faible
Moyenne.
TEM- PÉRATURE
moyenne da mois.
THERMO- MÈTRE au soleil, 16 miantes
aux environs de mtdi.
OBSERVATIONS
Température des sources, 15^ 3.
Les reuarcpies suivantes^ sur doque mois de raB«ée, petiveut être considérées comme aouexém an tableau; eilea aoiii le résultat de la discassîoii de toutes lés observations faites à Fobservatoire de la marine , auxquelles nous avons joint les renseignements que nos camarade» ont bien voulu nous communiquer, ainsi que les faits et les documents que notre expérieneenovs a fouimis.
Jlfots de janvier. Les vents d'E., qui sont les vents les plus fréquents de ce mois, soufBent quelquefois avec violence; le ciel est alors couvert, et, s'il vient à pleuvoir, le baromètre baisse, tandis qu'avec les mêmes vents modérés, le temps est ordinairement beau et le baromètre élevé ; ils varient dii N. E. au S. £.; le N. E. est froid, il peut amener la neige, et dans ce cas encore la colonne barométrique diminue. Le S^ £. est souvent accompagné de pluie.
Lorsque les vents de la partie de TO. régnent^ le ciel est presque toujours clair.
Ce mois est assez souvent beau et agréable; mais il y a des années où il est trèsrpluvieux et oii Von éproaife quelques coups de vent ; c'est aussi à cette époque que Ton voit afpparaître de loin en loin ces froids extraordinaires qwi occasionnent tant de désastres quand ils arrivent tout î coup et après un dégel ou une pluie. Ëa 1830, il tomba quatre fois de la neige, le thermomètre descendit à 1 0° au-dessoUiS de lé^o ; l'intérieur du port marchand fut gelé ; la glace, dans le milieu, avait deux ou trois lignes d'épaisseur. En rade, on voyait des vapeurs épaisses s'élever de la surface de la mer et produire un nuage considérable qui cachait tous les objets environnants.
Moii de février. Les venls de la partie de l'Est soufflent habituellement plus que ceux de TO.; on voit cependant des années où ceux-ci dominent. Le minimum du baromètre s'observe, comme dans le moi^ précédent, avee les vents d'O., dairs ou non, et avec des vents d'E. pluvieux. Le maximum a lieu avec les vents d'E. et plus particulièrement avec le vent de S. E. accompagné de beau temps ; c'est l'épo^e de raui4e où la colonne de mercure atteint sa plusi grande hauteur, er Ton remarque aussi que c'est alors quQ. le niveau de la mer est. le plus bas. Cette dernière observation est d'une date ascienne parmi les pécheurs de la côte; en 1834 nous eûmes Foccasion de vérifier sa concordance avec la prefsiière; vers la fin du mois, un baromètre de Bunten, placé à 8 mètres au-dessus de la mer,
marqba 78(M^ 5 m 28<' W pendaat plttaieurs jours; Ic^eatix ,dtt port, dans le même intervalle, furent trouvées biea auçlessotts du niveau ordiosdyre ^
It .y a quelquefois deg^ semaines eslières d'un beau temps fixe; poiwtantjl ne faut pas regarder le mois de février comme exempt de mauvais; temps, ear on y éprouve des coups de vent très-forts. .
Jfots de mar9. II est génét alenaeut admi» que,, pendant ce moisy le temps est très^variable : les vents d'£. soiftâeflt' moins ..que ceux d'O., les uns et les autres sont souveot forts; ceux .de^N. O* (HQÎstral) sont parfois très-viotents et font descendre le baromètre jusqu'à 27^ â^ La marche de eel iuatfumeat donne du reste les mémefr indicattonfS que dàn6 les* mois précédents ; néanmoina on i^emarque que» malgré les variations subites auxquelles on doit s'attendre^ il y a des satsous où il est, presque peiràiat tout le mois, au-dessus de 28?.
