PREMIÈRE PARTIE
Comprise entre Alger et l*île de la Galite.
Nous regarderons Alger comme le point cenlPàl auquel aboutissent toutes les communications qu'on peut avoir avec les autres parties du littoral de l'Algérie. En conséquence, dans les descriptions qui vont suivre, nous supposerons qu'on part de ce port, qu'on visite les côtes de TE. en les parcourant à petite distance, et que, dans une seconde course, on voit et l'on décrit avec les mêmes détails celles qui sont à TO.
Baie d'Alger.
La baie d'Alger occupe un espace de 8 à 9 milles de TE. à rO., et sa profondeur est d'environ 4 milles. Elle n'offre aucun mouillage assuré contre les gros temps de l'hiver ; car on ne peut nulle part s'y mettre à l'abri des coups de vent du Nord. A l'embouchure du port et dans le port même, des bâtiments ont été brisés par la' houle et le ressac qu'y causent ces espèces d'ouragans. Les travaux exécutés depuis le commencement de l'année 1836, au moyen de grands blocs de béton de 60 à 90 mètres cubes, ont déjà produit une amélioration sensible. On peut espérer que, si on les contiaue encore pendant quelques années, les bâtiments seront enfin tout à fait en sûreté dans l'intérieur et à l'ouverture de la darse*. Durant la belle saison, on mouille partout indifféremment
* Benseignements fournis par M. Rang:, directeur du port.
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