. 0,34e.
Composée parM. Fragonard. Modèle exécuté par M. Brachard aîné , 1818.
p., PI. XII, fig. 4.
39. Une grande corbeille de surtout dite C. palmier. Haut. 0,48e.
Composée par M. Fragonard. Modèle exécuté par M. Brachard aîné, 1820.
P., PI. XIII, fig. 7.
40. Une corbeille campaniforme, à anses et ornements, dite C. corinthienne. Haut. 0,31e.
Composée par M. Fragonard , 1 830 .
P., PL XIII , fig . 2.
41 . Une grande et riche corbeille à fruits, élevée sur un pied balustre, destinée à servir de milieu de table , sans avoir l’inconvénient d’empêcher les convives de se voir. Haut. 0,60e, diam. 0,39e.
Exécutée d’après un dessin de M. Fragonard , 1 832 .
p., PI. XIII , fig. 3.
42. Une riche corbeille à fruits en forme de coupe, pour milieu ou bouts de table. Haut. 0,32e, diam. 0,36e.
Exécutée d’après un dessin de M. Fragonard , 1 832.
P., PL XIII , fig. 6.
43. Une coupe à réseau pouvant servir de corbeille à fruits. Haut. 0,25% diam. 0,30e.
Composée, et modèle exécuté par M. Hyacinthe Regnier , 1844.
IIIe DIVISION.
p., PI. xi.
— 44. Un surtout de grande table en pièces de sculptures émaillées, coloriées et dorées, composé de cinq pièces ou groupes, figurant ou rappelant de diverses manières les principaux objets qui entrent dans la composition des repas (Jig. 1 ), exécuté en 1837-38. Savoir :
A. Grande pièce de milieu figurant les viandes de boucherie, les végétaux farineux ou propres à la panification, les gros légumes, etc. (Jig. 2). Haut, totale, 1m,10c, diam. à la base, 1m,10c.
B. Pièces intermédiaires. Lune (Jig. 4) représente par des satyres, des oiseaux, etc.; les gibiers. Des bas-reliefs analogues aux chasses , ornent la base de ce groupe. L autre (Jig. 3) représente par des naïades et des poissons, celte dernière sorte de comestible. Des bas-reliefs relatifs aux pêches , complètent l’idée. Haut. 0,90e, diam. à la base, 0,75e.
C. Pièces d’extrémités. Lune (jig. 5) est destinée à figurer les sucreries par les matériaux, les produits et Fart du confiseur. L autre Jig. 6) représente les liqueurs spirilueuses parles végétaux tjui les donnent, et par l’indication des procédés qui les font. Haut. 1,05e, diam. à la base, 0,80e.
Ce surtout a été composé par M. À. Chenavard , sur un programme donné.
Les figures des génies ont été faites par M. J. Feucfière; celles des naïades et des satyres, par M. Desboeufs; les bas reliefs des socles sont de M. Fragonard ; les oiseaux , les poissons , et presque tous les ornements , notamment les fruits de la pièce du milieu , de M. Hyacinte Regnier.
p., Pl. x.
45. Un surtout de grande table, en pièces de sculpture sans couverte, simplement rehaussé de dorures (fig. 1 ), exécuté en 1837-38.
Composé comme le précédent , et sur un programme analogue , de cinq pièces principales ou groupes représentant d’une manière allégorique les objets qui entrent dans l’ordonnance des repas. Savoir :
A. Pièce de milieu : Une sorte de monument à quatre pieds, ayant la forme qu’on donne aux trépieds ; il est orné et accompagné d’objets relatifs aux matières employées dans les repas.
Le gibier est représenté par une figure de Diane, et des attributs de chasse antique; le bœuf et le mouton, par un berger, et un bas-relief analogue aux troupeaux .
Sur la base sont des bas-reliefs représentant la chasse et la pêche; les quatre saisons sont figurées par des couronnes de fleurs placées dans des corbeilles que
ARTICLE Ier.
portent des enfants : les fruits et les volailles par des guirlandes , des pigeons, des coqs, etc.
Le meuble est couronné par un groupe de Cornus et des génies portant des santés aux convives et leur présentant des coupes (Jig. 2). Haut, totale, 1m,60c, diam. à la base, 1ra,20c.
R. Pièces intermédiaires : Deux coupes portées par des palmiers et consacrées aux fruits de toutes sortes (Jig. 5, 6). Haut, totale, 1m,20°, diam. à la base, 0,55e.