H pleut phis souvent avec les vents d'E^ ^'avee tout autre vent ; ce mois est sujet à des coups de vent» mai» plutôt de la partie de ÏO. que de b partie de l'E^ ; cependam 'û arrive qvl om les vok se succéder à peu d'intervalle; c'est vers la fin de Biarsqne fudques nu^îns s'attendent à ce ^'ils s0al eouvenus d'appeler le coup de vent d'équinoxe. Il est difficile de ue paa^ croire â Tinfluence dtt soleil sur le» uioiivenienis de notre atmosphère;, toutefois il faut, recenniâtre quelle est ex;trémemenit moitifiée par les loealiités* et qq^'elle a'a riea de régulier pour les miteiesr porages. À cette époque le tempfr est ordinairemeint très-variable : il y a de» sautes de vent,, des^ ^^us accûuifiûgxiés de grêle, dea pluies abondau4es> et de pe^ de dnirée ; oo peut recevoir aussi de» couips êe tent, mai» ce ft'eit point une règle invari$d)le, car on rencontre des année» où les derniera j^urs de ce moi» sont très-beau%«
Mei^ d^muriL Le teH^>s< est encore assea variable, quoique plus souvent beau; il n'est paa rare de voir des pluies^ conti- BiveUes d)B pluiûeurs jour», ^i sout regardées comme uii« heu- Beiix. présage pour les- produits de yagrieul44ire. Les vents de la partie de l'Ë. souffleu&à peu près autant que ceuxr de K(X; .le: manumiwr tt le nûmmum du baromèb^e on4 lieu comme noua l'avons^ vu déjà .
Mois-, ée mtn. Bea» teuips; le baromètre est souvent au-
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* Oaits- le port de Getie, ]éfi eaux sont battes- dans Yen tmis de AêVrieV «t< die mars^ hantes pendant \bs mois^^ de juin' et d^ jiiilkt.
dessus de 28p; commencement de la belle saison» da beau temps fixe; c'est alors que Ton voit apparaître les vents iolaireSf ces petites brises qui naissent le matin entre le N. E. et TE.» varient peu à peu au S. E., à midi régnent entre le S< S. E. et le S. S. O. et qui» le soir, s'éteignent à TO. peu après le coucher du soleil. Les vents d'E. et d'O. soufBent également ; on voit pourtant des années où ceux-ci sont quelquefois plus fréquents; il y a peu de pluies; on a vu des orages pendant les jours chauds de ce mois, Texpérience néanmoins nous apprend qu'ils sont rares.
Mois de juin. Très-beau temps. Les vents de la partie de FO. prévalent, et ne sont pas toujours modérés ; ils s'établissent souvent à la suite des vents solaires, qui sont très^fréquents pendant ée mois, surtout lorsque le beau temps est établi d'une manière fixe et continue ; le baromètre se tient constamment élevé ; les nints sont calmes ou à peine troublées par des brises extrêmement faibles du N. et du N. E.; les orages deviennent fnoins rares; ils ont lieu habituellement vers deux heures de raprèflhmidi, les jours où les vents solaires se sont arrêtés plus longtemps entre le S. et le S. 0.; cependant on en a vu avec des vents d'O. qui avaient régné pendant les vingt-quatre heures.
^ Mois de juillet. Le ciel est presque toujours clair et le temps sec; les chaleurs prennent un accroissement rapide. Le baromètre est haut pendant une grande partie du mois; son minimum a lieu avec les vents d'O., et son maximum avec des vents de S. E. Les vents dominants viennent de la partie de rO. : ils sont souvent forts, et, dans quelques cas, violents. On les voit aussi souffler par bouffées chaudes ; ils causent alors de grands dommages dans la campagne.
Les vents solaires sont assez communs ; ils fraîchissent en passant à l'O., et mollissent après le coucher du soleil. Si par hasard ils veillent, le lendemain ils sont plus forts.
Les orages ne sont pas plus fréquents que dans le mois de juin : ils viennent du côté de l'E. autant que de l'O.; ils sont apportés quelquefois. par les vents du S. O. au S.
Mois d'août. Beau ciel, temps sec, fortes chaleurs. Le baromètre est toujours au-dessus de 28p; dans ses légers mouvements de hausse et de baisse, il se comporte comme dans les mois précédents. Les vents d'O. dominent avec un ciel clair ; i)s sont souvent forts, et on les voit même augmenter au pcânt de devenir de véritables tourmentes; mais il est rare que
cela ait lieu pendant la nuit. Les vents de la Saint-^Laureiit sont connus par leur violence et par les accidents qu'ils ocear sionnent dans les environs de Toulon.
Les orages sont amenés par les vents de S. E. et de S. O. : ils arrivent de 2 heures à 4 heures de Taprès-midi, plutôt qu8 pendant la nuit ou la matinée.
Mois de zeptembre. Pendant ce mois, le temps est beau, la température agréable; les vents d'O. sont les plus fréquent». Le baromètre est toujours au-dessus de 28^ ; il est également élevé avec les vents opposés de TE. et de l'Ouest. C'est l'époque de l'année où il y a le plus d'orages : on les voit éclater le plus souvent de 1 heure à 4 heures de l'après-midi, lorsque les vents ont régné du S. E. au S. 0. pendant la journée ) atovs ils sont annoncés par des masses considérables de nuages qui paraissent arrêtés sur les sommets des montagnes auxquelles Toulon est adossé.
