‹ Description nautique des côtes de l'AlgérieChapitre 15 sur 40 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

«mnprlte0 entre Sone, Alger etOran.

Le& résultais que nous alloa» présenter ici sont rénnis en tableau, d'après le même mode qui a été suivi pour le climat de Toulon ; ils seront aussi accompagnés d'observations relatives à chaque mois et de généralités qui pourront contribuer à rendre plus facile la navigation de ces parages. Nous ferons remarquer toutefois que» pour composer le tableau que nous avons déjà vu» on n'a pris que les observations qui ont été faites dans le même lieu, tandis que, dans celui qui va suivre, on a discuté toutes celles qu'on a pu recueillir sur les différentes parties de la côte depuis Bone jusqu'à Oran. Cependant c'est à Alger ou en mer dans les environs, qu'on en a fait le plus grand nombre. Elles ont été commencées au mois de juin 1827 et terminées dans le mois de décembre de l'année 1834.

Les observations barométriques et thermométriques ont été trouvées en très-petit nombre dans les journaux de la croisière, il a donc fallu avoir recours à celles que nous avons faites nousmême à bord du brick le Loiret , pendant trois campagnes hydrographiques. Nous nous sommes servi aussi de celles de M. Roset, capitaine d'état-major, qui s'est trouvé à Alger dans les moments où nous en étions absent , et principalement dans les mois d'hiver. M. BoUe nous a fourni jusqu'à la fin de 1834 des documents météorologiques qui nous ont été d'une grande utilité.

Les hauteurs du baromètre n'ont pas été réduites à zéro de température, parce qu'elles ont été prises sur des instruments délivrés par le port, qui sont privés de thermomètres.

Qu'il nous soit permis de saisir cette occasion pour recom-

mander à tous les capitaines de la marine et à tous les marins du monde de ne pas négliger ces sortes d'observations ; un jour elles seront d'une grande importance. Il est très-aisé de dresser les timoniers à lire sur ces instruments et à en porter les indications sur la table du loch, seulement de quatre heures en quatre heures, comme on y met les autres événements du quart. Si depuis Tannée 1815 de semblables observations avaient été faites dans le Levant, ainsi que dans nos principaux chefs-lieux de station, nous aurions aujourd'hui une masse de renseignements précieux pour en déterminer les climats. Mais il faudrait aussi qu'il existât dans chaque port un dépôt particulier pour les journaux, afin qu'on pût les consulter au besoin. Il nous a été impossible de retrouver une grande partie de ceux des bâtiments qui ont appartenu à la croisière d'Alger. C'est pourquoi nous regardons les résultats recueillis ici comme des aperçus qui pourront être utiles, ms^is qui sont incomplets, et qu'il sera très-facile de remplacer bientôt par de meilleurs.

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