C. Pièces d’extrémités: Deux cornets en formes de rliytons; l’un à tête de bœuf Jig. 4), consacré aux céréales et à tous les végétaux farineux; le fruit de l’arbre à pain ( artocarpus ) couronne ce groupe. Sur le socle, sont des basreliefs qui représentent la récolte et la préparation des plantes farineuses, et l’opération de la panification. L’autre, à tète de panthère Jig. 3), est consacré à tous les fruits qui donnent des liqueurs spiritueuses ; il est couronné par le fruit du palmier ( Elais guineensis) , qui produit en Afrique la liqueur spiritueuse qu’on appelle le vin de palme. Des bas-reliefs représentent la vendange , les procédés de récolte des fruits dont on retire des liqueurs fermentées, et les opérations de la vinification, c’est-à-dire le foulage, le pressoir, etc. Haut, totale, 0,70e.
La composition de ce surtout est de M. Fragonard, qui a exécuté lui-même, sur la porcelaine , toutes les figures de ronde-bosse et de bas-reliefs qui s’y trouvent.
Les modèles des groupes de fruits des coupes et des rhytons, ont été faits parM. Boquet; tous ceux des ornements, par M. Hyacinthe Regnier.
P., PI. VII , fig. 2.
— 46. Un déjeuner, dit de François Ier, style renaissance , en porcelaine blanche sans couverte, décoré en or mat; exécuté en 1838.
Composé par M. Fragonard. Les modèles faits par M. Ferdinand Regnier.
p., Pi. iv, fig. 3.
47. Une petite théière hexagone, dite théière chinoise Fragonard, exécutée en 1819, d’après le dessin de cet artiste.
p., PI. IV, fig. i.
48. Une petite théière sphéroïdale, style chinois, exécutée en 1 825, d’après un dessin de M. Fragonard.
IIIe DIVISION.
Article II. — VITRAUX.
v., PI. I ,fig.
— ' 49. Une grande fenêtre en vitraux teints et peints, réunis par des plombs, représentant dans son sujet principal Sainte Amélie , fille de Christian, prince souverain dans la forêt des Ardennes, ornant de fleurs et de fruits l’autel quelle avait élevé de ses mains dans le jardin du château de son père. Haut, totale, 3m,40c.
La composition générale de cette fenêtre, exécutée en 1832, pour la chapelle du château d’Eu, est de M. Chenavard , quia en outre donné les dessins de détails à la grandeur de F exécution. Le sujet a été peint sur verre, par M. Vativelle , d’après un tableau à l’huile très-précieusement fait pour cette destination , par M. Paul Delaroche.
y., PI. III et IV.
50. Trois grandes fenêtres en vitraux teints et peints, exécutées en 1 836, pour les croisées de la chapelle de Saint-Saturnin, au palais de Fontainebleau, d’après les compositions de S. A. R. la Princesse Marie , Dsse de Wurtemberg , fille du Roi. Haut. 3m,60c, larg. 1m,55c.
\. Croisée du centre, dédiée à Saint-Saturnin. — Figure en pied du saint Apôtre en costume d’évêque. Au-dessous, son martyre. Dans les panneaux de côté, des croix ornées avec des têtes de Chérubins, etc. (PI. III).
B. Croisée de gauche, dédiée à Saint Philippe, patron du Roi. — 'Figure en pied de ce personnage , la tête nimbée , et tenant à la main gauche un long bâton surmonté de la croix, emblème de la rédemption. Au-dessous, le saint disciple recevant l’apostolat des mains de .1. C. : ornements analogues à ceux du vitrail précédent (PI. IV).
C. Croisée de droite, dédiée à Sainte Amélie , patronne de la Reine. — Figure en pied de Sainte Amélie, la tête nimbée, et vêtue de ses habits de fête. Audessous, Sainte Amélie déposant des fleurs sur l’autel érigé de ses mains, à la V ierge ; ornements semblables à ceux de la fenêtre précédente.
Les six tableaux ont été composés par M. E. Wattier, et peints sur verre par MM. Bonnet et Vatinelle : tous les ornements ont été faits sous la surveillance de ce dernier, et d’après des dessins faits par lui à la grandeur de l’exécution.
La direction industrielle de ces vitraux, ainsi que celle de ceux qui suivent, c’est-à-dire le choix des verres blancs et colorés les plus propres à la peinture sur verre, la fabrication des couleurs que l’on nomme d’apprêt et d’application , et leur cuisson , est due à M. Louis Robert.