Gomme il existe pour l'équinoxe d'automne les mêmes croyances que pour l'équinoxe du printemps, nous ne répéterons pas ici ce qui a été dit à ce sujet à la fin du mois de mars. Nous ajouterons seulement que, dans ces variations subites et semblables du temps, ces grains accoul^gnés de grêle, communément appelés giboulées de mars^ sont remplacés dans le mois de septembre par des orages oii l'on remarque aussi parfois la formation de la grêle.
Mois d* octobre. Temps de pluie et d'orage. Il arrive que le ciel reste couvert pendant tout le mois et qu'il pleut quiitte jours de suite; dans ce cas, le baromètre descend jusqu'à 271^ 6^, tandis que, dans les années où ce mois est sec, il* se tient élevé et le temps est beau.
Les vents d'E. sont les plus fréquents, on les a vus durer vingt-Kleux jours consécutifs ; alors il faut des bâtiments bons voiliers pour se rendre de Marseille à Toulon, et l'on doit prë* férer les grandes bordées aux petites, parce que près de terré les courants portent à rO. i
Les orages ont lieu autant avec les vents d'E. qu'avec lë$ vents d'O., on en voit aussi avec les vents dé S. S. E.IM S. S. 0., et c'est le plus ordinairement dé 3^ à 4^ de fiqih^èsmidi. Ceux de la nuit et du matin sont rares. "^ '^'
Il y a quelquefois des gelées blanches. '^ >
Mois de novembre. Le temps est assez souvent courert, les pluies sont ordinairement moins abondantes que celtes du mois d'octobre, mais on voit des années où ce mois est trè^-
fihivieux. Ârec un cid clair ou remarque de temp» à aiilre des gelées blanches. Le 17 novembre 1S29 il tomba de la Beige, ce qui est rare dans cette saison et présaffe un hiver rigaiw reux. Les orages sont peu communs ; ils ne se font d'ailleurs^ sentir que dajÉis les premiers jours. On obsenre aecidentetlement des brumes et des calmes. Les vents d'O. et les veEls d'£. sduffleat à peu frè& également ; ils deviennent très-frais dans quelques drconâlances et peuvent tourner en coups de
Il existe une opinioA très-popabire parmi les marins €te la Méditerrattée, qui conû^te à croire au retour périodique d'un coup» de veat qui a • lieu toutes les années dans les trois oa quaîre pruniers jours du mois de novembre, et qui es4 appelé iê coup de ntnt dea moru. Nous ne pouvons nous arrêter aux esinsm qui hti sont assignées ps^ l'ignorance ou la superstition, mais nous devons le présenter comme un fait constaté soavevt par l'exLpérieftee. Il est eertiûn qu'à celte époque, dans nos cUmnts^ les venis sont presque toujours très4rais, et c'est peut-être là qu'il faudrait voir les effets du passage du soleil iboBi Faistre hémisphère.
Mats de détetubre^. Le mm de décembre est beau lorsipie les ve&ts d'O» sont fréquents et quoique ces vents soient forts; k températBfre afeirs; ue s'abaisse pas trop. Il fait au contraire très-froid lorsque les vents de N. Ë. régnent pendant toogtemps ;: c'est dans ces circonstances qu'il y a des gelées- fortes eA de la neige. Si le» vents d'E. au S. EL dominent,, le mois est très^uviemx. Les vents de la partie de l'O. sont quelquefois trèsrforts, ils frsddbissent surtout quand ils varient au N. O.
Qa doit s^aitendre à des coupa de vent,, soit de. ÏK, aoil de 1^0^ dans fe; |H*eader cas, fe eicl est sofldipe et phiviciis ; dans Ifiaecond^ il est dair ou paraeiné de gros nuages Uants- 9êpàrés^ en eaax-^ se rénniasent en masse» eompaetea à mesaiiB que le vent augmente de violence; ib teab^t des pannes longues et Caisses, qnit, s^'éleManU lentement,, am&Mnt avec~ elles des grains ou des laMea.
On» éprouve anssè deari vents de K. très^frais.
6te«irali«0s.
Lea vents qui régnent le phi8> cemmunérattnt sui? le» cotes de Pyevenee sont fo» veni» de la partie de l'O. et ceux de la^
parlie de YEm. Le» preBodcr^ soBt plus fréquMiis pendant les vois de mai, |iiiii» îmllet» a^At et scf>teiiibre ; le» seconds àfh niiieAt surtout en octobre et sont a«s» fert eonmms dans les mok de novembre^ déceaibre et janirier»
Durant la belle saison^ e'est-i^lre depvis le moia de hmî ^isqu'à la fin de sq^tembre, on remarque asses songent, dans lea rades et an voisinage de la côte, des T^oitarqm ne régnent guère que pendsuâ la journée, et qu'on a ap|>dés venu t0tahrt9y parce qu'ik suivent à peu inrès le covra apparent dn sokih Le matin, avant le lever de cet astre, ils sont déjà établis aii N. E. ou à VK, N. E., mais faibles ; ils augn^itent ensuite de force et varient an S. £. et au S. S. E., à midi ils sont au S. on au S* S. O., après midi on les voit indîner peu h peu vers TO., oà ite moUiasent ^ tombent à mesure que le jour disparaît. Ces venta» qui iasdiquent qu'il y a peu de pertuvbation dans Tatmospbère, sont annonce dans diverse» localités par des rosées abondantea ou des vapeurs très*«Iégèrea. Lorsqu'on est mouillé au2i environs de Tonlôai, et qu'an point du jour on voit la ville et la petite rade couvertes d'une bande fixe de brume eu de vapeurs blanchâtres, c'est un prés£^ de beau temps preaque eerlaîn pour la journée. Une petite briae de N* £, s^élève, c^esc le vent solaire qui commence ; elle rè^e bientôt sur toute la rade, mais elle ne s'étend pas beaucoup au delà du oap Sepei ; tous les bateaux de pèche et las cabotenrs sentent du port marchand et vont attendre ddmrs ta brise du large.
Les. venta d'O. frais que l'on q[>rauve dan& cette saison succèdent presque tanjours à ces pÀitea brises da matki» cela a lieu ordinairement rears dix heures; ila mollissent cmMule wêol etvûrosA du coucher dn soleil, soit avant, aoit après. Mais 8*?|s veillent, le lendemain ils sont très-frais el augmentent encore de ièfce dana le mifieu dn jour.
Lorsqiie le vent de N. O*, appelé, mssnu/ dans le pays, s^éla- UU aftèa une petite pluie, il est rare qi^il ne souffle pas avec vi^uGe,i tandis qu'Û est modété^ si la plue qui le précède a été abeudante^ Le mistral tègaSi habitueUeraent avec un ciel MMf maia p vaemé de qockpieu nuages, bhnea, auxquels, mi a igm9é\b nQméàèmUe» de eviin, àeanse deknr forme* Si ces nuages, même en petit nombre, apparaissent tout à coup au milieu d'un beau ciel et d'un calme iHX>fond, û est preNfue ceftain que le vent ae fdsra sentir dans la )ooniée.
On é|m«ve des cou|Ni ée vent de K. O. pendant l'été, dans le mois d'aoiit particulièrement ; mais ordinairement ils n'ont
lieu que pendant le jour, ils mollissent au coucher du soleil. En général, on remarque qu'ils ne durent pas vingt-quatre heures. Lorsqu'on se trouve à l'entrée du golfe du Lion, et que le vent de N. 0. doit souffler grand frais (ce qui peut se prévoir par l'aspect du ciel, chargé dans l'O. et le N. 0. très-près de l'horizon, et non. pas par l'état du baromètre, qui, dans cette saison, est prévue toujours haut), il peut être prudent d'attendre, sur la côte d'Espagne, la fin de ces gros vents, qui vous forcent quelquefois d'aller jusque dans le golfe de Gènes. En hiver ils sont d'une grande violence ; ils commencent ordi^ nairement par le N. N. 0., varient au N. 0. et à l'O. N. 0., puis remontent et finissent par le Nord. On les voit durer plusieurs jours de suite, arrivant à leur niaximum de force à midi et mcdlissant le soir. Le ciel alors est parsemé de gros nuages, qui finissent par se réunir et forment ces longues pannes, presque toujours accompagnées de grains et de rafales. S'ils varient à TQ. et passent au S. 0., ils deviennent redoutables pour les bâtiments qui sont auprès de la côte ; dans cette circonstance les vagues de la Méditerranée peuvent présenter une image de celles de l'Océan : elles sont extrêmement grosses, le ciel est obscurci par d'épais nuages, il tombe des torrents de pluie. Le niveau de la mer s'élève à environ 2 pieds dans te fond des baies ; à Toulon, il dépasse les quais, et l'ona vuTeau entrer dans les boutiques du port.
Lorsque lèvent ne varie que du N. 0. à l'O., le temps n'est pas sombre, il y a même des jours où le ciel est assez clair; on remarque alors, dans une région plus élevée que celle des gros nuages, des bandes fixes et déchirées de nuages blancs, qui sont peu denses, et qui ne disparaissent que lorsque le coup de vent est à sa fin.
Il arrive que les vents du large grand frais et bien établis ne viennent qu'à quelques lieues de la côte, et qu'au même instant on éprouve sur les radies de petites brises variables du N. E. au N. 0. Gela a îieii, surtout, quand il est tombé un peu de neige sur les montagnes. Dans ce cas, quoique le ciel soit* clair, l'horizon est chargé d'une masse de nuages fixes. Règle générale : tant que cet horizon n'est pas dégagé, le temps est mauvais au dehors. *
Les vents de la partie de l'E. sont clairs quand ils soufflent modérétnent, mais, dès qu'ils fraîchissent, ils amènent des nuages et de la pluie. Pendant les mois d'hiver ils deviennent prèsque toujours pluvieux^ et s'ils varient au S. E. ils sont accom-
pagnes de gros temps. Us ont généralement moins de force que les vents d'O., mais ils sont plus tenaces : on en a vu durer un mois, sans répit, donnant de la pluie par intervalles. Ils causent dans la grande rade de Toulon une mer assez incommode.
Les vents d'E. les plus violents soufflent parfois avec un ciel gris chargé de vapeurs qui donnent au temps une apparence triste.
Les mois de décembre, janvier, février et mars sont la mauvaise saison de ces parages; c'est alors que Ton doit s'attendre à des coups de vent de la partie de TE. ou de TO., et quelquefois même on les voit se succéder et souffler avec une ^ale violence.
Il pleut plus souvent avec les vents d'E. qu'avec ceuxde TO., les temps de pluie sont marqués à Toulon par des nuages arrêtés sur les sommets de Sicié et de Goudon ; mais il faut distinguer les nuages denses des vapeurs.
Le baromètre est presque toujours haut avec les vents d'E. et de S. E. accompagnés d'un ciel clair et d'un très-beau temps ; il Test aussi quelquefois avec des vents d'O. faibles. Son minimum répond plus souvent aux vents de la partie de 1-0., mais îi a lieu aussi avec des vents d'E. pluvieux.
Climat de Mahon.
Ce que nous avons à dire du climat de Mahon se réduit à quelques notes prises dans de vieux auteurs espagnols et au petit nombre d'observations qu'il nous a été permis de re-^ cueillir pendant les courtes relâches que nous avons faites dans ce port, à l'époque de la croisière d'Alger.
Les vents d'E. sont fréquents dans les mois de juin, juillet et août. Les vents de N. N. 0. ou N. N. E. sont assez communs en février.
Les coups de vent de N. 0. qui se font sentir dans le golfe du Lion *■ arrivent à Mahon après avoir changé leur direction au N. ; ils ont acquis alors une violence extrême, et leur influence sur la partie septentrionale de l'île est vraiment bien
1 Ce golfe tire son nom de Tagitation de ses eaux, dont on compare la violence à la fureur d'un lion. {Dictionnaire géographique universel.)
Dans le moyen âge, on le nommait Mer ou golfe du lAonf parce que, irè- ^uemment battu des orages, il était redouté des navigateurs. {Malte-Brun,)
remarquable. Ils détruisent ou rabougrissent toute la végétation ; dans le même arbre il y a une grande différence entre la partie qui regarde le N. et celle qui fait face au S. ; les oliviers particulièresieiit nous ont présenté ce fait d'uae manière très-frappante. On dit que les animaux qui habitent cette partie de File devieiiMai rachitiques et q«ie cette influence se fait aussi sentir sur Tespèce humaine. Toute b^ côte est dentelée et coupée en un nombre infini de petites criqMs et de quelques baies profondes qui paraissent autant d'envakissements faits par la mer. La côte Sud, au contraire, estasses uni« forme, on y remarque peu d'accidents ; elle est bien cultivée etoQre presque partout une belle végétation. C'est là que sont les orangers et les plus beaux jardins de l'Ile.
Lorsque, dans les parages des Iles Baléares, on est suipris par de grands vents de N. O. et qu'on est menacé d'un coup de vept, on peut et Ton doit même, d'après l'avis des pikxes^ se mettre à l'abri de l'île Majorque ou relàc^r dans la baie de Palma^ et attendre là la fin du mauvais temps. Il y a ton- * jours économie de temps, ainsi que de charbon pour les bAti* ments à vapeur, et l'on évite les avaries.
Avec les coups de vent de N. £* et de TE. accompagnés de grosse mer, l'entrée du port de Mahm est difficile pour les grands navires à vapeur, à cause des embardées inévitables.